• L'énergie de biomasse

        Je reprends un article sur les énergie.
        Parmi elles il y a la biomasse.

        C’est en fait quelque chose de mal défini, qui englobe plusieurs domaines assez différents.
        Cela concerne l’extraction d’énergie de matières organiques, qu’elles soient animales, végétales ou bactériennes. On peut agir par transformation chimique, le produit fabriqué étant alors utilisé pour produire l’énergie, ou obtenir de la chaleur par combustion directe.
        L’énergie la plus ancienne est le bois, utilisé dans les cheminées et les poêles et chaudières.
        Une distinction importante est l’origine de la ressource, qui peut exploiter une culture dont la forêt, ou au contraire utiliser des déchets, végétaux ou animaux.
        C’est en général une ressource locale, utilisable sur place, mais elle produit du CO2 (mais moins que le charbon) et peut polluer notamment par des particules fines lors de la combustion ou par l’émission d’oxydes d’azote.

        Le bois est une des sources les plus importantes de la biomasse. traditionnellement utilisé directement sous forme de bûches, et pendant la guerre pour fabriquer du gaz pour les véhicules (« gazogène »),
        Actuellement des déchets de bois sont broyés et convertis en briquettes ou en granules.
        Des techniques nouvelles ont vu le jour, telle la « torréfaction » (ou dépolymérisation) de la biomasse, qui est un traitement thermo-chimique à température comprise entre 200 et 320°C, pour éliminer l’eau et modifier une partie de la matière organique pour casser les fibres. Le produit obtenu est friable (plus facile ç broyer) et hydrophobe (conservation) t a une capacité énergétique plus importante à poids égal.
        La « carbonisation hydrothermale », ( entre 189 et 260 d°, sous pression de 10 à 50 bars), transforme la biomasse en un charbon déshydraté et friable, ayant un haut pouvoir calorifique, mais dont la combustion produirait autant de CO2.
        Ces procédés s’appliquent également à des pailles végétales notamment de blé et de riz.

        Les procédés chimiques ont pour objectifs principaux de produire du biogaz - notamment méthane CH3) ou des biocarburants.
        La production de méthane se fait par fermentation de matières organiques qui sont en général des déchets. Le méthane est ensuite brûlé pou produire de la chaleur ou de l’électricité.
        Le problème des fuites est important car c’est un gaz à effet de serre 20 fois plus actif que le CO2.
        Les biocarburants sont des huiles végétales, produites surtout à partir du colza et du tournesol, ou du bioéthanol, produit à partir du blé et de le betterave (que l’on mélange au super sans plomb).
        Ces biocarburants sont chers et sont produits au détrimant de la culture classique.

        La biomasse est surtout une énergie produite localement pour utiliser du bois et des déchets. Il ne faut pas que cela entraine une déforestation importante car les arbres absorbent du CO2 en rendant de l’oxygène et s’opposent donc au réchauffement climatique.
        Les biocarburants n’ont pas le développement qui était attendu, compte tenu de leur prix et des impacts sur l’agriculture. Une troisième génération est en cour d’étude, à partir d’algues et notamment de micro-algues, cultivées dans des zones non arables.
        La biomasse est aussi utilisée pour produire de l’électricité (1,8 % de la production mondiale en 2015).
        Les principaux producteurs en 2015 étaient selon l’AIE (en TWh/an):

    USA  Chine  Brésil  Allemagne  Japon  Royaume-Uni  Inde  Italie…… France
      62       53       49           45           35              27             25    17               4

       L'énergie de biomasse L'énergie de biomasse




     


    Une usine de production d'électricité et des réservoirs de stockage de méthane

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • L'usine géothermique de production électrique 
                  "Bouillante" en Guadeloupe                               


                                                                       

     

     

     

     

     

     

                                                                                   L'usine géothermique de production électrique
                                                                                            en Alsace  à Soultz-sous-Forêts







     

     

     

     

     

     

     

     

        Une petite incursion dans le domaine de l’énergie, avec aujourd’hui la « géothermie ».

        L’énergie géothermique consiste à capter la chaleur de la Terre, pour produire de l’électricité ou pour utiliser directement ces calories pour du chauffage.
        La croûte terrestre a environ 30km d’épaisseur en moyenne (voir mon articles sur la Terre du 16/10/2017) et le manteau qui se trouve sous elle est un magma chaud.
    Une partie de cette chaleur est cédée à la croûte, qui par ailleurs récupère aussi la chaleur produite par la radioactivité des roches, de l’uranium, du thorium et du potassium notamment.
        C’est une énergie abondante, mais de faible intensité : la température s’accroit approximativement de 3 d° par 100 mètres de profondeur. Il faut donc creuser profond pour atteindre des températures élevées.
        La production de chaleur par la terre est de l’ordre de 0,06 W/m2, alors que le soleil produit 340W/m2 soit 6000 fois plus.
        On ne peut donc prélever beaucoup d’énergie sans tarir la source.

        Toutefois ce phénomène n’est pas constant : dans les zones volcaniques le gradient de température et beaucoup plus élevé (il peut aller jusqu’1000 d°C par 100M. Si des eaux circulent naturellement il est alors possible de les pomper pour alimenter des chauffages ou des turbines. C’est le cas en Islande dont une grande partie des besoins énergétiques est couverte parla géothermie. Des sources chaudes jaillissent même spontanément en surface (geysers).
        Dans ces cas l’exploitation ne nécessite pas de forage important.

        Dans des cas plus fréquents, de l’eau circule naturellement sous terre et on peut donc la récupérer et la recycler en grande partie; les forages sont alors plus ou moins profond et l’inconvénient est que cette equ contient de nombreux sels, certains radioactifs et qu’elle en général fortement corrosive, ce qui va attaquer les installation de tubage et de pompage.

        Dans le cas où on ne dispose pas d’eau naturelle, on peut en injecter, en utilisant en général un puits pour injecter l’eau et un autre puits pour la récupérer.. Mais en général l’eau circule mal dans les roches et il faut le plus souvent le « fracturer » comme lorsqu’on veut libérer le pétrole de schiste. Cela peut causer de mini-tremblements de terre et fragiliser les sols

        Des études envisagent de recharger les puits en chaleur avec de l’énergie solaire, ce qui permettrait de l’utiliser la nuit ou par temps très couvert.

        Les conditions d’exploitation sont très différentes selon la profondeur des puits de forage : faible profondeur à basse température, 5 à 10 d°C; profondeur moyenne; jusqu’à 2000 m et 50 à 90 d°; grande profondeur jusqu’à 10 000 m et température élevée avec deux créneaux : 100 à 150 d°c et au dessus de 150 d°C.

        L’utilisation de forages peu profonds et d’une température qui est faible (par exemple 12 d°C constant toute l’année à 10 m de profondeur). est essentiellement de chauffer l’hiver ou refroidir l’été une habitation individuelle avec une pompe à chaleur.
    La profondeur des sondages est le plus souvent inférieure à 100m et en moyenne d’une trentaine de mètres. On peut aussi utiliser des tuyauteries horizontales implantées sur une surface assez grande à une dizaine de mètres sous le sol.
        En fait on utilise les calories captées par le terre sur le rayonnement solaire.

        Avec des sondages plus profonds de 1000 à 5000 mètres dans des régions qui s’y pr-etent, on recueille de l’eau à plusieurs dizaines de degrés qui est directement utilisée pour le chauffage urbain, en France, principalement en Aquitaine et en Ile de France.

        A plus grande profondeur encore on peut atteindre des températures plus élevées afin de produire de l’électricité. Toutefois tout dépend du gradient de température du lieu : en région volcanique on peut atteindre les mêmes températures avec des forages beaucoup moins profonds.
        Entre 100 et 150 d°C, on utilise des échangeurs et un fluide intermédiaire, alors qu’au delà de &(0 d°C, la vapeur jaillit du sol et est capable d’alimenter directement les turbines liées aux alternateurs.`

        L’énergie géothermique ne dépend pas des conditions météorologiques et ne produit que très peu de CO2 (indirectement). Elle n’est inépuisable que si on limite la prise de chaleur et la circulation d’eau.
        Les méthodes de fracturation hydraulique utilisées pour permettre la circulation de l’eau dans les roches et éviter le colmatage peuvent entraîner des micro-séismes.
        Un autre inconvénient est la teneur en sels de l’eau qui entraîner une corrosion importante des tuyauteries et pompes.
        Les installations subissent aussi des variations importantes de température qui peuvent entrainer des chocs thermiques   
        Finalement l’énergie thermique reste une énergie assez chère en raison des coûts du forage et de l’entretien des matériels.
        Pour les installations de particuliers, par rapport à un chauffage au gaz naturel, le retour d’investissement n’est intéressant qu’en raison des aides de l’état (8 à 10 ans)   
        Pour les installations de chauffage urbain et de production d’électricité, un fort gradient de température et la présence d’eau sont nécessaires pour assurer la rentabilité. Les installations sont donc en zone volcanique, près des bords des plaques tectoniques ou dans les zones de sources chaudes ou de forte circulation thermale.   

        Les productions les plus fortes d’électricité géothermique seraient actuellement les suivantes, en TWh  en 2013 :
    USA  Philippines  Indonésie  Nelle-Zélande  Mexique   Italie  Islande  Japon Kenya 
    18,4         9,5             9,4               6,4                6,1         5,7      5,2         2,6      2
        La France produit peu d’électricité géothermique. (1,5 TWh en 2016 sur 531 TWH au total soit seulement 0,28%), avec deux centrales en Guadeloupe (Bouillante) et en Alsace (Soultz-sous-Forêts). Depuis 2016 une centrale avec deux puits à 2500 mètres fournit de la vapeur à 170 d°C à une usine industrielle d’Alsace.
       
        SI on examine les utilisations directes de chauffage le classement est différent 
    (en TWh en 2015)
    Chine  USA  Suède  Turquie  Japon  Islande  Allemagne  Finlande  France  Suisse
      49       21      14          13         7          7               5                5           4,5         3
        La carte ci dessous indique les « gisements » de géothermie en France, utilisés actuellement principalement pour du chauffage urbain, en Aquitaine et en Ile de France.



        La géothermie est une énergie intéressante, mais qui ne pourra apporter de grandes quantités d’énergie, mais qui, par contre est très propre (pas de CO2), mais chère en raison des forage et de la corrosion des installations.
        Elle n’est rentable que dans certaines région de fort gradient de température avec la profondeur.
        Il est dommage que le gouvernement n’ait pas laissé les grande compagnie pétrolières faire de la prospection de gaz et pétrole de schiste, en leur demandant de prospecter en même temps les possibilités géothermiques;

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  •            Mon précédent article donnait des informations générales sur l'énergie hydraulique et l'hydroélectricité, mais pour ne pas alourdir l'article, je n'avais pas publié de photo de barrages, ni leurs caractéristiques.
              Dans cet article j'ai choisi quelques barrages caractéristiques, français et étrangers et je vous donne les informations correspondantes.


    Barrages hydroélectriques dans le monde

     


    Barrage des Trois Gorges
    Chine sur le Yangzi-Jiang
    Mise en service : 2012
    Puissance 22,5 Gw
    Production/an 100 TWh



    Barrages hydroélectriques dans le monde 

     

    Barrage d'Itaipu
    Brésil sur le Rio Parana
    Mise en service : 2003
    Puissance 14 Gw
    Production/an 100 TWh



    Barrages hydroélectriques dans le monde

     

    Barrage Robert Bourassa
    Canada sur la Grande Rivière
    Mise en service : 1981
    Puissance 7,7 Gw
    Production/an 26 TWh


    Barrages hydroélectriques dans le monde

     


    Barrage de Grande Coulée
    USA sur le fleuve Columbia
    Mise en service : 1980
    Puissance 6,8 Gw
    Production/an 20 TWh

    Barrages hydroélectriques dans le monde

     

     

    Barrage de Salano-Chochensk
    Russie sur le Ienisseï
    Mise en service : 1989
    Puissance 6,4 Gw
    Production/an 27 TWh


     

              et maintenant en France : ils sont très nombreux mais plus petits :

    Barrages hydroélectriques dans le monde

     

    Barrage de Genissiat
    France dans l'Ain
    Mise en service : 1948
    Puissance 0,4 Gw
    Production/an 1,8 TWh
    Hauteur de chute : 65 m
     

    Barrages hydroélectriques dans le monde

     

     

    Barrage de Donzère-Mondragon
    France dans le vaucluse
    Mise en service : 1948
    Puissance 0,35 Gw
    Production/an 2 TWh
    Hauteur de chute : 23 m

    Barrages hydroélectriques dans le monde

     


    Barrage de Fessenheim
    France sur le canal d'Alsace
    Mise en service : 1956
    Puissance 0,18 Gw
    Production/an 1 TWh
    Hauteur de chute : 15 m


     

    Barrages hydroélectriques dans le monde

      


    Barrage de la Bathie
    France sur la Tarentaise
    Mise en service : 1961
    Puissance 0,55 Gw
    Production/an 1 TWh
    Hauteur de chute : 1250 m



    Barrages hydroélectriques dans le monde

     

     

    Barrage de Serre-Poncon
    France sur la Durance
    Mise en service : 1960
    Puissance 0,38 Gw
    Production/an 0,7 TWh
    Hauteur de chute : 128 m

     


          Dans les Pyrénées les installations sont complexes, recueillent l'eau de lacs ou ont des prises multiples et servent éventuellement plusieurs centrales successives ; Par exemple, la centrale de Pragnères, mise en service en 1953 dispose d'un réservoir principalà Cap Long, à 2600m d'altitude, trois réservoirs annexes et un réservoir « journalier ». .Le réseau de collecte d'eau comprend 40 km de galeries. Au printemps, à la fonte des neiges, l'eau excède les besoins ; celle provenant de Gavarnie et du Vignemale, après avoir été turbinée à Pragnères, est remontée vers les réservoirs de la rive droite (Aumar et Cap de Long) par la station de pompage; une autre station de pompage remonte les eaux du secteur d'Escoubous pendant les heures creuses. En hiver, les eaux stockées dans le réservoir de Cap de Long sont turbinées à Pragnères pendant les heures de pointe, apportant 195 MW au réseau en moins de 3 minutes ; ensuite, elles sont turbinées par les centrales aval de Luz, du Pont de la Reine et de Soulom (135 MW).

    Barrages hydroélectriques dans le monde


    Ci-dessus le barrage de Cap Long. Ci dessous le lac d'Orédon et des conduites forcées de descente des eaux.

    Barrages hydroélectriques dans le mondeBarrages hydroélectriques dans le monde  

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

              L'usine marée motrice de la Rance (photo ci dessous) utilise la force des marées pour faire tourner ses turbines, à marée montante et descendante.
              Le système fonctionne bien, mais l'investissement et l'entretien sont très onéreux et d'autre part, il faut un environnement particulier pour pouvoir "accrocher" le barrage aux rives et permettre par ailleurs la navigation et le passage de la faune.
              Il n'y a pas eu d'autre construction de ce type.

    Barrages hydroélectriques dans le monde

     

     

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  •      Je reprends mes articles sur l’énergie, avec toujours l’idée de faire en fin de parcours une réflexion sur "Comment sauver le climat ?" ;
        Aujourd’hui je voudrais vous parler de l’énergie hydroélectrique.

        Evidemment ce que l’on connaît surtout, ce sont les barrages sur les cours d’eau et l’alimentation de turbines pour fabriquer de l’électricité. En terme de quantité, c’est le principal, mais le concept d’énergie hydroélectrique est beaucoup plus large. C’est l’énergie fournie par le déplacement de l’eau : cours d’eau, chute d’eau, vagues, courants marins, marées. Une hydrolienne -dont j’ai déjà parlé- serait à classer dans ce type d’énergie.

        L’utilisation de cette énergie est très ancienne de même qu’il y a eu les moulins à vent; il y a eu les moulins à eau; il en reste de nombreux vestiges, notamment en Bretagne : ils utilisaient le courant de rivières ou celui créé par la marée montante et descendante. Cette énergie mécanique servait à faire tourner une machine, sans intermédiaire électrique
        La première centrale électrique remonte à 1880 en Angleterre : elle servait à l’éclairage d’un domaine et ne produisait que 7kW de puissance, ce qui est négligeable.
        De nombreuses petites centrales ont existé, au fil des cours d’eau, produisant quelques centaines de kW ou quelques MW. Quelques rares étaient encore en activité il y a quelques années comme celle de l’arsenal de Tulle, en Corrèze. Mais actuellement la loi de transition énergétique essaie de relancer ces petites centrales en prévoyant un tarif de rachat de l’électricité en surplus, en général par construction de nouvelles installation, la rénovation des anciennes étant trop onéreuse. Actuellement les petites installations de moins de 10 MW, ont une puissance totale d’environ 2 GW et produisent environ 8 Twh/an.

        L’hydroélectricité a fait de gros progrès à partir de 1900 et les barrages importants se sont développés à partir de 1920.
        La France possède de très nombreux barrages  et a équipé 95% des sites envisageables. Il faut en effet non seulement avoir un cours d’eau, mais des rives capables de supporter les fondations du barrage, et une vallée qui puisse retenir l’eau sans destructions trop importantes.
        Il n’y a pas eu de grand barrage de construit depuis 2008 et la puissance totale installée est de 25,5 GW, produisant environ 70 TWh/an (1TW = 10 puissance 12 watts), sur les 540TWh/an que consomme la France, soit environ 12,5 %.
        Environ 82 % de la production française d'hydroélectricité est assurée par 4 régions :
             - Rhône-Alpes = 40 %

            - Provence Alpes Côte d'Azur = 16,3 %
            - Midi-Pyrénées = 15,3 %
            - Alsace = 11 %        
            - L’ensemble des autres régions = 17,4 %
        Le parc est constitué de plus de 2 400 centrales, mais 95 centrales de taille moyenne (50 à 600 MW) concentrent à elles seules 58 % de la puissance totale et 4 centrales de plus de 700 MW en représentent encore 17 % ; près de 1 600 installations ont moins de 1 MW et représentent seulement 1,8 % de la puissance installée.
        Près de 90 % des 2 400 centrales de France sont installées « au fil de l’eau », autrement dit turbinent l'eau d'un cours d'eau comme elle arrive, n'étant pas dotées d'un réservoir ; elles totalisent environ 7 500 MW installés (30 % du parc) et produisent 30 TWh en moyenne annuelle
        La France est classée en 2017 au 3e rang européen pour sa production hydroélectrique avec 10,1 % du total européen, et au niveau mondial, au 10e rang avec 1,3 % du total mondial, en 2013.

    L'énergie hydro-électrique
    L'énergie hydro-électrique     

     

     

     

     

     


         La puissance fournie par le barrage dépend essentiellement de deux facteurs : la hauteur de chute et le débit d’eau qui va faire tourner des turbines

        Dans des barrages sur de grands fleuves (le Rhin par exemple), la hauteur de chute est très faible et c’est le débit d’eau qui est primordial.
        Le schéma de fonctionnement est le même dans les deux cas, et correspond aux deux figures ci-dessous.
        L’eau est prise à une certaine hauteur dans le barrage et amenée par une conduite forcée jusqu’aux turbines couplées à un alternateur qui produit du courant alternatif. Un transformateur élève la tension de ce courant pour permettre le transport à distance aux moindres pertes par effet joule, sur les lignes haute tension.
        Un déversoir dans le barrage permet d’évacuer l’eau en surplus, notamment en période de crue.
        Par ailleurs un obturateur peut boucher tout ou partie des canalisations d’entrée des conduites forcées ce qui permet de moduler la production d’une centrale qui peut passer de zéro à sa puissance nominale en quelques minutes.
        Les dimensions et distances diffèrent.
        Dans un barrage au fil de l’eau la dérivation du fleuve est un véritable canal et les turbines se trouvent au fil de l’eau, en bas d’un barrage de très faible hauteur.
        Dans un barrage classique, la canalisation forcée est de faible longueur et a un débit important, les turbines étant près du barrage.
        Dans des barrages en montagne, en général de moindre hauteur, les canalisations forcées sont des tuyaux en acier de débit moindre, mais les turbines se trouvent à plusieurs centaines de mètres (voire des kilomètres) du barrage en bas de la montagne, avec des dénivelées de plusieurs centaines de mètres.
        Un mot aussi, des centrales de « pompage turbinage » (STEP = station de transfert d’énergie par pompage).
         Elle sont conformes au schéma ci-contre. Actuellement on se sert du supplément d’électricité disponible la nuit pour remonter de l’eau la nuit dans le réservoir supérieur , laquelle sera utilisée de jour, colle dans un barrage normal pour produire un supplément d’électricité.

        La France possède 6 stations qui permettent de stocker quotidiennement quelques dizaines de GWh.
        Le stockage hydraulique retrouve de l'intérêt pour gérer l'intermittence de la production solaire et éolienne, le courant intermittent de ces sources d'énergie pouvant être stocké par pompage.

        L’hydraulique dans le monde

         La particularité de l'hydroélectricité est sa répartition globalement homogène par continent dans le monde. Les pays producteurs en sont aussi les consommateurs, même si certains pays comme la France exportent un peu d’électricité.
        Comme on le voit sur les tableau ci-dessous, la Chine est de loin le plus grand producteur d’électricité hydro-électrique et possède sur le Yangzi-Jiang d’énormes barrages. Le plus grand « barrage des 3 gorges », mis en service en 2012, a une puissance de 22,5 GW et produit 100 TWh /an.
        Le Canada et le Brésil sont le seconds producteurs, mais avec moins de la moitié de production annuelle. grand barrage brésilien  a une puissance de 14 GW et produit également environ 100 TWh /an, et le plus grand barrage canadien  a une puissance de 7,7 GW et produit 26,5 TWh /an.

    L'énergie hydro-électrique
    L'énergie hydro-électrique

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

         L'hydroélectricité a une gros avantage : pas d'émission de CO2, grande souplesse d'utilisation pouvant s'adapter à la demande évoluante dans une journée, et disponibilité quasi permanente. Son coût est relativement faible.

         Ses inconvénients proviennent de la formation d'un lac derrière le barrage qui va engloutir la vallée et son contenu naturel et humain, et les conséquence sur la faune aquatique de l'interruption du cours d'eau, même si des "écluses à poissons" sont parfois mis en place (remontée des saumons notamment).

         Pour ne pas faire un article trop long, je publierai des photos de quelques barrages et leurs caractéristiques dans un prochain article, et j’y parlerai aussi, de l’usine marémotrice de la Rance.

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  •  

    Des couches ultra minces transparentes photovoltaïques
            Vous avez pu constater que je m’intéresse beaucoup aux problèmes scientifiques et pratiques du changement climatique et à tous les problèmes d’énergie, que ce soient les
    « anciennes énergies » encore utilisées de façon prépondérante, l’énergie nucléaire et la future énergie de fusion, et les « énergies vertes » très à la mode, mais dont certaines sont méconnues.

              Je fais en ce moment de nombreux articles à ce sujet.
              J’ai lu des articles sur de nouveaux types de panneaux photo-voltaïques et cela m’a paru intéressant.

     Je rappelle d’abord certaines caractéristiques du photovoltaïque :

               Une cellule photovoltaïque, (ou solaire), est un composant électronique qui, exposé à la lumière (c’est à dire à des photons), produit de l’électricité grâce à l’effet photovoltaïque. La puissance obtenue est proportionnelle à la puissance lumineuse incidente mais dépend du rendement de la cellule. Celle-ci délivre une tension continue et un courant électrique la traverse dès qu'elle est connectée à un circuit.

               Les cellules photovoltaïques les plus répandues sont constituées de semi-conducteurs, principalement à base de silicium (Si) et le plus souvent se présentent sous forme de petites plaques d’une dizaine de centimètres de coté. On les réunit sous forme de panneaux pour obtenir une source convenable d’électricité.

     Le problème des cellules solaires est quintuple : 

                         - il faut pour produire de l’électricité, qu’il y ait du soleil ou au moins une forte lumière. Il n’y a pas de courant la nuit et il y en a peu par temps couvert. Il faut donc stocker l’énergie correspondante si on veut un usage continu.
                         - leur rendement est faible bien qu’il ait fait de grands progrès : mille watts par mètre carré de panneau. Il faut donc d’énormes surfaces pour obtenir une puissance convenable. (1 km2 pour produire un GW)                  
                        - la tension produite est faible et il faut donc associer de nombreuses cellules pour avoir une tension suffisante.
                        - le courant produit est continu et donc pour le transporter, et éviter une trop grande perte par effet joule, il faut le rendre alternatif grâce à de onduleurs, ce qui diminue encore le rendement.
                              - de plus le rayonnement solaire est intermittent et le rendement purement météorologique est très médiocre (13% en moyenne en France)
                         - le raccordement au réseau électrique est extrêmement onéreux.

                Il en résulte que le courant produit est cher. Sans les subventions (qui sont payées par l’Etat et donc les contribuables) le photovoltaïque ne serait pas rentable.

               De plus les fiabilités des panneaux sont très variables, certains panneaux chinois étant d’une qualité catastrophique.

     L’utilisation du photovoltaïque est donc particulière :

               Le transport de l’électricité étant très onéreux, les surfaces nécessaires énormes, et l’obtention de voltages élevés problématique, la création de « centrales photovoltaïques est une aberration.
              Par contre le photovoltaïque est excellent pour alimenter de petits appareillages électroniques isolés et non raccordés au réseau : lampes, montres, appareils de mesure ou de communication, etc.. Mais pour avoir un un usage continu, il faut une batterie tampon.
              Un usage domestique dans des maisons ou dans des locaux industriels est intéressant s’il ne demande pas une forte puissance : chauffage de l’eau chaude sanitaire par exemple, mais pas le chauffage de la maison l’hiver.
              Il est évidemment intéressant dans des pays très ensoleillés et en des lieux isolés où il est difficile d’amener des lignes électriques : dans une îleou dans le désert  et en Afrique, pour tirer l’eau de puits et la purifier.

     Alors quoi de nouveau ?

               Deux industriels français viennent d’inaugurer la production unique au monde de panneaux solaires « souples », constitués de films organiques, sur lesquels on dépose la couche photovoltaïque des quelques nanomètres, composée de cuivre - indium - gallium - sélénium.                   
              Ils ont quelques nanomètres (quelques milliardièmes de mètre c’est à dire quelques millionnièmes de millimètres) d’épaisseur, sont souples et flexibles, transparents et faciles à poser. Ils peuvent même être colorés pour faire des éléments décoratifs.
              C’est utilisable bien sûr sur de petits appareils, mais le plus intéressant c’est de le poser sur des surfaces transparentes, de vitres de fenêtres par exemple.
              Le rendement est moins bon (100 W par m2), mais les surfaces possibles considérablement plus importantes et on peut utiliser ce courant pour de petites actions : ouvrir un store ou un volet roulant, les vitres d’une voiture, l’écran d’un micro-ordinateur, une alarme …

               Le problème est de baisser les coûts.

    Partager via Gmail

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique