•           Tous les ans, quand arrive le Bac, j'ai l'habitude de lire les divers sujets et d'y réfléchir.
    Je n'ai en général pas de difficulté à résoudre les problèmes de maths et de physique-chimie, mais les sujets de philo me demandent plus de réflexion.
              je vais essayer de vous faire part, en plusieurs articles, de ce que m'inspirent les sujets de 2016 
              Ce ne sont, en aucun cas des corrigés. J'ai oublié beaucoup de ce que j'ai appris au lycée sur les pansées des philosophes, et par contre j'ai acquis une certaine expérience de la vie. Mes propos n'ont donc aucune prétention scolaire.

               Cette année, les sujets de philosophie du bac étaient les suivants :

             -  Le désir est-il par nature illimité ? (L)
              -  Savons-nous toujours ce que nous désirons ? (ES)
              - Faut-il démontrer pour savoir ? (S)
              - Pouvons-nous toujours justifier nos croyances ? (Tech)
              - Nos convictions morales sont-elles fondées sur l’expérience ? (L)
              - Pour être juste, suffit-il d’obéir aux lois ? (Tech)
              - Pourquoi avons-nous intérêt à étudier l’histoire ? (ES)
              - Travailler moins, est-ce vivre mieux ? (S)

              Mais dans ma réflexion , je me suis rappelé la "pyramide de Maslow", et je ne suis pas certain que vous la connaissiez.  Alors je vais en parler en quelques lignes :

     Abraham Maslow est un psychologue qui a publié en 1943, une « pyramide » des besoins humains, qui sont sources de motivation et qu’il classe en cinq niveaux successifs hiérarchisés, chaque niveau inférieur devant être relativement satisfait pour que le suivant apparaisse.

     


        
                     - les besoins physiologiques de vie :(respirer, se nourrir, la santé physiologique…), nécessaires pour survivre
    Des moyens sociaux répondent à cette nécessité : rémunération, sécurité sociale, magasins, hôpitaux….).
        À mesure qu'une personne croît et se  développe, elle est de plus en plus en mesure de  satisfaire ses besoins physiologiques; toutefois les enfants, les jeunes, les personnes  âgées, les pauvres, les malades et les  handicapés dépendent souvent des autres (au moins financièrement), ce qui leur pose problème. 

                 - les besoins de sécurité : (physique, psychologique, économique), de propriété (avoir des  choses et des lieux à soi) et de maîtrise de l'environnement (pouvoir  sur ce qui nous entoure).
        La police, la justice, les assurances, mais aussi la famille, la stabilité professionnelle, les communautés étatiques, les entreprises y contribuent.

                   - les besoins sociaux d'affectivité : (être  accepté tel que l'on est, recevoir et donner amour et  tendresse, avoir des amis et un réseau de communication  satisfaisant), d'estime de la part des autres (être  reconnu comme ayant de la valeur) et d'appartenance (acceptation des autres avec leurs différences, appartenance à un groupe).
        Chez l'enfant sont essentiels l'amour de ses parents et de sa famille, la compréhension, l'estime les encouragements et la confiance de la part des parents et des amis ainsi que l'appartenance à sa famille, à un goupe de copains et à des “clubs” d'activités.
            Chez l'adulte il s'agit de sa vie en société et notamment au travail. Le besoin de compétences, d'un poste satisfaisant, d'exercer un pouvoir relève de ce niveau.

                 (estime de soi même, , considération des autres); sentiment d'être utile  et d'avoir de la valeur, point de départ de l'acceptation de soi et du développement de  l'indépendance. Besoin de liberté et de responsabilité qui concrétise l'estime des autres et de soi. 
        C'est un besoin de développement, mais aussi de conservation de son identité et de son autonomie. Les aspirations à la connaissance, à la formation, au développement de carrière en font partie.

               - au sommet de la pyramide, la  réalisation de soi : (accroître ses connaissances, développer ses valeurs, résoudre des problèmes compliqués, innover,  créer de l'utile et du beau, avoir une vie  intérieure) 
        On pourrait résumer cette attente par :  "deviens qui tu es ".
        Mais elle explique l'attachement des personnes aux valeurs religieuses, morales, à des tâches sociales ou humanitaires ....
        Ceci nécessite une compréhension cognitive  (nouveauté, exploration, connaissance) et des besoins  esthétiques (musique, art, beauté, ordre).
        Cette réalisation suppose un but, qui n'est jamais  complètement atteint et l'homme, plus ou moins insatisfait recherche toujours davantage. 

              

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             J’ai quelques correspondant(e)s qui sont lycéen(ne)s, et qui ne se plaisent pas trop au lycée, car ils trouvent que l’enseignement de « culture générale » est sans intérêt.

     Je comprendrais très bien leur point de vue s’ils étaient attirés par de l’enseignement concret d’un métier, et ils faudrait alors qu’ils se dirigent vers l’enseignement technique, qui leur serait plus approprié.

     Mais il n’en n’est rien; ils détestent tout autant le travail manuel, si ce n’est taper sur un clavier pour écrire sur Facebook ou envoyer un SMS.

     En fait pour eux la « culture générale » est une chose inutile.

     Je ne suis pas d’accord sur ce point de vue, et pourtant le contenu de l’enseignement actuel est bien moins un enseignement général qu’autrefois.

     

     Qu’est ce que la culture générale ? : C’est « l’ensemble des connaissances sur l’histoire, la littérature, la philosophie, les sciences et les arts que l’on devrait posséder au sortir de l’adolescence et à l’entrée de l’âge adulte », (dictionnaire de l’Académie).

     C’est en quelque sorte un ensemble de connaissances et de savoir-faire importants pour vivre dans la société humaine.

     Je suis d’accord avec cette définition mais elle me semble restrictive.

     Certes tout au long de ma vie, l’éducation que m’avait donnée mes parents et grands-parents et l’instruction que j’ai eue dans le primaire et le secondaire, m’ont beaucoup plus servi que les études supérieures que j’ai faites ensuite, qui m’ont surtout été utiles dans mon métier ou pour comprendre mes lectures scientifiques.

     Peut être l’enseignement était il plus concret autrefois, mais il ne se passe pas de jour où je n’utilise les vieux savoirs que j’ai appris à l’école.

     

     Mais ces connaissances, ce savoir ne sont qu’une partie de l’intérêt de la culture générale. Elle est avant tout destinée à nous rendre « intelligents ».

     La culture nécessite l’effort de comprendre, de juger, de trouver les liens, les causes et les effets entre les événements et les théories ou les savoirs. La culture nous empêche de généraliser hâtivement et de façon erronée, elle nous permet aussi de ne pas suivre les idées trop simplificatrices, ou trop alléchantes pour être plausibles.

     Les sciences nous apportent le doute, la logique, qui permettent de remettre en cause, de réfléchir, d’analyser, puis de faire des hypothèses, de les vérifier et de reconstruire, souvent autrement et de synthétiser. Elles stimulent la curiosité intellectuelle, et nous poussent à vouloir comprendre comment « fonctionnent les choses ».

     Le biologique et la psychologie nous apprennent, certes de façon sommaire,  comment nous fonctionnons nous mêmes, nous, notre corps et notre cerveau

     La littérature et la philosophie nous font sortir de notre pensée, nous montrent ce que pensent les autres sur les questions existentielles. Elles nous montrent les divers points de vue, nous empêchent d’être sectaires, nous apprennent la tolérance, mais aussi nous stimulent l’imagination.

     Autrefois de la sixième à la terminale, on lisait et expliquait des « morceaux choisis » d’un très grand nombre d’auteurs. Même si je ne me rappelle pas tout le contenu, qui est énorme, cela m’a ouvert l’esprit. J’ai appris à penser autrement, à ne pas croire que je détiens la vérité, à admettre et à essayer de comprendre la pensée des autres.

     Et l’enseignement artistique, malheureusement assez succinct dans le secondaire, m’a quand même appris à apprécier le dessin, la peinture, la sculpture et la musique et à connaître les noms et quelques oeuvres de nos grands artistes passés..

     

     La culture générale a un troisième effet très important : elle nous permet de vivre agréablement. Si je n’avais acquis aucune curiosité intellectuelle, si je n’avais pas appris à aimer les sciences, les lettres et les arts, je me serai ennuyé dans ma vie et je serais passé à coté de bien des plaisirs.

     Sans ce qu’elle a éveillé en moi au plan scientifique, littéraire et artistique, je n’aurais pas trouvé mon métier aussi intéressant, je n’aurais pas connu les joies de maintes lectures, je n’aurais pas visité les musées de tous les pays où j’ai eu la chance d’aller, je n’aurais pas assisté à des concerts de toutes sortes.

     

     Enfin, dernier bienfait l’enseignement de la culture générale, en même temps qu’elle éveille notre intelligence et notre curiosité intellectuelle, elle développe notre capacité de mémorisation et elle nous apprend les méthodes qui permettent de poursuivre l’acquisition d’autres connaissances, d’autres savoir. 

     J’avais des collaborateurs de métiers très divers. Pour coordonner leurs efforts il fallait que je comprenne leur travail, donc que j’apprenne un minimum de connaissances de leur spécialité. Par ailleurs, j’ai comme tout le monde des « dadas » qui me plaisent et pour lesquels je souhaite accroître mes connaissances.

     Et même dans le domaine manuel du bricolage ou du jardin, c’est elle qui me permet de joindre la théorie et la pratique, de comprendre les savoir-faire et aussi de recevoir des conseils pour la partie strictement manuelle.

     

     Bref l’apport de l’enseignement général est immense, pas uniquement par les connaissances qu’il apporte, mais surtout par la formation de notre esprit, de ses capacités,  et de notre façon de penser. Cela, quand on est jeune, on ne s’en rend pas compte, et pourtant c’est essentiel.

     L’ennui c’est qu’apprendre demande un effort et de l’attention, et c’est fatigant, beaucoup plus que de taper des SMS ou de discuter sur Facebook.

     

     

     

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    Quand aurons nous un ministre de l'Education Nationale intelligent ?

         Notre Président de la République est sûrement plein de bonnes intentions et de bonne volonté, mais il s’entoure très mal. Un ministre doit être compétent dans le domaine qu’il dirige.
        Ce n’est pas le cas de madame Najat Vallaud-Belkacem, qui est certainement méritante notamment d’être arrivée malgré ses origines, ce qui a dû lui demander beaucoup de travail, mais c’est malheureusement une utopiste, qui vit dans l’idéal et n’a pas conscience de la réalité de la vie universitaire, ni de la simple pédagogie.
       Ne faire qu'une carrière uniquement politique, déconnecte complètement des réalités de la vie de tous les jours et il vaudrait mieux qu'un ministre de l'Education Nationale y ait un peu travaillé pour connaître les problèmes Et elle aussi, s'entoure de mauvais conseillers, qui n'ont sans doute jamais enseigné de leur vie, à douter même qu"'ils soient parents d'élèves..

        Déjà le ministre précédent avait pondu une réforme de l’enseignement primaire ridicule.
        Alors que nos enfants ne savent plus le français et l’orthographe, pas plus que les tables de multiplication, au lieu d’augmenter les heures des disciplines fondamentales, de promouvoir plus de lecture, de dictées et d’entraînement de la mémoire en apprenant par cœur les fondamentaux, il a prévu d’augmenter les travaux qui ressemblent à des distractions ou des détentes de cour de récréation ou de garderies, et qui coûtent énormément aux communes, et mobilisent des instituteurs ou des intervenants qui seraient mieux utilisés à faire des cours supplémentaires et très pragmatiques de français et de maths.
        L’école primaire continue de former des enfants inaptes à suivre l’enseignement secondaire, parce que ne maîtrisant pas assez la compréhension de la langue, peinant à faire les quatre opérations et incapables de résoudre un problème d’arithmétique.

        La réforme du collège de madame Vallaud-Belkacem est tout aussi ridicule. Le rapport du comité des Programmes (que j’ai lu soigneusement : voyez mon article sur la novlangue de l’Education Nationale, du 28/4/2015) collectionne les clichés de psycho, en ignorant totalement les avancées concernant le fonctionnement du cerveau humain, et accumule les objectifs vagues et utopiques, en négligeant des résultats précis et objectifs.
        L’élève n’est plus là pour apprendre et surtout pour former son intelligence, mais pour se sentir bien, et je cite « manifester sa sensibilité » et « questionner le monde ». On prend les élèves pour des écrivains philosophes, tout cela s'opérant au nom de la « liberté pédagogique de l’enseignant » et de la liberté de l'enfant qui doit être « créatif".
        Il n’est plus question de former sa mémoire, de le confronter aux auteurs anciens pour apprendre à comparer et discuter les idée, ni de donner des objectifs pratiques aux sciences.
        Par contre on peut lire qu’il faut « explorer différentes modalités de représentation par des mediums et techniques variés pour jouer des écarts et des effets produits à des fins expressives. » (il ne s’agit tout de même pas des médiums qui disent la bonne aventure !)

        Je suis tout à fait d’accord pour former les élèves à l’emploi de l’ordinateur, mais il faut d’abord savoir écrire à la main, lire un livre et faire du calcul mental.
        Le Conseil a l’air de croire qu’il suffit de savoir utiliser un tableur et un grapheur, sans avoir fait auparavant la démarche intellectuelle de comprendre le mécanisme des opérations correspondantes. Il oublie que avant tout le but est de bien poser le problème et de connaître les méthodes pour le résoudre. La machine peut faire le calcul, mais on ne peut la surveiller (notamment ses résultats) que si on connaît le processus.
        Je constate que de jeunes lycéens ne savent plus faire une multiplication ou une division sans calculette, et sont incapables de faire de tête une multiplication par 5 (on multiplie par 10 et on prend la moitié) et qu’ils ne savent pas toujours chercher une définition d’un mot dans le dictionnaire.!
        J'ai plusieurs professeurs dans ma famille et ils sont plutôt inquiets des réformes actuelles qui vont encore faire baisser le niveau des él§des et leur enlever un peu plus l'envie d'apprendre.

        La dernière trouvaille de madame Vallaud-Belkacem est de partir en guerre contre les universités qui font une sélection parmi les candidats aux études de mastère, car cela va à l’encontre de l’égalité pour tous.
        Je me demande si notre ministre a mis un jour les pieds dans une université (elle n'a pourtant pas fait ses études de droit par correspondance) ?
        Une université ne peut enseigner que certaines disciplines de mastères, en fonction des moyens matériels et humain dont elle dispose. Par ailleurs le nombre d’étudiants que l’on peut accepter est forcément limité par ces mêmes moyens. On ne peut accepter des étudiants dans des mastères inexistants ni en surnombre et il faut alors choisir ceux que l’on accepte.
        Certaines rares universités ont fait des tirages au sort : c’est la meilleure façon de mécontenter tout le monde et d’admettre de mauvais élèves.
        Les autres université s’efforcent de choisir les élèves qui ont un projet qui concorde avec l’enseignement existant, qui sont motivés et qui sont d’un niveau suffisant pour suivre l’enseignements. Cela me paraît simplement du bons sens.

        J’apprécie les efforts égalitaristes de notre ministre de l’Education Nationale, mais elle semble oublier que l’égalité ne correspond en pratique, ni à des ressources infinies, ni à des quotas.
        Malheureusement nous n’avons pas tous au départ les mêmes préférences cérébrales et les mêmes aptitudes. L’éducation des parents peut diminuer ou aggraver ces différences. Par ailleurs se former exige beaucoup de travail et une attention soutenue.
        L’égalité des chances ce n’est ni favoriser les amusements (l’instruction n’est pas un jeu), ni niveler les programmes par le bas pour que les moins doués puissent suivre.
        C’est au contraire aider ces jeunes pour qu’ils rattrapent leur retard et arrivent à suivre, et ne pas handicaper les plus doués en leur apprenant la paresse du fait du niveau trop bas des cours.
        Le but du secondaire est de former l’intelligence et d’apprendre à raisonner, et acquérir aussi des connaissances de base. La mémoire c’est la moitié de l’intelligence et négliger de la former est suicidaire. Ne plus faire de littérature qui permettait de comparer les opinions des philosophes et écrivains, c’est former des esprits étroits et fermés sur eux mêmes. Ne plus faire d’exercices pratiques dans le domaine des sciences, c’est ne plus former à la logique et aux applications pragmatiques.
        Et ce qu’il manque le plus, donner aux élèves l’habitude du travail et de l’effort.
        

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