• Mangeons plus d'oméga 3 et moins d'oméga 6.

    Mangeons plus d'oméga 3 et moins d'oméga 6.

              Il est malheureusement évident que les journalistes et encore plus les publicistes, se soucient fort peu de  se renseigner sur les données techniques concernant les produits dont ils parlent.
              On voit de très nombreuses publicité faire l’apologie des oméga 3 et 6, et surtout de denrées alimentaires diverses en contenant, sous prétexte qu’ils  protègent contre les excès de 

              Le problème est en fait beaucoup plus complexe et il faut donc apporter quelques précisions.


              Il faut d’abord savoir que nous ne synthétisons pas les acides linolénique AL (oméga 6) et alphalinolénique ALA (oméga 3) et que nous ne synthétisons que des quantités trop faibles d'acide docosahexaénoïque DHA (oméga3). Nous devons donc trouver ces éléments essentiels dans notre nourriture.
              Par contre une partie du DHA est transformée en acide éicosapentaénoïque EPA (oméga 3) et l’acide arachidonique AA (oméga 6) est en quantité suffisante, tant que les apports en acide linolénique sont suffisants. .

              Les apports nutritionnels conseillés, doivent non seulement assurer les besoins minimaux pour éviter les carences, mais ne pas entraîner des excédents nuisibles et également assurer une nutrition globalement suffisante et équilibrée.     
              Par ailleurs il est nécessaire de limiter, surtout si l’on n’a pas atteint les quantité minimales, de ne pas dépasser un rapport acide linéique / acide alphalinéique de 4 et un rapport oméga 6 / oméga 3 de 5.

              De nombreuses études montrent que des changements qualitatifs intervenus au cours des dernières décennies dans la composition en acides gras de la ration alimentaire (essentiellement dans les pays industrialisés, celle des humains, mais aussi celle des animaux d’élevage dont nous consommons les produits dérivés) sont restés bien trop longtemps ignorés et posent aujourd’hui de vrais problèmes.   
     
             
    Il a été prouvé que l'excès d'oméga-3 peut provoquer :

                        - des problèmes d’anti-coagulations, proche de l'hémophilie et des possibilités accrues d'hémorragie (car ils sont anti-thrombiques et anti-athérogènes) ;
                        - des taux plus élevés de LDL, appelé indûment “mauvais cholestérol”;
                        - une baisse de la glycémie, surtout chez les diabétiques ;
                        - une baisse des réponses immunitaires et inflammatoires (car ils sont anti-inflammatoires.
              Mais, le plus souvent, dans les pays occidentaux, nous ne mangeons pas assez d'oméga-3

              Une consommation excessive d’Oméga 6 favorise le développement du tissu adipeux dès la petite enfance et contribue à l’augmentation du surpoids et de l’obésité. Ces excès ont été associés à une augmentation des maladies inflammatoires et auto-immunes, des démences ou de certains cancers.
              Des données récentes montrent une augmentation du rapport Oméga 6 / Oméga 3 dans le lait maternel et dans la plupart des aliments consommés par l’enfant et l’adulte. Ces résultats laissent présager un impact à haut niveau sur les générations présentes et futures.
              Pour pouvoir être utilisés par l’organisme, les acides gras Oméga 6 et Oméga 3 entrent  “ en compétition” car ils sont métabolisés par un même type d’enzyme. Celui qui est apporté en excès sera immédiatement plus utilisé que l’autre.
              Il est donc très important qu’oméga 3 et oméga 6 soient consommés de façon équilibrée.
              Cela n’est pas vrai actuellement car, alorsque le rapport oméga6 / oméga3 devrait être de 5 environ,, ce rapport est plutôt de 15 dans notre alimentation quotidienne.
              La consommation en oméga 6 a globalement augmenté de 250 % entre 1960 et 2000 en France, alors que la consommation d’Oméga 3 a, elle, diminué de 40 % environ. Le rapport oméga 3 / oméga 6 a ainsi quadruplé en 40 ans avec des apports en oméga 6 qui atteignent presque le maximum toléré

             
    L’important est donc de ne pas écouter la publicité qui vante les bienfaits des oméga 6, et de connaître les sources des oméga 3, pour essayer d’en consommer davantage et de limiter les consommations qui apportent des oméga 6.
        

    Mangeons plus d'oméga 3 et moins d'oméga 6.          L'acide alpha linolénique (Oméga 3 ALA) est d'abord présent dans les plantes.
              On en trouve ainsi dans les graines de lin, le germe de blé, le chanvre, les noix, le soja, le colza et donc les huiles de ces végétaux et  les margarines qui contiennent ces huiles.
              Dans le chocolat, 2% des acides gras sont sous forme d'acide alpha linolénique.
              Parmi les végétaux, on trouve aussi des plantes telles que la luzeme, les épinards, la mache, le pourpier, de telle sorte que la chair des animaux qui s' en nourrissent en contient: (le lapin est la viande naturellement la plus riche en acide alpha linolénique, avec le cheval, les escargots qui eonsomment du pourpier et des poules qui consomment des escargots (ayant mangé du pourpier); le gibier sauvage est aussi riche en acide alpha linolénique. 
              La viande d'élevage, les produits laitiers ont une faible teneur mais représentent, en raison de la quantité eonsommée, la première source d' acide alpha linolénique; la graisse du porc, le beurre, qui a un rapport d' oméga 6 / oméga 3 de 2,5, ce qui est intéressant et dans une moindre mesure, la chair et le lait des ruminants. le jaune d’oeuf.
              Dans l' alimentation humaine, les produits marins restent la principale la source d' oméga 3, non seulement en acide alpha linolénique, mais aussi et surtout en EPA et DHA. . les poissons ont des teneurs variables en lipides, permettant de distinguer poissons maigres, mi-gras et gras. Les espèces les plus riches sont les sardines, pilchars, anchois, harengs, maquereaux, saumon, flétan, légine, thon rouge..
              Les algues et les microalgues du phytoplancton sont riches en acides gras oméga 3, et certaines algues sont comestibles.

              Reste à éviter de consommer trop d’oméga 6 pour essayer de se rapprocher du rapport préconisé de 5, en particulier les huiles de tournesol ou de maïs (qui peuvent être judicieusement remplacées par l’huile de colza).
              Les Oméga 6 sont aussi présents dans les aliments industriels et dans les produits des animaux (les viandes, les œufs ou encore les produits laitiers) nourris à base de soja et de maïs et dont l’alimentation devrait également être maîtrisée au niveau des élevages.          

     

    Partager via Gmail

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :