• La confiance en soi. Qu'est ce ?

    La confiance en soi. Qu'est ce ?

                 L'un des premiers articles que j'avais écrit sur ce blog, il y a trois ans, concernait le manque de confiance en soi des jeunes.

              En fait c'est une difficulté générale que rencontrent de nombreuses personnes de tous âges et qui empoisonnent leur vie de famille et leur travail, voire leurs loisirs.
               C'est normal qu'un jeune n'ait pas entièrement confiance en lui : il n'a pas encore l'expérience de la vie, son cerveau préfrontal n'est pas encore complètement mature car il n'a pas encore eu un apprentissage suffisant pour prévoir toutes les conséquences de ses actes.
               Mais cette faiblesse ne doit pas dépasser une certaine limite sinon elle apporte des perturbations gênantes et d'autre part elle devrait s'atténuer en prenant de l'âge et une certaine expérience de la vie.

              D'où vient ce manque de confiance en soi ?
              Il y a une part de prédispositions inconscientes dues à nos préférences cérébrales. (pour ceux qui ne savent pas ce que c'est, vous trouverez de nombreux articles sur mon blog dans cette catégorie).
     

    La confiance en soi. Qu'est ce ?

      Les deux préférences qui sont les plus déterminantes dans ce domaine sont l'indépendance d'esprit et l'optimisme / pessimisme.
     
                La personne indépendante d'esprit est celle sur laquelle les autres, et la société, n'ont pas une influence déterminante : elle les écoute, tient compte des us et coutumes, mais conserve son libre arbitre et tient surtout compte de ses idées personnelles et de sa propre estime.            
                 La personne influençable l'est principalement par deux voies :
                La plus courante, elle est trop attachée à l'opinion que les autres ont sur elle. Elle a peur d'être jugée et d'être mal jugée. Cela devient pour certains un véritable tourment et une obsession, à tel point que toutes leurs décisions, toute leur vie en dépendent.
                La deuxième influence est celle de toutes les règles et tendances : règles morales et religieuse, règles de vie en société, mais aussi les tendances à la mode, les règles du groupe auquel on appartient ... Bien sûr, la vie en société ne serait pas possibles sans règles, mais elles sont loin d'être toutes indispensables, et, même dans ce cas, il faut qu'elles soient comprises, acceptées (le "surmoi" de Freud), et appliquées intelligemment, après réflexion.
                il faut dire que l'influence actuelle des médias, (télévision, internet, cinéma et livres) et le développement exagéré des réseaux, que ce soit sur les téléphones portables ou sur le web, fait que l'on a l'impression, si on n'y prend garde, d'être en permanence sous le regard d'autrui.
                La télévision qui nous gave d'informations stéréotypée, la saturation d'informations sur des sujets voisins (voir la campagne électorale des derniers mois), la société de consommation et la pub qui veut nous faire acheter, favorisent l'esprit moutonnier et l'esprit de mode, en nous enlevant peu à peu, notre équation personnelle pour la remplacer par ce qu'on veut que nous soyons.
                Les deux influences combinées font qu'une personne très influençable devient très sensible à l'opinion des autres, au point de bne plus avoir confiance en ses propres opinions, en ses décisions et en ses actes.
                Il est par ailleurs connu que si nous sommes sous le coup d'émotions, nous sommes moins objectifs et que pour faire agir un groupe, les meneurs savent le saturer d'émotionnel pour l'empêcher de réfléchir.
                Une personne qui ne maîtrise pas ses émotions, qui ne les comprends pas bien et qui les subit, est plus influençable.
     
                 La personne optimiste voit le verre à moitié plein, est sereine, tourne la page face au passé et revient assez rapidement à l'objectivité après une émotion négative.
                La personne pessimiste voit le verre à moitié vide, est soucieuse de l'avenir, a, sur le passé, des remords de ce qu'elle a fait et des regrets de ce qu'elle n'a pas su faire, et le retour à la normale après un passage malheureux est lent et difficile.
                Le pessimiste au contraire, non seulement se lamente sur les problèmes importants qu’il rencontre, mais a tendance à ne pas reconnaître la part bénéfique des événements et se plaint toujours de leur aspect maléfique. Il se rend ainsi malheureux lui même et est donc souvent stressé;
                Il est certain que ces comportements pessimistes enlèvent une partie de votre assurance et sape la confiance en soi.
     
                De plus, les autres préférences cérébrales peuvent influer sur le niveau de cette confiance.
     
                L'introverti, timide aura tendance à avoir moins confiance en lui que l'extraverti, insouciant et qui a des contacts faciles avec autrui. Mais ce n'est pas généralisable, car l'introverti qui réfléchit davantage, sera très mal à l'aise dans une réception, mais aura confiance en lui pour faire un exposé sur un sujet qu'il connaît bien.
                Et l'extraverti fera dans certain cas, plus attention au jugement d'autrui que l'introverti qui a l'habitude du monde de ses pensées.
     
                Celui qui a une sensibilité émotionnelle très forte "A", aura plus de mal à maîtriser ses émotions, que celui "O", qui est peu sensible et passe rapidement à une perception objective des faits et des situations.
     
                La personne "L", qui prends ses décisions en fonction d'un raisonnement logique, aura davantage tendance à contester l'opinion des autres et à les comparer aux siennes propres, que la personne "V", qui suit intuitivement ses goûts et ses valeurs.
                Elle aura le plus souvent davantage confiance en elle.
     
                La personne de perception sensitive" S", qui examine les détails, avance pas à pas dans sa prise d'information, aura davantage confiance dans les faits et la vue des événements, que la personne "G" qui perçoit globalement et intuitivement, mais de façon moins précise.
     
                Enfin la personne "J", qui donne priorité à la décision et cherche à prévoir son comportement face aux événements, sera plus assurée qu'une personne "P", qui donne priorité à l'information, et sera donc peu confiante en ses décisions (si elle en prend).
    Mais par contre la personne J aura moins confiance en elle face à une situation imprévue qu'elle n'aura pas pu étudier, alors que la personne "P" saura mieux s'adapter.
     
                La préférence "tolérance, intolérance" a une influence particulière : la personne intolérante a évidemment davantage confiance dans ses propres opinions, mais par contre, peu sensible à l'environnement et à l'opinion de ceux qui ne pensent pas comme elle, elle risque de se trouver très démunie 
      
                Mais le vécu exerce aussi son influence sur ces préférences et sur notre confiance en nous.
                L'adolescent et même le jeune plus âgé est en général à un tournant de sa vie où il cherche peu à peu son autonomie, en sortant du cocon de la famille, en prenant ses responsabilités et en devenant progressivement adulte.
                En général le manque de confiance en soi résulte d’expériences négatives qui incitent l’adolescent à douter de ses capacités qu’il est en train d’acquérir peu à peu, et de penser qu’il ne peut être autonome et responsable.
                Mais cela reste vrai pour l'adulte qui doute de lui, car le plus souvent il se laisse envahir par les impressions négatives et ne sait pas profiter de celles qui sont positives.
                Le réflexe habituel de l'extraverti timide et plutôt pessimiste et influençable, est de rester uniquement sur les sensations d'anxiété ou de gêne qu'il a ressenties, et non pas de mémoriser les éléments positifs des expériences (même s’il a fait l'effort d'en tirer les leçons, et de communiquer avec des personnes qui avaient l'air sympathiques).
     
              Dans mon prochain article, j'essaiera de voir comment on peut remédier à ces problèmes.
     
    dans un milieu hostile à ses valeurs et à ses désirs.
     
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