• Notre cathédrale chère à nos cœurs

    Notre cathédrale chère à nos cœurs

         Aujourd’hui je publie deux articles, car, comme la plupart de français, je me suis couché, la boule au ventre, vers minuit, après avoir regardé pendant 4 heures, à la télévision, les photos horribles de l’incendie de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris;
        Heureusement elle ne s’est pas effondrée, mais les dégâts sont immenses : non seulement la toiture et tous les vitraux, mais une partie de l’intérieur d’un des beffrois, sont détruits, et la flèche, en s’effondrant, est passée à travers la voûte en pierre, en laissant un grand trou béant. Les trésors anciens ont pu être sauvés par les pompiers.
        J’espère que la structure et notamment les cloches n’ont pas trop souffert
        L’un de ces pompiers courageux a été blessé.

        Je ne suis ni croyant, ni parisien, mais cette cathédrale comptait beaucoup pour moi. J’aime les églises et leur atmosphère, et j’ai visité beaucoup d’églises de France, notamment en Bretagne et en Dordogne.
        Notre-Dame-de-Paris était en outre liée à de nombreux souvenirs de ma vie.
        Je suis venu de province à Paris, après mon bac, dans une classe de maths-sup du lycée Saint Louis, pour préparer les concours des grandes écoles d’ingénieurs. Mes parents étaient restés en province, et les six premiers mois, j’ai travaillé sans relâche. Mais à Pâques j’ai pris une journée de repos et j’ai visité la cathédrale Notre-Dame et la Sainte Chapelle. J’avais 16 ans.
        J’ai été émerveillé : je n’avais jamais vu d’église aussi immense, des vitraux aussi beaux, des rosaces aussi grande, des orgues immenses. J’étais monté dans les tours d’où l’on voyait tout Paris et j’y suis resté plus d’une heure, à admirer statues et gargouilles.
        J’en ai aujourd’hui les larmes aux yeux.
        Plus tard je l’ai revisitée avec ma fiancée, puis avec mes enfants, toujours avec la même admiration pour l’immense travail effectué par nos ancêtres. Mes petits enfants partagent la même ferveur pour ce monument extraordinaire.
        J’ai lu aussi Victor Hugo, et j’ai vu une comédie musicale et plusieurs films qui étaient consacrés à son histoire ou à Quasimodo.
        Alors hier, j’ai vécu une catastrophe, ne sachant si les pompiers allaient réussir à en sauver l’essentiel.

        J’avais rassemblé, il y a des années, des photos (pas les miennes, je n’avais pas d’appareil quand j’étais jeune et, du temps de mes enfants, une simple boîte de mauvaise qualité), que j’avais trouvées sur internet. Je vais les rechercher et en faire un article dans les jours qui viennent.
       
        Combien d’années seront nécessaire pour que nous retrouvions entière cette église : 10 ans, 20 ans ? Vu mon âge (87), je ne la reverrai plus jamais comme elle était encore avant hier, belle et majestueuse.

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  • Commentaires

    1
    Samedi 20 Avril 2019 à 21:43

    Bonjour,

    87 + 5** = 92                 **5 étant une donnée de haut niveau hiérarchique wink2

    . . . la revoir n'a donc rien d'impossible, mais même restaurée à l'identique, c'est l'émotion perçue  qui sera probablement différente. Son histoire sera marquée par un évènement de plus.

     

    2
    Dimanche 21 Avril 2019 à 15:40

    Merci de votre message; je vais essayer de suivre votre conseil, et de vivre plus longtemps que mon père qui a vécu jusqu'à 93 ans. Je pourrai peut être visiter Notre Dame une dernière fois. C'était ma première cathédrale, alors elle m'a marqué. Depuis, j'ai visité presque toutes les cathédrales de France et un bon nombre à l'étranger. Certaines sont encore plus spectaculaires (Rouen, Cologne notamment), mais on tient à ses premières amours !
    Amicalement   Papinet

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