•      Lorsque j’ai fait un article sur l’énergie solaire, j’avais dit que le photovoltaïque était adapté à l’alimentation de petits matériels peu gourmands en énergie, ou à la production d’énergie sur place dans une maison individuelle, encore que la puissance actuelle disponible, vu la surface limitée du toit et le besoin de soleil, ne dépassait pas 3 ou 4 kw, ce qui limitait l’utilisation à quelques machines, le jour.
        Par contre le photovoltaïque n’est pas adapté pour faire des centrales, car le courant produit est intermittent (rien dès qu’il fait sombre), et continu, ce qui oblige à le « découper » pour le transporter. Le raccordement au réseau et hors de prix.
        De plus la France ne produit pas de panneaux solaires.
        Une autre solution autre que le photovoltaïque existe. Elle avait été essayée au four solaire d’Odeillo dans les années 1970, mais la France ne s’y est pas intéressée alors. Je souhaite vous en reparler.


    Les centrales solaires thermiques.    Les médias ont en effet parlé, ces derniers temps du démarrage en 2018, d’une grande centrale solaire au Maroc, dans le désert, qui produit de l’électricité solaire à partir de miroirs, su le site de Noor, à quelques kilomètres d’Ouarzazate. Elle sera la plus grande centrale thermo-solaire mondiale : 580 MW. (extensible à 2000 MW)
        Il y avait jusqu’à présent cinq centrales américaines Ivanpah (390 MW), Mojave (280 MW), et Génésis (250 MW), en Californie, Solana (250 MW)en Arizona et Crescent Dunes dans le Nevada. En Espagne, Gemasolar, près de Séville, plusieurs centrales thermosolaires de puissance totale 350 MW.

        Le principe de la centrale marocaine (sous maîtrise d’œuvre d’une société chinoise SEPCO et maîtrise d’ouvrage de l’Agence marocaine pour l’énergie durable, Masen), utilise deux technologies de concentration de l’énergie solaire. (voir schéma ci-dessous).
    Les centrales solaires thermiques.
     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

       De petits miroirs cylindro-paraboliques alignés par rangées, concentrent l’énergie solaire sur des tubes placés aux foyers des miroirs, dans lesquels circulent des sels fondus.
         De petits miroirs paraboliques circulaires, placées selon des cercles concentriques, concentrent l’énergie solaire en haut d’une tour sur un four contenant les mêmes sels fondus
        Ces sels sont chauffés à environ 600 degrésC et stockés dans de grands réservoirs isothermes. Les sels fondus alimentent le circuit primaire d’un échangeur thermique pour transformer en vapeur de l’eau du circuit secondaire.
        Cette vapeur fait tourner des turbines classiques, couplées à des alternateurs qui produisent l’électricité, la source froide étant un condenseur à air.
        Le stockage et le refroidissement lent des sels fondus permet de fonctionner après le coucher du soleil, ce qui accroit considérablement la production de la centrale, pendant quelques heures au delà du coucher du soleil, à une période de consommation importante


        Quatre centrales ont été construites :
            - Noor 1 couvre  480 hectares de plus d’un million de miroirs cylindro-paraboliques, avec une puissance de 200 MW et une capacité de 500 gigawatts-heures par an, et une capacité de stockage de 3 heures, fonctionne depuis 2016.
            - Noor 2 couvre  680 hectares de plus d’un million de miroirs cylindro-paraboliques, avec une puissance de 160 MW et une capacité de 500 gigawatts-heures par an, et une capacité de stockage de 6 heures, Elle a été mise en service en 2018.
            - Noor 3 couvre hectares, et utilise la technologie à tour, (225 m de haut), entourée de 7.400 miroirs motorisés de 180 mètres carrés, qui suivent le soleil pour une puissance de 150 MW et une capacité de stockage de 8 heures, Elle vient d’être mise en service.
            - Noor 4 est une centrale photovoltaïque de 220 000 panneaux solaires motorisés pour suivre le soleil, sur 137 hectares, pour une puissance de 72 MW, en cours de livraison.

    Les centrales solaires thermiques.


     
    Noor 2



     

    Les centrales solaires thermiques.

     

     

     

     

    Noor 2 : les réflecteurs
    cylindro-paraboliques





    Les centrales solaires thermiques.

     

     

    Noor 2 : 
    stockage (en ocre), turbines et alterna-teurs et au fond (en gris), les deux condenseurs à air.


    Les centrales solaires thermiques.

     

     

     

     

    Nord 3 : les réflecteurs, la tour

     

     




        Il est difficile de trouver des renseignements fiables sur les coûts de ces centrale, car on ne précise pas ce qui est compris dans les coûts annoncés.
    Il est encore plus difficile de connaître un coût du kWh produit, car les tarifs donnés par les autorités nationales sont des prix qui ne sont pas forcément liés aux coûts réels.
       
        Les Emirats Arabes Unis ont un projet à Dubaï, mené parla société saoudienne ACWA Power pour compléter une centrale de 2,3 millions de panneaux photovoltaïque su 4500 Ha,  de 200 Mw, qui fonctionne actuellement, par une station solaire thermique de 100 MW, à tour de 260 mètres de haut, le récepteur cylindrique de chaleur chauffant les sels fondus mesurant environ 30 mètres et les miroirs en cercle couvrant 3 750 ha.. Elle devrait fonctionner en 2020 et coûtera environ 4 milliards.
        Une extension de 700 MW de cette centrale est prévue  par la suite pour 2030, l’ensemble des centrales devant atteindre 5 000 MW en 2050.
        Le kWh serait produit à 7 centimes de dollar, ce qui est un prix étonnement bas.
        Les EAU construisent aussi à Abu Dhabi quatre centrales nucléaires de 1 400 MW pour un coût de plus de 20 milliards d’€.

        La Chine a également l’intention de créer une centrale solaire de plus de 3000 MW, dont une partie en solaire thermique sur tour.

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    La peur du nucléaire.

            De nombreux écologistes  ont pour crédo de supprimer le nucléaire,  ce qui est étonnant et contradictoire, puisque leur premier souci est de sauver le climat, et que le nucléaire est la seule énergie capable de produire suffisamment d"énergie électrique sans produire de CO2.
              Et pour les gouvernements, le souci premier est d'être réélu et de ne pas perdre des voix !
    Cela amène à prendre des décisions regrettables.
              La décision d’Angéla Merkel de supprimer le nucléaire en Allemagne, dictée par de pures raisons électorales, mettra sûrement ses successeurs dans l’embarras au plan énergétique ou climatique et l'Italie aura bien du mal à satisfaire sa demande énergétique depuis qu'elle appliqueles résultats du référendum d'abandon du nucléaire, qui ont été surtout guidés par un sentiment anti-Berlusconi bien compréhensible, mais sans rapport avec la question posée.
              Je vais donc faire un article sur “la peur du nucléaire”, qui est à la base des réactions écologistes, mais aussi des soucis de nombreuses personnes, qui n'ont aucune information sur le sujet, du fait de l'absence de formation et d'information données par les gouvernements, et je dirai même, pour avoir écouté des discussions lors des campagnes présidentielles, du fait de l'ignorance technique notoire de nos hommes politiques.

              De très nombreuses personnes confondent un réacteur nucléaire et une bombe atomique. Certes leurs principes techniques résultent tous deux de la fission des atomes d'uranium 235 (Il y en a 0,7% dans l'uranium 238 naturel), sous l'effet de neutrons, mais la comparaison s'arrête là.
              Dans un réacteur nucléaire, le combustible est de l'uranium 238 enrichi en uranium 235 à environ 5%. Dans cette proportion aucune explosion nucléaire ne peut se produire.
    Dans une bombe, l'enrichissement est supérieur à 90% et il faut en outre réduire le volume de l'uranium 235 très brutalement par des explosions classiques, pour qu'une injection de neutron déclenche une explosion nucléaire.

               Dès qu’on parle énergie nucléaire, la plupart des gens, quand ils ne confondent pas avec la bombe atomique, ne pensent qu’à Tchernobyl et à Fukushima, qui ont effectivement été des catastrophes qui ont frappé les esprits, mais que l’on examine émotionnellement sans faire appel à la raison.
               J'ai fait deux articles sur ces sujets les 

               La catastrophe de Tchernobyl a été lourde de conséquences en Russie, d’une part parce qu’elle a provoqué une soixantaine de morts, mais surtout parce qu’elle a pollué un territoire important.
               Mais à l’origine, des réacteurs de première génération très peu sûrs, des erreurs absolument impensables dans leur conduite avant l’accident, puis pour le maîtriser et ensuite une incapacité totale des pouvoirs publics à gérer la situation au plan de la protection civile. Une partie des morts parmi les personnes intervenues sur le site, et toutes les victimes parmi la population auraient pu être évitées par des mesures de sauvegarde très codifiées dans les pays européens. Un tel accident ne peut se produire dans les pays occidentaux.
               On peut comparer à l’accident d’AZF à Toulouse, où certes il y a eu des négligences de l’industriel en matière de sécurité, mais pas de faute des pouvoirs publics, et qui a fait autant de morts et de blessés immédiats qu’à Tchernobyl.

               A Fukushima, c’est un cataclysme naturel hors du commun, avec des vagues de plus de 20 mètres qui a détruit les digues et endommagé la centrale, située en bord de mer et dont les installations de refroidissement étaient mal conçues.
               Bien  que la crise ait été gérée de façon contestable à certains moments et que les intervenants dans la centrale aient été souvent trop exposés aux irradiations, on ne comptera que deux morts par imprudence parmi eux et aucune victime civile, les doses reçues par la population ayant été négligeables.
               Mais le monde entier n’a pensé qu’au nuage radioactif et a oublié que le tsunami proprement dit, avait fait plus de 20 000 morts et avait tout détruit sur son passage et que le risque nucléaireà l’extérieur du Japon était nul.
               Quand des pluies torrentielles emportent tout sur leur passage dans une petite ville du midi français , personne ne tremble ailleurs car personne ne se sent menacé, même quand les dégâts ont été importants..
              

               Réfléchissons un peu de façon logique et objective, au danger du nucléaire en France, en terme d’accidents, en comparant aux autres industries.
       
               Depuis 40 ans que nous avons des centrales nucléaires, il n’y a jamais eu d’accident grave, pas un seul mort. De petits incidents de fuites d’eau contaminée et pas de blessures d’origine nucléaire, des irradiations minimes.
               Aucune industrie ne peut se vanter de tels résultats : travaux publics 150 à 200 morts par an,  métallurgie une soixantaine, commerce une cinquantaine de décès par accident, industries du bois, des peaux et de la pierre une trentaine, industrie chimique une dizaine, et une soixantaine dans le travail temporaire..........
               En France, on compte 3000 à 4000 décès par accident de la route, mais on n’a pas supprimé les voitures pour autant; on déplore des très nombreux accidents domestiques, qui font de l’ordre de 20.000 morts par an.: 10.500 environ par chutes et on n’a supprimé ni les escaliers, ni les échelles, 3.500 par asphyxie et on utilise toujours les cheminées et le gaz, générateurs d’oxyde de carbone, 1.000 par intoxication, mais on n’a pas proscrit les armoires à produits ménager ou à pharmacie, 1.000 environ aussi par brûlure , mais on se sert toujours de cuisinières et de fers à repasser, 400 par noyade et les piscines existent toujours.
               On recense aussi plusieurs milliers d’électrocutions par an dont une vingtaine de morts et on utilise toujours l’électricité.
               La raison, c’est que les causes de ces accidents ne sont pas mystérieuses et que l’on pense qu’ils n’atteindront que les autres et pas soi même et qu’on peut les éviter

               Ce qui fait peur dans l’énergie nucléaire, c’est qu’on est mal informés, qu’on ne sait pas ce qu’il en est et qu’on se sent impuissant et que l’on ne fait pas confiance aux dirigeants et responsables, quand on voit les énormes erreurs faites par les russes lors de l’accident de Tchernobyl et des erreurs certaines au Japon, malgré des conséquences faibles à coté des autres destructions causées par le tsunami.

     

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  •           J’ai fait de nombreux articles sur les diverses énergies, orientés surtout sur le présent. Je voudrais maintenant en tirer des conclusions, puis examiner par la suite quelques études pour le futur assez lointain (2040) voir lointain (2080) 

               L’enjeu prioritaire est, n’en déplaise à l’ignare M. Trump, la lutte contre le changement climatique et la diminution des rejets de CO2 pour essayer de limiter à 2d°C le réchauffement à la fin du siècle. (voire même avant).
             
    J’examinerai dans cet article le problème de la production électrique.

              Il faut prendre conscience que, dans ce domaine , la France est un bon élève (grâce au nucléaire décidé par le Général de Gaulle), limitant ses rejets à environ 2% du niveau mondial.
              Cela n’empêche pas que nous fassions nous aussi un effort, mais le problème est de convaincre les USA, (et c’est mal parti avec Trump), la Chine et l’Inde, de faire de gros efforts dans ce domaine, beaucoup plus que de faire diminuer nos rejets.

              Les besoins en énergie croîtront encore. Cela n’empêche pas de faire des efforts pour économiser l’énergie (et l’eau qui est un autre problème), mais les pays à forte croissance démographique, et/ou au bas niveau économique et social, ont forcément besoin de cette croissance, qui conditionne la vie de leurs habitants.

              L’appellation « renouvelable » pour certaines énergies (solaires éolien), est sans intérêt et fallacieux. Aucune énergie n’est en péril d’approvisionnement à l’échéance du prochain siècle, alors que c’est l'urgence de la lutte contre le changement climatique.                    
              Contrairement à ce que croient la plupart des gens l’énergie nucléaire de fission est une énergie renouvelable. 
             
    Certes les ressources en Uranium sont limitées, mais on sait utiliser le Plutonium comme combustible. et surtout, dans les futurs réacteurs de 4ème génération, il sera possible de fissionner également l’Uranium 238 (ce qui multiplie par 140 l’uranium disponible), les actinides, déchets à vie longue et d’utiliser le Thorium 232, qui sous l’effet d’un neutron produit de l’Uranium 233, fissible. Le thorium est beaucoup plus abondant que l’Uranium actuel 237, présent seulement à 0,7% dans l’Uranium naturel. Il n’y a pas de risque de pénurie de matières premières pendant des milliers d’années.
              L’aspect renouvelable de l’éolien et du solaire est trompeur et on devrait appeler ces énergies « intermittentes », en raison de leur caractère discontinu lié à l’absence de vent ou à l’obscurité.

              Les écologistes mettent en avant les éoliennes et le photovoltaïque pour remplacer le nucléaire de fission, avec l'idée de produire toute notre électricité par ce moyen. C’est une illusion. Si dans 15 ans on arrive à produire 10 à 15% de notre électricité par ce moyen, ce sera déjà un miracle et cela risque de coûter cher aux contribuables
               J’ai fait plusieurs articles sur le photovoltaïque (1 et 2/9/18) et sur l’éolien (11 et 12/8/18), ainsi que sur les conditions économiques d’utilisation (4/9/18).
              J’ai montré que le gros problème du photovoltaïque et de l’éolien était d’être intermittents, alors qu’on ne sait pas stocker l’électricité en grande quantité, autrement qu’en remontant de l’eau d’un point bas à un barrage plus élevé, ce qui est peu intéressant tant au plan investissement que rendement (STEP).
              Non seulement le kWh coûte cher, mais le raccordement de ces énergies intermittentes à un réseau de distribution est hors de prix.

              Dans le domaine photovoltaïque, certes le prix des capteurs a baissé, mais reste encore élevé. Le rendement des capteurs est faible, et produit une tension continue faible et il faut rendre le courant alternatif pour le transporter ce qui diminue encore le rendement.
              Par ailleurs, la Chine produit 60% des cellules photovoltaïques dans le monde avec sept des plus grandes entreprises. Deux américains et une firme allemande/Corée se partagent une grande partie du marché restant.
              Le photovoltaïque s’est développé en France à partir de 2000 grâce à des subventions importantes de l’Etat quant au kw acheté (ou excédentaire racheté) et donc payé par le contribuable, mais aucun effort n’a été fait pour developper la production de cellules et de panneaux. Le gouvernement français n’a pas su développer une industrie dans ce domaine.  La firme Evasol a fait faillite en 2012 et la firme Voltec-Solar n’a que de très faibles capacités, comparées aux grands producteurs mondiaux. EDF énergies nouvelles n’est pas un fabricant mais finance la construction d’installations, et son rôle est plus financier que technique.
              L’énergie photovoltaÏque est très bien adaptée à l’alimentation de petits appareils électroniques, qui ne demandent qu’une puissance faible et disposent d’un batterie que la cellule photoélectrique recharge. Cela a d’ailleurs été sa première utilisation 
             
    Elle peut être considérée comme intéressante pour un emploi local dans des maisons individuelles, bien qu’actuellement la limitation en surface de panneaux ne permet pas de disposer de plus de 3kW et que d’autre part elle ne permet pas le chauffage et à l’éclairage, la nuit, sauf batteries importantes de stockage. Elle sert surtout au chauffage de l’eau sanitaire et à l’alimentation de machines utilisées le jour. Le rapport surface /puissance la rend inutilisable dans des immeubles. Elle est actuellement d’un coût déjà élevé, bien qu'on n'ait pas besoin de la transporter puisque produite sur place, mais elle mérite d’être développée.
             
    Par contre les centrales solaires photovoltaïque sont d’un intérêt limité. Outre le coût élevé du kWh, elles nécessitent une surface prohibitive : une centrale photovoltaïque équivalente en production électrique, à un réacteur nucléaire d’un MW couvrirait environ 10 000 ha soit la surface de la ville de Paris à l’intérieur des périphériques.  
              Faute de batteries suffisamment puissantes pour stocker l’énergie d’une centrale photovoltaïque, les écologistes proposent souvent de charger les batteries des automobiles électriques, ce qui est absurde car on les charge majoritairement la nuit, quand il n’y a pas de soleil !          
               Si l'on veut que les centrales solaires rivalisent avec le nucléaire, ce n'est pas dans le photovoltaïque qu'il faut chercher la solution, mais il faut établir dans les déserts des systèmes de miroirs qui concentrent le soleil sur des tuyauteries spéciales, et chauffent ainsi des fluides caloporteurs (des sels fondus), qui puisse ensuite produire de la vapeur qui génèrera, dans des turbines liées à des alternateurs, avec un rendement suffisant, de l'électricité à haut voltage, ce qui permettra de la transporter dans d'autres contrées sans perte d'énergie prohibitive par effet joule. De plus les sels fondus portés à 500 degrés gardent la chaleur et permettent de continuer à produire de l'électricité quelques heures après le coucher du soleil. Le gouvernement français s’est désintéressé de cette question, alors que les premiers essais de ce type avaient été faits en 1980 au four d’Odeillo.

               Le domaine éolien a, peu à peu, pris de l’importance en France, soutenu par les commandes et les crédits de l’Etat (c’est à dire l’argent des contribuables). Mais c’est normal de soutenir une nouvelle technique, qui n’est pas rentable au début et qui ne le devient que lorsque les appareillages sont construits en série importante, et que leur coût baisse, ainsi que celui de l’électricité produite; 
             
    Mais ce qui est catastrophique et qui montre l’inconscience des gouvernements successifs, c’est qu’on a très peu développé d’industrie des éoliennes en France et que 95% des éoliennes terrestre sont fabriquées à l’étranger, notamment en Allemagne, aux USA et en Suède. L’industrie française se développe cependant un peu pour les éoliennes en mer.
              L’électricité produite par les parcs éoliens bénéficie d'un tarif d'achat garanti (par EDF, entreprise nationale) très supérieur au prix de marché. Dans ces conditions, la construction d’éoliennes peut être une bonne affaire financière pour les investisseurs et est malheureusement peu bénéfique au plan industriel, alors qu'elle est financée par notre argent de contribuable.
              Mais le gros inconvénient de l’éolien est que, pour remplacer une centrale nucléaire il faut plusieurs centaines d’éoliennes. On ne peut pas couvrir la France de tels engins et donc leur production restera faible.
              En définitive, les gouvernements successifs ont voulu faire un effort en matière d’éolien, ce qui est une bonne chose, mais ont mené une politique catastrophique, s’engageant à garantir des prix très excessifs du MWh produit, ce qui attirait les investisseurs français et étranger, intéressés par des affaires financières très bénéfiques, mais n'ont fait aucun effort pour développer des études et une production industrielle française des éoliennes et de leurs composants; ce sont donc des sociétés étrangères qui fabriquent les éoliennes françaises.
             
    Les aides de l’Etat auraient été justifiées si elles avaient développé l’industrie, française génératrice d’emplois, mais elles n’ont servi principalement qu’à enrichir les financiers.
              L’avantage de l’éolien en mer est la fréquence beaucoup plus importante du vent (presque le double de production par rapport à l’éolien terrestre), et leur implantation gêne moins,  mais le prix à payer pour qu’elles résistent aux tempêtes et pour amener le courant jusqu’à terre sans gêner la pêche est très élevé. Leur utilisation sera donc réservée à des endroits particuliers. Mais les fabricants français sont peu soutenus par le gouvernement alors qu’ils ont étudié des installations intéressantes, et l’éolien français reste très cher par rapport aux prix de nos voisins européen. 
              L’électricité ne se stocke pas la production instantanée globale doit toujours répondre à la demande qui varie de façon importante selon les périodes de la journée et selon les saisons. Les pays qui ont une importante production d’électricité éolienne mettent en marche, en l’absence de vent, des centrales thermiques à charbon ou à gaz qui produisent du CO2. De ce fait l’éolien n’est pas très efficace au plan du changement climatique.

     L’industrie française (notamment Naval-group et sa filiale Openhydro),  était très en avance dans un autre domaine : l’hydrolien.  Des turbines prometteuses avaient été étudiées et des prototypes installés, et la première usine d’assemblage au monde a été inaugurée le 14 juin 2018. Chose inconcevable, un mois après cette inauguration, la construction des hydroliennes n'est plus financée et Openhydro est mise en liquidation, et l'usine sera utilisée à d'autres fins. Alors que la Commission européenne avait donné son accord pour que la ferme pilote "Normandie Hydro" puisse bénéficier des subventions de l'Etat français, celui-ci ne veut plus accorder de subvention et Naval-Group, ne pouvant supporter seule les coûts correspondants, arrête ces efforts dans ce domaine (c'est en fait une décision de l'Etat, qui détient 60% du capital de Naval-Group).
              Le motif invoqué est que le coût du MWh est trop élevé et que de ce fait les perspectives de construction d'un nombre suffisant d'hydroliennes ne sont pas suffisantes, ce qui denote une décision irresponsable, car la France détenait un atout certain, mais les coûts et les perspectives de production ne sont pas  rentables au démarrage.
              Les hydroliennes auraient eu un grand avenir, peut être pas en mer, mais dans les fleuves et les rivières, pour produire l’électricité de petites agglomération, un peu comme le photovoltaïque peut convenir aux maison individuelles. L’Etat devrait les soutenir.

              L’hydroélectrique est une énergie très propre, qui ne produit pas de CO2. Elle doit être développé au niveau mondial, malgré son inconvénient de formation d'un lac derrière le barrage qui va engloutir la vallée et son contenu naturel et humain, et les conséquence sur la faune aquatique de l'interruption du cours d'eau
               Mais en France les sites capables de recevoir des barrages sont quasi saturés. Peut être peut on inciter certains industriels à réaliser de mini-installations pour leur propre usage.
             
    Il est intéressant de développer les autres énergies telles que géothermie ou biomasse, mais elles resteront marginales à quelques % au plus.

              En définitive, la politique menée par les gouvernements successifs en matière d’énergies intermittentes a coûté très cher aux contribuables, sans avoir un effet significatif sur les émissions de gaz à effet de serre, et sans créer ni industrie, ni emplois de façon importante. En fait, son but essentiel était de conserver les voix des écologistes en diminuant la part du nucléaire, alors que cette énergie est moins chère et moins polluante.
             
    La politique de transition énergétique, en matière de production électrique, misant tout sur les énergie intermittentes est une erreur, car le nucléaire est la seule source permettant de produire de l’énergie en quantité suffisante, à un coût raisonnable et sans produire de CO2.
             
    En matière de production électrique, les gouvernements feraient mieux de viser un avenir en maintenant le nucléaire à 70%, et l’hydraulique à 10% et en essayant d’atteindre 15% pour l’éolien et le photovoltaïque et en maintenant les indispensables centrales à gaz et groupes électrogènes au dessous de 5%

              Je ferai plusieurs articles sur les évolutions possibles du nucléaire, (réacteurs de quatrième génération et réacteurs de fusion) et sur les dangers comparés de cette source d’énergie et des autres industries.
             
    Je voudrais aussi faire, par la suite, un article sur le chauffage des logements qui est un gros consommateur d’énergie.

     

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  •           J’ai fait plusieurs articles sur la production d’énergies de diverses sortes  et je voudrais aujourd’hui, d’abord voir comment ces énergies sont dépensées et par ailleurs contribuent, par la production de CO2 à perturber le climat.
              Puis je voudrais aborder le problème des transports et notamment des véhicules électriques et à hydrogène.

               Les graphiques ci-dessous montre la consommation d’énergie dans le monde et la production en CO2 par source d’énergie.
               On constate que la part des énergies fossiles dépasse 80%, et elles sont responsables de la quasi-totalité des émissions de CO2.

    Demain, voiture électrique ou à hydrogène?

    Demain, voiture électrique ou à hydrogène?

     

             La part des énergies carbonées a diminué dans le domaine de la production d'électricité, mais reste encore des 2/3 et cette production ne représente que 18% de l'énergie totale.

    Demain, voiture électrique ou à hydrogène?

     

              Par type d’utilisation le graphique ci dessous montre l’importance du chauffage des locaux et du transport terrestre, maritime et aérien.

    Demain, voiture électrique ou à hydrogène?

               Si nous voulons protéger le climat, il faut donc d'abord réduire les dépenses énergétiques et trouver des solutions pour les postes les plus dépensiers.

              Il ne faut pas gaspiller l'énergie notamment électrique : nombreux appareils en veille, fenêtres trop souvent ouvertes en période froide, appareillage de chauffage et ventilation mal réglés….

              Une des dépenses importante est celle du chauffage , qui est actuellement effectué grâce à l'électricité, au fioul et au gaz, qui ne cessent d'augmenter et créent du CO2. Je traiterai le problème dans un autre article.

              La deuxième consommation d'énergie importante est le transport.
              
    L'essence et encore plus le diesel, polluent par le CO2 et les particules issues de leur combustion. A terme leur remplacement est nécessaire.

              La voiture électrique est au point, fiable et pas plus chère en grande série qu'une voiture classique. Le problème est d’une part le prix tant que les séries sont faibles, et d’autre part le stockage de l'énergie d’alimentation.
    En 2017, 24 900 véhicules électriques ont été immatriculés en France sur un total d'immatriculation de 2 650 000, soit environ 1%, la parc automobile français étant d'environ 30 millions de véhicules.            

              Actuellement les accus lithium-ions ne permettent qu'une autonomie de 50 à 80 km, avec un poids et un coût prohibitifs, et de plus s'il fallait faire un grand nombre de voitures, la source d'approvisionnement en lithium serait vite saturée.
              Les mines de lithium sont actuellement principalement en Australie et en Argentine, et l’extraction a du mal à suivre la demande, ce qui entraine des cours très élevés.
              En outre la fabrication des batteries exige du graphite destiné aux anodes, produit à 95% par la Chine et du cobalt pour les cathodes, dont 60% de la production est assurée par la république du Congo, en mal d’investissements et le raffinage à 80% par la Chine.
              Les prix ne cessent d’augmenter, ce qui ne milite pas en faveur d’une voiture électrique moins chère et la Chine peut empêcher le reste du monde de produire des voitures électriques !
              On n'a pas pour le moment de batterie plus performante et la voiture électrique est donc réduite à un usage de deuxième voiture de ville. Mais ce serait déjà une source de pollution importante en moins dans les villes.

              Par ailleurs la fabrication d'une batterie a une forte empreinte carbone : la fabrication d'une batterie de 36 k, qui équipe une voiture moyenne, correspond à une empreinte de5 à 8 tonnes d'équivalent CO2. Cela équivaut à blet 2000 litres d'essence        
               L'accroissement d'autonomie réclamé par les utilisateurs, entrainera des batteries plus importantes, donc plus lourdes et une consommation plus forte d'énergie.

              Les écologistes et les médias, qui présentent la voiture électrique et l’hybride comme une bouée de sauvetage pour le climat, ne réfléchissent pas beaucoup.
              La voiture électrique demande qu’on alimente ses batteries en électricité.
              L’hybride ne se sert de l’électricité que comme un appoint au moteur mécanique, seul à les recharger. Comme je l’ai montré dans un précédent article, ce n’est pas une vraie voiture électrique; elle permet d’économiser un peu d’essence et compte tenu de son prix d’achat et d’entretien, les retours d’investissement sont prohibitifs. On commence à voir apparaître des voitures hybrides rechargeables, mais à des prix prohibitifs.
              Quant à la voiture électrique tout dépend d’où vient l’électricité qui va charger les batteries : si, comme en France elle provient du nucléaire qui ne produit pas de CO2, c’est bénéfique pour le climat, mais si, comme en Allemagne, elle provient de centrales à charbon ou à lignite, la voiture électrique produit plus de CO2 qu’une voiture à essence.
    (On estime que le réseau électrique en France produit 119 g/kWh de CO2, alors qu'en Allemagne, il en produit 527.)

             Quant à l’alimenter par le solaire, c’est une illusion puisqu’on charge les batteries la nuit !

               On peut espérer un jour remplacer les batteries en partie par de l'hydrogène, et là encore, les médias crient au miracle car à la place du CO2 on produit de la vapeur d’eau.
              Mais pour fabriquer cet hydrogène, par électrolyse de l’eau, il faut de l’électricité et comme pour la voiture électrique, tout dépend de son mode de production.
               Certes ce serait un bon débouché, pour les énergies intermittentes comme l’éolien et le solaire de fabriquer de l’hydrogène, mais son stockage est un casse-tête car d’une part, l’hydrogène étant ultra-léger, il faut le stocker sous haute pression pour l’avoir en quantité suffisante, et, d’autre part, mélangé à l’oxygène de l’air il est explosif et son stockage est donc dangereux. C’est vrai aussi pour la voiture qui devra avoir des réservoirs très épais et lourds et parfaitement étanches.
                Il avait été envisagé aussi de produire de l'hydrogène en grande quantité, à partir de réacteurs nucléaires à haute température, mais sous la pression des écologistes, l'étude de ces réacteurs a pris un retard considérable.
              On étudie actuellement le stockage dans des hydrures (par exemple le borhydrure de sodium), qui alimenterait, au fur et à mesure du besoin, une pile à combustible, (je ferai un article à ce sujet)), mais ce mode d'approvisionnement ne sera guère disponible avant 2025 au plus tôt.

               Mais les pouvoirs publics devraient aussi, développer les transports en commun dans les villes et le transport ferroviaire de frêt, ce que nous ne faisons pas assez en France, pour diminuer l'emploi des voitures et camions.

              Par ailleurs les biocarburants seront peu à peu développés, à partir de matières qui ne seront pas comestibles (lignine de bois par exemple), et leur coût devrait baisser. (enfin tout dépend des taxes étatiques qu'ils supporteront). Ils polluent un peu moins que l'essence, mais ce n’est pas eux qui sauveront le climat.
              Toutefois, ils rendent l'approvisionnement indépendant des pays fournisseurs de pétrole.

              En France où nous avons toutefois la chance que l’électricité soit produite principalement par le nucléaire, non producteur de CO2, les véhicules électriques sont intéressant pour le climat. Il faut encourager la mise en place de bus et d’utilitaires en ville, l’achat de voitures de ville (taxis, véhicules d’entreprises), et encourager le développe-ment de véritables voitures hybrides, qui soient des véhicules électriques, dotés d’un groupe électrogène pour les trajets longs, et de batteries permettant un stockage plus important d’électricité. (actuellement on annonce des distances de trajet farfelues, (100 à 200 km) car il faut rouler à vitesse très réduite et supprimer tout accessoire électrique tel que radio, chauffage, climatisation, phares….).
              Mais il faudrait aussi que de très nombreuses prises à recharge rapidesoient installées le long des routes  (places de stationnement, hôtels, restaurants, grandes surfaces, stations services...), si l'on veut que toutes les voitures puissent être rechargées tant que leur autonomie électrique sera insuffisante.

     

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         Je reste dans le domaine des énergies, mais pour vous distraire un peu des articles sérieux, je vais parler d'éléphants, ces gentilles bêtes qui disposent d'un force certaine, comme le montrent cles photos ci-dessous :

     

                         Savez vous ce qu’est la DSM ?
        Je connaissais la “Direction des sciences de la matière” du Centre de l’Energie Atomique à Saclay, qui fait des recherche notamment sur le climat et l’environnement, et sur les nanotechnologies.
        Cela désigne aussi le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders : DSM), publié par l'Association Américaine de Psychiatrie, qui classifie et catégorise les critères de troubles psychiatriques.

        Mais la DSM dont je vais vous parler, est la "Dutch State Mines", une entreprise des Pays-Bas, qui a pour activités  : la nutrition, les produits pharmaceutiques, les matières performantes et la chimie industrielle et se présente comme un géant des nouvelles technologies.
        Je ne ferai pas de pub pour cette société, mais j’ai simplement lu un article qui m’a amusé et je veux vous en parler.

        Les biocarburants n’ont pas un intérêt très grand au plan de l’écologie, bien qu'ils plaisent beaucoup aux écologistes par leur couleur. En effet, à rendement égal avec l’essence, les émissions de CO2 sont voisines, et le coût de la production est supérieur au coût actuel de l’essence.
        Surtout la première génération utilisait des produits dont la culture concurrençait celle de matières comestibles, ce qui est néfaste pour l’alimentation mondiale.
        Mais ils ont l'énorme avantage de nous rendre indépendants du pétrole et des pays qui le produisent.
        Les études s’orientent vers l’utilisation de matières non comestibles, comme les déchets de végétation, mais les procédés sont pour le moment onéreux et rien n’est industriellement en cours.

        DSM a signé des accords pour introduire une nouvelle technique de fermentation dans des usines tests en Europe et aux Etats-Unis. Un éthanol dérivé de déchets agricoles et de copeaux de bois est ainsi disponible dans certaines pompes.
        Les chercheurs ont dû mettre au point une méthode de production commercialement viable pour transformer en éthanol une matière végétale jugée jusqu'ici inutilisable

         Cette méthode a nécessité des études préalables particulières. La synthèse de cet éthanol repose sur un catalyseur à base de d'enzymes et de micro-organismes qu'on trouve dans les excréments d'éléphant et dans les légumes en putréfaction, notamment dans un tas de compost étudié en Suisse.
        La technique s'inspire des mécanismes permettant aux éléphants de digérer non seulement les sucres ordinaires comme le glucose, mais également d'autres sucres de la cellulose des cellules végétales. Des chercheurs américains ont également trouvé dans les crottes de panda des bactéries qui pourraient également permettre de produire du biocarburant. (mais la production des pandas est nettement moindre que celle des éléphants lol).
        Quand les enzymes des éléphants sont combinées avec une autre enzyme découverte dans un tas de compost en Suisse, et elles forment un cocktail qui peut transformer 90 % de la biomasse, soit le double de ce qu'on atteignait jusqu'à maintenant.

        Rares sont ceux qui auraient parié que notre indépendance énergétique vis à vis du pétrole pourrait un jour dépendre des effluves des crottes d'éléphant et d'un tas de compost suisse, mais pour le moment la production de cet éthanol reste assez faible..
     (renseignements extraits du journal anglais “The Independent”)

     

     

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