•     Les mouches sont parfois très agaçantes, mais il faut leur reconnaître un grand talent aéronautique. 

        L'équipe de Jane Wang, de l'Université Cornell à New York, a étudié leurs manoeuvres et notamment la manière dont elles peuvent pivoter rapidement en vol, en observant des drosophiles volant à l'intérieur d'une boîte transparente à l'aide de trois caméras rapides (8000 images par seconde, soit environ 35 images par battement d'ailes).  
        Ils ont étudié les situations où la mouche fait un virage à 120 degrés, c'est-à-dire se retourne presque, en quelque 80 millisecondes et 18 battements d'ailes. Cet exploit est réalisé grâce à de subtiles asymétries dans l'inclinaison des ailes de droite et de gauche. 

        Dans un pivotement à droite, l'aile gauche fait des va-et- vient symétriques de l'avant à l'arrière, avec un même angle moyen d'attaque de 49 degré. En revanche, l'angle d'attaque de l'aile droite est de 49 degrés lors du battement vers l'avant, et seulement de 40 lors du battement vers l'arrière. La traînée (la résistance de l’air à l’avancement), étant d'autant plus forte que l'angle d'attaque est élevé, il en résulte pour cette aile une force nette dirigée vers l'arrière. L’insecte pivote dans le sens des aiguilles d'une montre.

         Comment l'insecte contrôle- t-il ces mouvements ? D'après les analyses et modélisations des chercheurs de Cornell, l'articulation de l'aile avec le corps de la mouche se comporte comme un ressort, dont la direction d'équilibre est d'ordinaire verticale (les ailes oscillant symétriquement par rapport à cette direction). 
        Pour pivoter, la drosophile modifie la direction d'équilibre de l'articulation d'une des ailes. Les angles d'attaque vers l'avant et vers l'arrière cessent d'être égaux, d'où une force moyenne de traînée non nulle pour cette aile, ce qui fait pivoter l'insecte. 
        Un mécanisme simple, une rotation de quelques degrés du « ressort »  qui demande à la mouche peu d'efforts. 
        Je suis en admiration devant les prodiges de la nature.

        Mais moi, je ne suis pas doué. J’ai beau avoir deux “L” à mon nom, je n’ai pas trouvé le ressort nécessaire pour jouer ainsi au derviche tourneur.!
          Rendez vous compte : 225 battements d'ailes par seconde : comment ne se fatiguent elles pas plus vite , Et pas étonnant que cela fasse parfois du bruit !

    (Les renseignements proviennent de la revue “Pour la science”, qui est une de mes lectures assidues avec "La Recherche" et "Sciences et Avenir". ainsi que de la documentation sur le cerveau).

      J'ai beaucoup aimé cette devinette d'une de mes correspondantes :

    Qu'est ce qui fait zzzb...zzzb...???

    Ah, si j'étais une mouche !

    Réponse :  snolucer  à elov iuq ehcuom enu tse'c.  

    Cela dit, je n'ai jamais vu une mouche voler à reculons: et vous ?

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  •          Les petites coccinelles sont de petites bêtes bien sympathiques pour les amateurs de jardin car elles et surtout leurs larves, dévorent les pucerons et nous évitent de trop utiliser des insecticides.

            Celles de mon enfance que je retrouve en Bretagne ont sept points noirs sur le dos rouge.(Adalia 7-punctata).     
    Mais sur ma terrasse j’en trouve maintenant une autre sorte, qui a 18 points de forme plus diverses.


          
               "Harmonia axyridis" est une espèce de coccinelle asiatique qui a été importé aux Etats-unis à la fin des années 80 pour lutter contre les pucerons dont elle est très friande. L'Europe l'a également introduite plus récemment dans les cultures sous serres puis à destination des particuliers en mettant à disposition des larves à déposer sur les plantes dans les jardineries. L'intention était louable dans la mesure ou il s'agissait de lutter contre le développement des pucerons dans les cultures à la place des pesticides. Pourquoi donc n'a-t-on pas privilégier nos espèces locales ? Probablement parce que la coccinelle asiatique est plus vorace.

            Cette coccinelle originaire de Chine, de Corée et du Japon s'est tellement bien adaptée qu'elle envahit désormais des régions entières en progressant du nord vers le sud.
            Inoffensive pour l'homme, elle prolifère néanmoins au détriment des espèces locales comme notre coccinelle à sept points. Elle mange toute la nourriture disponible plus vite que les coccinelles gauloises et celles ci meurent de faim.

            J’avais trouvé bizarre en mettant mon nez sur ma main sur laquelle une de ces “chinoises” s’était promenée, de trouver que l’odeur n’était pas agréable et je viens de lire un article qui m’a amusé.
            Lorsqu'il est écrasé ou simplement stressé, l’insecte libère du sang par les pattes. Plusieurs composés hautement volatils de ce liquide dégagent une odeur très forte. Ce sont des “méthoxy-pyrazines”, pour les fanas-chimie.

            Les australiens et les américains étaient au début très heureux car leurs coccinelles chinoises étaient de couleur jaune (normal non ?, mais ont elles les yeux bridés ?). Leur odeur était supportable et presque discrète et comme  ces jolis petits insectes raffolent des raisins abîmés, ils se retrouvent donc souvent parmi les grains récoltés! avec lesquels ils seront écrasés durant ie processus de fabrication du vin.
           Et, bonheur, les méthoxy-pyrazines contribuaienl à l'arôme particulier des sauvignons blancs australien et des cabernets américains, leur donnant une petite touche de senteurs végétales.
           Mais catastrophe, une autre variété de coccinelle asiatique, orange celle là, a supplanté la coccinelle jaune et elle a une senteur beaucoup plus forte.
           A cause de la coccinelle jaune, les vins américains ont une senteur de pomme de terre crue, d’arachide grillée et de terre humide. Ils sont bons au goût mais il faut se boucher le nez pour déguster !!
          Même en France les viticulteurs font attention à enlever les coccinelles des grains dans les vins bio. On en a parlé à la télé début octobre.

          Alors on mobilise les chercheurs.
          Gary Pickering et ses coiiègues de l'université Brock, au Canada, cherchent le moyen de supprimer les méthoxypyrazines du vin.Ils ont annoncé un début de succès,obtenu en ajoutant des copeaux de chêne au vin rouge ou blanc.Le traitement a "réduit l'intensité"de la contamination.
         Les scientifiques ont essayé de nombreuses autres méthodes, notamment en irradiant le vin avec des ultra-violets ou en mélangeant de l'argile absorbante ou du charbon actif; mais toutes ces techniques n'ont donné qu'un "résultat limité" sur le vin  rouge et elles sont restées sans effet sur le vin blanc.

          Gare au péril jaune, même chez les petites bestioles aux points noirs sur le dos. J’espère que les vignerons du bordelais font attention !!
         Pour le moment je peux encore me promener sur ma terrasse sans masque à gaz.! Mais on pourrait aussi inventer un parfum pour coccinelle, qui sente la rose ou la lavande par exemple.

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  •  

          C'est toujours difficile de faire un premier article, quand on n'a pas encore de lecteur, et qu'on ne sait pas ce qui intéressera les futurs visiteurs. Alors je choisis quelque chose d'un peu général sur la disparition des dinosaures.

               On m'avait appris autrefois à l’école que s’il n’y avait plus de dinosaures sur terre, c’était en raison d’un recul des océans à la fin du Crétacé, ce qui avait engendré des changements climatiques importants qui avaient entrainé la mort de nombreuses espèces animales. On ne nous avait pas donné de détail sur le phénomène.

              Dans les années 1980 une autre hypothèse semblait très défendue : les dinosaures avaient été tués à la suite de la chute d’une énorme météorite qui avait fait une explosion gigantesque.
              Les scientifiques avaient trouvé dans des couches géologiques du crétacé une quantité anormale d’iridium, métal rare sur terre, mais abondant dans certains météorites, et un cratère de 300 km de diamètre, fut découvert à Chicxulub, au Mexique.
              Ils pensaient que la météorite avait soulevé tellement de poussières que la température moyenne sur terre avait chuté de façon importante pendant quelques années, comme cela pourrait être le cas si une guerre nucléaire généralisée anti missiles avait lieu, avec de très nombreuses explosions au sol.
              Toutefois la date de cette chute semble antérieure de 32000 ans à la disparition des animaux du crétacé.

              Gerta Keller, de l’université de Priceton, défend la thèse selon laquelle cette disparition serait due à une intense activité volcanique.
             On constate que dans le sud-ouest de l’Inde des épaisseurs massives de lave couvrent un territoire grand comme trois fois la France, il y a environ 66 millions d’années, ce pendant environ 750 000 ans, et 250 000 ans avant la disparition des espèces animales très nombreuses de la fin du crétacé. L’équipe américaine a pu dater les événement sur des zircons produits par les éruptions.
             La quantité énorme de gaz carbonique CO2 rejetée par les volcans à provoqué un réchauffement climatique important et le dioxyde de soufre SO2 une acidification des océans.
        Au lieu d’être congelés, les dinosaures auraient été cuits !! lol
              En fait ils seraient probablement morts de faim par détérioration des végétaux.
              Cette hypothèse paraîtrait plus vraisemblable car plus progressive et plus capable de toucher l’ensemble des populations animales, que l’impact d’un météorite dont les conséquences seraient de plus courte durée.
              Mais les géologues partisans des deux hypothèses se disputent toujours avec animation !

    dinosaure 2         Personnellement je regrette que de petits dinosaures n’aient pas survécu. J’aurais aimé en promener un en laisse dans le parc voisin lol, bien que ce ne soit pas très doux à caresser vu leur épine dorsale plutôt dure.
        Ou voir pécher en Bretagne des poissons par  de petits ptérodactyles et autres ptérosaures, plus amusants à voir que les mouettes.

            Si vous avez la nostalgie de ces charmantes petites bêtes, et que vous passez par Paris, allez visiter, dans le Jardin des Plantes, le Muséum National d'Histoire Naturelle. Vous y verrez de splendides ossements préhistoriques réassemblés et dresses, qui sont impressionnants.

        

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