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    Ecrire à la main ou au clavier ?

    Ecrire à la main ou au clavier ?

     

     

     

     

     

     

         Je suis scandalisé quand j’entends des personnes s’intéressant à l’éducation des enfants, dire qu’il faut être modernes et leur apprendre à écrire sur un clavier et non à la main . C’est une ânerie et cela montre leur ignorance des processus d’apprentissage du cerveau.

        Je ne sais pas si ces personnes tapent rapidement un texte sur un clavier, mais si c’est le cas, elles auraient dû s’apercevoir, lors de leur apprentissage de la frappe, que le cerveau fonctionnait très différemment par rapport à l’écriture manuelle.

        Parole, lecture et écriture ont beaucoup de points communs, au niveau du cerveau. Le centre de Wernicke analyse mots et phrases pour les comprendre, le centre de Geschwind fournit le vocabulaire et le centre de Broca élabore les phrases, leur grammaire et leur syntaxe, puis transmets les information au centre pré-moteur situé près de lui, qui élabore les ordres qui sont transmis au cortex moteur. Là intervient une différence entre la parole où ce sont les commandes des muscles de la bouche la langue et le larynx qui interviennent, alors que pour l’écriture ce sont ceux de la main. Evidemment les sens interviennent à l’origine (vue, ouïe, toucher) et le cortex préfrontal dirige tout le processus, car c’est lui qui élabore la pensée.
        Quand on écrit à la main, l’écriture d’un mot est « attachée », les lettres étant liées entre elles; le cerveau pense une phrase, Broca décompose en mots et syllabes (l’orthographe), de façon automatique et inconsciente et le centre pré-moteur a mémorisé l’écriture des syllabes.et fait écrire le mot « d’un trait de plume ».
        Quand on tape sur le clavier d’un ordinateur (d’une machine à écrire ou sur celui d’un téléphone pour un SMS),  le cerveau doit faire un effort supplémentaire car il doit décomposer le mot en lettres car elles vont être tapées une par une. Certes le processus est inconscient aussi quand on a appris à taper (il ne l’est pas du tout au début de l’apprentissage où on épelle consciemment, et on ne gagne en vitesse que lorsque ce processus devient automatique)

        Quand l’enfant apprend à lire et écrire, il doit d’abord apprendre les lettres, puis les syllabes (son et écriture) presque avant d’écrire des mots?. Il faut que cela soit mémorisé pour que l’on puisse passer aux mots et à leur signification. Partir initialement des mots (la méthode globale), a fait preuve de son échec et des défauts de lecture et d’écriture qu’elle entraîne.
        Apprendre sur un clavier est absurde, car cela gêne l’apprentissage des syllabe en introduisant une difficulté supplémentaire qui est d’épeler les mots, alors qu’on n’est pas encore au stade de ceux-ci.

        Un autre avantage de l’apprentissage de l’écriture à la main est lié à la mémoire. Dans la frappe au clavier les mains (les doigts) repèrent et mémorisent l’emplacement des touches sur le clavier, correspondant à chaque lettre, mais pas l’écriture d’un mot. L’orthographe sera donc purement visuelle et auditive. Au contraire les mains dans l’écriture manuelle ont un mouvement complexe, qui demande plus d’effort à la mémoire pour chaque mot. La mémoire musculaire va aider les deux autres mémoires pour l’écriture et notamment l’orthographe.
        Quand j’hésite au clavier sur l’orthographe d’un mot, je l’écris à la main et je me trompe très rarement.

    Ecrire à la main ou au clavier ?


        Il existe aussi des polémiques sur : vaut il mieux prendre des notes à la main ou au clavier. Cela n’intervient que pour des élèves ayant déjà une grande pratique de l’écriture, au lycée ou dans le supérieur.
        Je n’ai pas encore vu quelqu’un taper suffisamment vite pour retranscrire in-extenso le discours d’un professeur. Et en admettant que cela soit possible, la personne sera tellement absorbée par son impératif de rapidité, qu’elle ne comprendra pas ce qu’elle écrit.
        Dès lors quand on veut prendre des notes sur un cours par exemple, il faut résumer la parole de l’intervenant, de noter l’important, ce qui a du sens, les idées principales, la structure logique de l’exposé (plan détaillé annoté).
        Des études ont été faites par des psychologues et elles montrent que les personnes prenant des notes au clavier et tapant vite, sont tentées de prendre davantage de textes « in extenso » sans analyser suffisamment le contenu.
        Au contraire les personnes qui écrivent à la main sont conscientes de la moindre vitesse et analysent davantage l’exposé avant de le noter.
        De plus si les personnes ne possèdent pas bien l’automatisme du clavier et doivent le regarder souvent, elles se basent davantage sur la parole, alors que l’écriture à la main étant entièrement automatique, le noteur peut regarder les images des diapositives en m^me temps qu’il écoute et cela l’aide dans son analyse.
        Les psychologue ont d’ailleurs constaté dans leur études que les personnes qui analysaient le contenu de l’exposé pour prendre des notes significatives, retenaient beaucoup mieux ce qui avait été dit lors de la conférence, le cortex préfrontal faisant mémoriser une parte de sa réflexion.

        Ce qui est important ce n’est donc pas tellement d’écrire avec un clavier ou à la main, mais de se forcer à se demander tout au log de l’exposé comment les idées s’enchaînent, et, à tout instant, quel est le message, comment le résumer et sélectionner l’essentiel de l’information reçue.
        D’ailleurs n’est il pas beaucoup plus facile de reprendre les notes que l’on a prises soi-même, plutôt que celles prises par un autre ou celles d’un polycopié.


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    Les méthodes d'enseignement de grand-mère étaient les meilleures !

              Je suis toujours intéressé quand je vois les neurophysiologistes s’intéresser à l’apprentissage des enfants et à l’enseignement, notamment primaire.
              Ma grand-mère m’avait appris à lire à 4 ans et mon grand-père m’apprenait à compter ainsi que les quatre opérations.
              Ma belle-mère, qui était institutrice, puis directrice d’école, a appris à lire et à compter à mes enfants et à certains de mes petits enfants.
              Les méthodes qu’il et elles utilisaient n’étaient pas fondées sur la connaissance du cerveau, mais sur une longue expérience de ce qui était efficace et ne l’était pas.
              Depuis l’Education Nationale a trouvé ces méthodes ringardes et a prôné un enseignement « beaucoup plus moderne », basé sur les élucubrations de quelques inspecteurs et psychologues imaginatifs, qui voulaient ne pas « traumatiser l’enfant », mais l’instruire en l’amusant, pour ne pas le fatiguer.
              Le résultat est probant : les enfants ne savent plus ni lire, ni compter, non seulement au sortir du CP mais même du CE2.
              Et je constate que les neurobiologistes qui voudraient tenir compte du fonction-nement du cerveau, recommandent les antiques méthodes de mes grands- parents ou parents enseignants.

              D’abord la lecture : la méthode dite » globale » dans laquelle on apprenait des le début de l’enseignement de la lecture, à reconnaitre les mots entiers, a été un véritable échec.
             
    Les neurobiologistes ont montré que l’apprentissage devait se faire d’une part par la répétition, mais également par l’assemblage de données logiques progressives, où nos organes de perception s’habituaient peu à peu à l’information.

              Ainsi il fallait commencer par apprendre les lettres, en les écrivants et en les prononçants pour s’habituer à leur son.
              Puis il fallait apprendre logiquement les syllabes simples, indépendamment de tout mot b+a=ba, b+e=be…. là encore en s’appuyant sur la vue et le son.
              Ensuite on peut utiliser ces données pour reconnaitre des noms simples, associés aux images correspondantes des objets dénommés; puis aborder des syllabes plus complexes telles que « on » ou « au », et les utiliser.
              Il faut attendre que ce mécanisme devienne un automatisme et que l’enfant n’ait plus besoin de syllaber pour lire un mot, pour avoir une approche globale.
              On peut alors apprendre des mots, du vocabulaire, mais en le définissant, et en l’associant à des images concrètes et en associant l’écriture à la lecture, car il y a une mémoire de la main (de ses commandes motrices), complémentaire des mémoires visuelle et auditive.
              Et ne pas vouloir trop tôt faire de la grammaire : masculin, féminin, pluriel… à fortiori sujet, verbe , compléments, adjectifs. Il faut d’abord que l’enfant sache lire une phrase en comprenant ce qu’elle veut dire, avant de lui compliquer la tâche par de nouvelles notions.
              Il faut qu’il ait déjà le plaisir de lire tout seul des histoires en les comprenant.
              Il est cependant nécessaire d’apprendre au préalable ce qu’étaient les accents et la ponctuation, par des explications des conséquences pratiques de leur usage.
              Cela parait fastidieux, mais c’est le seul moyen pour le cerveau d’obtenir un apprentissage qui reste ensuite définitivement, car il est devenu un automatisme inconscient.

              Voyons maintenant la numération et le calcul. L’enseignement actuel trouve peu intelligent de compter sur ses doigts et veut apprendre les modes opératoire, en négligent les exercices répétitifs manuels fastidieux et en utilisant tout de suite calculette et ordinateur. Là encore c’est un échec; je connais de nombreux jeunes de pus de vingt ans qui ne savent plus faire une division à la main, et la plupart sont nuls en calcul mental.
              Bien sûr il y a les calculettes et les tableurs, mais on se trompe souvent sans s’en apercevoir d’un facteur 10 ou 100, par manque d’expérience de la numération.
              Les neurobiologistes estiment que, au début de la rencontre avec les nombres, compter sur ses doigts est un réflexe presque inconscient et qui est salutaire pour avoir une notion pratique des premiers nombres et se familiariser avec le processus d’addition
              Avec la répétition, la mémoire crée un automatisme, mais compter sur ses doigts n’est pas, comme on le croit aujourd’hui un réflexe de mauvais élève iou de manque d’intelligence. C’est au contraire une stratégie intelligente
             Et dans le cerveau, certaines zones motrices caractéristiques des doigts et des nombres sont proches voire se chevauchent.
              C’est d’ailleurs de l’usage de nos dix doigts que provient le système décimal.

              Son apprentissage ne doit pas être théorique. Ma grand-mère pour me faire comprendre le système utilisait des buchettes (des allumettes sans phosphore). Chacune représentait une unité et elle les groupait par dix avec un élastique, puis par dix paquet de dix avec un gros élastique, et en même temps me montrait comment était liée l’écriture du nombre, chaque chiffre étant en relation du nombre de buchettes, de paquets de 10 et de paquet de 100. Et elle insistait bien sur les notions de 1, 10, 100, 1.000, 10.000… en utilisant ce point séparateur tant galvaudé aujourd’hui.
              Quant aux opérations c’est simple : c’est la répétition qui enseigne l’essentiel, en montrant le mécanisme et en répétant son application quelques centaines de fois.
              La « table d’addition » devient automatique à force de compter sur ses doigts. Quant aux tables de multiplication, il faut qu’elles soient apprises par cœur, pour que chaque item devienne un réflexe inconscient de la mémoire, et ensuite le mécanisme des multiplications et des divisions devient un réflexe à force d’en faire.
              Mais évidemment pour faciliter la compréhension et la mémorisation, il faut montrer qu’une multiplication résulte d’additions successives.
              Et il ne faut pas encombrer de théorie par d’autres notions inutiles, tant que le réflexe n’est pas acquit. Ne parlons surtout pas de théorie des ensembles pour montrer que 2X3 = 3X2. L’enfant s’en rendra compte très simplement par la pratique.
              Enfin le calcul mental n’est plus enseigné aujourd’hui. Et pourtant c’est lui qui donne une idée des ordres de grandeur et qui nous évite des erreurs grossières de calcul, en nous donnant une idée approximative des résultats. De plus il conforte la compréhension du système décimal. 
             
    Cela me semble bénéfique de prendre l’habitude que 362 X 5 = 3620/2 = 1810, ce qui est plus facile à faire de tête, ou que 25 X 9 = 250-25 = 225


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  •            Je ne sais pas si notre nouveau Ministre de l'Education Nationale fera mieux que son prédécesseur (ce ne serait pourtant pas difficile car la précédente a accumulé les erreurs).
             Tous les jours, au journal télévisé, on nous dit que l’instruction en France est en chute libre, que de nombreux élèves savent à peine lire en Cours Moyen, ne connaissent pas l’orthographe au lycée et sont d’une grande ignorance en culture générale.
             On nous bassine avec les dernières réformes en cours qui sont pour la plupart catastrophiques et qui obligent le ministre suivant à revenir en arrière. Cela a été le cas de la dernière réforme dans laquelle on revenait à 4 jours et demi de classe, mais sans cours supplémentaire : on s’amuse l’après midi, dans des activités qui certes peuvent éveiller les enfants, mais dont l’utilité est contestable et qui coûtent très cher aux communes. Certes les enfants sont contents, mais je doute que leur savoir s’améliore. Et le nouveau Ministre essaie de corriger cette bévue.

              Quand je vois ce qu'ont appris mes petits enfants au primaire, au collège et au lycée, et pour les avoir souvent aidés, au moins en sciences, je trouve que leurs capacités ont été très sous-employées, qu’on ne leur a pas appris à travailler, et que finalement, ils auraient pu mieux faire.
              Certes il faut s'adapter à l'évolution de la société, aux techniques nouvelles, mais cela ne veut pas dire qu'il faut renier le passé et faire table rase sur ce que faisaient nos anciens inscrits et professeurs dont la plupart étaient excellents et obtenaient des résultats.
              Les réformes se succèdent, mais je n’ai jamais entendu un Ministre demander au préalable une étude approfondie sur les causes de ces échecs scolaires et on bâtit une «refondation» de l’école primaire notamment, sur  des idées à priori, sans regarder en arrière.
              L’idée de revenir à 4 jours et demi était peut être bonne, mais pas pour créer de nouveaux amusements : il y en a bien assez avec la télévision, les jeux sur internet et les téléphones portable.
              Dans les années 60/70, on a tellement allégé les programmes et les horaires du primaire que la machine a cessé de fonctionner. On a surtout supprimer les exercices à la maison, alors que l'apprentissage de n'importe quel enseignement nécessite la répétition d'exercices pratiques.
    Je connais plusieurs jeunes de 18/19 ans qui ne savent plus faire une division à la main; bien sur il y a une calculette sur leur téléphone portable, mais ils ne savent plus où placer la virgule et se trompent souvent d'un facteur 10 sans s'en apercevoir !

              Puis on a inventé la réforme des maths modernes. Au lycée passe encore, mais au primaire où il faut apprendre des notions pratiques de calcul et de résolution de problèmes logiques d’arithmétique, un enseignement aussi théorique a complètement perturbé l’esprit des enfants : ils ne savaient plus faire les opérations, connaissaient mal la table de multiplication et alors qu’on voulait leur apprendre ce qu’étaient des systèmes à bases diverses, ils ne savaient même plus ce qu’était le système décimal.
             En apprentissage de la lecture, on a généralisé la méthode globale au dépends de la syllabique, ce qui est totalement absurde si on regarde le fonctionnement des centres du cerveau d'un enfant de six ans, et on a créé une génération d’élèves, qui savait à peu près lire, mais ne comprenaient pas ce qu’ils lisaient. Il a fallu revenir en arrière à la méthode syllabique en début d'apprentissage de la lecture, sous peine de faire des illettrés et des dyslexiques.

             Par la suite, les politiques ont mis en avant, démocratisation de l’enseignement et mixité sociale.
             Certes il est nécessaire que le maximum d’élèves ait accès à un enseignement le plus loin possible, et que les gens d’origines différentes aient l’occasion de se connaître dès leur enfance.
             Mais décréter que tous sont égaux devant l’apprentissage, la compréhension et la mémorisation est absurde et un non sens. Le même enseignement pour tous est une absurdité.
             Cela ne veut pas dire qu’il faut forcément faire des classes en fonction des aptitudes des élèves, encore que dans les grandes classes du collège et lycée, leur orientation ne sera pas la même, et cela serait sans doute plus efficace; mais cela veut dire, si on est logique et objectif, qu’il faut faire davantage de cours à certains, répéter certaines notions jusqu’à ce qu’elles soient assimilées, et que pour ceux qui ont de meilleures aptitudes, il ne faut pas qu’ils paressent et s’ennuient. Il faut donc leur faire faire des exercices plus difficiles, pour qu’ils rencontrent des difficultés, il faut leur faire parfois expliquer au tableau à la place du professeur, et les inciter à aider leurs camarades moins favorisés.
            Je me souviens de mon instit en CM2 : le soir en dernière heure, il organisait plusieurs «petites classes» à effectif très réduit, où les meilleurs élèves aidaient les autres (bien sûr il supervisait l’ensemble), et j’ai personnellement appris peut être encore plus en expliquant ainsi aux autres, qu’en écoutant le professeur.

            On a dévalorisé l’enseignement professionnel. Je connais pourtant des jeunes qui ne se plaisaient pas en classe et ne réussissaient pas, et qui, lorsqu’on leur a appris un métier manuel qu’ils aimaient, en alternance, se sont mis à travailler, à réussir et à passer brillamment un bac professionnel. Ils n’ont peut être pas toutes les connaissances générales acquises au lycée, mais ils ont autant de connaissances utiles pour réussir dans la vie, et probablement plus de bon sens.

              Les jeunes qui sont doués et de trouvent devant des cours faits pour que les moins doués suivent, et à qui on ne donne rien à faire de plus, arrivent à suivre sans effort et prennent l’habitude de ne rien faire et de chercher des activités hors lycée dans la télévision et l’ordinateur. Ils ont l’illusion d’être de bons élèves, voire des crack, réussissent leur bac avec mention sans avoir travaillé, et arrivés dans le supérieur où le travail est indispensable, ils échouent lamentablement.
             De plus une multitude d’options, souvent agréables et n’ayant que peu de rapport avec l’enseignement général, détournent les élèves des matières fondamentales et gonflent leurs points au bac, donnant ainsi des mentions illusoires.

            Je ne suis pas le seul à penser que l’on offre aux élèves du primaire et du secondaire des enseignements dévalués, nivelés par le bas, qui ne sont pas centrés sur les matières qui préparent au supérieur : le maniement de notre langue, le français, l’apprentissage de l’analyse et de la synthèse, les mathématiques, les sciences physiques et naturelles (SVT), les langues vivantes. Bien sûr la culture générale existe toujours, mais là, les techniques multimédia peuvent faciliter considérablement l’enseignement, par exemple en histoire et géographie. Quant aux options, on pourrait les limiter à des enseignements soit d’approfondissement, soit formateurs comme le latin, soit de base au plan artistique : dessin musique...

              Mais surtout l’enseignement actuel est beaucoup trop théorique. Il y a bien trop peu d’exercices pratiques, près de la réalité, on ne développe pas le calcul mental, la logique, l’esprit d’organisation rationnelle, on n’entraine pas la mémoire. Les élèves ne s’intéressent plus à cet enseignement, dont ils ne voient pas les buts, les applications possibles. Les élèvent ou réussissent mais s’ennuient, ou sont rebutés par leurs échecs.
             Finalement, on n’exploite pas actuellement les capacités réelles des enfants, même les moins doués; on n’utilise pas leur curiosité intellectuelle, on ne sait plus captiver leur intérêt et leur attention, trop orientée vers d’autres activités ludiques. On ne leur apprend plus à travailler et ils ne développent plus leur potentiel.
             Je ne pense pas que ce soit la faute des instits et des professeurs, il y en a toujours de très bons, des consciencieux et des passionnés, mais c'est celle des programme qui sont imaginés par des gens peu compétents et dénués de bon sens.
             
    Je me souviens avoir lu il y a un peu plus d'un an, les nombreuses pages du dernier rapport du Comité des Programmes sur la réforme de l'enseignement secondaire au collège, et j'ai été effaré de ce que j'ai lu, écrit dans un langage ésotérique, manquant totalement de pragmatisme et de bon sens, et truffé de notion très discutables de psychologie, et ne tenant aucun compte de ce que l'on sait sur le fonctionnement du cerveau, notamment en apprentissage, ni de ce qui pourrait servir au futur adulte, out au long de sa vie.

             C’est aussi une absurdité de vouloir que tous suivent les filières générales.
    Plutôt que d’avoir des jeunes en échec, il vaudrait mieux les orienter plus tôt vers des filières professionnelles, où un enseignement en alternance (comme dans d’autres pays européens), permettrait de leur apprendre un métier qui les intéresse et leur plaise, et ensuite de gagner leur vie, mais dont la partie «en classe», leur permettrait de compléter leur formation dans les matières générales, en privilégiant les exercices et applications pratiques, qui pourraient s'appliquer à leur futur métier.

     

     

     

     


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  •           Dernier article sur les sujets de philo du bac 2017. Les derniers sujets de L et de T dont je n’ai pas encore parlé.

    Bac 2017; sujets de philo; observer pour connaître; le bonheur.

    Bac L : Suffit-il d’observer pour connaître ?

              C’est un sujet très classique sur les méthodes scientifiques notamment et plus particulièrement les sciences expérimentales. Je me souviens avoir traité ce sujet quand j’étais en terminale S (math-élem à l’époque, en 1947)
              En fait, énoncé ainsi, le sujet est vague et indéfini. Tout dépend de ce qu’on veut connaître.
              Si l’on veut savoir quelle est la couleur du cheval blanc d’Henri IV, il suffit de lire la phrase avec attention; à la limite d’observer le cheval avec les yeux pour déterminer sa couleur.
             Dans le domaine non scientifique, prenons par exemple le droit, connaître la loi n’est pas une question d’observation, mais de mémorisation.
             Finalement je pense que le sujet se rapportait aux sciences, et surtout aux sciences expérimentales.
             En mathématiques il suffit de connaître certaines propriétés et de raisonner logiquement; en principe cela devrait suffire. Mais on sait bien que, notamment en géométrie, faire une figure aide parfois beaucoup, car l’on voit le problème d’une autre façon, moins abstraite, et cela suggère souvent des solutions qu’on n’aurait eu de la peine à trouver par une simple réflexion

             Venons en aux sciences expérimentales, physique, chilie, biologie…
             Jusqu’au développement récent de l’informatique et des ordinateurs performants, le processus était simple.
             On avait un problème, on se posait une question qui demandait une explication. En général on disposait de chiffres d’expériences dont l’examen avait justement posé le problème. En général ces chiffres suggéraient plusieurs solutions possibles avec des degrés de probabilité différents.
             On faisait une hypothèse d’explication concernant la solution la plus probable, et on imaginait une expérimentation qui permettait de vérifier l’exactitude de l’hypothèse. Si l’expérience était concluante, le problème était résolu, sinon il fallait passer à une autre hypothèse en cas de résultat négatif, ou affiner l’expérimenattaion si le résultat était incertain.
             La science progressait ainsi, mais souvent résoudre une question faisait se poser de nombreuses autres question, et, au fur et à mesure que le « connu » augmentait, « l’inconnu croissait encore plus.

             L’arrivée de l’informatique a changé les méthodes, car elle permet de faire des simulations numériques, à partir de théories. Face à un problème on fait une hypothèse sur la nature des phénomènes et on essaie de modéliser par des formules mathématiques le problème en cause. On peut alors définir les paramètres de la situation initiale par des chiffre et calculer la solution finale correspondante. On « simule » ainsi l’expérimentation.
            Mais le plus souvent on ne connaît pas parfaitement le phénomène et , pour représenter son fonctionnement, on est obligé de laisser indéfinis un certain nombre de paramètres dans les formules mathématiques.
            Pour les déterminer on va faire un certain nombre d’expériences dans des conditions différentes et les résultats permettront de définir la valeur de ces paramètres. On aura alors un modèle valable.
            L’expérimentation de départ existe toujours mais les hypothèses faites concernet en général la formulation mathématique de la simulation, et de nouvelles expérimentations vont permettre de déterminer les paramètres de la simulation.
           Dans des phénomènes simples, la formulation mathématique peut être déterministe, mais dans des cas plus complexe elle peut mettre en jeu des lois de probabilité et cela complique les expériences qui suivent et augmente leur nombre.

            Dans certaines sciences dans lesquelles les connaissances sur le fonctionnement des phénomènes est mal connu (la médecine ou la psychologie par exemple) la simulation est difficile et finalement on a recours à de très nombreuses expérimentations et on essaie de tirer des conclusions de données statistiques.
            Les résultats sont moins surs, notamment quand de nombreuses cause possibles sont à la base des phénomènes.
           J’ai toujours dans ce domaine un doute important quand les journalistes annoncent le nombre de personnes que l’on aurait pu sauver en faisant une action donnée (par exemple le nombre de morts du cancer du poumon en réduisant de 20% le nombre de fumeurs) et je suis encore plus sceptique lorsqu’on annonce oar exemple le nombre de morts qu’entraîne l’utilisation d’un produit dans l’alimentation. Les effets précis du produit sont souvent mal connus dans les conditions d’utilisation (on sait ce qu’il fait si on donne une dose importante à un rat !), et les conclusions reposent sur des statistiques dans lesquelles interviennent de nombreuses causes possibles, dont on ne sait pas en général déterminer les influences relatives..

            Enfin je ferai remarquer qu’on peut connaître l’existence d’un objet sans l’avoir réellement observé, mais simplement en observant son action sur d’autres objets. C’est le cas des exo-planètes, que l’on ne peut pas voir, vu leur éloignement, mais que l’on découvre par les perturbations qu’elles provoquent sur les autres astres environnant. Cela nécessita alors la connaissance préalable des lois théoriques d’interaction entre ces objets.

     Bac 2017; sujets de philo; observer pour connaître; le bonheur.Bac 2017; sujets de philo; observer pour connaître; le bonheur.

     

     

     



    Bac T : Pour trouver le bonheur, faut-il le rechercher ?

                Sujet bien classique aussi, mais j’avais traité cela en première, en tant que composition de français. Evidemment en philo, cela permettrait de rappeler tout ce que les philosophes ont dit à ce sujet, mais je ne m’amuserait pas à cela : ce n’est pas un corrigé mais des réflexions personnelles.

               J’ai écrit sur mes blogs de nombreux articles sur le bonheur. Ils reposaient sur trois sortes d’idées :
                    - le bonheur c’est d’abord l’absence de malheur. Certains de ces malheurs sont malheureusement inéluctables, mais nous nous en créons de nombreux plus ou moins imaginaires. Les philosophes du courant grec stoïcien parlaient « d’ataraxie », qui désigne l’absence de trouble dans l’âme, la quiétude, la tranquillité de l’esprit. La sagesse, c’est de n’être pas affecté par les aléas du destin.
                   - le bonheur c’est ensuite une question de mentalité : les optimistes qui voient le verre à moitié plein sont plus heureux que les pessimistes qui voient le verre à moitié vide. Pour être heureux il faut chasser les idées négatives et favoriser les pensées positives.
                    - le bonheur c’est profiter de tous les petits instants heureux de tous les jours beaucoup plus que des grands événements heureux, que, bien sûr, on doit aussi apprécier.

             Je citerai également des études américaines : 

              Les chercheurs pensent actuellement que les déterminants génétiques - héréditaires ou innés imposant un niveau de base élevé, faible ou moyen - sont responsables de la moitié environ des différences de niveau de bonheur entre les personnes (par exemple la préférence cérébrale d’être optimiste ou pessimiste).
              Le facteur le moins important (dix pour cent environ des variations interindividuelles) tiendrait aux conditions de vie, c'est-à-dire au fait que l'on est riche ou pauvre, bien portant ou chétif, marié ou divorcé, etc.  Cela est surprenant car c’est contraire à l’idée les conditions de vie ont une influence notable sur le bonheur.
             Il reste 40 pour cent qui correspondent à la possibilité que nous avons d'agir sur notre niveau de bonheur.
             Cela signifie qu'une personne malheureuse a d'importantes ressources psychologiques pour être plus heureuse, sous réserve d'analyser les comportements et les activités des gens heureux, de rechercher ses propres comportements et notamment tous ceux négatifs qui incitent à la tristesse et au stress, et à essayer d’évoluer dans le sens positif.

              D’après les mêmes chercheurs de l’université de Californie, les gens heureux et positifs consacrent beaucoup de temps à leur famille et à leurs amis, entretiennent des relations régulières avec autrui, expriment souvent leur satisfaction pour ce qu'elles ont, sont souvent les premières à offrir leur aide à leurs collègues ou amis, imaginent leur avenir avec optimisme, savourent les plaisirs de la vie et vivent intensément le moment présent. Elles pratiquent un sport régulièrement et ont des objectifs et des ambitions.

            Bien sûr c’est un peu caricatural à mon goût (et très américain), mais il est certain qu’être conscient des avantages que l’on a par rapport à d’autres moins favorisés et découvrir leurs problèmes pour les aider, imaginer ce que l’avenir peut apporter de bien plutôt que de passer son temps à le craindre, se donner des objectif et prendre ses responsabilités, lire, écrire, jouer de la musique, faire su sport, apportent de petites et grandes joies qui donnent un sentiment de bien-être.
             Mais pour cela il faut triompher et vaincre ses démons négatifs, il faut cesser de se plaindre soi-même, il ne faut surtout pas pour conserver un amour, une amitié, une position, se complaire dans une situation défavorable, voire catastrophique, afin que les autres s’intéressent à vous et pour ne pas se sentir  “transparente et inaperçue”.
             Il faut psychologiquement remplir le verre à moitié vide pour qu’il paraisse à moitié plein, avec la même proportion pourtant d’éléments positifs et négatifs..
             C’est en partie une affaire de volonté.

     


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    Bac 2017; sujets de philo; culture, œuvre d'art

    Encore ce que m’inspirent les sujets du bac 2017.
    Aujourd’hui, je traiterai successivement de deux sujets différents :

    Bac S : Peut-on se libérer de sa culture ?

              Je ne pense pas que le terme se libérer soit équivoque, c’est « faire abstraction de », « s‘affranchir » ou « ne plus subir la contrainte de ».
              Par contre les limites du terme « culture » mériteraient d’être définies.

              Le mot culture recouvre deux notions assez différentes : 
                     - d’une part ce qui relatif à l’héritage de civilisation : mœurs, valeurs, codes sociaux, archétypes chers à CG Jung, y compris des aspects négatifs tels les préjugés.
                    - d’autre part ce qui est relatif à notre vie : éducation des parents qui ont transmis certaines règles morales et de vie et on laissé à leurs enfants plus ou moins de liberté de choix. Instruction ensuite, qui apporte des connaissances de culture générale et de spécialisation, mais surtout une formation (et par là même une déformation par habitude) de l’esprit. Enfin notre evécu ajoutera, renforcera ou diminuera ces diverses influences.
              On pourrait d’ailleurs réfléchir à l’influence du langage sur notre culture, les diverses langues ne permettant pas de décrire tous les notions de la même façon et avec le même détail.
              En fait les habitudes ancestrales dont nous héritons sont certes spécifiques de la culture occidentale et dune certaine façon de vivre qui a évolué, qui a évolué, soit au niveau global, soit au niveau national, soit à celui d’un groupe de société.
               Certaines notions sont devenues universelles (par exemple la suppression du cannibalisme), d’autres assez générales (la monogamie). Des incitations sont universelles propres à l’humain : l’instinct de survie, l’amour la haine, un certain altruisme et ont donc inspiré partout des us et coutumes, mais différents selon les endroits.
              Si l’on examine ces règles sociétales et une partie de celles transmises par l’éducation de nos parents, on s’aperçoit quelles sont de deux sortes :
                    - certaines sont des règles de la vie en commun, morales, religieuses, de bienséance; elles règlent nos rapports avec les autres. Certaines sont assez générales telles les aspirations de liberté et d’égalité, d’autres plus spécifiuqes comme le souhait français de laïcité.
                  - d’autres sont plus personnelles et aboutissent à notre propre jugement sur nous mêmes. Il y a évidemment un certain lien entre elles car le jugement sur nous mêmes peut interférer avec notre conduite vis à vis d’autrui (tu ne tueras point ou tu ne voleras point le bien d’autrui par exemple).
              Par contre l’instruction nous apporte une culture qui nous est propre et personnelle, même si elle est partagée par d’autres.

               Je pense que l’enfermement dans une culture résulte d’une vue trop étroite sur notre environnement. Plus nous sommes solitaire, plus nous sommes dans un milieu replié sur lui même, plus nous sommes sujets à obéir aux règles de ce milieu.
               On le voit bien dans les milieux de ségrégation qui aboutit à un communautarisme ethnique, qui existe dans de nombreux pays.
               A l’inverse, je connais des jeunes qui ont profité de l’enseignement Erasmus, qui se sont frottés à différentes cultures et qui ont appris à relativiser leur acquis culturel en le comparant à celui des autres, tout aussi valable. Cela ne veut pas dire qu’ils ont abandonné leur culture, mais qu’ils ont compris qu’elle n’était pas unique, et qu’il était bon de connaître celle des autres, voire d’en adopter certains éléments.
              Ceci est vrai pour des éléments culturels hérités de notre société, mais aussi pour des éléments personnels : il est certain qu’enfermés sur nous même nous resteront attaché à nos idées, même si nous en souffrons. 
              L’instruction au collège et au lycée qui en français, en histoire et en philosophie, nous ouvre sur les idées des autres, nous aide déjà à relativiser. Mais à coté de ces exemples abstraits, un contact concret avec des personnes d’horizons divers aux idées différentes, obige à discuter de la portée des règles, de leurs origine, de leurs conséquences et de leur efficacité, et les exemples autres nous amènent à évoluer.
             Je dirai que le moyen de s’affranchir de certaines contraintes de notre culture est l’instruction et le contact avec autrui.

              Le plus difficile sera surtout d’être conscient de certaines déformations qu’apportent la culture d’instruction de spécialité;. Il est certain par exemple que ma culture essentiellement scientifique a développe des réflexes, des habitudes et des méthodes rationnelles et logiques, ainsi qu’expérimentales d’aborder les problèmes.
             Cela est bénéfique et il ne s’agit pas de s’en débarrasser, mais cela peut me faire moins bien comprendre ceux qui ont une culture différente, par exemple littéraire. Là encre un effort d’éducation dans un sens différent peut apporter une solution.

     

    Bac ES : Une oeuvre d’art est-elle nécessairement belle ?

              Là encore le vocabulaire est important : qu’est ce que la beauté.
             Je me rappelle que tous les philosophes et les dictionnaires sont d’ accord pour dire que c’est une é motion, ressentie par une personne après une sensation, une perception causée par un objet ou une personne, notamment la vue. Toutefois les autres sens peuvent intervenir et on peut parler de beauté musicale.

              Certains dictionnaires vous disent que le beau est esthétique et attirant, mais il faut alors dire ce qu’on entend par esthétique.
              Mais après je me rappelle que les philosophes n’étaient pas d’accord et je suis allé consulter mon vieux bouquin de philo des années 45, qui est encore dans un coin de ma bibliothèque.
              Pour Platon, ce qui est beau procure une sensation de plaisir; mais cette sensation peut être dépassée pour parvenir à la contemplation de la beauté, se rapprocher d’un idéal. Elle n’est pas seulement une qualité de l’objet, mais aussi celle de l’individu qui y est sensible. L’objet est beau s’il est fidèle à l’idée qu’on s’en fait.
             Kant ne reconnait pas le plaisir ressenti, mais est un jugement de goût désintéressé, qui est propre à l’individu, mais aussi à l’oeuvre. Il pense que l’oeuvre a cette qualité en elle-même pour tous : « Est beau ce qui plaît universellement sans concept. » : on ne peut démontrer la beauté d’un objet.
             Hume, au contraire, estime qu’il n’y a pas de beauté universelle. Des personnes différentes n'ont pas le même jugement sur le même objet : « La beauté n’est pas une qualité inhérente aux choses elles-mêmes, elle existe seulement dans l’esprit qui la contemple, et chaque esprit perçoit une beauté différente »  Il admet toutefois que l’éducation et l’instruction peuvent amener à un consensus pour trouver certains objets beau. Il associe, lui aussi l’idée de beauté au plaisir ressenti.
             Des philosophes ou des intellectuels ont essayé de définir des caractéristiques logiques, matérielles de ce qui est beau ou plutôt esthétique, mais leurs conclusions n’ont jamais été satisfaisantes.

              Notons qu’on ne nous parle dans l’énoncé du sujet que d’une œuvre d’art.
              Certains philosophes ont en particulier mis un peu à part une oeuvre d’a rt par rapport à la beauté d’une femme ou d’un paysage, plus généralement d’une œuvre réelle de la nature.

              L’œuvre d’art est pour certains par essence une création esthétique, un ressenti qui implique déjà une émotion au moment de la création. « Est qualifié "d’art" une oeuvre, une production de l’esprit, dont on estime qu’elle est belle ».
             Mais qui est ce juge « on »? Si c’est chacun de nous selon ses goûts il n’y aura pas accord sur la beauté d’une œuvre. Est ce la statistique, une majorité de personnes, qui vont définir les standards du goût ? Ou bien peut on donner des critères pratiques précis pour définir la beauté ?
            Dire en effet qu’une oeuvre est nécessairement belle reviendrait à affirmer qu’il existe des critères a priori permettant de déterminer la valeur esthétique d’une œuvre artistique et donc qu’on pourrait établir scientifiquement la beauté d’une oeuvre.
            Personne n’a réussi à quantifier la beauté par des critères divers. Par ailleurs si notre environnement est quantifiable, la vison de l’artiste le transforme, l’imagine autrement, le sublime. Et enfin on ne peut quantifier une émotion, mais encore moins les diverses proportions de ses causes.

             Cela dit la notion d’œuvre d’art est assez subjective et variable, et relativement soumise à la mode, et surtout de nos jours à la mercantilité et à la publicité qui jouit des moyens énormes électroniques.
             Personnellement j’ai visité de très nombreux musées en Europe et dans le monde, et j’ai apprécié la beauté de nombreuses œuvres figuratives.
             J’avoue être assez imperméable aux œuvres non figuratives, par exemple un Picasso connu mais qui représente une femme à la fois de face et de profil, avec des fesses et une poitrine en triangle et le nez et les yeux à des places habituelles. Je ne ressent aucune émotion à cette vue car je trouve cette femme pas du tout à mon goût, mais j’admets que certaines personnes aient une émotion à la vue des couleurs et de leur enchevêtrement.
             Là où je ne comprends lus du tout c’est qu’un appelle œuvre d’art un tablea tout bleu avec une bande rouge au milieu. Qui peut être ému par cette œuvre que n’oserait même pas faire un peintre en bâtiment. Pourquoi pas une toile toute blanche, sans peinture dessus. Où est la création ?
             Mais la publicité, l’appât du gain et la bêtise des gens fait vendre de telles tableaux à des prix démenties vu leur nullité.

             Une oeuvre d’art n’est pas nécessairement belle, mais encore moins une pseudo-œuvre d’art.


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