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    Où est passée notre attention ?

        Les professeurs des écoles et ceux des collèges et lycées se plaignent souvent de la difficulté des jeunes à faire attention de façon soutenue à un sujet ou une tâche, et à se concentrer sur ce qu’ils devraient faire.
        Mais je constate dans mon entourage que des moins jeunes qui ont entre 30 et 40 ans sont atteint de la même « maladie ».
        Est ce un manque de volonté comme on le croit souvent ou est ce un phénomène plus complexe.?

        Quel est le rôle de l’attention ?
        Nous vivons dans un monde surchargé d’informations, qu’elles soient visuelles, auditives, dans des livres et journaux ou surtout numériques. Les écrans obnubilisent jeunes et moins jeunes, que ce soient les informations, les jeux, les réseaux sociaux ou les messages pour le travail.
        Notre cerveau est surchargé et ne sait pas comment mener son activité.
        L’attention c’est d’abord un mécanisme de sélection qui va orienter les centres du cerveau vers un sujet donné pour lui réserver un créneau de temps au milieu d’occupations multiples, en se détournant momentanément de ces autres occupations et cela en fonction de nos objectifs et de nos intentions.
        C’est donc un mécanisme qui met en jeu de nombreux centres du cerveau, et qu’on ne peut pas commander par un simple effort de volonté.

        L’attention est par nature instable, car elle résulte d’un équilibre en plusieurs centres du cerveau. Elle est donc difficile à maintenir.
        Plusieurs acteurs risquent de mobiliser l’attention.
        D’abord les centres amigdaliens, gardiens de notre sécurité. Les signaux sensoriels (surtout vue et ouïe) sont transmis directement, avant toute analyse, pour éventuellement alerter le corps pour faire face à un danger. Dès lors, un bruit, une lueur, une image vont fixer quelques instant notre attention et nos sens pour analyse.
        J’ai décrit dans un article le circuit de récompense, qui analyse le plaisir apporté par des événements et libère de la dopamine pour les événements hédonistes. Ce qui nous plaît est apprécié et appelle l’attention, d’autant plus qu’on est incité à renouveler ce qui apporte du plaisir. Ce peut être à la limite une capture systématique de l’attention, qui aboutit à une habitude, puis une addiction (drogue, sexe, jeux, téléphone, nourriture….).
        Le cortex préfrontal, qui est chargé de réfléchir, de planifier, de mener les rapports sociaux, va orienter volontairement l’attention vers un but : réfléchir, lire, écrire, discuter avec quelqu’un, agir sur une tâche…
       Un autre centre très important est le cortex cingulaire antérieur, qui joue un rôle important dans le contrôle cognitif : la capacité de la personne à prendre conscience de ses opérations mentales, à les mobiliser ou à les bloquer, à changer de stratégie quand c'est nécessaire. Il influe donc la motivation et l'attention.
       En outre de nombreux centres sont en fonctionnement dans le cerveau lorsqu'on accomplit une tâche donnée et le fait de faire attention renforce leur activité. En particulier rien ne se fait sans la mémoire qui met en jeu de nombreux centres et également les deux mémoires tampons, linguistique et images, qui permettent au cortex frontal de stocker momentanément des informations. Sf l'on n'exerce pas sa mémoire et ces deux centres, les performances du cerveau sont moindres, y compris celles de l'attention et de la concentration.


        Mais l’une des difficultés la plus courante dans le monde actuel est que nous voulons faire plusieurs actions à la fois.
       Chacune va prendre des ressources du cerveau. Pour deux tâches, les deux hémisphères du cerveau vont coopérer et, au prix d’un ralentissement notable et d’un risque d’erreur plus imporatant, le cerveau arrivera à faire face si les tâches ne sont pas trop complexes. Mais au delà de deux, l’opération est catastrophique.
        L’attention ne se partage pas : elle est orienté vers un but unique.

        Mais le monde actuel fourmille d’événements qui captent notre attention ou s’efforcent de le faire : publicité qui essaie de capter nos centres amygdaliens par des perceptions brusques, très vives ou hors du commun, les jeux trépidants qui ne laissent pas une seconde libre, les réseaux sociaux, messages et SMS, qui plaisent à notre système de récompense, internet où Google et les multiples acteurs commerciaux traquent nos recherches et nous abreuvent de propositions, ou ceux moins agréables du travail, mais qui impactent notre cortex préfrontal.
        Il n’y a plus un instant de repos pour notre cerveau et même la durée de notre sommeil est en diminution, et donc notre fatigue croit.

        Si beaucoup d’entre nous n’arrivent plus à fixer leur attention, ce n’est pas uniquement par manque de volonté, mais parce que, submergés par une multitude d’informations, nous subissons ce flot passivement, au gré de nos sensations et de nos envies, et que nous ne savons plus couper les liens pendant un certain temps, pour prendre un peu de repos et de recul, pour se concentrer et réfléchir.
        Il faut réapprendre à faire le tri dans nos occupations, à éviter les distractions, et devenir conscients que nous ne pouvons faire qu’une chose à la fois.
        L’enseignement de la maîtrise des nouvelles technologie à l’école devrait être essentiel pour cet objectif, car l’attention est essentielle pour apprendre.


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    Bonjour la désinformation !

         Nous sommes gavés d’informations, que ce soit à la radio, à la télé, par les journaux, sur les réseaux sociaux, par la publicité de toutes sortes, ceci à partir des médias, mais aussi de tous nos autres concitoyens.
        Parmi ces informations beaucoup sont plus ou moins inexactes, voire totalement fausses, mais il est parfois difficile de s’en rendre compte.
        En fait cela est loin d’être anodin, car toutes ces informations influent sur nos comportements et sur nos décisions; nous pouvons donc nous tromper si nous basons notre conduite sur les informations que nous recueillons
        Réfléchir est primordial ainsi qu’analyser avec un esprit critique.

        Mais analysons plus avant l’information :
        D’abord on peut nous présenter préférentiellement une certaine information : les médias par exemple recherchent le sensationnel. Les informations plus courantes sont souvent ignorées.
        On peut aussi fausser une partie des données; il est bien connu que sur les réseaux sociaux, les personnes parlent de ce qui les valorisent, et certaines n’hésitent pas à inventer un certain nombre de faits.
        La langue de bois des politiques est bien connue, et certaines entreprises, organisations ou groupes n’hésitent pas à répandre exprès de fausses informations.
        Mais sans parler de fausse information, la façon dont elle nous est présentée n’est elle pas tendancieuse ?
        Plus précisément, la façon dont on nous présente l’information ne va t’elle pas influencer nos décisions ?

        La peur du gendarme est une motivation bien connue. Pour nous forcer à faire rapidement une action, la peur d’une sanction influence en général plus que la promesse d’une récompense. Le contexte va donc agir sur nos décision : une épidémie de grippe entraînera un nombre de vaccination plus grand que dans une période sans maladie. Des expériences ont montré que davantage de femmes acceptaient une mammographie, si on leur présentait les risques de cancer non décelé en l’absence de l’examen, que les bénéfices de l’examen.
        Il est certain que présenter le verre à moitié plein est en général plus agréable que de montrer ce même verre à moitié vide. Vous prendrez plus facilement une ligne de métro où l’on est à l’heure dans 85% des cas, que la même ligne où l’on est en retard dans 15% des cas (ce qui est la même chose).
        Voir le coté positif des choses est plus incitatif : on vendra plus facilement un produit qui a 80% d’oméga3 et 6, que le même produit qui a 20% d’acides gras saturés. Alors la pub n'indiquera que le premier chiffre !

        Finalement nos décisions peuvent changer selon la façon dont on nous présente les données qui devraient permettre de les pendre de façon satisfaisante, et cela peut être un biais dont nous n’avons pas conscience.
        En fait nos choix ne sont pas forcément rationnels pour deux raisons : d’abord parce que les émotions, les sentiments influent tout autant que le raisonnement logique. Ensuite parce que le raisonnement logique demande des prémices et ensuite une connaissance des buts attendus et de la marche à suivre. Or on nous donne des prémices « orientés », et par ailleurs nos analyses sur les buts et moyens des opérations sont souvent succincts, car nécessitant un effort de réflexion fatigant.
        Paradoxalement les enfants sont moins influencés par le contexte, car leur raisonnement est surtout quantitatif : il cherchent la décision qui permettra d’avoir le plus grand nombre de satisfaction (par exemple la plus grand nombre de bonbons).
        Pour les adultes, le qualitatif intervient autant que le quantitatif et le qualitatif est plus vague, plus sensible à l’environnement et à la présentation des faits. Par ailleurs alors que l’enfant recherche le gain immédiat, l’adulte a une vue à plus long terme. Le nombre et la nature des données influant la décision deviennent plus grands et le choix rationnel est en fait plus difficile et plus sensible à la présentation.
        En vieillissant l’esprit est moins flexible, et par ailleurs on devient plus prudent, plus méfiant. On est donc encore plus sujet aux biais de présentation des données.

        Bien entendu la personnalité des individus va influer sur leurs décisions et le risque de biais. Une personne de préférence cérébrale de décision « L », qui a tendance à analyser logiquement les données, sera moins sensible à la présentation qu ‘une personne de préférence « V », qui va décider selon des critères subjectifs de goûts et valeurs.
        Egalement, une personne est plus ou moins influençable ou indépendante d’esprit. Cette préférence cérébrale sera évidemment très importante quant à nos réactions vis à vis des informations qui nous envahissent.

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    Comment ne pas être trop chargé mentalement ?

     Comment ne pas être trop chargé mentalement ?

           Plusieurs lecteurs de mon article sur l’incapacité de notre cerveau à faire plusieurs tâches à la fois, et la charge mentale et le stress qui en résultent, me demandent comment éviter cet inconvénient.

        Je ne suis pas très bien placé pour répondre à cette question, car, comme je le disais je n’ai pas connu cet afflux de message et de sms et l’emploi des portables professionnel jusque dans la vie privée.
        Certes, en 1990 nous avions dans l’environnement de mon travail, de nombreux ordinateurs et une messagerie interne performante, mais elle était limitée à l’entreprise et donc les messages venaient de ses principaux collaborateurs ou de ses patrons, et étaient limités à une dizaine par jour. Il n’y avait pas de téléphone portable, et hors de l’entreprise, on pouvait emmener des dossiers à lire, mais les communications étaient coupées.
        La charge mentale était donc très raisonnable, et engendrée plutôt par la résolution des problèmes à court et moyen terme, et on avait le temps de réfléchir.
        Je vais donc me baser, pour vous répondre, sur des articles que j’ai lus, sur ce que me disent les gens en activité, et sur le bon sens.

        D’abord il me semble prudent de se ménager des instants de détente et de repos. Il me paraît donc normal que le soir ou le week-end, on coupe les ponts avec son travail. Et je pense que les patrons qui exigent le contraire vont au devant de gros ennuis, d’un burn-out à terme de leurs cadres.

        Le deuxième point est que les ordinateurs, tablettes et téléphones portables ont aussi des avantages : ils permettent d’organiser et de classer. Il faut utiliser ces fonctions pour organiser son temps, et ses bases de données.
        Il existe dans beaucoup d’entreprises des agendas communs qui permettent d’organiser les rendez vous. Encore faut il, sur ces agendas se réserver de « faux rendez-vous », des créneaux que vous vous réservez pour certaines tâches, pour réfléchir aux problèmes.
        La réunionnite est le pire fléau des entreprises. Il faut limiter les réunions aux questions essentielles, et faire à la place des visio-conférences ou plus simplement des demandes d’avis par mails.
        Il existe de nombreux « assistants » qui peuvent vous aider à vous rappeler des choses à faire, à prendre des notes quand une idée vous vient, à scanner et rendre un texte utilisable par reconnaissance de caractère, des logiciels simples pour faire des schémas, ou tracer des courbes à partir de chiffres sur un tableur.
        Les téléphones portables peuvent prendre des photos qui dispensent d’une longue et laborieuse description……

        Un troisième point est de se rappeler qu’on ne peut pas faire deux tâches à la fois. Il faut donc trier les tâches importantes et celles qui ne le sont pas et ne pas s’encombrer de tous les détail mais se concentrer sur l’essentiel
        Il faut aussi trier ce qui est urgent et ce qui peut attendre.
        On a souvent avantage à analyser la démarche de travail au préalable, afin de la décomposer en une série de problèmes successifs, que l’on pourra résoudre, un par un, l'un après l'autre. On ne traitera ainsi que des étapes plus simples, sans les mélanger et en se consacrant exclusivement à chacune.
        Et il faut se rappeler que l’on ne peut agir et réfléchir à la fois et que la réflexion doit précéder l’action.

        Pour ne pas être trop surchargé, il ne faut pas vouloir faire à la fois son travail et celui de ses collaborateurs. Il faut déléguer largement, en donnant des ordres et consignes claires, mais en laissant ensuite travailler et en se contentant de contrôler les résultats, sauf bien sûr si le collaborateur appelle à l’aide, mais il ne faut pas que cela soit habituel, sinon c’est qu’on lui confie des tâches qu’il n’est pas capable d’assumer.

        Ordinateur et smartphones permettent de classer nos données qu’autrefois on ne pouvait mettre que sur du papier et dans des dossiers dans des armoires. Nous avons toutes nos données partout avec nous et sous un faible volume.
        Mais les systèmes de classement des smartphones tablettes et ordinateurs sont frustres et basés sur le tri des noms des dossiers. C’est très bien au début mais très vite ce n’est plus possible de se rappeler ces noms exacts quand vous avez des milliers de documents. il faut donc se créer un classement hiérarchique personnel des dossiers, des sous-dossiers et des autres subdivision. Il n’existe pas de système standard : votre classement est fonction du type de travail que vous avez, des affaires et problèmes que vous avez à traiter.
        A la limite certaines affaires exigent des méthodes de classement différentes, et il faut donc que vous ayez une « table des matières, un dictionnaire de ce classement, qui peut d’ailleurs être à plusieurs entrées. C’est l’avantage du tri des ordinateurs.

        Et pour en revenir aux messages, il ne faut pas se laisser surcharger par leur multitude. Bien qu’étant en retraite, j’ai beaucoup d’occupations bénévoles et je reçois de nombreux messages plus ceux de pub . Alors mon mac m’aide au milieu de ce fatras. Je lui ai donné des consigne précises et il met directement à la poubelle tous les jours quelques dizaines de mails publicitaires. Suivant d’autres critères il classe de nombreux messages en « indésirables » dont je ne lirai que l’origine et l’objet de la liste, juste pour verifier que le caractère indésirable est justifié.
        Ensuite il me regroupe les autres messages entre les diverses affaires, ou personnes à l’origine, et ceux qu’il ne sait pas classer. A moi ensuite de leur donner un degré d’urgence et de classer ceux que le mac a déclaré « inclassables » et notamment à différencier les messages de simple information, de ceux qui réclament traitement et action..
        Cela me permet de traiter les messages urgents, puis ceux non urgents et de consulter lors de temps libres, les messages qui ne vous apportent que de l’information.

        Ce que je viens d’écrire n’est pas original : on appliquait les mêmes règles autrefois, mais on n’avait pas tout l’arsenal d’aides que peuvent apporter les appareils électroniques.
        Par contre on avait davantage qu’aujourd’hui, un (ou une) assistant(e) pour vous aider dans les multiples tâches que l’on avait à faire et cette personne prenait en charge toutes les opérations que l’ordinateur fait aujourd’hui; à condition toutefois qu’on n’hésite pas à les lui confier, à la tenir au courant des ses propres activités, car c’est un travail en symbiose, si l’on veut qu’il soit efficace.

        J’ai trouvé dans une revue, un organigramme imaginé par David Allen, pour trier les tâches à faire. Certes il est simpliste, mais il m’a paru intéressant : vous le trouverez ci-dessous.

    Comment ne pas être trop chargé mentalement ?

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  • les moyens modernes de communication ont plutôt aggravé notre chat-rue mentale.

         Il y a quarante ans, j’avais une équipe importante à diriger, dispersée dans des établissements sur toute la France. Il n’y avait pas encore de micro-ordinateur, ni de messagerie. Les téléphones étaient fixes.
        Pour les choses importantes, nous écrivions des lettres qu’il fallait poster et la réponse n’arrivait que quelques jours après. Alors lorsque une affaire était urgente c’était le téléphone qui servait, mais encore fallait il que son interlocuteur soit dans son bureau. Et on connaissais par cœur plusieurs centaines de numéros de téléphones car on s’en servait souvent et la mémoire apprend par répétition.
        Les communications dans les équipes demandaient beaucoup de temps, entre les réunions, écrire et téléphoner.

        15 ans après, en 1990, nous avions 2000 macintoshs dans l’entreprise et une messagerie interne. Pas encore de téléphone portable et de SMS, mais avec la messagerie quel temps de gagné : on pouvait instantanément envoyer texte, plans, dessins, images et on avait en général la réponse dans la demi-journée ou le lendemain. On soufflait un peu et on avait le temps de réfléchir aux problèmes sérieux.

        Mais quand je regarde la même entreprise aujourd’hui, je constate que l’on manque encore plus de temps qu’il y a quarante ans, avec pourtant tous les moyens électroniques modernes. Entre messages, SMS et téléphone, nous nous sommes habitués à avoir une réponse très rapide et donc il faut répondre très vite. Les massages et les sms encombrent écrans et téléphones, on n’a pas le temps de les traiter tous, on court tout le temps de l’un à l’autre. Ne parlons pas des retours de vacances où l’on retrouve sa boîte saturée de plusieurs centaines de messages !
        Les cadres cherchent tous à traiter le plus de réponses possibles; ils essaient de faire deux ou trois choses à la fois et n’ont plus le temps de réflechir.
        L’ennuyeux c’est que le cerveau ne sait pas faire plusieurs choses à la fois avec une qualité suffisante et l’absence de réflexion suffisante engendre des erreurs.
        Il en résulte une surcharge mentales, un stress permanent, qui parfois conduit au burn-out.

        Le cerveau n’est pas fait pour supporter une charge mentale trop forte et il n’est pas multitâches, contrairement à ce que croient beaucoup de gens.
        La surcharge mentale vient en générale du fait que nous cherchons à faire en même temps plusieurs tâches, qui ne seraient pas forcément compliquées si on les faisait l’une après l’autre. Oui mais on n’a pas le temps !
        Si vous êtes en train d’écrire ou de taper un texte et qu’on vous téléphone, certes vous répondez, mais vous n’écrivez plus et il vous faudra ensuite quelques dizaines de secondes pour retrouver le fil de votre texte. Essayez de lire votre courrier et de répondre au téléphone en même temps : il y aura des « blancs » dans les deux actions.
        D’abord le cerveau ne peut réfléchir et agir en même temps. C’est le cortex préfrontal dorso-latéral qui coordonne et dirige la réflexion et la préparation des actions, (aller chercher des informations et réfléchir à un problème), et c'est le cortex préfrontal ventro-laltéral qui doit coordonner l’action de nos mains, de la parole, écouter et répondre.


        Notre cerveau ne peut réfléchir à deux problèmes à la fois car il doit aller chercher en mémoire des informations qui séjournent quelques instants dans deux mémoires tampons (l’une pour les images, l’autre pour le langage), et elles sont limitées à 6 ou 7 informations en même temps.
        Il ne peut pas non plus mener facilement plusieurs tâches à la fois. Pour certaines tâches simples chaque hémisphère peut en pendre en charge une, mais avec des problèmes de coordination. Dès qu’on veut faire trois tâches, même en morcelant les actes que l’on exécute successivement, l’énergie demandée par le cerveau est telle que la qualité des actions est détériorée.
        Par ailleurs le réseau qui fonctionne même au repos et permet de mener une réflexion, une conversation interne, de créer des images mentales, se désactive automatiquement dès que notre attention se porte sur un objet, une tâche extérieure.
        Nous utilisons pour réfléchir non seulement le cortex préfrontal dorsolatéral, mais encore l’hippocampe et les centres des lobes temporaux pour toutes informations mémorisée, et le précunéus pour la formation des images mentales.

     

    les moyens modernes de communication ont plutôt aggravé notre chat-rue mentale.

            La simple récapitulation avant une réunion, de ce que nous allons avoir à traiter et donc des documents que nous avons à emmener, nécessite l’intervention de ces centres. En outre les informations transitent par les mémoires tampon à cout terme. Si vous devez répondre au téléphone à ce moment, ils vont se polariser sur la conversation et la liste ne pourra être faite.

        Quand nous cherchons à faire plusieurs tâches, même successivement, en faisant de petits morceaux de chacune, certes la commande de l’action est possible, mais on ne peut garder en mémoire toutes les informations nécessaires à chacune d’elle et cela entraine perte de temps et erreurs, et une charge mentale importante et stressante, ainsi qu’une fatigue qui diminue l’efficacité du cerveau.
        De plus, nous ne sommes pas seuls, il faut travailler en équipe et donc les relations sociales doivent se superposer à nos travaux intellectuels et mobilisent d'autres centres du cerveau, le cortex cingulaire, l'insula et les centres amygdaliens notamment, et évidemment le cortex préfrontal ventomédian

    les moyens modernes de communication ont plutôt aggravé notre chat-rue mentale.


       A la limite il peut arriver que le cortex préfrontal, dépassé par les événements et soumis aux centres qui détecte les erreurs, finisse par se sentir incapable de réaliser quoique ce soit et bloque ainsi temporairement.

        La surcharge mentale n’est pas forcément liée à une grande difficulté des tâches à accomplir, mais à leur grand nombre et au fait de devoir les faire dans un temps court, ce qui incite à en faire plusieurs à la fois. Un exemple caractéristique est celui des femmes qui cumulent leur travail professionnel et un trop grande partie des tâches ménagères et de l’éducation des enfants. Cette accumulation de données à gérer, de problèmes et de soucis, et d’actions à accomplir, entraîne une charge mentale le plus souvent excessive.

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         L’article que j’ai fait sur les dangers des connexions internet m’a valu quelques mails inquiets, me demandant comment se protéger des hackers.
        Bien sûr les particuliers risquent moins que les entreprises, et ils n’intéressent pas les hackers de haut niveau et les équipes spécialisées dans les cyber attaques, voire rémunérées par certains états. Mais il existe beaucoup de petits hackers , qui trouvent facilement sur internet des outils pour exercer des malversations et qui espèrent tirer profit de l’intrusion dans nos machines, soit par esprit destructeur ou de puissance, soit surtout pour chercher à tirer un profit financier d’un blocage de machine ou de capture d’informations sensibles.
        Un moindre mal est la capture de nos fichiers d’adresse qui permet d’envoyer des mails à des personnes que nous connaissons , en se faisant passer pour nous.
        Comment éviter cela.?  Deux sortes de mesures sont importantes :

        D’abord au niveau de notre matériel :

            - disposer d’un antivirus, même sur votre téléphone. Il en existe de très bons, gratuits. Personnellement j’utilise AVAST et j’en suis très content. Il m’a bloqué plusieurs fois des tentatives d’infection sur mon Mac.

            - avoir un disque de sauvegarde et l’utiliser au moins une fois par semaine, en ayant soin de couper la Wi-Fi lorsque vous faites la sauvegarde pour ne pas avoir de liaison internet et protéger votre disque. Sauvegarder non seulement vos données mais aussi vos logiciels. C’est long la première fois (au moins 2 heures), mais ensuite le logiciel ne sauvegarde que ce qui a été modifié.
        Cela permet, si on vous fais chanter parce qu’ayant bloqué ou piraté votre machine, de s’en sortir : on réinitialise le disque dur, on charge un nouveau système  vierge et ensuite on recharge tous les logiciels et les données à partir de son disque de sauvegarde (hors connexion internet).

            - ne pas truffer sa machine avec des logiciels de provenance incertaine et se méfier des gadgets et widgets divers. De très nombreux logiciels sous Androïd continnnent des virus qui ensuite piratent des informations sur votre tablette ou téléphone;

            - faire les mises à jour de vos logiciels car elles comportent souvent une amélioration de la protection.

        Ensuite être rigoureux au niveau de certaines habitudes, car c’est nous-mêmes qui sommes notre premier ennemi.

            - le risque principal est celui des messages que ce soit sur l’ordinateur ou sur le téléphone (e-mails ou SMS), et principalement des pièces jointes.
        Méfiez vous de tout message inconnu et notamment de ceux de publicité. En général l’objet suffit pour savoir ce dont il s’agit et n’ouvrez même pas le message, mais surtout pas les pièces jointes, si vous ne savez pas qui vous les envoie.
        Elles risquent de renfermer un virus caché, qui va contaminer votre appareil.
        Attention aux liens que l’on vous demande d’ouvrir dans de tels messages : ils peuvent vous emmener sur un site qui chargera le virus sur votre appareil.
        Notamment si vous voyez surgir, lors de votre navigation sur internet, une fenêtre proposant de cliquer sur un bouton pour gagner un avantage attrayant, méfiez vous; cela chargera peut être un virus sur votre machine.
        Bien entendu ne donnez jamais suite aux nombreux messages à en-tête (fausse mais parfaitement imitée), d’un service officiel, d’une banque, de l’opérateur internet, de la sécurité sociale ou de la mutuelle…. , qui vous demande des informations sur vos coordonnées bancaires, sous prétexte de vous verser de l’argent ou de mise en place de systèmes de sécurité.
        Egalement ne connectez pas une clé USB qu’on vous a envoyé par la poste, « à titre de cadeau publicitaire). On ne sait pas ce qu’elle peut charger sur votre appareil.

            - le deuxième risque important est le piratage de données que vous avez stockées sur votre ordinateur. Ne stockez pas de coordonnées bancaires ou des mots de passe. Bien sûr vous ne pouvez pas connaître par cœur tous vos identifiants et mots de pass, mais il vaut mieux les mettre par écrit sur une carte ou un cahier dans votre tiroir que sur l’ordinateur ou le téléphone.
        N’utilisez pas partout le même mot de passe et utilisez des minuscule, majuscules et chiffres.
    Ne confiez pas tous ces mots de passe à un site extérieur (Apple, Google, opérateur ou autre) qui stockera tous vos mots de passe sur un dossier protégé par un mot de passe unique !

            - ne vous connectez pas à n’importe quel réseau internet, mais n’utilisez que ceux qui exigent un mot de passe de connexion pour votre Wi-Fi.
    Si vous utilisez une connexion ouverte pour naviguer sur internet, ce n’est pas trop risqué, mais par contre ne consultez pas votre compte en banque.

        Et comme je l’avais dit dans mon précédent article, les objets connectés sont particulièrement vulnérables et utilisés légalement comme des espions de vos actes. Mais ils peuvent aussi subir des attaques ciblées, notamment les logiciels des véhicules, car leur protection est actuellement déficiente.

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