•  Trump me fiche éperdument de l'avenir de la planète.Trump me fiche éperdument de l'avenir de la planète.

           

     

     

     

     

     

              Trump est vraiment un homme peu intelligent, qui n’est poas digne d’être le Président des USA.

               Pour nier l’effet de serre et le changement climatique, il faut déjà une bonne dose de nullité, car les preuves sont tellement multiples et tous les scientifiques d’accord, que c’est vraiment être complètement ignare, que de négliger ces preuves.
              En fait ses décisions ne sont pas celles d’un homme sensé, mais d’un anormal qui ne voit que son ego, et dont les décisions sont prises uniquement par soci de se faire remarquer, sans réfléchir aux conséquences.

               Sur le plan mondial sa décision est irresponsable, car l’Etats Unis est le premier pollueur. C’est le second en quantité totale, après la Chine, mais par habitant, c’est de loin le premier.
    Il devrait être celui qui diminue le plus la pollution émise par son pays et il fait exactement l’inverse.
              Augmenter la production de charbon et les centrales électriques utilisant ce combustible, est absurde car c’est le système de production de CO2 le plus polluant.
              Ce sera donc plus difficile au niveau mondial de limiter l’augmentation de température au cours du siècle, et quand on sait les dégâts que peut faire cette augmentation en Afrique, et en Asie l’élévation du niveau des mers, on ne peut qu’être catastrophé et indigné.

               Sa justification, sauver à terme les emplois de quelques dizaines de milliers de mineurs, , mais ce n’est pas cela qui redressera l’économie américaine.
               Par contre l’Amérique est un  pays où les cyclones et autres tempêtes océaniques sont fréquents, et les tornades très destructrices et il est bien connu que le changement climatique augmentera le nombre et l’intensité de ces cataclysmes. A terme la décision de Trup est aussi une catastrophe pour son propre pays. 

               Le plus scandaleux est qu’il ose dire que son pays est l’un des lus écologiques  Quand on connait le peu de sérieux des précautions pour exploiter le gaz de schiste, alors que cela pourrait être fait proprement, ou les dégâts sur l’agriculture et les agriculteurs causés parDupont de Nemours quand il fabrique du téflon avec un produit très toxique le C8, on se dit que où bien Trump est cynique et se moque éperdument des conséquences de ses actes, où alors il est complètement idiot et ne maitrise pas ses connaissances et ses paroles.

               L’avenir de la planète, Trump s’en fout, pourvu qu’on parle de lui et qu’il puisse faire l’intéressant et montrer son pouvoir.


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  •      La COP 21 est présentée comme un demi succès, car les nations se sont mises d ’accord sur une stabilisation, puis une réduction de nos émissions de CO2, et sur un objectif de limitation de l'augmentation de température; mais le protocole reste assez vague, comme tous les accord diplomatiques, d’autant plus que le nombre de participants était énorme.
        Peut être aurait on eu un résultat plus précis en limitant la COP aux grand pollueurs, mais était ce possible ?
        Je salue l'énorme travail effectué par Laurent Fabius, mais en fait il n'y a pas d'objectif précis par nation, de réduction du CO2 émis, et il faudrait pourtant que des pays comme les USA, certains pays européens ou la Chine aient des objectifs précis, alors qu'on ne peut demander à l'Afrique de réduire une émission presque nulle. Et rien ne prouve que la somme des réductions sera suffisante et assez rapide pour ne pas dépasser les 2 d°C..

        Les journalistes, tant à la télévision que dans la presse, sont en général assez peu précis, n’ont pour la plupart pas lu le rapport du GIEC (dont même la synthèse pour les décideurs fait 30 pages et le résumé technique une centaine), et ils citent divers chiffres sans préciser les dates d’échéances, ce qui ne veut plus rien dire.

        En effet, si on veut être clair sur l’avenir il ne faut pas confondre trois dates repères : 2030, 2100 et 2300 et c’est très important de ne pas se contenter du court terme.
        Le deuxième point est de voir que, même avec nos modèles mathématiques performants il y a des incertitudes importantes sur les prévisions, par exemple de température, illustrées par le schéma ci dessous, d’une part (en bleu) parce que nos connaissances sur les phénomènes physiques du climat et nos modèles sont limitées, et d’autre part (en vert) parce qu’on a des incertitudes sur le devenir des émissions de gaz à effet de serre, quelqu’en soit l’hypothèse retenue au départ.



        Le troisième point important est que la terre est très diverse et que les résultats seront assez différents selon le lieu.
        Enfin il faut être conscient que climat et météo sont deux choses différentes et qu’il est difficile de savoir de façon précise quelles seront les conséquences pratiques de valeurs moyennes de paramètres comme la température.
        Les décisions de la COP 21 demandent que l'on ait une émission mondiale voisine de la courbe rouge (et bien répartie géographiquement).

        Voyons le court terme de 2030 :
        Même si on arrivait, ce qui n’est guère probable, à stabiliser rapidement nos émissions de CO2 au niveau actuel, nous émettrions 9 Gt de CO2 par an, soit en 15 ans environ 135 Gt.
        Dans le scénario catastrophe, où les émissions continuent à augmenter de 2, 5% par an, on aboutira à environ 160 Gt, soit seulement 25 GT de plus, dont la moitié seulement s’accumule dans l’atmosphère.
        Cette différence est faible et donc le climat à échéance 2030 est déjà déterminé quoique nous fassions, que nous soyons laxistes ou vertueux. 
        Cela explique que les politiques, qui souvent voient à court terme et en fonction de leurs chances de réélection, ne se bousculent pas pour sauver le climat.

       Par contre la différence est grande à l’échéance 2100..
        
    La température moyenne continuera à monter après 2100 du fait de la faible destruction du CO2 produit et dans l'hypothèse pessimiste l'augmentation à cet horizon atteindrait 8 d°C, et 2 d°C dans l'hypothèse la plus favorable et peu réalisable.
        Malheureusement les médias n’en parlent jamais

        A cette échéance, les modèles mathématiques nous donnent une idée de ce qui se passera avec une certaine incertitude, mais surtout tout dépendra des mesures que nous prendrons pour diminuer notre consommation d’énergie d’une part, et surtout des moyens pour la produire. Là est la plus grande incertitude et il s’agit de scénarios en fonction de ce que nous ferons et pas de prédictions de l’avenir de madame Soleil.
        La grande difficulté est que si l’incertitude physique repose sur des calculs dont on peut évaluer le taux d’erreurs, les hypothèses de production d’énergie reposent sur des évaluation économiques, au réalisme souvent incertain, et qui dépendent à la fois de problèmes financiers et de volonté politique, laquelle elle même est fonction de l’opinion publique, très peu au fait des problèmes posés et très sujette aux sentiments et peurs irraisonnées.    
        La population, mal informée a une phobie du nucléaire, en raison des accidents de Tchernobyl et de Fukushima, sans se rendre compte que celui de Tchernobyl est dû à une vieille filière de réacteurs peu stables et abandonnée, à des techniciens qui le conduisaient incompétents et et à une protection civile irresponsable et que malgré cela il y a eu peu de victimes: quant au Japon, le tsunami heureusement exceptionnel a fait 20.000 morts et l’accident nucléaire 2, qui auraient pu être évités, ainsi qu’une partie de la contamination.
        La plupart des écologistes inintelligents n’ont toujours pas réalisé que le nucléaire occidental est très sûr (le seul taux d’accidents quasi nul de l’industrie, et qu’il est la seule énergie renouvelable capable de satisfaire aux besoins en énergie, sans produire de CQ2 à la combustion.
        En effet pour stabiliser les émissions de CO2, il faudrait mettre en place chaque année au moins 350 à 400 Gw de production non polluante d'énergie pour remplacer celle utilisant le carbone (principalement charbon, pétrole et gaz).
        En 2014 l’énergie éolienne installée a été d’environ 50 Gw, mais le vent étant très variable, cela représente moins de 15 Gw utilisable rendement environ 30%), et on ne sait pas comment stocker cette énergie. En photovoltaïque, financé pratiquement par les impôts,  la puissance est de l’ordre de 30 à 40 Mw, mais qui, vu le rendement catastrophique (15%), cela représente au plus 5 Gw. De plus le courant continu à faible voltage est pratiquement intransportable, ce qui condamne les grandes centrales, qui par ailleurs occupent une place prohibitive. Il est donc réservé à une urtilisation sur place dans des des maisons individuelles.
        L’hydraulique est déjà utilisée à plein, et les efforts en faveur de la géothermie malheureusement presque inexistants.
        On arrive donc péniblement à 40 Gw de production des énergies nouvelles au lieu des 350 Gw nécessaires. A ce rythme le scénario « vertueux » est une complète illusion au plan réel économique.
        
        La COP21 a produit un bel accord où on s’engage à limiter à l’horizon 2100 l'augmentation de température au dessous de 2 d°C, mais elle ne spécifie aucun des moyens pour y arriver, et c’est là, on vient de le voir, tout le problème.

        Même si nous arrivons à stabiliser d’ici 10 à 15 ans nos émissions de CO2, ce qui en l’état des efforts n’est pas possible, maintenir la hausse de température à 2d°C est une illusion si on en reste à cet accord et si on ne prend pas des masures beaucoup plus précises et contraignantes, et tout en faisant le maximum d’efforts pour cela, je pense qu’il faut malheureusement nous préparer et étudier comment supporter une hausse de température de 3 à 4 d°C qui risque de se produire en fin de ce siècle ou dans les deux prochains siècles.
        


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  •           Je vous ai expliqué ce qu'était l'effet de serre, sans lequel la vie sur terre ne serait pas possible, mais que l'homme perturbe par l'émission de gaz, notamment du CO2, et nous avons vu quels en étaient les producteurs.
             Je vais terminer ce premier cycle d'articles par un très court résumé des prévisions faites par le Groupe Intergouvernemental des Experts sur l'Evolution du Climat (GIEC), en 2013/2014.

    Le rapport 2013/2014 du GIEC et la prévision climatique          Jusqu’à présent, le GIEC envisageait différentes trajectoires de développement, en fonction de données démographiques, économiques ou encore de choix énergétiques variables. En était déduit un certain niveau d’émissions de gaz à effet de serre, de concentration de CO2, et donc de réchauffement. 
              Dans le rapport 2013, la démarche a été inversée: les scientifiques ont pris pour point d’entrée des niveaux de concentration de CO2, à partir desquels ont été calculés les niveaux d’émissions et les conditions socio-économiques correspondantes.
              Le GIEC a sélectionné quatre niveaux d’évolution du bilan radiatif de la terre, en Watts/m2 (voir courbes ci contre correspondant aux nouveaux scénarios)  et  bien sûr cela ne vous dit pas grand chose et à moi non plus.

                Le scénario maximal» (RCP 8,5 w/m2, en rouge), correspond à notre monde qui atteindra 9 milliards d’individus dans le siècle, population qui stagnera ensuite, et une émission de CO2, qui va croître, car on continuera à utiliser le même mélange d’énergies, notamment fossiles qu’aujourd’hui.
               Le scénario (RCP 6 en jaune), prévoit une utilisation plus grande d’énergies autres que fossiles : nucléaire, éolien, solaire et combustibles moins polluants, mais avec un effort modéré. La teneur en CO2 augmentera encore puis se stabilisera
               Le scénario (RCP 4,5 en vert) décrit la même hypothèse démographique mais avec une économie rapidement dominée par les services, les « techniques de l’information et de la communication » et dotée de technologies énergétiquement efficaces, et un effort intense d’économie d’énergies, mais sans initiatives supplémentaires par rapport à aujourd’hui pour gérer le climat. La stabilisation se fera plus vite.
               Le scénario (RCP 2,6, en bleu) est très optimiste;  il n’a pas d’équivalent parmi les anciens scénarios. Il correspond à des émissions de gaz à effet de serre proches de zéro à la fin du XXIe siècle. Cela implique de réduire fortement, dès aujourd’hui, les émissions de gaz à effet de serre, mais aussi probablement d'avoir recours à des techniques de (re)stockage d'une partie du carbone déjà émis. Il est malheureusement peu réaliste, mais a une valeur de symbole, d’idéal à atteindre.

    Quelles conséquences le GIEC prévoit il ?
        
                       Augmentation des températures moyennes :

               Dans le scénario optimiste peu probable, le réchauffement moyen n’excèderait pas 0,5 à 1,5 d°C à l'horizon 2100; il est beaucoup plus important dans les autres hypothèses.
              Ce réchauffement serait compris, à l’horizon 2080/2100, entre 1,1 à 2,6 d°C pour (RCP4,5), 1,4 à 3,1 d°C pour (RCP 6), et 2,6 à 4,8 d°Cpour (RCP 8,5)
              Vous trouverez ci dessous les courbes correspondant aux hypothèses (RP2,6) et (RP8,5), ainsi que le planisphère correspondant (rouge), car le réchauffement n'est pas le même pour toutes les endroits du globe.
              Mais ce qu'il faut voir, c'est que la température moyenne continuera à monter après 2100 du fait de la faible destruction du CO2 produit et que dans l'hypothèse pessimiste l'augmentation à cet horizon atteindrait 8 d°C, et 2 d°C dans l'hypothèse la plus favorable et peu réalisable.

              De tels chiffres vous paraissent faibles, car un jour donné quelques degrés de plus , ce n'est pas très gênant. Mais il ne faut pas confondre météo et climat.
    Il s'agit de "températures moyennes" et là, quelques degrés de plus se traduisent d'une part par des écarts beaucoup plus grands à certains endroits, et d'autre part sont suffisants pour perturber grandement les phénomènes météorologiques;.
              Il est pratiquement certain que, dans la plupart des régions continentales, les extrêmes chauds seront plus nombreux et les extrêmes froids moins nombreux aux échelles quotidienne et saisonnière, à mesure que la température moyenne du globe augmentera. Il est très probable que les vagues de chaleur seront plus fréquentes et dureront plus longtemps. Toutefois, des extrêmes froids pourront se produire occasionnellement en hiver.

    Le rapport 2013/2014 du GIEC et la prévision climatique

     

    Le rapport 2013/2014 du GIEC et la prévision climatique

     

                    Le deuxième planisphère correspond aux variations des précipitations.
                 Avec le réchauffement, nous nous attendons à voir les régions humides recevoir plus de pluies et les régions les plus sèches à en recevoir moins.
                 Les événements de précipitations extrêmes deviendront très probablement plus intenses et fréquents sur les continents des moyennes latitudes et les régions tropicales humides d’ici la fin de ce siècle, en lien avec l’augmentation de la températures moyenne en surface.

                   Les glaces continueront à fondre tant dans l’arctique que dans les couvertures neigeuses et glacières. A la fin du siècle, la diminution est comprise entre 43 % pour le scénario (RCP2.6) et 94 % pour le scénario (RCP8.5), à la fin des étés (seprtembre), c’est à dire pour ce dernier scénario, une absence de glace.

                  L’océan continuera à se réchauffer au cours du XXIe siècle. De la chaleur sera absorbée à la surface et pénètrera jusqu’à l’océan profond, affectant la circulation océanique, ce qui apportera des modifications dans le cheminement des courants marins.. 
             Les estimations les plus probables du réchauffement de l’océan à la fin du XXIème siècle, sur les cent premiers mètres sont d’environ 0,6°C (RCP2.6) à 2,0°C (RCP8.5), et d’environ 0,3°C (RCP2.6) à 2d° (RCP 8,5), pour les profondeurs d’environ 1000 Mètres.
             Le niveau des mers continuera de s’élever. Si pour le scénario peu probable (RCP2,6) l’élévation est faible et peu dangereuse, 0,2 à 0.5 m, par contre le scénario (RCP8,5), avec une élévation comprise entre 0,5 et 1m, ce qui entraînerait de lourdes conséquences.
             Le rapport fait état également d’une acidification des océans et donne des variations correspondantes de ph.

    Le rapport 2013/2014 du GIEC et la prévision climatique

     

               Enfin une constatation déjà connue quant à la persistance du changement climatique.
               L’inertie du changement climatique est considérable, de l’ordre de plusieurs siècles, et elle est due aux émissions de CO2 passées, présentes et futures.
               La plupart des caractéristiques du changement climatique persisteront donc pendant plusieurs siècles même si les émissions de CO2 sont arrêtées. 
               Selon le scénario, environ 15 à 40% du CO2 émis restera dans l’atmosphère plus de 1000 ans. 
              En raison des longues constantes de temps caractérisant les transferts de chaleur entre la surface et l’océan profond, le réchauffement océanique se poursuivra sur plusieurs siècles.
              Il est pratiquement certain que l’élévation du niveau des mers due à la dilatation thermique, se poursuivra après 2100, pendant de nombreux siècles, même si elle est alors plus faible. 

     

     

     


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  •            Avant de penser aux solutions pour sauver le climat,il faudrait préciser le problème de la pollution.

    Quels sont les gaz à effet de serre produits par l’homme ?

    Quels sont les pollueurs du climat ?           Vous avez vu hier et avant hier, que l’effet de serre bénéfique naturel était dû 2/3 à la vapeur d’eau et 1/3 au gaz  carbonique CO2, mais que l’activité humaine était responsable d’un surplus néfaste pour le climat, qui se répartit selon le schéma ci-contre en “équivalent CO2 sur l’effet de serre” (les différents gaz n’ayant pas la même efficacité).
              La déforestation est souvent oubliée : la plupart du bois coupé est brûlé ce qui conduit à des émissions de CO2, puis le sol libère du CO2 additionnel lorsqu'il est labouré, alors que la végétation n’absorbe plus le CO2.
              Le méthane CH4 et le protoxyde d'azote N2O, sont très liés à la production agricole, en augmentation à cause de la croissance démographique d'une part, et de l'augmentation de la part animale dans l’alimentation par ailleurs.
              Les voitures émettent aussi des oxydes d'azote, mais en moindre proportion.

              Il y a donc trois actions à mener :
        - limiter la production de CO2 responsable de près de 60%.
        - limiter la production de CH4 et N2O dans l’agriculture et l’élevage.
        - limiter la déforestation.


    Qui est responsable des émissions de CO2, à l’échelle du monde et comment cela risque t’il d’évoluer?

    Quels sont les pollueurs du climat ?          Ce qui est le plus important pour le climat, c'est évidemment la production totale de CO2. Dans ce domaine, les pays les plus pollueurs sont, comme le montre le schéma ci contre,  datant de 2012, sont la Chine et les USA, l'Union Européenne et l'Inde.
    La France, grâce au nucléaire n'a qu'une très faible production de CO2.
        Ces émissions sont en constante augmentation au niveau global.

              Mais ce schéma s'il rend compte du risque, ne permet pas d'interpréter l'évolution de la situation. 
             

              Un autre graphique est intéressant, celui de la quantité de CO2 rejetée par habitant, en 1990 (vert clair et 2011(vert foncé, et là,les contribution de la Chine et de l'Inde sont faibles, compte tenu de leur très grande population. On remarquera que l'Afrique est un très faible pollueur, parce que pays peu développé, consommant peu d'énergie.   
      Quels sont les pollueurs du climat ?

              Les pays qui polluent le plus, même s'ils ont fait des efforts pour réduire leur consommation d'énergie par habitant, sont ceux qui utilisent du charbon (pour produire l'énergie) et du pétrole (pour le transport) et ont une forte industrie.
              Mais on constate aussi que les pays en fort développement comme la Chine, augmentent au contraire de façon considérable leur production par habitant, ce qui est aussi dû à l'industrie et au transport, qui se développent rapidement.

     

    Quels sont les pollueurs du climat ?     Qui sont les pollueurs ?


     
            Si maintenant on regarde pour toutes les émissions de gaz à effet de serre la répartition dans le monde par secteur d’activité, on a le graphique suivant.

            Certes les transports représentent un poste important, mais beaucoup moindre que l’industrie et le secteur résidentiel.(chauffage et consommation électrique)

     

    Quels sont les pollueurs du climat ?         Par contre si l’on examine les sources d’énergie, on s’aperçoit que si on ne considère que les émissions de CO2 et que l’on ne répartit pas la production électrique entre ceux qui utilisent cette énergie, on trouve une répartition différente qui montre que 41% des émissions de CO2 proviennent de la production d’électricité (notamment à partir de charbon).
             Cette proportion augmenterait encore si on arrivait à utiliser davantage l’électricité dans le chauffage et dans le transport automobile.
             Donc le problème de la production électrique est très important au plan mondial.

    Les besoins énergétiques dans les prochaines décennies.

             
    Une étude d'efficacité énergétique faite en France à la demande du Commissariat Général au Plan, a montré que les Français pourraient vivre aussi bien, mais différemment, en consommant deux fois moins d'énergie, conclusion extrapolable certainement à tous les pays développés. Mais cela suppose un changement complet d'habitudes et des mesures très volontaristes au plan technique
              Actuellement les pays en voie de développement (plus de 5 milliards d'habitants), consomment, par habitant, en moyenne quatre fois moins que les pays riches, ceux de l'OCDE. Pour se développer ils n'échapperont pas à consommer  beaucoup plus d'énergie.
              Si l'on suppose que (d'ici 50 ou 100 ans) les 9 ou 10 milliards d'habitants qui composeront l'humanité, consommeront chacun la moitié de ce que consomment aujourd'hui les pays riches, un calcul simple conclut que la consommation mondiale d'énergie va, au minimum, vers un doublement. (et en faisant de nombreuses économies !)
              Quant on voit la menace de réchauffement climatique, c'est pour le moins préoccupant. 


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              Je vous ai expliqué hier le mécanisme de l'effet de serre qui maintient un équilibre de températures sur terre, autour d'une moyenne d'environ 15 d°, ce qui rends la vie possible.
              Malheureusement l'homme, avec l'essor de l'industrie, des transports et les nécessités du chauffage, a envoyé dans l'atmosphère un supplément de gaz à effet de serre, qui rompt cet équilibre et menace le climat.
              Certes certains « climats-sceptiques » ne croient pas à la culpabilité de l'homme et opposent deux arguments : le premier est qu’il y a eu déjà dans le passé lointain des époques de réchauffement et des époques de glaciation, et d’autre part que la température n’a pas augmenté autant qu’on le pensait depuis quelques années, et il en déduit que les augmentations actuelles sont des phénomènes quasi naturels et que l’homme n’est responsable que d’un faible partie.
               Ces arguments sont vrais, mais la conclusion est fausse.

               C’est vrai qu’il y a eu des variations importantes de température au cours des âges et on a pu établir des courbes, grâce à l’analyse des glaces, ainsi que la concentration correspondante en gaz à effets de serre. (voir le graphique ci dessous des variations lors des derniers 800 000 ans.).

    L'homme a bouleversé l'équilibre de l'effet de serre.

             Ces variations naturelles étaient certes importantes, mais elles étaient très lentes et s’étendaient sur des millénaires. Au contraire la variation actuelle est brutale, en quelques années et c‘est pour cela qu’elle n’est pas naturelle.         

            De même il y a eu des variations de gaz à effet de serre, mais très lentes, alors que celle que l’on constate actuellement est brutale et sans précédent en quantité.                 
           Et la connaissance des conditions de l’effet de serre et les calculs que l’on peut faire, montrent que cette augmentation des gaz à effet de serre explique bien l’augmentation de température constatée.

              Il est donc scientifiquement certain aujourd’hui, que l’activité humaine est responsable de l’augmentation rapide et anormale des gaz à effet de serre dans l’atmosphère et de certaines conséquences qui commencent à apparaître sur le climat, et que, si on n’y met pas bon ordre, ces conséquences sont susceptibles de s’aggraver.
              Même s’il y a actuellement un petit ralentissement de la hausse des températures (sans doute dû à une absorption d’énergie par des variations au niveau des courants océaniques et notamment le courant d’Amérique El Nino, qui d'ailleurs semble terminées), la hausse des températures moyenne continuera à se faire sentir.
              La période 1983-2012 est la plus chaude depuis 1400 ans. Chacune des trois décennies a été plus chaude que la précédente. La température moyenne a augmenté de 0,85 d°C entre 1880 et 2012.

    L'homme a bouleversé l'équilibre de l'effet de serre.

               La fréquence des vagues de chaleur a augmenté. Entre 2012 et 2035, l’augmentation de température moyenne sera de l’ordre de 0,5 d°C (de 0,3 à 0,7°C selon les scénarios).

               Les observations montrent que l’extension de la banquise en Arctique fin septembre a diminué d’environ 11% (entre 9 et 13%) par décennie entre 1979 et 2012. 
    Depuis les années 1960, la couverture neigeuse dans l’hémisphère nord s’est réduite, jusqu’à 11,7% (au mois de juin) par décennie    Entre les années 1980 et les années 2000, on a constaté une hausse de 3°C des températures en Alaska, et de 2°C au nord de la Russie.

    L'homme a bouleversé l'équilibre de l'effet de serre.
     

    L'homme a bouleversé l'équilibre de l'effet de serre.

     

           La fonte des glaces et la hausse du niveau des mers pourraient être plus fortes que prévu, entre 30 et 90 cm à la fin du siècle. Cela paraît peu, mais une hausse d’un mètre toucherait directement 10% de la population dans le monde       
            En moyenne les précipitations augmenteront à l’échelle planétaire d’ici la fin du 21ème siècle. Les régions humides aujourd’hui deviendront globalement plus humides et les zones sèches deviendront plus sèches. 
           Les experts s’attendent également à ce que le réchauffement climatique provoque des événements météorologiques extrêmes plus intenses, tels que les sécheresses, pluies diluviennes et probablement, des ouragans plus fréquents et plus violents.

             Dans le prochain article, je rappellerai quelles sont les source de gaz à effet de serre dont l'homme est actuellement responsable.
            Dans l'article suivant je rappellerai les hypothèses du Groupement d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) qui ont été publiées l’an dernier le 30 octobre.et qui servent de bas aux discussions actuelles de la COP 21

     


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