• Danger des médicaments sans ordonnance.

     

              Je trouve commode que l’on puisse trouver chez le pharmacien, sans ordonnance, des médicaments courants et non remboursés par la sécurité sociale. 
               
    Et beaucoup de personnes se soignent ainsi pour de petites indispositions : rhume, maux de tête, maux de gorge, problèmes intestinaux. cela évite d’aller chez le médecin, généraliste, de moins en poins nombreux et pour lequel il faut plusieurs jours pour avoir rendez vous ;

               Le problème c’est que s‘automédiquer, cela peut être dangereux, car malheureusement beaucoup de personnes s’en servent n’importe comment et ne lisent jamais les notices.

               Un premier point, d’après l’agence du médicament, presque 70% de ces médicaments sont peu actifs, c’est à dire peu efficaces et c’est pour cela qu’ils ne sont plus remboursés par la Sécurité sociale. S’ils ne présentent pas de risques, ils ont l’utilité d’un placébo.
               La plupart des études montrent par exemple que les médicaments homéopathiques n’ont la plupart du temps pas plus d’effet qu’un placébo, sauf dans certaines allergies ou migraines allergiques.
               Le problème c’est que certains des médicaments en vente libre ne sont pas sans risques si on les prends sans précaution et si on n’a pas d’ordonnance, on n’a pas de prescription médicale. Et même des médicaments efficaces et utiles peuvent présenter un certain danger.

                On a eu l’exemple du paracétamol, qui est utile contre la douleur, voire la fièvre, mais qui ne devrait être utilisé que si on en a vraiment besoin, donc pour un temps limité et sans dépasser 3 g par jour. (6 comprimés 500 mg ou 3 comprimés 1000 mg)
               Or beaucoup de personnes en prennent dès qu’elles croient qu’elles vont avoir mal, c’est à dire presque tout le temps, alors que d’autres, qui ont entendu dire qu’on pouvait aller jusqu’à 6 cachets par jour, avalent 6 fois un comprimé d’un gramme, c’est à dire le double de la dose maximale.
               L’agence Nationale de Sécurité des médicaments (ANSM) a mis en garde en 2014 en signalant qu’on avait constaté des cas d’accidents cardiaques, dus à l’usage abusif du paracétamol. Les surdosage sont dangereux pour le foie, au point de nécessiter une greffe, par hépatite grave. On considère que c’est actuellement la première cause de greffe de foie en France.

               Bon nombre de médicaments anti-rhume sont constitués pr un mélange de 3 composants actifs : un vasoconstricteur (nez bouché), un antihistaminique (nez qui coule) et du paracétamol ou de l’ibuprofène (mal de tête). Ces mélanges ne sont pas justifiés, et ils cumulent des risques de surdosage et d’effets indésirables qui peuvent être graves (accidents cardiovasculaires ou neurologiques, vertiges, dans de rares cas un infarctus …).
               Dans ces médicament le composé vasoconstricteur, la pseudoéphédrine  est un vasoconstricteur qui contracte les vaisseaux sanguins et augmente le diamètre des cavités nasales, afin de décongestionner les nez bouchés. Mais étant assimilée par voie orale, elle contracte les vaisseaux sanguins de tout l’organisme, ce qui n’est pas bon pour le cœur. Ce médicament est aussi nocif en cas de glaucome de l’œil.
               Les antihistaminiques sont souvent présents dans des médicaments anti-maux de tête comme l’ibuprofène et peuvent entraîner des somnolences dangereuses si l’on conduit un véhicule. Des pictogrammes signalent en principe ce danger sur la boîte : 
                                    

    Danger des médicaments sans ordonnance.

               Un autre exemple nous est donné par des bêtises de jeunes.            
               Sans doute avez vous déjà utilisé un sirop pour la toux, (ou des comprimés), contenant de la codéine, qui est un analgésique assez fort, efficace mais dangereux : c’est de la méthyl-morphin
               Il est dangereux si on en prend trop et surtout si on en prend trop souvent, il y a un risque important d’addiction. L’utilisation de codéine peut provoquer des réactions analogues à des allergies (démangeaisons, rougeurs, nausées…), et les médecins prescrivent souvent de la prométhazine, qui est un antihistaminique modéré.
               On trouve en vente libre chez le pharmacien des sirops à la codéine et d’autres contenant de la prométhazine.
               Des jeunes ont vu sur internet que des américain faisaient, avec ces sirops un cocktail, (le « purple drank » car il est violet), en les mélangeant avec des sodas voire de l’alcool, lequel cocktail a des effets relaxant et désinhibant.
             Et finalement c’est une véritable drogue, dangereuse en cas d’excès mais surtout capable d’induire une addiction tenace, et cela à partir de produits en vente libre chez le pharmacien.
             D’ailleurs les adultes mélangent aussi paracétamol et codéine pour renforcer l’effet analgésique de chacun des produits et là encore c’est dangereux et susceptible de provoquer des addictions.

               Avant de commencer le traitement, quelque soit le médicament, lisez toujours la notice, indique l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Une recommandation pertinente, mais rarement suivie. Dans la notice, consultez en priorité la rubrique « Quelles sont les informations à connaître avant de prendrece médicament ».
               Il faut dire que les notices sont très longues, souvent difficiles à lire tant les caractères sont petits et étroits. Et pourtant, ne pas les lire, c’est un peu jouer à la roulette russe.
               J’ai eu l’occasion de lire une notice sur un léger somnifère qui avait été conseillé à une personne de ma famille, lequel est en vente tout à fait libre et non remboursé.
               J’ai été étonné de voir suR la notice qu’il était conseillé de ne pas l’employer plus de 5 jours. On ne précisait pas pourquoi. Mais alors pourquoi le mettre en vente libre. 

               Je ne suis pas contre ces médicaments, ils sont utiles, mais ce sont des produits dangereux et s’ils sont en vente libre sans ordonnaNce, on n’a pas de prescriptions quant aux précautions à respecter.
               Je pense que les pharmaciens devraient disposer, lorsqu’ils vendent de tels médicament d’une simili-ordonnance préimprimée et très simple, qui indique les doses et les durées à ne pas dépasser, et qu’il commentent éventuellement pour l’expliquer aux personnes qui auraient du mal à comprendre ce document.
               Il faudrait aussi que les parents enferment les médicaments dans des armoires situées à une certaine hauteur et fermée à clé, les enfants devant demander à leur parent de leur donner les médicaments. Il est anormal qu’un enfant de 12 ans puisse aller prendre lui même, sirops à la codéine et à la prométhazine pour s’ en faire une « potion magique » qui est en réalité une drogue.
               J’ai été scandalisé par les propos d’une jeune médecin, qui, amenant son bébé de 18 mois à la crèche, riait parce qu’il avait réussi à marcher jusqu’à une petite table, avait pris une boîte qui contenait des pilules contraceptives et avait réussi à en extraire 4 pour les avaler.

     Ce n’est peut être pas dangereux, mais je trouve la mère d’une négligence notoire.

     

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