•           J’ai fait plusieurs articles sur la production d’énergies de diverses sortes  et je voudrais aujourd’hui, d’abord voir comment ces énergies sont dépensées et par ailleurs contribuent, par la production de CO2 à perturber le climat.
              Puis je voudrais aborder le problème des transports et notamment des véhicules électriques et à hydrogène.

               Les graphiques ci-dessous montre la consommation d’énergie dans le monde et la production en CO2 par source d’énergie.
               On constate que la part des énergies fossiles dépasse 80%, et elles sont responsables de la quasi-totalité des émissions de CO2.

    Demain, voiture électrique ou à hydrogène?

    Demain, voiture électrique ou à hydrogène?

     

             La part des énergies carbonées a diminué dans le domaine de la production d'électricité, mais reste encore des 2/3 et cette production ne représente que 18% de l'énergie totale.

    Demain, voiture électrique ou à hydrogène?

     

              Par type d’utilisation le graphique ci dessous montre l’importance du chauffage des locaux et du transport terrestre, maritime et aérien.

    Demain, voiture électrique ou à hydrogène?

               Si nous voulons protéger le climat, il faut donc d'abord réduire les dépenses énergétiques et trouver des solutions pour les postes les plus dépensiers.

              Il ne faut pas gaspiller l'énergie notamment électrique : nombreux appareils en veille, fenêtres trop souvent ouvertes en période froide, appareillage de chauffage et ventilation mal réglés….

              Une des dépenses importante est celle du chauffage , qui est actuellement effectué grâce à l'électricité, au fioul et au gaz, qui ne cessent d'augmenter et créent du CO2. Je traiterai le problème dans un autre article.

              La deuxième consommation d'énergie importante est le transport.
              
    L'essence et encore plus le diesel, polluent par le CO2 et les particules issues de leur combustion. A terme leur remplacement est nécessaire.

              La voiture électrique est au point, fiable et pas plus chère en grande série qu'une voiture classique. Le problème est d’une part le prix tant que les séries sont faibles, et d’autre part le stockage de l'énergie d’alimentation.
    En 2017, 24 900 véhicules électriques ont été immatriculés en France sur un total d'immatriculation de 2 650 000, soit environ 1%, la parc automobile français étant d'environ 30 millions de véhicules.            

              Actuellement les accus lithium-ions ne permettent qu'une autonomie de 50 à 80 km, avec un poids et un coût prohibitifs, et de plus s'il fallait faire un grand nombre de voitures, la source d'approvisionnement en lithium serait vite saturée.
              Les mines de lithium sont actuellement principalement en Australie et en Argentine, et l’extraction a du mal à suivre la demande, ce qui entraine des cours très élevés.
              En outre la fabrication des batteries exige du graphite destiné aux anodes, produit à 95% par la Chine et du cobalt pour les cathodes, dont 60% de la production est assurée par la république du Congo, en mal d’investissements et le raffinage à 80% par la Chine.
              Les prix ne cessent d’augmenter, ce qui ne milite pas en faveur d’une voiture électrique moins chère et la Chine peut empêcher le reste du monde de produire des voitures électriques !
              On n'a pas pour le moment de batterie plus performante et la voiture électrique est donc réduite à un usage de deuxième voiture de ville. Mais ce serait déjà une source de pollution importante en moins dans les villes.

              Par ailleurs la fabrication d'une batterie a une forte empreinte carbone : la fabrication d'une batterie de 36 k, qui équipe une voiture moyenne, correspond à une empreinte de5 à 8 tonnes d'équivalent CO2. Cela équivaut à blet 2000 litres d'essence        
               L'accroissement d'autonomie réclamé par les utilisateurs, entrainera des batteries plus importantes, donc plus lourdes et une consommation plus forte d'énergie.

              Les écologistes et les médias, qui présentent la voiture électrique et l’hybride comme une bouée de sauvetage pour le climat, ne réfléchissent pas beaucoup.
              La voiture électrique demande qu’on alimente ses batteries en électricité.
              L’hybride ne se sert de l’électricité que comme un appoint au moteur mécanique, seul à les recharger. Comme je l’ai montré dans un précédent article, ce n’est pas une vraie voiture électrique; elle permet d’économiser un peu d’essence et compte tenu de son prix d’achat et d’entretien, les retours d’investissement sont prohibitifs. On commence à voir apparaître des voitures hybrides rechargeables, mais à des prix prohibitifs.
              Quant à la voiture électrique tout dépend d’où vient l’électricité qui va charger les batteries : si, comme en France elle provient du nucléaire qui ne produit pas de CO2, c’est bénéfique pour le climat, mais si, comme en Allemagne, elle provient de centrales à charbon ou à lignite, la voiture électrique produit plus de CO2 qu’une voiture à essence.
    (On estime que le réseau électrique en France produit 119 g/kWh de CO2, alors qu'en Allemagne, il en produit 527.)

             Quant à l’alimenter par le solaire, c’est une illusion puisqu’on charge les batteries la nuit !

               On peut espérer un jour remplacer les batteries en partie par de l'hydrogène, et là encore, les médias crient au miracle car à la place du CO2 on produit de la vapeur d’eau.
              Mais pour fabriquer cet hydrogène, par électrolyse de l’eau, il faut de l’électricité et comme pour la voiture électrique, tout dépend de son mode de production.
               Certes ce serait un bon débouché, pour les énergies intermittentes comme l’éolien et le solaire de fabriquer de l’hydrogène, mais son stockage est un casse-tête car d’une part, l’hydrogène étant ultra-léger, il faut le stocker sous haute pression pour l’avoir en quantité suffisante, et, d’autre part, mélangé à l’oxygène de l’air il est explosif et son stockage est donc dangereux. C’est vrai aussi pour la voiture qui devra avoir des réservoirs très épais et lourds et parfaitement étanches.
                Il avait été envisagé aussi de produire de l'hydrogène en grande quantité, à partir de réacteurs nucléaires à haute température, mais sous la pression des écologistes, l'étude de ces réacteurs a pris un retard considérable.
              On étudie actuellement le stockage dans des hydrures (par exemple le borhydrure de sodium), qui alimenterait, au fur et à mesure du besoin, une pile à combustible, (je ferai un article à ce sujet)), mais ce mode d'approvisionnement ne sera guère disponible avant 2025 au plus tôt.

               Mais les pouvoirs publics devraient aussi, développer les transports en commun dans les villes et le transport ferroviaire de frêt, ce que nous ne faisons pas assez en France, pour diminuer l'emploi des voitures et camions.

              Par ailleurs les biocarburants seront peu à peu développés, à partir de matières qui ne seront pas comestibles (lignine de bois par exemple), et leur coût devrait baisser. (enfin tout dépend des taxes étatiques qu'ils supporteront). Ils polluent un peu moins que l'essence, mais ce n’est pas eux qui sauveront le climat.
              Toutefois, ils rendent l'approvisionnement indépendant des pays fournisseurs de pétrole.

              En France où nous avons toutefois la chance que l’électricité soit produite principalement par le nucléaire, non producteur de CO2, les véhicules électriques sont intéressant pour le climat. Il faut encourager la mise en place de bus et d’utilitaires en ville, l’achat de voitures de ville (taxis, véhicules d’entreprises), et encourager le développe-ment de véritables voitures hybrides, qui soient des véhicules électriques, dotés d’un groupe électrogène pour les trajets longs, et de batteries permettant un stockage plus important d’électricité. (actuellement on annonce des distances de trajet farfelues, (100 à 200 km) car il faut rouler à vitesse très réduite et supprimer tout accessoire électrique tel que radio, chauffage, climatisation, phares….).
              Mais il faudrait aussi que de très nombreuses prises à recharge rapidesoient installées le long des routes  (places de stationnement, hôtels, restaurants, grandes surfaces, stations services...), si l'on veut que toutes les voitures puissent être rechargées tant que leur autonomie électrique sera insuffisante.

     

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  •  

         Je reste dans le domaine des énergies, mais pour vous distraire un peu des articles sérieux, je vais parler d'éléphants, ces gentilles bêtes qui disposent d'un force certaine, comme le montrent cles photos ci-dessous :

     

                         Savez vous ce qu’est la DSM ?
        Je connaissais la “Direction des sciences de la matière” du Centre de l’Energie Atomique à Saclay, qui fait des recherche notamment sur le climat et l’environnement, et sur les nanotechnologies.
        Cela désigne aussi le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders : DSM), publié par l'Association Américaine de Psychiatrie, qui classifie et catégorise les critères de troubles psychiatriques.

        Mais la DSM dont je vais vous parler, est la "Dutch State Mines", une entreprise des Pays-Bas, qui a pour activités  : la nutrition, les produits pharmaceutiques, les matières performantes et la chimie industrielle et se présente comme un géant des nouvelles technologies.
        Je ne ferai pas de pub pour cette société, mais j’ai simplement lu un article qui m’a amusé et je veux vous en parler.

        Les biocarburants n’ont pas un intérêt très grand au plan de l’écologie, bien qu'ils plaisent beaucoup aux écologistes par leur couleur. En effet, à rendement égal avec l’essence, les émissions de CO2 sont voisines, et le coût de la production est supérieur au coût actuel de l’essence.
        Surtout la première génération utilisait des produits dont la culture concurrençait celle de matières comestibles, ce qui est néfaste pour l’alimentation mondiale.
        Mais ils ont l'énorme avantage de nous rendre indépendants du pétrole et des pays qui le produisent.
        Les études s’orientent vers l’utilisation de matières non comestibles, comme les déchets de végétation, mais les procédés sont pour le moment onéreux et rien n’est industriellement en cours.

        DSM a signé des accords pour introduire une nouvelle technique de fermentation dans des usines tests en Europe et aux Etats-Unis. Un éthanol dérivé de déchets agricoles et de copeaux de bois est ainsi disponible dans certaines pompes.
        Les chercheurs ont dû mettre au point une méthode de production commercialement viable pour transformer en éthanol une matière végétale jugée jusqu'ici inutilisable

         Cette méthode a nécessité des études préalables particulières. La synthèse de cet éthanol repose sur un catalyseur à base de d'enzymes et de micro-organismes qu'on trouve dans les excréments d'éléphant et dans les légumes en putréfaction, notamment dans un tas de compost étudié en Suisse.
        La technique s'inspire des mécanismes permettant aux éléphants de digérer non seulement les sucres ordinaires comme le glucose, mais également d'autres sucres de la cellulose des cellules végétales. Des chercheurs américains ont également trouvé dans les crottes de panda des bactéries qui pourraient également permettre de produire du biocarburant. (mais la production des pandas est nettement moindre que celle des éléphants lol).
        Quand les enzymes des éléphants sont combinées avec une autre enzyme découverte dans un tas de compost en Suisse, et elles forment un cocktail qui peut transformer 90 % de la biomasse, soit le double de ce qu'on atteignait jusqu'à maintenant.

        Rares sont ceux qui auraient parié que notre indépendance énergétique vis à vis du pétrole pourrait un jour dépendre des effluves des crottes d'éléphant et d'un tas de compost suisse, mais pour le moment la production de cet éthanol reste assez faible..
     (renseignements extraits du journal anglais “The Independent”)

     

     

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  • L'énergie de biomasse

        Je reprends un article sur les énergie.
        Parmi elles il y a la biomasse.

        C’est en fait quelque chose de mal défini, qui englobe plusieurs domaines assez différents.
        Cela concerne l’extraction d’énergie de matières organiques, qu’elles soient animales, végétales ou bactériennes. On peut agir par transformation chimique, le produit fabriqué étant alors utilisé pour produire l’énergie, ou obtenir de la chaleur par combustion directe.
        L’énergie la plus ancienne est le bois, utilisé dans les cheminées et les poêles et chaudières.
        Une distinction importante est l’origine de la ressource, qui peut exploiter une culture dont la forêt, ou au contraire utiliser des déchets, végétaux ou animaux.
        C’est en général une ressource locale, utilisable sur place, mais elle produit du CO2 (mais moins que le charbon) et peut polluer notamment par des particules fines lors de la combustion ou par l’émission d’oxydes d’azote.

        Le bois est une des sources les plus importantes de la biomasse. traditionnellement utilisé directement sous forme de bûches, et pendant la guerre pour fabriquer du gaz pour les véhicules (« gazogène »),
        Actuellement des déchets de bois sont broyés et convertis en briquettes ou en granules.
        Des techniques nouvelles ont vu le jour, telle la « torréfaction » (ou dépolymérisation) de la biomasse, qui est un traitement thermo-chimique à température comprise entre 200 et 320°C, pour éliminer l’eau et modifier une partie de la matière organique pour casser les fibres. Le produit obtenu est friable (plus facile ç broyer) et hydrophobe (conservation) t a une capacité énergétique plus importante à poids égal.
        La « carbonisation hydrothermale », ( entre 189 et 260 d°, sous pression de 10 à 50 bars), transforme la biomasse en un charbon déshydraté et friable, ayant un haut pouvoir calorifique, mais dont la combustion produirait autant de CO2.
        Ces procédés s’appliquent également à des pailles végétales notamment de blé et de riz.

        Les procédés chimiques ont pour objectifs principaux de produire du biogaz - notamment méthane CH3) ou des biocarburants.
        La production de méthane se fait par fermentation de matières organiques qui sont en général des déchets. Le méthane est ensuite brûlé pou produire de la chaleur ou de l’électricité.
        Le problème des fuites est important car c’est un gaz à effet de serre 20 fois plus actif que le CO2.
        Les biocarburants sont des huiles végétales, produites surtout à partir du colza et du tournesol, ou du bioéthanol, produit à partir du blé et de le betterave (que l’on mélange au super sans plomb).
        Ces biocarburants sont chers et sont produits au détrimant de la culture classique.

        La biomasse est surtout une énergie produite localement pour utiliser du bois et des déchets. Il ne faut pas que cela entraine une déforestation importante car les arbres absorbent du CO2 en rendant de l’oxygène et s’opposent donc au réchauffement climatique.
        Les biocarburants n’ont pas le développement qui était attendu, compte tenu de leur prix et des impacts sur l’agriculture. Une troisième génération est en cour d’étude, à partir d’algues et notamment de micro-algues, cultivées dans des zones non arables.
        La biomasse est aussi utilisée pour produire de l’électricité (1,8 % de la production mondiale en 2015).
        Les principaux producteurs en 2015 étaient selon l’AIE (en TWh/an):

    USA  Chine  Brésil  Allemagne  Japon  Royaume-Uni  Inde  Italie…… France
      62       53       49           45           35              27             25    17               4

       L'énergie de biomasse L'énergie de biomasse




     


    Une usine de production d'électricité et des réservoirs de stockage de méthane

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  • L'usine géothermique de production électrique 
                  "Bouillante" en Guadeloupe                               


                                                                       

     

     

     

     

     

     

                                                                                   L'usine géothermique de production électrique
                                                                                            en Alsace  à Soultz-sous-Forêts







     

     

     

     

     

     

     

     

        Une petite incursion dans le domaine de l’énergie, avec aujourd’hui la « géothermie ».

        L’énergie géothermique consiste à capter la chaleur de la Terre, pour produire de l’électricité ou pour utiliser directement ces calories pour du chauffage.
        La croûte terrestre a environ 30km d’épaisseur en moyenne (voir mon articles sur la Terre du 16/10/2017) et le manteau qui se trouve sous elle est un magma chaud.
    Une partie de cette chaleur est cédée à la croûte, qui par ailleurs récupère aussi la chaleur produite par la radioactivité des roches, de l’uranium, du thorium et du potassium notamment.
        C’est une énergie abondante, mais de faible intensité : la température s’accroit approximativement de 3 d° par 100 mètres de profondeur. Il faut donc creuser profond pour atteindre des températures élevées.
        La production de chaleur par la terre est de l’ordre de 0,06 W/m2, alors que le soleil produit 340W/m2 soit 6000 fois plus.
        On ne peut donc prélever beaucoup d’énergie sans tarir la source.

        Toutefois ce phénomène n’est pas constant : dans les zones volcaniques le gradient de température et beaucoup plus élevé (il peut aller jusqu’1000 d°C par 100M. Si des eaux circulent naturellement il est alors possible de les pomper pour alimenter des chauffages ou des turbines. C’est le cas en Islande dont une grande partie des besoins énergétiques est couverte parla géothermie. Des sources chaudes jaillissent même spontanément en surface (geysers).
        Dans ces cas l’exploitation ne nécessite pas de forage important.

        Dans des cas plus fréquents, de l’eau circule naturellement sous terre et on peut donc la récupérer et la recycler en grande partie; les forages sont alors plus ou moins profond et l’inconvénient est que cette equ contient de nombreux sels, certains radioactifs et qu’elle en général fortement corrosive, ce qui va attaquer les installation de tubage et de pompage.

        Dans le cas où on ne dispose pas d’eau naturelle, on peut en injecter, en utilisant en général un puits pour injecter l’eau et un autre puits pour la récupérer.. Mais en général l’eau circule mal dans les roches et il faut le plus souvent le « fracturer » comme lorsqu’on veut libérer le pétrole de schiste. Cela peut causer de mini-tremblements de terre et fragiliser les sols

        Des études envisagent de recharger les puits en chaleur avec de l’énergie solaire, ce qui permettrait de l’utiliser la nuit ou par temps très couvert.

        Les conditions d’exploitation sont très différentes selon la profondeur des puits de forage : faible profondeur à basse température, 5 à 10 d°C; profondeur moyenne; jusqu’à 2000 m et 50 à 90 d°; grande profondeur jusqu’à 10 000 m et température élevée avec deux créneaux : 100 à 150 d°c et au dessus de 150 d°C.

        L’utilisation de forages peu profonds et d’une température qui est faible (par exemple 12 d°C constant toute l’année à 10 m de profondeur). est essentiellement de chauffer l’hiver ou refroidir l’été une habitation individuelle avec une pompe à chaleur.
    La profondeur des sondages est le plus souvent inférieure à 100m et en moyenne d’une trentaine de mètres. On peut aussi utiliser des tuyauteries horizontales implantées sur une surface assez grande à une dizaine de mètres sous le sol.
        En fait on utilise les calories captées par le terre sur le rayonnement solaire.

        Avec des sondages plus profonds de 1000 à 5000 mètres dans des régions qui s’y pr-etent, on recueille de l’eau à plusieurs dizaines de degrés qui est directement utilisée pour le chauffage urbain, en France, principalement en Aquitaine et en Ile de France.

        A plus grande profondeur encore on peut atteindre des températures plus élevées afin de produire de l’électricité. Toutefois tout dépend du gradient de température du lieu : en région volcanique on peut atteindre les mêmes températures avec des forages beaucoup moins profonds.
        Entre 100 et 150 d°C, on utilise des échangeurs et un fluide intermédiaire, alors qu’au delà de &(0 d°C, la vapeur jaillit du sol et est capable d’alimenter directement les turbines liées aux alternateurs.`

        L’énergie géothermique ne dépend pas des conditions météorologiques et ne produit que très peu de CO2 (indirectement). Elle n’est inépuisable que si on limite la prise de chaleur et la circulation d’eau.
        Les méthodes de fracturation hydraulique utilisées pour permettre la circulation de l’eau dans les roches et éviter le colmatage peuvent entraîner des micro-séismes.
        Un autre inconvénient est la teneur en sels de l’eau qui entraîner une corrosion importante des tuyauteries et pompes.
        Les installations subissent aussi des variations importantes de température qui peuvent entrainer des chocs thermiques   
        Finalement l’énergie thermique reste une énergie assez chère en raison des coûts du forage et de l’entretien des matériels.
        Pour les installations de particuliers, par rapport à un chauffage au gaz naturel, le retour d’investissement n’est intéressant qu’en raison des aides de l’état (8 à 10 ans)   
        Pour les installations de chauffage urbain et de production d’électricité, un fort gradient de température et la présence d’eau sont nécessaires pour assurer la rentabilité. Les installations sont donc en zone volcanique, près des bords des plaques tectoniques ou dans les zones de sources chaudes ou de forte circulation thermale.   

        Les productions les plus fortes d’électricité géothermique seraient actuellement les suivantes, en TWh  en 2013 :
    USA  Philippines  Indonésie  Nelle-Zélande  Mexique   Italie  Islande  Japon Kenya 
    18,4         9,5             9,4               6,4                6,1         5,7      5,2         2,6      2
        La France produit peu d’électricité géothermique. (1,5 TWh en 2016 sur 531 TWH au total soit seulement 0,28%), avec deux centrales en Guadeloupe (Bouillante) et en Alsace (Soultz-sous-Forêts). Depuis 2016 une centrale avec deux puits à 2500 mètres fournit de la vapeur à 170 d°C à une usine industrielle d’Alsace.
       
        SI on examine les utilisations directes de chauffage le classement est différent 
    (en TWh en 2015)
    Chine  USA  Suède  Turquie  Japon  Islande  Allemagne  Finlande  France  Suisse
      49       21      14          13         7          7               5                5           4,5         3
        La carte ci dessous indique les « gisements » de géothermie en France, utilisés actuellement principalement pour du chauffage urbain, en Aquitaine et en Ile de France.



        La géothermie est une énergie intéressante, mais qui ne pourra apporter de grandes quantités d’énergie, mais qui, par contre est très propre (pas de CO2), mais chère en raison des forage et de la corrosion des installations.
        Elle n’est rentable que dans certaines région de fort gradient de température avec la profondeur.
        Il est dommage que le gouvernement n’ait pas laissé les grande compagnie pétrolières faire de la prospection de gaz et pétrole de schiste, en leur demandant de prospecter en même temps les possibilités géothermiques;

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  •            Mon précédent article donnait des informations générales sur l'énergie hydraulique et l'hydroélectricité, mais pour ne pas alourdir l'article, je n'avais pas publié de photo de barrages, ni leurs caractéristiques.
              Dans cet article j'ai choisi quelques barrages caractéristiques, français et étrangers et je vous donne les informations correspondantes.


    Barrages hydroélectriques dans le monde

     


    Barrage des Trois Gorges
    Chine sur le Yangzi-Jiang
    Mise en service : 2012
    Puissance 22,5 Gw
    Production/an 100 TWh



    Barrages hydroélectriques dans le monde 

     

    Barrage d'Itaipu
    Brésil sur le Rio Parana
    Mise en service : 2003
    Puissance 14 Gw
    Production/an 100 TWh



    Barrages hydroélectriques dans le monde

     

    Barrage Robert Bourassa
    Canada sur la Grande Rivière
    Mise en service : 1981
    Puissance 7,7 Gw
    Production/an 26 TWh


    Barrages hydroélectriques dans le monde

     


    Barrage de Grande Coulée
    USA sur le fleuve Columbia
    Mise en service : 1980
    Puissance 6,8 Gw
    Production/an 20 TWh

    Barrages hydroélectriques dans le monde

     

     

    Barrage de Salano-Chochensk
    Russie sur le Ienisseï
    Mise en service : 1989
    Puissance 6,4 Gw
    Production/an 27 TWh


     

              et maintenant en France : ils sont très nombreux mais plus petits :

    Barrages hydroélectriques dans le monde

     

    Barrage de Genissiat
    France dans l'Ain
    Mise en service : 1948
    Puissance 0,4 Gw
    Production/an 1,8 TWh
    Hauteur de chute : 65 m
     

    Barrages hydroélectriques dans le monde

     

     

    Barrage de Donzère-Mondragon
    France dans le vaucluse
    Mise en service : 1948
    Puissance 0,35 Gw
    Production/an 2 TWh
    Hauteur de chute : 23 m

    Barrages hydroélectriques dans le monde

     


    Barrage de Fessenheim
    France sur le canal d'Alsace
    Mise en service : 1956
    Puissance 0,18 Gw
    Production/an 1 TWh
    Hauteur de chute : 15 m


     

    Barrages hydroélectriques dans le monde

      


    Barrage de la Bathie
    France sur la Tarentaise
    Mise en service : 1961
    Puissance 0,55 Gw
    Production/an 1 TWh
    Hauteur de chute : 1250 m



    Barrages hydroélectriques dans le monde

     

     

    Barrage de Serre-Poncon
    France sur la Durance
    Mise en service : 1960
    Puissance 0,38 Gw
    Production/an 0,7 TWh
    Hauteur de chute : 128 m

     


          Dans les Pyrénées les installations sont complexes, recueillent l'eau de lacs ou ont des prises multiples et servent éventuellement plusieurs centrales successives ; Par exemple, la centrale de Pragnères, mise en service en 1953 dispose d'un réservoir principalà Cap Long, à 2600m d'altitude, trois réservoirs annexes et un réservoir « journalier ». .Le réseau de collecte d'eau comprend 40 km de galeries. Au printemps, à la fonte des neiges, l'eau excède les besoins ; celle provenant de Gavarnie et du Vignemale, après avoir été turbinée à Pragnères, est remontée vers les réservoirs de la rive droite (Aumar et Cap de Long) par la station de pompage; une autre station de pompage remonte les eaux du secteur d'Escoubous pendant les heures creuses. En hiver, les eaux stockées dans le réservoir de Cap de Long sont turbinées à Pragnères pendant les heures de pointe, apportant 195 MW au réseau en moins de 3 minutes ; ensuite, elles sont turbinées par les centrales aval de Luz, du Pont de la Reine et de Soulom (135 MW).

    Barrages hydroélectriques dans le monde


    Ci-dessus le barrage de Cap Long. Ci dessous le lac d'Orédon et des conduites forcées de descente des eaux.

    Barrages hydroélectriques dans le mondeBarrages hydroélectriques dans le monde  

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

              L'usine marée motrice de la Rance (photo ci dessous) utilise la force des marées pour faire tourner ses turbines, à marée montante et descendante.
              Le système fonctionne bien, mais l'investissement et l'entretien sont très onéreux et d'autre part, il faut un environnement particulier pour pouvoir "accrocher" le barrage aux rives et permettre par ailleurs la navigation et le passage de la faune.
              Il n'y a pas eu d'autre construction de ce type.

    Barrages hydroélectriques dans le monde

     

     

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