• Les huit intelligences d'Howard Gardner

    Les huit intelligences d'Howard Gardner

              Je vous ai parlé ces dernier jours, de l'intelligence et des tests de qQI, et j'ai dit que ces tests ne représentaient pas toute l'intelligence.
              Un psychologue américain, Howard Gardner (photo ci dessus), a imaginé, en 1983 des théories de l’intelligence multiple, qu’il a publiées dans un livre en France en 1997, en définissant huit sortes d’intelligence.
              Je vais résumer sa théorie et dans le prochain article je parlerai de nouvelles études qui ont cherché à définir quelles parties du cerveau correspondaient à ces intelligences, et qu’a décrites Olivier Houdé professeur à la Sorbonne à Paris.

    - L’intelligence logico-mathématique :

              La personne est douée en résolution de problèmes et en mathématiques. Elle sait  poser les questions nécessaires, raisonne logiquement sur les choses, veut savoir pourquoi et comment les événements arrivent et les mécanismes fonctionnent. Elle sait mettre en ordre et classer les objets, identifier ressemblances et dissemblances.
              En général la personne est attirée par la science.

    - L’intelligence spatiale :

              La personne est créative et sait concevoir, dessiner, lire des graphiques, se représenter les objets dans l’espace en les changeant d’orientation, faire des casse-têtes représentant des images ainsi que des labyrinthes, organiser l’espace, les objets et les surfaces, et a besoin d’images pour comprendre.

    - L’intelligence verbo-linguistique :

              La personne est à l’aise avec le langage et la parole, parle facilement, aime lire, écouter et raconter des histoires, et se les rappelle. Elle sait rédiger et exprimer oralement et par écrit ses idées, sans fautes d’orthographe et possède un vocabulaire étendu.
              En général la personne est attirée par la littérature.

              Ces trois intelligences sont celles des tests de QI, qui, par leurs questions, examinent les connaissances linguistiques d’une personne, sa capacité à manier les nombres et leur logique et la représentation des figures dans l’espace.

    - L’intelligence intra-personnelle :
       
              C’est la capacité de réflexion, la compréhension de soi, des la personnalités des autres, la définition d’objectifs, l’aptitude à établir un modèle mental.
              La personne connait ses facultés d’apprentissage et est capable d’anyser ses forces et faiblesses et de connaître ses limites.

    - L’intelligence interpersonnelle :

              Elle permet les relations et la communication entre les personnes, les relations dans un groupe, l’écoute, la persuasion, la négociation. C’est identifier les émotions, les sentiments, les humeurs, les comportements et les intentions, et réagir de façon appropriée. C’est aussi avoir de l’empathie et de l’altruisme.

    - L’intelligence corporelle-kinesthésique :

              C’est la faculté de comprendre ce qui se passe dans son corps, notamment ses émotions, de les maîtriser, mais aussi de les exprimer par ses expressions corporelles.
              C’est la tendance à bouger, à être en mouvement avec son corps, à se servir de ses membres, à s’exprimer par gestes et mimiques .
              Certains psychologues y voient aussi la capacité à analyser le fonctionnement des objets et à les réparer, et finalement à une certaine adresse manuelle.

              Ces trois intelligences sont relationnelles. Il existe des tests analogues au QI que l’on appelle QE : quotient émotionnel.

    L’intelligence naturaliste-écologique :
       
              C’est à l’origine la capacité à résoudre des problèmes dans le milieu naturel, à observer et catégoriser faune flore, roches, et le milieu naturel.
              En fait ce n’est pas vraiment une intelligence, mais plus des capacités professionnelle. Les psychologues ont alors parlé de l’habileté à organiser, sélectionner, regrouper, lister, à structurer les idées à poser les question, bref la curiosité intellectuelle et le moyen de la satisfaire. Mais on tombe alors dans le domaine de l’intelligence logico-mathématique.

    L’intelligence musicale-rythmique :

              C’est le plaisir de faire de la musique, des sons ou des rythmes. et le don pour faire de la musique et chanter. Il y a une partie de capacités physiologiques de l’oreille et du cerveau, beaucoup d’apprentissage, une émotion face à la musique et aux sons, et  certain don pour le rythme.


              Les psychologues reprochent à cette théorie sa difficulté de mesure par des tests, car les différentes intelligences y apparaissent comme tropindépendantes les unes des autres.

              Je trouve ces théories intéressantes, mais je trouve qu’elles ne mettent pas l’accent sur trois points importants :

                         - la capacité et le travail d’apprentissage. On ne nait pas intelligent, on le devient. Certains ont seulement plus de potentiel et de rapidité d’apprentissage, et arrivent donc plus facilement à développer leurs intelligences, mais dans tous les cas cela demande beaucoup de travail.
              Sans apprentissage (donc éducation et instruction) et sans un gros travail, on reste d’un niveau intellectuel très bas.

                        - la créativité qui est la capacité de générer des idées ou des solutions nouvelles. C'est une chose importante dans certains métiers, mais aussi dans la vi de tous les jours, pour ne pas être moutonnier.

                       - la capacité de mémorisation. On n’invente rien : on utilise les connaissances et l’expérience que l’on a , et la créativité consiste simplement à rapprocher de façon inhabituelle des notions que l’on a mémorisées.
              Pour moi la capacité de mémorisation, c’est la moitié de l’intelligence.


         
        Notre société attache trop d’importance au QI et les jeunes je le constate souvent chez mes correspondant(e)s sont trop souvent persuadés qu’on nait intelligent ou bête, ce qui, s’ils ont des facilités, les incite à ne rien faire et à se laisser vivre.
              Je pense que cette décomposition en huit intelligences, si artificielle qu’elle paraisse, devrait cependant être prise en compte par les parents et les enseignants.
              Nous avons tous intérêt en effet à connaître nos points forts et nos points faibles, à utiliser nos avantages et à essayer de travailler pour diminuer nos défauts.
              Il est important pour un éducateur, qu’il soit parent ou professeur, d’essayer de connaître les degrés des diverses intelligences des enfants que l’on éduque, à la fois pour les intéresser en les faisant utiliser les intelligences les plus développées, mais aussi en les faisant travailler celles où ils sont moins bons, de façon à essayer d’équilibrer au mieux leurs personnalités.
              Et il ne faut pas oublier que la capacité de mémorisation, c’est au moins la moitié de l’intelligence, car nous ne créons rien, mais nous utilisons des données de notre mémoire.
              Malheureusement on ne fait guère plus d’exercices en classe pour développer notre mémoire et par ailleurs le cannabis attaque l’hippocampe, professeur de la mémoire et handicape les jeunes fumeurs. Des chercheurs américains ont testé des jeuens qui fumaient régulièrement entre 15 et 25 ans et ils ont constaté une baisse de QI de 8 points, ce qui est énorme, pour des personnes autour de la moyenne, entre 85 et 115.

     

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