•           Quelques mots d'abord sur des bestioles (insectes) que je trouve souvent dans mon jardin en Bretagne : les phasmes. J'ai dû utiliser ce mot dans un article sur les phobies, et on me demande ce qu'est cet insecte

            "Phasme" provient du grec phasma signifiant "apparition" ou "fantôme", caractérisant leur capacité à se confondre avec leur milieu c'est à dire leur mimétisme; Les bretons les appellent aussi "bâton du diable" ! lool
            Mais ils sont totalement inoffensifs. Vous pouvez les toucher.
           
            Il y a plus de 300 espèces de phasmes dont le “phasme gaulois” qui vivent dans mon jardin. Ils pondent des oeufs, mais je n'ai jamais vu de “bébé phasme”.. Il grandit en muant toutes les 3 semaines et vit  environ 8 mois
            Les phasmes vivent surtout la nuit. Le jour ils se cachent.
            Ils ont une carapace cormée très dure, 6 grandes pattes munies de “crochets”et des antennes segmentées recouvertes de poils sensoriels aux multiples fonctions : odorat, goût toucher, ouie. Ils n'ont pas d'ailes et se déplacent lentement, mais peuvent sauter un peu comme les criquets.
            Ils mangent des herbes et des feuilles de plantes du jardin.
            Les oiseaux et les mulots les mangent ainsi que les mantes religieuses ou les fourmis
            Pour survivre sans se faire manger,, ils se fondent dans leur environnement en imitant à la perfection des brindilles, des feuilles mortes ou vertes. (homotypie et homochromie :même forme, même couleur)
            Mais s'ils sont sur un support non naturel la chose est plus difficile :

            La première photo a été prise sur la porte du garage. Le phasme essayait d'être blanc

    mais c'était trop difficile.

    J'ai des phasmes et des mantes religieuses pour ami(e)s

            Dans la deuxième photo, il était allé se poser sur le manche de mon balai. Là c'est du bois et il sait en prendre la couleur

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            La troisième photo est curieuse car le phasme est sur une vitre d'une fenêtre à l'intérieur du séjour,  et il y a derrière des buissons et des arbres verts. Alors le phasme est devenu vert. et on le distinguait à peine
            Alors pour le voir, je l'ai pris par dessous, en me couchant sur le carrelage et on ne voit pas le jardin mais uniquement  la vitre tansparente qui reflète le plafond blanc et le phasme s'est “fait avoir”, son camouflage n'a pas leurré mon appareil photo ! (la tête est en bas).

    J'ai des phasmes et des mantes religieuses pour ami(e)s

           Quelques photos également de mantes religieuses, insectes carnassiers qui mangent les phasmes. Elles sont surtout connues par le fait qu'elles mangent leur mâle après l'accouplement. Elles ont une tête assez terrible et de solides mandibules.

    J'ai des phasmes et des mantes religieuses pour ami(e)s

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  •      Regardez ce chat et dites moi ce que vous remarquez !

    Pourquoi certaines personnes ont elles les yeurx "pairs" ("vairon")

         Ses yeux sont de couleurs différentes.

         Avant de parler d'yeux de couleurs différentes, je voudrais vous expliquer simplement pourquoi nos yeux ont une certaine couleur.

        D'abord regardez le schéma d'un oeil : il ressemble à celui d'un appareil photo. :
    le cristallin c'est le zoom qui ajuste la distance de vision pour que l'image soit nette, la rétine c'est la pellicule photo-sensible ou les micro-capteurs de l'appareil numérique, et l'iris, le diapragme : c'est un muscle dont le diamètre varie, qui contrôle la quantité de lumière qui entre dans l'oeil par la pupille, celle ci étant l'objectif de l'appareil, derrière la cornée, sorte de “capot” protecteur transparent..
        L'iris contient des pigments qui lui confèrent une certaine couleur. 
        Par contre vous ne connaissez peut être pas la “sclérotique”, cette membrane solide qui entoure et protège l'oeil et que l'on voit dans le "blanc" des yeux, et la “choroïde”, (en rouge sur le schéma), une membrane entre la sclérotique et la rétine.
        Cette choroïde a de multiples propriétés
        D'abord elle contient de multiples vaisseaux sanguins et nourrit donc les cellules de la rétine et de l'iris.
        Très pigmentée elle va participer à la coloration des yeux.
        Partiellement transparente, mais réfléchissant certains rayonnements (notamment l'infra-rouge), elle protège la rétine contre des effets thermiques, rend l'intérieur de l'oeil analogue à la chambre noire d'un appareil photographique, et réfléchit et diffracte plus ou moins de lumière suivant les espèces animales et les individus.
        Chez des animaux comme le chat, elle a un grand pouvoir de réfraction et renforce donc considérablement la sensibilité de l'oeil, qui par ailleurs possède davantage de bâtonnets sensibles aux faibles lumières. Le chat voit donc assez bien dans l'obscurité, là où l'homme ne voit rien.
        Lorsqu'on photographie un visage au flash, l'iris n'a pas le temps de se fermer suffisamment, et la choroïde protège la rétine en réfléchissant l'excès de lumière reçue et l'on voit alors les vaisseaux sanguins qui la tapissent : c'est l'origine des “yeux rouges” des photos au flash.

    Pourquoi certaines personnes ont elles les yeurx "pairs" ("vairon")

        La couleur des yeux est due aux pigments qui existent principalement dans l'iris, mais aussi dans la choroïde, le principal pigment de l'iris étant la “mélanine”, de couleur noire, mais d'autres pigments interviennent à un moindre degré.
        La densité de ces pigments est variable et c'est leur répartition qui donne la couleur de l'oeil, exactement comme votre imprimante couleur reconstitue les diverses couleurs par le mélange d'une multitude de petits points de trois couleurs primaires dont les densités par unité de surface varient.

        La couleur de vos yeux est essentiellement héréditaire, c'est à dire transmise par les gênes du père et de la mère. Ces gènes composés d'ADN, donnent naissance à des ARN (acides ribo-nucléiques messagers), qui permettent la synthèses de protéines (on a dû vous apprendre cela au lycée!).
        Parmi les protéines, l'enzyme tyrosinase permet d'accumuler plus ou moins de mélanine au moment de la formation et de la croissance de l'oeil.

        Si une personne est démunie de tyrosinase, (raison génétique), son oeil est dépourvu de mélanine. Son iris et sa choroïde seront incolores et on ne verra que les vaisseaux sanguins.
        En général en l'absence de mélanine, la personne aura des cheveux blancs ou blonds très clair. C'est pourquoi les “albinos” ont les yeux rouges.
       
        Les enfants naissent sans mélanine, aussi ont ils les yeux bleus. S'ils ont le gène "bleu",, leurs yeux resteront de cette couleur. S'ils ont le gène "marron", (qui est dominant alors que le gêne bleu est récessif), celui-ci va s'exprimer ensuite, et permettre la coloration de l'iris, par production de mélanine en plus ou moins grande quantité, ce qui donnera des variantes de coloration.
        En fait les gênes "yeux bleus" ou "yeux marron" ne sont pas les seuls à intervenir (c'est une simplification faite dans les cours de génétique du lycée). Il est responsable à 75% de la couleur des yeux, mais d'autres gênes interviennent, notamment pour induire la quantité et la répartition de mélanine et également pour la couleur verte des yeux.

        Les personnes aux yeux bleus ne possèdent pas de mélanine dans l'iris (elles en ont quand même un peu dans la choroïde). La couleur bleue n'est pas le fait d'un colorant.
        L'œil apparaît alors bleu pour la même raison que l'eau profonde nous apparaît bleue. L'iris disperse la composante bleue de la lumière plus que les autres couleurs qui sont partiellement absorbées. L'iris semblera alors bleu puisque c'est surtout le bleu qui sera réfléchi notamment par la choroïde.
       
        Pour les yeux noirs / marron / bruns / gris, c'est une question de densité du colorant (la mélanine). Pour cela, le gène "marron" détermine que de la mélanine sera synthétisée dans l'iris. En plus de ce gène, il y a plusieurs autres gènes qui interviennent pour déterminer dans quelle partie de l'iris, et en quelle quantité, cette mélanine sera produite. D'où des variations dans l'intensité de la coloration.

        Pour les yeux verts ou verts avec souvent des reflets dorés, c'est un autre gène qui intervient à la manière du gêne bleu (récessif).

        Enfin pour les yeux “pers” ou “vairons” c'est à dire de couleurs différentes, on pense que c'est le plus souvent une mutation d'une cellule au niveau embryonnaire, cellule qui sera à l'origine d'un des deux iris, dont la couleur sera alors différente de celle “prévue” à l'origine et qui est celle de l'autre oeil.

        La génétique qui détermine la couleur des yeux est différente suivant les espèces animales.
        Elle est plus compliquée pour le chat. Il semblerait qu'elle mette en jeu quatre couleurs, dont le jaune qui serait un gène dominant. C'est pourquoi beaucoup de chats ont les yeux jaunes ou jaune-vert. Certains ont aussi les yeux bleus (absence d'autres colorants).
        Les yeux pers sont assez fréquents et peut être dûs à un gène qui empêche le colorant de s'exprimer dans un oeil (un oeil jaune ou vert et l'autre bleu comme le chat de la photo en début d'article.).

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  • Quand le "non cheval" est il devenu un cheval ?

              Certaines personnes ont l'esprit compliqué. 

              Un élève de terminale L était torturé par les notions "d'être" et de "non-être"  (j'ai encore quelques souvenirs de Kant, mais cela date de terminale, il y a 71 ans!) et il me demandait : quand le "non-cheval" est il devenu un "cheval" lors de l'évolution.?
              Question tordue !!!

              En fait la question ne se pose pas parce que le cheval est antérieur à l'homme sur cette terre et donc il existait avant que l'homme ne parle et ne l'appelle cheval.
              Quant à l'évolution de la "bête cheval", comme celle de tous les animaux, elle est progressive (voir Darwin) avec une sélection progressive des espèces les mieux adaptées.
              Mais si la question intéresse certain(e)s d'entre vous, je vais recopier ici un article que j'ai trouvé sur une revue animale.

    Nota : j'ai pris cette photo aux haras de la ville d'Hennebont dans le Morbihan. Si vous passez dans cette ville, je vous conseille de visiter ces haras. C'est très intéressant et l'été on assiste à des démonstrations équestres époustouflantes.
    Il y a également à Hennebont un très beau château fortifié, une belle cathédrale et un jardin botanique intéressant, le tout au bord d'une jolie rivière.

     

                           Les origines du cheval

            D'où vient le cheval ? Quand est-il apparu pour la première fois sur la terre ? Ces deux questions reviennent souvent à l'esprit des amateurs d'équidés. Mais, en l'état actuel de nos connaissances, il est assez difficile de répondre à ces interrogations.

            Au plus ancien que l'on puisse remonter, on sait que les mammifères existaient déjà sur terre depuis au moins cent millions d'années. Au début du tertiaire, un animal de la taille d'un renard, possédant quatre doigts aux membres antérieurs et trois doigts aux membres postérieurs, peut être considéré comme l'ancêtre du cheval. Baptisé Eohippus, cet animal est le premier maillon de toute une chaîne d'évolution qui, en quarante millions d'années, aboutit à notre cheval actuel.

            A l'aube du quaternaire, alors que l'homme va bientôt faire son apparition sur terre, les caractéristiques du cheval sont établies. La rencontre entre l'homme et le cheval peut avoir lieu ! Ensemble, ils vont traverser les âges, étroitement liés et associés à l'histoire. Conscient des immenses services que le cheval peut lui rendre, l'homme va le préserver de l'anéantissement. Mieux ! Il aidera même à son évolution en développant et améliorant la race.

         Aucun autre animal, pas même le chien, n'aura autant influencé et marqué la société humaine. On pense généralement que la domestication du cheval date du néolithique, à l'âge de la pierre polie. Vivant en troupeau dans la Djoungarie, au pied des monts Alta, en Mongolie, le cheval de Prjewalsky est l'ancêtre vivant de tous les chevaux actuels. Même si certains scientifiques attribuent cette paternité au tarpan de la Russie méridionale. Mais les découvertes de fresques rupestres dans les grottes de Lascaux, en France, semblent donner raison au défenseur du cheval mongol. Ces dessins indiquent que le premier rapport entre le cheval et l'homme était avant tout alimentaire. Les hommes ont apprivoisé les chevaux pour pouvoir les garder autour de leur village comme réserve de nourriture.

        C'est en Chine que l'on trouve les premières représentations d'une utilisation rationnelle du cheval. Vers 3500 ans avant Jésus-Christ, le cheval est vénéré comme un dieu et l'empereur de Chine s'adresse à lui régulièrement. Les premiers chars à deux roues tirés par deux chevaux datent de la même époque, et c'est d'ailleurs aux Chinois que l'on doit l'invention de la selle, des étriers et des éperons.
    D'invasion guerrière en invasion guerrière, les Chinois, puis les Perses, les Egyptiens, les Grecs et les Romains vont apporter au monde entier les nouvelles techniques pour utiliser les chevaux.



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  •            J’ai lu, dans les revues « La Recherche » et «  Sciences et Avenir » deux articles sur les fourmis Matabele, qui m’ont amusé et je vais essayer de les résumer.

     
            Les fourmis africaines Matabele, de redoutables guerrières, sont carnassières et elles adorent manger des termites, pourtant plus grosses qu’elles (mais nous mangeons bien des vaches).

              Des éclaireuses partent localiser les fourmilières des termites et lorsqu’elles viennent rendre compte de leur découverte, une colonne de guerrières de plusieurs centaines de soldats et de plusieurs dizaine de mètres de long, par à la chasse aux termites.
    Les secouristes Matabele

              Les petites fourmis noires Matabele tuent des termites et des Matabele « forts des Halles » vont prendre en charge ces cadavres pour les mettre dans les réserves de nourriture de leur antre.
              Mais les termites ne se laissent pas faire, et leurs soldats sont pourvus de fortes mandibules et ils essaient de couper les pattes des fourmis Matabele (qui, comme tout insecte en ont six).
    Sur la photo ci-contre les fourmis Matabele tuent une termite rouge.

              Parmi les soldats Matabele, il y a donc des blessés; certains ont perdu une ou deux pattes; d’autres quatre ou cinq. Ces fourmis blessées émettent un signal d’alerte pour être localisées. Ce n’est ni un signal radio, ni un signal sonore, mais des produits chimiques, provenant de leur glande mandibulaire : des sulfures de diméthyle. Cela a une odeur très forte de chou cuit et a un seuil de détection très bas, de telle sorte que les fourmis valides le détectent à distance.

              C’est alors qu’accourent des fourmis infirmières, au secours des blessés; (voir la seconde photo ci contre, mais vous remarquerez que ces fourmis ne sont pas règlementaires sur le champ de bataille : elles n’ont pas de brassard à leur patte avec une croix rouge LOL), mais il y en a beaucoup de blessés, alors, comment faire le tri.
              Le premier réflexe des fourmis blessées est de se remettre debout sur leurs pattes : c’est un réflexe de sauvegarde. Celles auxquelles il manque 4 ou 5 pattes ne peuvent pas. Trop blessées elles ne peuvent survivre et les infirmières les laissent mourir. Mais elles ne les euthanasient pas : il y a fort à parier que ces fourmis infirmières ne soient pas douées d'empathie.
             Par contre les fourmis auxquelles il manque une ou deux pattes sont debout et les fourmis infirmières les soutiennent jusqu’à la maison (voir la photo ci dessous où une géante secouriste Matabele soutient un blessé pour le ramener à la fourmilière.)

    Les secouristes Matabele

              Toutefois elles ne font pas que cela : elles lèchent les plaies plusieurs dizaines de fois, pendant une à deux minutes, avec de l’acide formique, qui est un excellent désinfectant, empêchant ainsi des infections, ce qui permet une probabilité de survie de plus de 80%.
    Mais certaines des fourmis moyennement blessées ne sont pas détectées par les secouristes. Alors elles rentrent comme elle peuvent, « à pattes », et sans traitement anti-bactérien, qui leur sera cependant prodigué à leur arrivée à la fourmilière. Mais leurs chances de survie sont moindres : elles meurent dans 32% des cas.

              Une étude sur de nombreuses campagnes des fourmis Matabele a été publiée en 2017 par des chercheurs de l’université de Würtzburg en Allemagne, sous la direction de Erik Frank.

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  • Pourquoi l'homme a t'il un cerveau performant ?

          Nous avons vu, dans mon précédent article sur l'évolution du cerveau humain, que l’homme avait, relativement à son poids, un gros cerveau ce qui lui conférait un plus grand nombre de neurones, surtout dans le cortex, et ce d’autant plus que ses cellules souches produisaient un plus grand nombre de neurones descendants, au moment de la formation du cerveau du foetus.
        Mais on constate aussi que le bébé d’un animal mammifère naît avec un cerveau presque définitif, ce qui lui permet de vivre presque normalement (voir, manger, courir…on dit qu’il est précocial), ce qui n’est pas vrai pour d’autres animaux, les oiseaux par exemple, qui doivent élever le bébé, qui ne vole pas, par exemple (ils sont attriciaux).
        L’homme est un des rares mammifères attricial, dont le cerveau grandit de façon importante chez l’enfant, et son cerveau n’est complètement mature que vers 20/25 ans (cortex préfrontal). Par contre ensuite les neurones ne peuvent presque plus se reproduire, ce qui n’est pas le cas pour beaucoup d’animaux.
    Pourquoi l'homme a t'il un cerveau performant ?Pourquoi l'homme a t'il un cerveau performant ?
     

     

     

      

         Comment cette évolution a t’elle pu se produire dans la préhistoire ?
        Il est probable qu’elle est due à des changements importants de l’environnement, qui ont obligé l’homme à s’adapter et à vivre en groupes. Ce n’est pas contradictoire avec la théorie de l’évolution, certains hommes s’étant mieux adaptés et l’évolution ayant ensuite sélectionné ceux qui avaient les meilleures chances de survie.
        Un point très important est la consommation d’énergie du cerveau : il ne représente que 2% du corps, mais consomme 20% de son énergie. Donc il fallait pouvoir lui fournir plus d’énergie, s’il grandissait.

    Pourquoi l'homme a t'il un cerveau performant ?

        Un des facteurs important de l’évolution du cerveau humain doit être la diversification de la nourriture, avec le développement de l’agriculture et de la chasse, puis de l’élevage. L’homme n’a en effet pas les enzymes nécessaires pour digérer la cellulose ; il lui faut broyer les aliments et l’intestin a un long travail d’assimilation, qui consomme de l’énergie.

        L’arrivée d’une nourriture différente, les protéines directement assimilables de la viande, ont entrainé une diminution de l’intestin, qui a permis de subvenir en énergie pour le cerveau grandissant.
        Les changements environnementaux également ont obligé l’homme, pour survivre, à vivre en société, donc à communiquer, et à se montrer plus ingénieux, ce qui a demandé d’utiliser mieux sont cerveau et a favorisé les capacités d’apprentissage.
        Par ailleurs les changements de l’environnement et les besoins de sécurité et de chasse, ont nécessité que l’homme marche debout, ce qui est plus économique en énergie.

    Pourquoi l'homme a t'il un cerveau performant ?


        Or la bipédie a réduit la taille du bassin, ce qui complique l’accouchement et a empêché le crâne de continuer à grandir (l’homme de Néandertal avait un plus gros cerveau et une plus grande taille que l’homme moderne). Il a donc fallu que la morphologie s’adapte, et que le crâne et le cerveau soient plus petits à la naissance, mais se développent ensuite.
        A la naissance le cerveau de l’enfant pèse environ 350 grammes pour 1450 grammes à l’âge adulte.

        Certes l’homme a le cerveau le plus performant, mais quand il naît, ce cerveau est juste capable d’assurer la vie végétative, et il est complètement immature, mais avec un grand potentiel. C’est l’apprentissage qui lui apportera intelligence, créativité et sentiments, et donc l'éducation par ses parents, l'instruction dans l'enseignement, puis l'expérience et les connaissances acquises au cours de la vie.

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