•    On ne nait pas intelligent : c'est l'éducation et l'instruction qui forme notre esprit et nous rend intelligent.
       Mais pour que nous puissions nous développer il faut que certains centres de notre cerveau se soient dévloppés correctement chez l'embryon , notamment les centres d'apprentissage.
      On n'a donc jamais pu isoler des "gènes de l'intelligence", mais par contre 
    on sait que certains gènes sont indispensables au développement intellectuel normal. Si de tels gènes subissent une mutation dans l'ovule fécondé, l'enfant risque de souffrir d'une déficience intellectuelle. 

    Savez vous que ce sont les femmes qui sont les “vestales biologiques” de l’intelligence.?
        Cela mérite quelques explications quand même !
        Ces explications sont principalement tirées des études de Horst Hameister, professeur de génétique et chercheur à l’université d’Ulm.

        Un petit rappel préalable de génétique très simple :
        Les femmes et les hommes ont, dans chacune de leurs cellules, 23 paires de chromosomes dont deux chromosomes dits “sexuels” car ils déterminent le sexe de l’enfant. 
        Les femmes ont deux chromosomes X, tandis que les hommes ont un seul chromosome X et un chromosome Y.        
        Le chromosome Y, de petite taille, intervient principalement dans la régulation du développement sexuel de l'homme. Il ne contient qu'une quarantaine de gènes.     
        Le chromosome X, au contraire, est un chromosome de longueur presque normale, portant environ 1 200 gènes.
        Au moment de la production des gamètes, chacune d’entre elle ne contient plus qu’un chromosome de chaque paire et l’oeuf fécondé reçoit donc à nouveau 46 chromosomes, 23 provenant du père et 23 de la mère.
        Si l’homme a transmis à l’enfant son chromosome X, c’est une fille et s’il a transmis son chromosome Y, c’est un garçon.
        Pour ceux et celles qui ont été au lycée, cela n’est qu’un petit rappel de SVT    

        Les facultés intellectuelles dépendent d'une multitude de facteurs, dont l'environnement familial, l'éducation reçue et le patrimoine génétique. 
        Ce dernier aspect est encore mal connu, mais on sait que certains gènes sont indispensables au développement intellectuel normal. Si de tels gènes subissent une mutation dans l'ovule fécondé, l'enfant risque de souffrir d'une déficience intellectuelle. 
        Par ailleurs, les gènes de l'intelligence sont répartis différemment chez les femmes et chez les hommes.
        De tels gènes sont localisés sur le chromosome X, le chromosome sexuel féminin. Ces gènes sont effectivement environ quatre fois plus fréquents sur le chromosome X que sur les 44 autres chromosomes de l’être humain. 

        Une femme a deux copies du chromosome X, un homme une seule, ce qui explique une observation établie depuis des siècles : il y a bien plus d'hommes que de femmes atteints de déficiences intellectuelles. Rien d'étonnant à cela, dans la mesure où les femmes ont deux chromosomes X : même si des gènes portés par l'un des deux chromosomes sont défectueux, l'anomalie peut être compensée, totalement ou en partie, par les gènes homologues portés par le chromosome sain. 
      http://lancien.cowblog.fr/images/Prefcerebrales/QIHomfem.jpg  Si les gènes présents sur le chromosome X déterminent réellement certains traits de l'intelligence, alors une combinaison très favorable de ces gènes sur l'unique chromosome~, de l'homme devrait lui conférer une intelligence supérieure. Au contraire, chez une femme, la supercombinaison, pour être efficace, devrait être reproduite sur ses deux chromosomes, ce qui est moins probable. Il devrait donc y avoir plus d'hommes intellectuellement déficients,. mais également plus d'hommes supérieurement intelligents. 
        Effectivement la répartition des QI des hommes (en bleu) et des femmes (en rouge) montrent que la courbe de Gauss correspondant aux hommes est plus étalée: on trouve plus de valeurs extrêmes (très supérieures à la moyenne ou très inférieures) que chez les femmes.    

        Il est intéressant d’examiner les liens entre l’évolution et cette prédominance du chromosome X en matière d’intelligence.
        Pourquoi le chromosome X contient-il tant  de gènes responsables des capacités cognitives? 
        Horst Hameister pense qu'il aurait accéléré l'évolution de l'espèce humaine. L'évolution de l'homme à partir des anciennes lignées de singes, résulte en grande partie de son intelligence, et elle a été très rapide au cours des deux derniers millions d'années. 
        Cette rapidité peut s'expliquer si l'on considère que les gènes responsables du développement du cerveau sont concentrés sur le chromosome X : dès qu'une combinaison favorable de gènes de l'intelligence est présente sur un exemplaire du chromosome X, l'individu mâle qui en est doté jouit de cet avantage, et est sélectionné. L'espèce conserve ainsi cet acquis et le transmet aux générations ultérieures. 
        Ce schéma simple est séduisant, mais il demande cependant une condition : que la femme choisisse son partenaire en fonction de son intelligence et non de sa force et de sa beauté.
        J’avoue qu’en écoutant les chagrins d’amour de certaines de mes correspondantess, je suis assez sceptique sur ce point, mais après tout ce ne sont que des amourettes (je sens que je vais recevoir pleins de mails furieux !! IoI)
        Il semblerait donc que nous devions notre intelligence à des femmes ayant peuplé l'Afrique il y a plusieurs millions d'années, et qui ont commencé à choisir leur partenaire partiellement en fonction de leurs capacités intellectuelles.

        Pour compléter maintenant ce que je vous ai dit initialement en matière de SVT, sur l’héritage par chaque gamète d’un seul jeu de chromosomes (23) et ses conséquences en matière d'intelligence.
        Avant de se séparer pour être attribués à des ovules, les chromosomes féminins X se croisent et s'échangent des fragments d'ADN Des «gènes d'intelligence», initialement répartis sur deux chromosomes, peuvent ainsi se retrouver, après recombinaison, localisés sur un même chromosome X.
    . La mère peut alors transmettre une « super-combinaison » particulièrement avantageuse à sa descendance, ce qui confère une intelligence supérieure à son fils. En revanche, sa fille, même si elle reçoit la supercombinaison, aura un second chromosome X, issu du père, qui sera probablement « normal» : l'effet de la super-combinaison en sera atténué. 
        À la génération suivante, le fils à l'intelligence supérieure transmettra la supercombinaison de son chromosome X exclusivement à ses filles, mais jamais à son fils. (voir schéma ci dessous)

        Voilà pourquoi les femmes sont les vestales de notre intelligence !

    Les femmes sont les vestales, gardiennes de l'intelligence humaine.

     

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  •           Quelques mots d'abord sur des bestioles (insectes) que je trouve souvent dans mon jardin en Bretagne : les phasmes. J'ai dû utiliser ce mot dans un article sur les phobies, et on me demande ce qu'est cet insecte

            "Phasme" provient du grec phasma signifiant "apparition" ou "fantôme", caractérisant leur capacité à se confondre avec leur milieu c'est à dire leur mimétisme; Les bretons les appellent aussi "bâton du diable" ! lool
            Mais ils sont totalement inoffensifs. Vous pouvez les toucher.
           
            Il y a plus de 300 espèces de phasmes dont le “phasme gaulois” qui vivent dans mon jardin. Ils pondent des oeufs, mais je n'ai jamais vu de “bébé phasme”.. Il grandit en muant toutes les 3 semaines et vit  environ 8 mois
            Les phasmes vivent surtout la nuit. Le jour ils se cachent.
            Ils ont une carapace cormée très dure, 6 grandes pattes munies de “crochets”et des antennes segmentées recouvertes de poils sensoriels aux multiples fonctions : odorat, goût toucher, ouie. Ils n'ont pas d'ailes et se déplacent lentement, mais peuvent sauter un peu comme les criquets.
            Ils mangent des herbes et des feuilles de plantes du jardin.
            Les oiseaux et les mulots les mangent ainsi que les mantes religieuses ou les fourmis
            Pour survivre sans se faire manger,, ils se fondent dans leur environnement en imitant à la perfection des brindilles, des feuilles mortes ou vertes. (homotypie et homochromie :même forme, même couleur)
            Mais s'ils sont sur un support non naturel la chose est plus difficile :

            La première photo a été prise sur la porte du garage. Le phasme essayait d'être blanc

    mais c'était trop difficile.

    J'ai des phasmes et des mantes religieuses pour ami(e)s

            Dans la deuxième photo, il était allé se poser sur le manche de mon balai. Là c'est du bois et il sait en prendre la couleur

    J'ai des phasmes et des mantes religieuses pour ami(e)s

            La troisième photo est curieuse car le phasme est sur une vitre d'une fenêtre à l'intérieur du séjour,  et il y a derrière des buissons et des arbres verts. Alors le phasme est devenu vert. et on le distinguait à peine
            Alors pour le voir, je l'ai pris par dessous, en me couchant sur le carrelage et on ne voit pas le jardin mais uniquement  la vitre tansparente qui reflète le plafond blanc et le phasme s'est “fait avoir”, son camouflage n'a pas leurré mon appareil photo ! (la tête est en bas).

    J'ai des phasmes et des mantes religieuses pour ami(e)s

           Quelques photos également de mantes religieuses, insectes carnassiers qui mangent les phasmes. Elles sont surtout connues par le fait qu'elles mangent leur mâle après l'accouplement. Elles ont une tête assez terrible et de solides mandibules.

    J'ai des phasmes et des mantes religieuses pour ami(e)s

    J'ai des phasmes et des mantes religieuses pour ami(e)s

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  •      Regardez ce chat et dites moi ce que vous remarquez !

    Pourquoi certaines personnes ont elles les yeurx "pairs" ("vairon")

         Ses yeux sont de couleurs différentes.

         Avant de parler d'yeux de couleurs différentes, je voudrais vous expliquer simplement pourquoi nos yeux ont une certaine couleur.

        D'abord regardez le schéma d'un oeil : il ressemble à celui d'un appareil photo. :
    le cristallin c'est le zoom qui ajuste la distance de vision pour que l'image soit nette, la rétine c'est la pellicule photo-sensible ou les micro-capteurs de l'appareil numérique, et l'iris, le diapragme : c'est un muscle dont le diamètre varie, qui contrôle la quantité de lumière qui entre dans l'oeil par la pupille, celle ci étant l'objectif de l'appareil, derrière la cornée, sorte de “capot” protecteur transparent..
        L'iris contient des pigments qui lui confèrent une certaine couleur. 
        Par contre vous ne connaissez peut être pas la “sclérotique”, cette membrane solide qui entoure et protège l'oeil et que l'on voit dans le "blanc" des yeux, et la “choroïde”, (en rouge sur le schéma), une membrane entre la sclérotique et la rétine.
        Cette choroïde a de multiples propriétés
        D'abord elle contient de multiples vaisseaux sanguins et nourrit donc les cellules de la rétine et de l'iris.
        Très pigmentée elle va participer à la coloration des yeux.
        Partiellement transparente, mais réfléchissant certains rayonnements (notamment l'infra-rouge), elle protège la rétine contre des effets thermiques, rend l'intérieur de l'oeil analogue à la chambre noire d'un appareil photographique, et réfléchit et diffracte plus ou moins de lumière suivant les espèces animales et les individus.
        Chez des animaux comme le chat, elle a un grand pouvoir de réfraction et renforce donc considérablement la sensibilité de l'oeil, qui par ailleurs possède davantage de bâtonnets sensibles aux faibles lumières. Le chat voit donc assez bien dans l'obscurité, là où l'homme ne voit rien.
        Lorsqu'on photographie un visage au flash, l'iris n'a pas le temps de se fermer suffisamment, et la choroïde protège la rétine en réfléchissant l'excès de lumière reçue et l'on voit alors les vaisseaux sanguins qui la tapissent : c'est l'origine des “yeux rouges” des photos au flash.

    Pourquoi certaines personnes ont elles les yeurx "pairs" ("vairon")

        La couleur des yeux est due aux pigments qui existent principalement dans l'iris, mais aussi dans la choroïde, le principal pigment de l'iris étant la “mélanine”, de couleur noire, mais d'autres pigments interviennent à un moindre degré.
        La densité de ces pigments est variable et c'est leur répartition qui donne la couleur de l'oeil, exactement comme votre imprimante couleur reconstitue les diverses couleurs par le mélange d'une multitude de petits points de trois couleurs primaires dont les densités par unité de surface varient.

        La couleur de vos yeux est essentiellement héréditaire, c'est à dire transmise par les gênes du père et de la mère. Ces gènes composés d'ADN, donnent naissance à des ARN (acides ribo-nucléiques messagers), qui permettent la synthèses de protéines (on a dû vous apprendre cela au lycée!).
        Parmi les protéines, l'enzyme tyrosinase permet d'accumuler plus ou moins de mélanine au moment de la formation et de la croissance de l'oeil.

        Si une personne est démunie de tyrosinase, (raison génétique), son oeil est dépourvu de mélanine. Son iris et sa choroïde seront incolores et on ne verra que les vaisseaux sanguins.
        En général en l'absence de mélanine, la personne aura des cheveux blancs ou blonds très clair. C'est pourquoi les “albinos” ont les yeux rouges.
       
        Les enfants naissent sans mélanine, aussi ont ils les yeux bleus. S'ils ont le gène "bleu",, leurs yeux resteront de cette couleur. S'ils ont le gène "marron", (qui est dominant alors que le gêne bleu est récessif), celui-ci va s'exprimer ensuite, et permettre la coloration de l'iris, par production de mélanine en plus ou moins grande quantité, ce qui donnera des variantes de coloration.
        En fait les gênes "yeux bleus" ou "yeux marron" ne sont pas les seuls à intervenir (c'est une simplification faite dans les cours de génétique du lycée). Il est responsable à 75% de la couleur des yeux, mais d'autres gênes interviennent, notamment pour induire la quantité et la répartition de mélanine et également pour la couleur verte des yeux.

        Les personnes aux yeux bleus ne possèdent pas de mélanine dans l'iris (elles en ont quand même un peu dans la choroïde). La couleur bleue n'est pas le fait d'un colorant.
        L'œil apparaît alors bleu pour la même raison que l'eau profonde nous apparaît bleue. L'iris disperse la composante bleue de la lumière plus que les autres couleurs qui sont partiellement absorbées. L'iris semblera alors bleu puisque c'est surtout le bleu qui sera réfléchi notamment par la choroïde.
       
        Pour les yeux noirs / marron / bruns / gris, c'est une question de densité du colorant (la mélanine). Pour cela, le gène "marron" détermine que de la mélanine sera synthétisée dans l'iris. En plus de ce gène, il y a plusieurs autres gènes qui interviennent pour déterminer dans quelle partie de l'iris, et en quelle quantité, cette mélanine sera produite. D'où des variations dans l'intensité de la coloration.

        Pour les yeux verts ou verts avec souvent des reflets dorés, c'est un autre gène qui intervient à la manière du gêne bleu (récessif).

        Enfin pour les yeux “pers” ou “vairons” c'est à dire de couleurs différentes, on pense que c'est le plus souvent une mutation d'une cellule au niveau embryonnaire, cellule qui sera à l'origine d'un des deux iris, dont la couleur sera alors différente de celle “prévue” à l'origine et qui est celle de l'autre oeil.

        La génétique qui détermine la couleur des yeux est différente suivant les espèces animales.
        Elle est plus compliquée pour le chat. Il semblerait qu'elle mette en jeu quatre couleurs, dont le jaune qui serait un gène dominant. C'est pourquoi beaucoup de chats ont les yeux jaunes ou jaune-vert. Certains ont aussi les yeux bleus (absence d'autres colorants).
        Les yeux pers sont assez fréquents et peut être dûs à un gène qui empêche le colorant de s'exprimer dans un oeil (un oeil jaune ou vert et l'autre bleu comme le chat de la photo en début d'article.).

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  • Quand le "non cheval" est il devenu un cheval ?

              Certaines personnes ont l'esprit compliqué. 

              Un élève de terminale L était torturé par les notions "d'être" et de "non-être"  (j'ai encore quelques souvenirs de Kant, mais cela date de terminale, il y a 71 ans!) et il me demandait : quand le "non-cheval" est il devenu un "cheval" lors de l'évolution.?
              Question tordue !!!

              En fait la question ne se pose pas parce que le cheval est antérieur à l'homme sur cette terre et donc il existait avant que l'homme ne parle et ne l'appelle cheval.
              Quant à l'évolution de la "bête cheval", comme celle de tous les animaux, elle est progressive (voir Darwin) avec une sélection progressive des espèces les mieux adaptées.
              Mais si la question intéresse certain(e)s d'entre vous, je vais recopier ici un article que j'ai trouvé sur une revue animale.

    Nota : j'ai pris cette photo aux haras de la ville d'Hennebont dans le Morbihan. Si vous passez dans cette ville, je vous conseille de visiter ces haras. C'est très intéressant et l'été on assiste à des démonstrations équestres époustouflantes.
    Il y a également à Hennebont un très beau château fortifié, une belle cathédrale et un jardin botanique intéressant, le tout au bord d'une jolie rivière.

     

                           Les origines du cheval

            D'où vient le cheval ? Quand est-il apparu pour la première fois sur la terre ? Ces deux questions reviennent souvent à l'esprit des amateurs d'équidés. Mais, en l'état actuel de nos connaissances, il est assez difficile de répondre à ces interrogations.

            Au plus ancien que l'on puisse remonter, on sait que les mammifères existaient déjà sur terre depuis au moins cent millions d'années. Au début du tertiaire, un animal de la taille d'un renard, possédant quatre doigts aux membres antérieurs et trois doigts aux membres postérieurs, peut être considéré comme l'ancêtre du cheval. Baptisé Eohippus, cet animal est le premier maillon de toute une chaîne d'évolution qui, en quarante millions d'années, aboutit à notre cheval actuel.

            A l'aube du quaternaire, alors que l'homme va bientôt faire son apparition sur terre, les caractéristiques du cheval sont établies. La rencontre entre l'homme et le cheval peut avoir lieu ! Ensemble, ils vont traverser les âges, étroitement liés et associés à l'histoire. Conscient des immenses services que le cheval peut lui rendre, l'homme va le préserver de l'anéantissement. Mieux ! Il aidera même à son évolution en développant et améliorant la race.

         Aucun autre animal, pas même le chien, n'aura autant influencé et marqué la société humaine. On pense généralement que la domestication du cheval date du néolithique, à l'âge de la pierre polie. Vivant en troupeau dans la Djoungarie, au pied des monts Alta, en Mongolie, le cheval de Prjewalsky est l'ancêtre vivant de tous les chevaux actuels. Même si certains scientifiques attribuent cette paternité au tarpan de la Russie méridionale. Mais les découvertes de fresques rupestres dans les grottes de Lascaux, en France, semblent donner raison au défenseur du cheval mongol. Ces dessins indiquent que le premier rapport entre le cheval et l'homme était avant tout alimentaire. Les hommes ont apprivoisé les chevaux pour pouvoir les garder autour de leur village comme réserve de nourriture.

        C'est en Chine que l'on trouve les premières représentations d'une utilisation rationnelle du cheval. Vers 3500 ans avant Jésus-Christ, le cheval est vénéré comme un dieu et l'empereur de Chine s'adresse à lui régulièrement. Les premiers chars à deux roues tirés par deux chevaux datent de la même époque, et c'est d'ailleurs aux Chinois que l'on doit l'invention de la selle, des étriers et des éperons.
    D'invasion guerrière en invasion guerrière, les Chinois, puis les Perses, les Egyptiens, les Grecs et les Romains vont apporter au monde entier les nouvelles techniques pour utiliser les chevaux.



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  •            J’ai lu, dans les revues « La Recherche » et «  Sciences et Avenir » deux articles sur les fourmis Matabele, qui m’ont amusé et je vais essayer de les résumer.

     
            Les fourmis africaines Matabele, de redoutables guerrières, sont carnassières et elles adorent manger des termites, pourtant plus grosses qu’elles (mais nous mangeons bien des vaches).

              Des éclaireuses partent localiser les fourmilières des termites et lorsqu’elles viennent rendre compte de leur découverte, une colonne de guerrières de plusieurs centaines de soldats et de plusieurs dizaine de mètres de long, par à la chasse aux termites.
    Les secouristes Matabele

              Les petites fourmis noires Matabele tuent des termites et des Matabele « forts des Halles » vont prendre en charge ces cadavres pour les mettre dans les réserves de nourriture de leur antre.
              Mais les termites ne se laissent pas faire, et leurs soldats sont pourvus de fortes mandibules et ils essaient de couper les pattes des fourmis Matabele (qui, comme tout insecte en ont six).
    Sur la photo ci-contre les fourmis Matabele tuent une termite rouge.

              Parmi les soldats Matabele, il y a donc des blessés; certains ont perdu une ou deux pattes; d’autres quatre ou cinq. Ces fourmis blessées émettent un signal d’alerte pour être localisées. Ce n’est ni un signal radio, ni un signal sonore, mais des produits chimiques, provenant de leur glande mandibulaire : des sulfures de diméthyle. Cela a une odeur très forte de chou cuit et a un seuil de détection très bas, de telle sorte que les fourmis valides le détectent à distance.

              C’est alors qu’accourent des fourmis infirmières, au secours des blessés; (voir la seconde photo ci contre, mais vous remarquerez que ces fourmis ne sont pas règlementaires sur le champ de bataille : elles n’ont pas de brassard à leur patte avec une croix rouge LOL), mais il y en a beaucoup de blessés, alors, comment faire le tri.
              Le premier réflexe des fourmis blessées est de se remettre debout sur leurs pattes : c’est un réflexe de sauvegarde. Celles auxquelles il manque 4 ou 5 pattes ne peuvent pas. Trop blessées elles ne peuvent survivre et les infirmières les laissent mourir. Mais elles ne les euthanasient pas : il y a fort à parier que ces fourmis infirmières ne soient pas douées d'empathie.
             Par contre les fourmis auxquelles il manque une ou deux pattes sont debout et les fourmis infirmières les soutiennent jusqu’à la maison (voir la photo ci dessous où une géante secouriste Matabele soutient un blessé pour le ramener à la fourmilière.)

    Les secouristes Matabele

              Toutefois elles ne font pas que cela : elles lèchent les plaies plusieurs dizaines de fois, pendant une à deux minutes, avec de l’acide formique, qui est un excellent désinfectant, empêchant ainsi des infections, ce qui permet une probabilité de survie de plus de 80%.
    Mais certaines des fourmis moyennement blessées ne sont pas détectées par les secouristes. Alors elles rentrent comme elle peuvent, « à pattes », et sans traitement anti-bactérien, qui leur sera cependant prodigué à leur arrivée à la fourmilière. Mais leurs chances de survie sont moindres : elles meurent dans 32% des cas.

              Une étude sur de nombreuses campagnes des fourmis Matabele a été publiée en 2017 par des chercheurs de l’université de Würtzburg en Allemagne, sous la direction de Erik Frank.

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