• La quête du bonheur (3) : l'amour fait il le bonheur.?

     

    La quête du bonheur (3) : l'amour fait il le bonheur.?

    L'argent traité, le bonheur vient-il de l'amour?

        De l'avis des psychologues, les relations sociale l’amitié et l’amour seraient bien plus importants que l'argent pour le bonheur personnel.
        Une personne heureuse est bien intégrée socialement, et un couple solide constituent une source de bien-être. Des liens étroits, soIides et durables, semblent même favoriser une bonne santé, et, par conséquent, le bien-être physique et psychique, mais on en ignore la cause et les effets précis.
        Deux chercheur  Hans-Werner Bierhoff, et Alan Lee, ont des études sur  “Les mille façons d’aimer”, et ils distinguent (voir mon article du 25/12/2016),  l’amour romantique, l’amour altruiste, l’amour possessif, l’amour coopératif ou l’amour amitié, l’amour utile ou l’amour de raison, et l’amour ludique ou de conquête.
        Je reprendrai deux de ces catégories, pour réfléchir au rôle de l'amour passion et de l'amour raison dans le bonheur.

        Le psychologue Steven Reiss, de l'Université de l'Ohio, distingue deux types de bonheur: le plaisir causé par des stimulations externes (gain au loto, aventures sexuelles, euphorie des drogues...), et le bonheur fondé sur des « valeurs » (croire que notre existence a un sens, relations intellectuelles...).
        Le plaisir lié aux stimulations externes qui sont répétées trop souvent, engendre l'accoutumance, car elles ont de moins en moins d'effet.
        Les personnes constamment en quête de sensations de bien-être ont de plus en plus de difficultés à retrouver le plaisir recherché. Les phénomènes d'accoutumance s'accompagnent dans certains cas de l'apparition de dépendances.
        Au contraire, le bonheur fondé sur des valeurs internes est solide et se dégrade peu avec le temps.

        Selon S. Reiss, un bonheur stable résulte de relations étroites et solides avec une ou des personnes, de sentiments religieux ou de buts que l’on s’est fixés et que l’on s’efforce d’accomplir.
        Divers sondages ont montré que les gens heureux sont souvent très croyants. Sont-ils heureux parce qu'ils sont croyants ou croyants parce qu'ils sont heureux?  Selon le psychologue social américain David Myers, le sentiment religieux répond peut-être à un besoin fondamental de croire que notre existence est importante et que notre vie a un sens.
        Mais on peut aussi être heureux sans être croyant !

        Le psychologue Mihaly Csikszent, du Département de psychologie de l'Université de Chicago, a constaté des sentiments de bonheur profond chez certaines personnes qui se consacrent assidûment à une tâche. Selon lui, l'individu est alors si profondément plongé dans une activité que cette dernière l'absorbe entièrement. C'est le cas d'un travail créatif, de l'écriture d'un roman, de l'exécution d'un tableau, de la rédaction d'un mémoire ou d'une thèse,  ou de la réalisation de performances qui exigent beaucoup de concentration.
        Ce concept rejoint l'idée de S. Reiss d'un bonheur fondé sur des valeurs, et s'oppose à l'opinion répandue selon laquelle le bonheur dépend de hasards incontrôlables.
        Pour l'atteindre, il faudrait avoir le courage de se lancer des défis, et de renoncer en partie à la sécurité du quotidien et aux routines habituelles.

        Ce ne sont que des explications isolées et je n’ai pas trouvé dans les compte-rendus de recherche, de recette pour trouver le bonheur. Cela d’ailleurs se saurait !!!
        Les sentiments lorsque l’on retrouve quelqu’un que l'on n'a pas vu depuis longtemps, ou le bonheur que ressent une personne amoureuse lorsqu'elle apprend que son amour est partagé, sont des émotions qui échappent aux recherches, notamment parce qu'ils sont variables d'une personne à l'autre, et trop subjectifs pour être quantifiés.
        Pour un grand nombre de personnes, le bonheur est l'apanage de moments très particuliers de la vie, le plus souvent inattendus.
         Pour la psychanalyste austro-américaine et élève de Freud, Helen Deutsch, le sentiment de bonheur présuppose une harmonie de vie, un fonctionnement équilibré de toutes les parties du moi conduisant à un sentiment d'unité que rien ne vient perturber. Ce n'est pas nouveau : les anciens appelaient cela l'ataraxie.
        Mais lorsque le bonheur total est atteint, on ne veut alors plus rien changer et le bonheur mènerait à l'inaction, ce qui risque en fait de le détruire.
        Pour certains, le bonheur se manifeste aussi, par réaction, après des périodes difficiles de la vie, de malheur, de contrainte ou de douleur psychique.
        Le bonheur serait plutôt un processus qu'un état : le chemin vers le bonheur, c'est déjà le bonheur.

        Pour en revenir à l’amour, j’ai toujours constaté que ce soit dans l’environnement de mon travail ou parmi les correspondantes du vieux singe” sur mes blogs, que lorsque quelqu’un a la chance d’avoir un amour partagé tout en étant exempt de catastrophes au plan santé ou familial, alors cette personne ressent une sensation de bien-être dans sa peau, que l’on pourrait appeler bonheur.
        Certaines d’entre vous qui me lisent, ont un couple stable et un amour partagé sincère, bien sûr avec des hauts et des bas comme dans tout couple, mais j’ai vu leur couple venir à bout de difficultés importantes et je pense que cet ensemble de qualités et de possibilités de réalisation et de lutte, était un des chemins qui mène à un bonheur, certes pas permanent et qui n’atteint pas le nirvana, mais qui rend cependant la vie agréable, malgré ses difficultés.

        Mais la question qu’on se pose toujours, c’est évidemment “ce bonheur sera t’il durable?”

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