• Médicaments psychotropes (suite)

    Médicaments psychotropes (suite)

         Dans mon article d'hier j'ai donné un aperçu des divers médicaments utilisés dans le cas de dépressions; Je vais revenir sur ce sujet, pour donner quelques détails, car certains de mes correspondants m'ont posé diverses questions et les réponses peuvent en intéresser d'(autres.

            Antidépresseurs :

        Les antidépresseurs sont des psychotropes (des substances qui modifient le psychisme). Ils sont destinés à faire disparaître la tristesse (les trouble de l'humeur). Si tous ont ce point commun, certains stimulent les patients : ils agissent sur la fatigue psychique et physique. D'autres sont sédatifs (ils calment) : ils diminuent l'angoisse et améliorent le sommeil. D'autres enfin sont à la fois tranquillisants (sédatifs) et stimulants.
        Il existent une quarantaine de médicaments anti-dépresseurs.
        Le plus connu est le Prozac ou son générique la "fluoxetine", qui est la molécule active..
        Beaucoup d'entre eux augmentent à l'intérieur du cerveau la quantité d'un neuromédiateur chimique (la sérotonine), qui conditionne la transmission de l'influx nerveux au niveau des synapses, pour des neurones qui interviennent beaucoup dans le cerveau émotionnel notamment, et conditionnent notre “humeur”.
        D'autres antidépresseurs augmentent la quantité d'un autre neuromédiateur, la noradrénaline.
        Les premiers antidépresseurs sont apparus en 1957.
        Certains chercheurs américains prétendent que ces médicaments favoriseraient la formation de nouveaux neurones dans l'hippocampe (qui est entre autre le “professeur” de la mémoire, mais qui intervient aussi dans les transmissions dans le cerveau émotionnel). Le cerveau serait plus résistant et s'adapterait mieux au stress. Il ne s'agit encore  que d'études sur de souris et rien na été confirmé à ce jour.


            Anxiolytiques ou tranquillisants :

        Les anxiolytiques ou tranquillisants mineurs sont, comme leur nom l'indique, des substances destinées à combattre l'anxiété et le stress. Mais en aucun cas, le tranquillisant n'agit  sur la tristesse. elle même ni sur ses causes. Il ne peut guérir la dépression. Il en diminue les inconvénients.
        Les anxiolytiques sont sédatifs mais à plus fortes doses que les somnifères. A dose normale, ils entraînent une somnolence qui les rend incompatibles avec la conduite d'un véhicule.
        A forte dose ou en traitement prolongé ils peuvent empêcher un travail efficace pendant les heures d'éveil. De plus, il a été montré que les anxiolytiques diminuent les performances de mémorisation et provoquent des pertes de mémoire !
         Par ailleurs, si elles facilitent l'endormissement, il faut savoir que la plupart de ces médicaments modifient l'architecture du sommeil et diminuent la phase de sommeil profond réparateur. Après l'arrêt, ils ont encore des effets néfastes sur le sommeil, puisqu'ils peuvent entraîner des insomnies.
        Comme les anxiolytiques réduisent de façon rapide et efficace les symptômes d'anxiété, plusieurs personnes développent une accoutumance psychologique (sinon physique) à ces médicaments. En présence de certaines affections chroniques, il peut être parfaitement raisonnable de prendre des anxiolytiques à long terme. Dans tous les autres cas, ils ne devraient être utilisés que pendant peu de temps pour éviter toute addiction.

        Les principaux anxiolytiques sont des “benzodiazépines”
        Les plus connues sont le “valium”, le” tranxène”, le “temesta”, le “lexomil”  le "rivotril" et toute une série de médicaments dont le nom se termine en général par “azepam”
    Toutes, à la dose adéquate, ont les mêmes effets pharmacodynamiques :
        -     anxiolytique
        -     sédative
        -     hypnotique
        -     amnésiante
        -     anticonvulsivante     
        -     myorelaxante (décontraction des muscles)
        Elles posent des problèmes de  dépendance. Les cours de médecine recommandent de ne pas dépasser un traitement de 12 semaines.
        On ne doit jamais arrêter brutalement un traitement d'anxiolytiques, car il peut y avoir des réactions de sevrage très dommageables, variables suivant les individus et la dépendance acquise.

    Médicaments psychotropes (suite)    Le mécanisme d'action est le suivant : les benzodiazépines augmentent la fixation d'un neuro mediateur, le GABA, dans les récepteurs des synapses. Ce neuromédiateur favorise le passage dans les neurones d'ions chlore (Cl-) qui chargés négativement inhibent les décharges d'influx nerveux.
        Les benzodiazépines entrainent donc un ralentissement des échanges entre neurones et donc de l'activité cérébrale.
        Certaines ont une action supérieures aux autres au niveau des muscles et provoquent donc une décontraction musculaire (tétrazepam par exemple) et sont utilisé dans le cas de tendinites ou de blocages musculaires.
        Quelques anxiolytiques ne sont pas des benzodiazépines (Atarax; Equanil). Ces produits ne sont utilisés que pour des traitements spéciaux.


        Les neuroleptiques :

        Les neuroleptiques ou antipsychotiques sont des psychotropes qui se caractérisent par leur activité thérapeutique dans les psychoses aiguës et chroniques et entraînent :          
        - une diminution de l'agressivité et de l'agitation.
        - une réduction des hallucinations et idées délirantes.
        - une action sur les déficits de communication, de rendement intellectuel  ou les manques de motivation, d'envies, de pulsions.

        Ces produits agissent sur un neurotransmetteur la dopamine, très important au niveau cérébral et qui intervient notamment dans tout un réseau de neurone qui établit des communications entre le cortex, le cerveau émotionnel et le cerveau central les systèmes nerveux végétatifs, et les commandes des mouvements.
        Ils se fixent provisoirement sur les récepteurs de dopamine, empêchant partiellement celle ci d'agir.
        Toutefois les neuroleptiques ont beaucoup d'effets secondaires variables selon les individus, et ne doivent être utilisés que sur avis médical dans des cas sérieux.

     

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  • Commentaires

    1
    Dimanche 30 Juin à 08:39

    je prends de l'atarax  depuis que j'ai fait une attaque de panique, que j'ai diminué petit à petit.. 

    de toute manière les médocs moins on en prend mieux on se porte mais certaines pathologies obligent à en prendre, bon w.end, flo

      • Dimanche 30 Juin à 09:27

        C'esttout fait vrai. Pour les tranquillisants il faut arrêter surtout progressivement et rechercher la cause de l'origine du malaise, afin de l'éliminer si possible. C'est ce que ne font pas toujours les psys pour les stress qui ne sont pas trop graves et on risque alors de prendre des tranquillisants pendant trop longtemps et qu'ils deviennent indispensables.

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