• Freud, le conscient et l'inconscient (1)

    Freud, le conscient et l'inconscient

        Les psychologues et les médecins avaient depuis longtemps remarqué que certains phénomènes échappent à la conscience .
        Freud a introduit une conception nouvelle de l'inconscient, car il y place à la fois un certain nombre de données, d'informations, de désirs tenus hors de la conscience, mais aussi l'ensemble des processus mentaux qui empêchent certaines données d'arriver à la conscience et permettent à d’autres données d'y accéder, processus comme le refoulement, les  pulsions, le désir et le plaisir de les satisfaire, mais aussi la possibilité d’y résister par conformité à des règles.
        Ainsi, Freud considère l'inconscient comme à l’origine de la plupart des phénomènes conscients de notre vie.

        Freud a organisé notre psychisme conscient et inconcient en trois entités, organisation qui est encore très utilisée en psychologie.

        Le “Ça” : présent dès la naissance, inaccessible à la conscience, réunit l’ensemble de nos instincts “d’animal”, nos tendances à des pulsions agressives ou sexuelles, de recherche de plaisir et de la satisfaction immédiate, c’est une conséquence de nos désirs refouléset de nos pulsions.
    C’est quelque chose d’individuel, alors que CG Jung, à la même époque, préférait faire référence à un inconscient collectif, résultat de l'évolution au sein de notre civilisation dont les éléments étaient ce qu’il appelait des “archétypes” et n'avait pas de rapport avec le refoulement.
       
        Le “Moi” : en grande partie conscient, il cherche à rendre la vie sociale possible en acceptant les règle de la société, et en évitant les tensions trop fortes du monde extérieur, et en mettant en jeu des mécanismes de défense pour éviter les souffrances : refoulement, régression, rationalisation, etc. .
        Il ressemble à la “Persona”  que décrit CG Jung (cf. mes articles dans la catégorie “psychologie-comportement, notamment les 9 janvier et 30 mai 016)

        Le “Surmoi” : au cours de son enfance et de son adolescence, nous recevons de l’éducation de nos parents, de la société et de notre instruction, de nombreuses règles morales et de savoir-vivre à respecter.
        Dans notre adolescence et en devenant adulte, nous discutons et nous refusons ou nous acceptons ces règles morales ou sociétales en mettant en oeuvre, d'après Freud,  le refoulement qui interdit certaines actions contraires à ces règles.
        Le Surmoi est en définitive l’ensemble des règles acceptées qu’il essaie d’imposer au “Moi”  et si celui-ci ne les respecte pas, il le punit en provoquant le remords et la culpabilité. C’st un “directeur de conscience”, un policier.   

          Les neurobiologistes ne mettent pas en cause cette organisation de notre psychisme, mais ils ont une conception différente et beaucoup plus large de l’inconscient, liée à la mémoire, et à nos innombrables perceptions. Surtout cet inconscient n'est pas une fonction de notre psychisme comme le décrivait Freud, mais il fait partie de tout le cerveau, lié à son fonctionnement conscient et participe notamment à toutes nos décisions et nos réflexions.
         Par ailleurs, ils n’admettent pas la notion de refoulement, mais parlent de “blocage”. Mais l'inconscient est surtout actif et son rôle de blocage est rare.

         Pour eux le "ça" a un caractère biologique et génétique et donc à la fois individuel et collectif, lié à l'évolution. Ce ne sont pas des données, mais des tendances physiologiques et psychologique, qui engendrent des comportements, partiellement inconscients et conscients.

        Ce sera le sujet de mon prochain article.

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