• Le cannabis

     

    Le cannabis

          Le cannabis déclenche  bien des discussions. Est ce une drogue douce? Est ce le premier pas vers l'usage des autres drogues. ? Est ce plus dangereux que le tabac ? Ya t'il addiction et manque ?
         Je me suis aperçu que je n'avais pas fait d'article sur cette drogue. Alors je vais réparer cet oubli.

        Le cannabis est une plante dotée d'une très belle feuille, que vous voyez sur cette photo.
        “L'herbe” ou “marijuana” est préparée à partir des fleurs, des feuilles supérieures et des graines, séchées et hachées, et elle est fumée dans des cigarettes que l'on roule comme on le faisait autrefois pour le tabac : ce sont les “joints”, mais aussi en pipe ou en narghilé.
        Le “haschisch” est de la “résine” recueillie sur les fleurs et mélangée à divers produits tels que la paraffine, de la colle, du henné, du cirage ou même des excréments d'animaux ! Elle se présente sous forme de barettes de couleur en général brune, (parfois vertes ou jaunes), que l'on réduit en poudre pour la fumer sous forme de joints.
        L'huile est obtenue par distillation de feuilles ou de résine et est ensuite déposée sur du tabac pour être fumée.

        Toutes ces formes de drogue issues de cette plante ont un principe actif commun, le tétrahydrocannabinol ou THC; c'est ce produit qui agit sur notre cerveau selon un mécanisme que je décrirai dans un autre article.
        La concentration en THC est de 2 à 8 % dans l'herbe, 5 à 20 % dans la résine et plus de 30 % dans l'huile.

        Les enquêtes de 2018 montrent que le cannabis demeure la première substance illicite diffusée dans la population » avec 44,8 % des Français de 18 à 64 ans à l'avoir expérimenté. 
    Plus d'un adulte sur dix déclare en avoir fumé en 2017, et la consommation se maintient désormais plus souvent après 25 ans et parmi les actifs.
         La tranche 18-25 ans reste la plus consommatrice, avec plus d'un jeune sur quatre (26,9 %) déclarant avoir fumé dans l'année,
        Et 10% des consommateurs de plus de 35 ans ont recours à l'autoculture de la plante.
         Chez les 16/17 ans, 50% des garçons et 41% des filles disent avoir “expérimenté” du cannabis, ce qui n'est pas grave (sauf s'ils conduisent un véhicule dans les heures qui suivent), mais que près de 15% des garçons de 18 ans ont consommé plus de 40 fois du cannabis, ce qui n'est pas sans danger.
         Plus grave, 4 % des filles et 6 % des garçons qui déclarent avoir expérimenté le cannabis à 13 ans ou plus jeune,

        La France est malheureusement en tête des pays consommateurs en Europe.
        Un point qui inquiète particulièrement l’OFDT (Observatoire français des drogues et toxicomanies), est que le public principalement touché par les drogues est un public jeune. En particulier 6% des jeunes de 18 - 25 ans présentent un risque élevé d’usage problématique de cannabis : une consommation susceptible "d’affecter leur scolarité, leur développement ou, à plus long terme, leur santé et leurs capacités cognitives". En effet, la maturation du cerveau, notamment le cortex préfrontal,  s'étend jusqu’à l’âge de 25 ans,Il semblerait par ailleurs que, en Europe comme aux USA, environ 10% des consommateurs soient devenus “dépendants” de cette drogue.

        Les chercheurs épidémiologistes considèrent en général les stades suivants :
        - usage occasionnel : consommation  < 10 fois par an;
        - usage répété :  consommation  < 10 fois par mois;
        - usage régulier : plus de une fois par jour;
        - usage excessif : à partir de 3 joints par jour,
        - usage chronique au dessus de 5 à 6 joints par jour (1,2 grammes)

        Je rappelle par ailleurs que la consommation de cette drogue est en France, interdite par la loi, au même titre que sa vente.

        Rien n'indique que l'usage du cannabis soit le premier stade de l'usage d'autres drogues.  
        Par contre beaucoup des fumeurs pensent que sa nocivité n'est pas plus grande que celle du tabac, déjà très nocif, ce qui est une grave erreur.
        Par ailleurs, du fait qu'il n'y a pas de phénomène de manque, les consommateurs croient qu'il n'y  pas de phénomène d'addiction, comme avec la nicotine ou les drogues dures. C'est inexact, car su-i l'addiction physiologque est très faible, par contre, l'addiction psychologique est très forte.

       Dans les prochains articles, je traiterai des cannabinoïdes dans notre corps, de l'action du THC et des dangers du cannabis, et de l'usage en pharmacologie.

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