• Le toucher, les mouvements, l'état de nos muscles.

     

         J'ai fait des articles sur la vue, l'ouïe et leur interprétation par le cerveau.
         Aujourd'hui je vais parler du toucher, mais il faut traiter en même temps le problème de nos mouvements, qui sont liées à un sens particulier : la connaissance de l'état de nos muscles et de la position de nos membres.

    Le toucher, les mouvements, l'état de nos muscles.

         Je dois donc commencer à décrire les centres correspondants du cerveau, qui se trouvent dans le cortex pariétal, sur le dessus du crâne, que l'on voit sur le schéma ci-dessous
             - Au centre les centres de décodage des perceptions envoyées par les terminaisons nerveuses de notre peau : les sensations du “toucher” (en jaune clair). Nous les détaillerons plus loin.
            - A coté, vers l’avant du cerveau, les centres de commande des mouvements des différents muscles de notre corps. Il y a trois sortes de centres :
                     • le cortex prémoteur qui prépare nos mouvement en rassemblant les renseignements nécessaires sur les positions spatiales notamment. (en bleu foncé).
                     • le cortex moteur qui transmet les ordres aux muscles (en rouge).
                     • le cortex moteur supplémentaire qui régit des mouvements complexes ou très précis. (en violet)
            - A coté, vers l’arrière du cerveau, les centres de “kinesthésie”  (en bleu et en vert clair), qui transmettent en permanence au cerveau les données sur l’équilibre de notre corps et ses postures, les positions de nos membres, les états de contraction de nos muscles, les efforts qu’ils supportent

         Avant de décrire les centres d'interprétation du toucher, un petit schéma quant aux nerfs de notre  peau, schéma qui comporte ses propres explications

    Le toucher, les mouvements, l'état de nos muscles.

        Si nous examinons de façon plus détaillée le cortex sensoriel , les divers centres qui le composent correspondent aux diverses parties du corps. (voir leschéma ci dessous à gauche)
        Mais toutes ne sont pas représentées de la même façon: la place consacrée à la représentation du visage, par exemple, est plus importante que celle des jambes, ce qui donne l'image d'un homme déformé, (la grosseur de ses partie ayant été représentée proportionnellement à l’importance des centres nerveux correspondants.). Les neurologues le nomment "homonculus" (schéma à droite).

    Le toucher, les mouvements, l'état de nos muscles.

    Le toucher, les mouvements, l'état de nos muscles.

     

     

     

     

     

     

     

     

     



         Comme dans le cas de la vision, « l’image spatiale » de la sensation à la surface de la peau est retransmise à des neurones spécifiques, car il y a connexion d’une ensemble de détecteurs sensoriel à un endroit donné, via toujours les mêmes fibres nerveuses et les mêmes relais dans le thalamus, à toujours les mêmes neurones, qui reçoivent donc la sensation à cet endroit précis.

        L’organisation détaillée du cortex sensoriel présente une certaine analogie avec le cortex visuel : Il existe un cortex primaire, qui analyse les informations brutes et notamment celles du toucher. Certains de ses centres traitent plutôt les informations de pression, d’autres les informations tactiles des doigts et permettent l’analyse des textures et des formes. Les information de pression, tactiles, de température, sont analysées par des neurones différents et une zone particulière traite en suite de la synthèse des sensations complexes.
        Ce cortex primaire est également organisé en colonnes.

        Ensuite un cortex secondaire effectue des synthèse au niveau de tout le corps, et intègre des information du schéma corporel. Il a de nombreuses liaisons avec le cerveau émotionnel et le cortex frontal.
        Enfin le cortex pariétal postérieur, appelé aussi le cortex sensoriel associatif permet d’avoir une image mentale de notre corps, mais aussi une imùage mentale des objets que nous touchons. Le cortex pariétal postérieur permet d’acquérir une connaissance consciente de notre corps ou de ses parties dans l’espace, au repos ou en mouvement.

        Le « schéma corporel » est l’ensemble des perceptions de notre corps, presque totalement inconscientes, et qui permettent à notre cerveau , d’une part de percevoir l’environnement par notre toucher, et d’autre part de coordonner mos muscles et l’action de nos membres (en liaison avec la vue de l’environnement et le toucher).
         A ce titre le schéma corporel est stable et automatisé, non contradictoire, mais en perpétuel changement chaque fois que notre corps bouge dans l’espace.
        Le schéma corporel  a donc pour fonction de rendre possible la réussite des actions les plus simples qui nous permettent d'agir dans notre environnement quotidien. Il joue un rôle essentiel, puisqu'il sert à naviguer dans l'espace, à marcher ou à courir sans trébucher ni se cogner contre les objets environnants, à localiser des cibles mouvantes dans l'espace et à les suivre à la trace, à percevoir la profondeur, la distance, ou encore à lancer ou attraper une balle.    
        Il est inconscient et préorganisé, c’est à dire qu’il a des logiques préexistantes du fait de la constitution de notre corps et l’image que nous nous faisons de nous-même repose sur un ensemble de représentations qui peuvent entrer en conflit, et il en découle parfois des illusions amusantes.
            Les positions relatives des doigts sont ainsi préalablement fixées pour que le schéma corporel puisse fonctionner. C'est la raison pour laquelle vous aurez l'impression qu'un objet touché par deux doigts croisés se dédouble.
            Vous pouvez le vérifier en posant le majeur et l'index de votre main droite sur votre nez, après les avoir croisés. Dans le schéma corporel, le majeur est supposé se trouver à gauche de l'index (si vous regardez la paume de la main droite). Mais l'information tactile causée par le contact du nez et des doigts croisés contredit ce schéma : si l'on suppose qu'un seul objet est la source de ces informations reçues par les doigts croisés, cet objet doit se trouver à droite de l'index, et à gauche du majeur - ce qui est évidemment impossible si le majeur est toujours à gauche de l'index. Pour résoudre cette incohérence, notre cerveau suppose à tort que deux objets (deux nez) sont présents, ce qui explique l'illusion.
        La connexion étroite entre les centres d’interprétation du schéma corporel et les centres moteurs permet de manipuler les objets

    Nota : j'ai oublié de préciser sur les schémas, que je n'ai représenté que l'hémisphère gauche du cerveau, qui est lié au coté droit du corps; l'hémisphère droit est en tous points symétrique et s'occupe du coté gauche du corps. Ils sont liés entre eux, par un faisceau nerveux qui s'appelle le "corps calleux".

     

     

     

     

     

     

     

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