• Les "têtes de turc" et la confiance en soi

        J’ai eu souvent parmi les personnes que j'ai connues, des jeunes qui avaient des problèmes assez sérieux de stress et dans le passé de dépression, suite à des ennuis très divers.
        Mais ce qui m’a toujours frappé, c’est que la plupart de ces jeunes qui m’ont confié leur problèmes et donc avec lesquelles j’ai discuté de leur environnement au cours de leur enfance et de leur jeunesse, ont à une époque été la “tête de turc” de leurs camarades de classe.

        Dans presque toutes les classes, il y a une tête de turc.
        Cible des quolibets, parfois molesté par ses camarades, le “canard boiteux” souffre le martyre. Comment éviter cet ostracisme ?


    Les "têtes de turc" et la confiance en soi    Une enquête menée par des chercheurs en psychologie dans une école américaine, auprès de 600 lycéens âgés de 13 à 15 ans a révélé que la vindicte populaire s'abat sur celui ou celle qui a initialement la plus piètre estime de lui-même.
        Des questionnaires distribués au début de l'année ont révélé que certains adolescents se voient initialement comme peu intéressants et incapables. Au fil des mois, ils attirent moqueries et agressions. C'est le début d'une spirale infernale. La victime perd peu à peu toute estime de soi, et attire encore plus la haine des autres.

        Quand un innocent subit les attaques d'un groupe, on lui attribue des crimes fictifs, ce qu'explique le psychologue américain Melvin Lerner par une « croyance en un monde juste ». Chacun a, de façon innée, la conviction que si l'on est puni, c'est que l'on a fait quelque chose de mal. (un proverbe arabe dit “tu peux battre ta femme, tu ne sais pas pourquoi, mais elle, elle le sait” - et il est notoire que les femmes sont des victimes dans beaucoup des civilisations arabes actuelles).
        On ne peut imaginer une victime innocente, et l'on modifie inconsciemment sa vision de la réalité en accablant le souffre-douleur de crimes qu'il n'a pas commis.

        Attention, par conséquent, à la baisse d'estime de soi chez un adolescent. C'est la première brèche par où peut s'engouffrer l'hostilité de ses camarades.
        Un jeune persuadé de sa propre valeur; est généralement respecté. S'il est hésitant sur ce point, il faut lui donner des signes qui le rassurent sur ce qu'il vaut pour qu'il ne se dévalorise pas à ses propres yeux..
        C’est une leçon que j’ai tirée de mes nombreux entretiens avec mes jeunes correspondant(e)s.
    La première chose que j’essaie de faire en cas de problème, c’est de leur montrer qu’ils ou elles ont une valeur, des qualités, de quoi réussir certaines choses, que je les estime et qu’ils ou elles doivent s’estimer eux aussi.
        Cela dit, c’est moins vrai pour les adultes, mais dans ma vie professionnelle j’avais remarqué que ce problème était aussi en partie présent, leurs collègues ayant peu d’estime pour ceux qui n’en n’ont pas pour eux mêmes.

         Donc je vous en prie, cessez de détester votre image et de vous croire incapable d’arriver à vos fins.
        En fait on ne réussit que ce qu’on a la volonté de faire et si on a bien réfléchi aux situations, on arrive à réussir plus des 3/4 de ce qu’on entreprend.

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