• L'Enéagramme, description de notre personnalité (2)

        J’ai reçu plusieurs messages concernant l’énnéagramme, qui était peu connu et qui semble vous avoir intéressé  par son aspect “personnalité”.
        Vous me posez diverses questions et je vais essayer d’y répondre en essayant de ne pas être trop fumeux.
    D’abord vous me demandez qui est “l’inventeur” de l’énnéagramme.
        L'Enéagramme, description de notre personnalité (2)Certains disent que c’est une très vieille méthode originaire de l’Asie centrale, mais rien n’est moins sûr et beaucoup pensent que cette théorie a été inventée en 1916 par Georges Gurdjieff, né en Arménie en 1877, (sa photo ci-contre), qui a parcouru le monde oriental, avant de mourir à Neuilly en 1949. C’est une sorte de mage, connu dans le monde de l’ésotérisme.
        Un philosophe russe de la même époque (1878 - 1947) Piotr Ouspenski a fait connaître les travaux de Gudjieff dans un livre paru en 1949 et certains de ses disciples auraient précisé la théorie.
         Le psychologue bolivien Oscar Ichazo a vulgarisé. le premier,  l’ennéagramme à partir des années 1950, et, en octobre 1969, à l'institut de psychologie appliquée de Santiago du Chili, il a donné des conférences sur l’ennéagramme comme un moyen d’approche de la personnalité.
        Cette méthode a ensuite été très à la mode aux USA dans le milieu catholique à la suite du livre d’un prêtre, le père O’Leary et dans les milieux d’extrème gauche, grâce à Helen Palmer, psychologue comportementaliste, qui a ensuite  
                                                       développé son utilisation en entreprise.


        Vous me demandez ensuite s’il y a des questionnaires permettant de se situer par rapport aux neuf énnéatypes :
        Non,
    les partisans de cette technique n’ont jamais voulu élaborer un tel questionnaire, qui doit être adapté à chaque langue et surtout étalonné statistiquement sur des milliers de personnes. (C'est très cher).

        En fait l’énéagramme n’a pas de bases scientifiques psychologiques ou neurobiologiques.

        Comment savoir quel est son type ? : uniquement par réflexion sur ses orientations et comparaison aux neufs énnéatypes.
        L’inconvénient que je vois dans l’ennéagramme et qui vous est apparu dès que vous avez essayé de voir quel était votre type, c’est que ceux-ci sont assez ciblés et  que l’on ne se retrouve pas tout à fait dans un type, mais qu’on se retrouve aussi dans d’autres.
        Ce problème n’a pas échappé aux concepteurs de l’énnéagramme et ils ont trouvé parade et explications, mais c’est un peu compliqué.

        Les énnéalystes pensent que l’on a de façon innée, un certain type, lié au fait que l’on a un centre préféré (instinctif, émotionnel ou mental) et une orientation  (externe, interne ou interne/externe).
        De notre naissance à la fin de notre adolescence, nous exprimons principalement un des types de l'Ennéagramme, appelé type de base.
        Au fur et à mesure que nous avançons en âge, nous acquérons de l'expérience et notre personnalité devient plus complexe. Nous évoluons alors vers d’autres typpes (ils qualifient cela du doux nom “d’ailes”).
         À l'adolescence ou vers le début de l'âge adulte, nous développons une première aile, ou aile principale, dont les caractéristiques s'ajoutent à celle de notre type. À mi-vie, parfois plus tôt, nous pouvons acquérir la deuxième aile, dite aile secondaire.
        Ainsi, le fonctionnement normal de notre personnalité s'explique par un mélange des composantes de ces deux ou trois types. Selon les gens et les circonstances, l'influence de la ou des ailes peut être forte ou quasi inexistante mais reste toujours inférieure à celle du type de base.

        Par ailleurs une hiérarchie des centres intervient :
        Nous avons de façon innée, un centre préféré.

        Nous allons ensuite développer un centre secondaire, dit aussi de support, qui est utilisé pour satisfaire les objectifs du centre préféré.
        Enfin le troisième centre est “réprimé” : son utilisation est négligée par rapport aux deux autres centres ; elle est perçue comme difficile, ou dangereuse, ou source potentielle de souffrance.
        Réprimer le centre instinctif, c'est notamment être peu orienté vers l'action et avoir une tendance au retrait, à l'observation et/ou à la réflexion.
        Réprimer le centre émotionnel, c'est principalement exprimer peu ses émotions et ne pas trop prendre en compte les facteurs humains pour atteindre ses buts.
        Réprimer le centre mental, c'est avant tout être un peu confus à propos du futur, ne pas toujours avoir une vision globale des choses et tourner son attention vers les détails et/ou vers les réactions des autres.

    http://lancien.cowblog.fr/images/Prefcerebrales/repression.jpg
        Nous  constatons des moments où  notre comportement est profondément différent de ce qu'il est d'habitude, des moments de violente colère où nos propos dépassent notre pensée.ou à l’inverse, des moments où on est amoureux et où on a l'impression que tout nous est possible dans la joie.
        L’énnéagrame pense que ces attitudes viennent de notre centre réprimé et l’appellent “désintégration” ou “intégration”
        La désintégration est le mécanisme par lequel, sous l'effet d'un stress négatif, un type est de plus en plus sous l'emprise de sa compulsion (de son défaut). Dans un premier temps, la personne manifeste les aspects les plus négatifs de son type. Ensuite, elle y ajoute les défauts du type dit de “désintégration qui correspond au centre “réprimé” avec la même préférence (externe, externe/interne ou interne).
        L'intégration se produit quand un type se sent en sécurité et se libère de sa compulsion. Dans un premier temps, la personne manifeste les aspects les plus positifs de son type. Ensuite, elle y ajoute les qualités du type dit “d’intégration, qui correspond au centre secondaire non réprimé.
        L’étoile de l’énnéagramme permet de visualiser ces phénomènes
        Ainsi par exemple pour le type 8, (centre instinctif extérieur aura pour type de désintégration soit le 2 si le centre réprimé est le centre émotionnel, soit le 5, si c’est le centre mental; le type d’intégration soit le 5 si le centre réprimé est le centre émotionnl, soit le 2, si c’est le centre mental .(suivre les lignes).
         J'avoue que je trouve tout cela assez difficile à mettre en pratique !


    http://lancien.cowblog.fr/images/Prefcerebrales/eneagperso.jpg

        Vous m’avez demandé aussi une comparaison entre l’énnéagramme et les préférences cérébrales. J'essaierai d'y répondre demain.

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