• Les nouveaux visages vous attirent-ils ou vous effraient-ils ?

    Les nouveaux visages vous attirent-ils ou vous effraient-ils ?

    Les nouveaux visages vous attirent-ils ou vous effraient-ils ?

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

      Je vous ai déjà parlé des préférences cérébrales et notamment de l’extraversion et de l’introversion, préférence qui nous sert de “moteur” dans la vie, car elle indique quel est le milieu dont nous tirons notre énergie, notre envie de vivre : le milieu extérieur des autres humains pour l’extraverti, le milieu intérieur de sa pensée pour les introvertis.
        Je vais revenir un peu sur ces notions à propos de la timidité.


        Je vous rappelle quelques éléments déjà dits dans d’autres articles (pour ceux qui ne les ont pas lus) :
        Une personne extravertie est sociable, active, ne peut se passer de la compagnie des autres personnes et a tendance à s'ennuyer quand elle est seule. Elle a de nombreuses relations souvent superficielles, est à l'aise en public car son mode est l'interaction, la communication et aime recevoir, discuter, faire le boute en train.  Elle improvise facilement, parle de tout et de rien, aime raconter sa vie et se livre facilement.
        Une personne introvertie est réservée, réfléchie, peut se passer de la compagnie des autres personnes et a peu de relations mais approfondies avec des gens qu'elle connaît. Elle n'aime pas la foule ni les réceptions dans un milieu inconnu. et souhaite être tranquille pour se concentrer. Elle est à l'aise avec les pensées et les idées, mais peut avoir quelques problèmes de communication, parle peu, surtout de problèmes sérieux et réfléchit longuement avant de parler et et elle n'aime pas parler d'elle-même ou se confier.
        On pense donc qu’une personne extravertie a davantage confiance en elle et n’est pas timide, alors qu’une personne introvertie est moins confiante du moins au contact des autres et donc aura tendance à être timide.
        L’observation du comportement des humains confirme en général cette déduction.

        Les psycho-neurobiologistes seraient heureux s’ils pouvaient expliquer ces comportements par le fonctionnement du cerveau.
        En fait ce n’est jamais possible, car le comportement humain est chose fort complexe, qui met en jeu le cerveau tout entier (ne serait ce que par la mémoire), et donc on n’arrive pas à expliquer le causes complètes de ces comportements (je dirais presque heureusement !!)
        Mais on peut déceler l’importance de certains centres cérébraux et leur action, en général non pas sur le comportement total, mais sur des caractéristiques particulières du comportement.
        Voici un exemple lié à la timidité, une recherche menée par des biologistes de l'hôpital De Charlestown, au Massachusetts dont j’ai lu une publication dans la revue Sciences.

        Un psy de cet hôpital qui soignait notamment des personnes très timides avait remarqué que ces personnes craignaient la vue de visages inconnus.
        Les biologistes ont donc voulu en savoir plus.

        Carl Schwartz et ses collègues ont donc montré à des volontaires des photos de visages inconnus ou au contraire  familiers, et ont observé eur activité cérébrale dans un scanner RMN (résonnance magnétique qui décèle la consommation d’oxygène des neurones actifs).
        Ils connaissaient par ailleurs le caractère timide ou non de leurs “cobayes”.
        Une zone cérébrale réagit de façon variable selon les individus : les centres amigdaliens dont je vous ai souvent parlé, qui sont composés de centres droit et gauche; à l’origine de crainte, de la répulsion, la peur, de la colère et des réactions correspondantes, notamment stress.
        Ils ont observé que les personnes dont les centres amigdaliens s'activent intensément à la vue des portraits nouveaux, étaient timides et lorsqu’ils étaient enfants, étaient plutôt inhibés. Ceux au contraire dont les centres amigdaliens ne s'activent pas assez, étaient ouverts aux autres et avaient été des enfants désinhibés.
        Les enfants inhibés fuient la compagnie des autres enfants, redoutent les activités nouvelles ou les lieux inconnus. À l'inverse, les désinhibés sont portés vers la nouveauté au point d'en perdre toute prudence.
        Les enfants inhibés ont plus tard les centres amigdaliens hyperactifs devant les portraits d'inconnus, et ils déclenchent les réactions de peur ou d'angoisse tandis que les enfants désinhibés ont les centres amigdaliens hypoactifs : cette tendance est donc en partie « programmée » à la naissance, mais on peut la moduler.   
        Par des conversations, par la réflexion on peut arriver à modifier l'action des pensées inconscientes sur cette zone cérébrale. L’entraînement par ces exercices permet aussi une action lente mais efficace.
        Le combat contre la timidité n'est pas perdu d'avance.

        Mais cet article m’a fait réfléchir car les comportements qu’il décrit sont proches de ceux de l’introverti et de l’extraverti.
        Peut être une partie de la préférence innée d’extraversion / introversion est elle due au fonctionnement partiellement déterminé génétiquement de les centres amigdaliens.
        Mais là aussi on peut en partie agir sur les inconvénients de son extraversion ou de son introversion par la réflexion et l’exercice intellectuel et en minimiser les conséquences
        Il n’y a pas identité entre timidité et préférence E/I et les centres amigdaliensne sont pas seuls en cause, mais la résistance au stress et la confiance en soi jouent sur la timidité, mais là encore les centres amigdaliens jouent un rôle.

     

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