•     Tous les jours la télévision relate des informations de violences diverses, dont l’origine est la plupart du temps un fait mineur, qui nous paraît insignifiant face à la gravité des réactions et des dommages constatés
        Qu'il s'agisse de violences sur autrui, voire des viols, ou plus bénin, bien d'enfants présentant des troubles du comportement des troubles de l'attention et une hyperactivité, ces comportements se caractérisent par une insuffisance du contrôle inhibiteur que devrait exercer leur cerveau sur leurs envies et leurs actions.
        Leur capacité de réprimer une action inappropriée, ou de différer la réalisation d'un désir est insuffisante.


        Sans contrôle inhibiteur, il n'y aurait pas de vie sociale possible, car nous aurions tendance à réaliser nos désirs sans nous préoccuper de nos semblables et sans respecter les contraintes de la vie en société.
        Le contrôle inhibiteur est également nécessaire à la réalisation d'actions sur le long terme. Quand vous allez travailler, vous acceptez un certain nombre de contraintes pénibles, parce que vous avez conscience de l'intérêt du résultat final, ou parce que vous savez que ce travail vous rapportera votre salaire.
        Sans contrôle inhibiteur, vous céderiez à votre premier mouvement qui est de rester au lit ou d'aller faire une promenade, après avoir pris un bon petit-déjeuner.
        Je vous rappelle d’abord quelles sont les zones du cortex dont j’ai déjà parlé dans ce blog, qui sont impliquée directement dans le contrôle et l’exécution de nos mouvements (schéma ci-dessous).

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        Le cortex moteur primaire commande nos muscles.
        Mais il est précédé par le cortex prémoteur, qui contribue à guider les mouvements en intégrant les informations sensorielles et s’occupe des muscles qui sont les plus proches de l’axe du corps.
        Au dessus de lui, l’aire motrice supplémentaire est impliquée dans la planification de mouvements complexes et dans la coordination de mouvements nécessitant l’emploi des deux mains.
        Mais ces aires sont reliées au cortex frontal (le chef d’orchestre) et à de nombreux autres centres qui interviennent dans la détermination d’un mouvement.
        Non seulement le cortex frontal va jouer son rôle de “patron” , mais des centres du cerveau émotionnel vont  intervenir, recevant des renseignement de nos sens et des systèmes dopaminergiques des circuits de récompense et d’apprentissage. Le cervelet intervient  aussi dans des mouvements devenus automatiques, et en dernier ressort, le tronc cérébral, qui relaie les informations vers la moelle épinière et les muscles, peut bloquer certains influx.

        La première action avant un mouvement, se fait, dans le cerveau, au niveau du cerveau émotionnel, notamment par le striatum, qui est un ensemble de centres et notamment le putamen et le noyau caudé. (en vert et en jaune sur le schéma ci-dessous)
        Ce système est relié à divers centres du cerveau émotionnel et notamment au système de récompense et son but, au départ, est  l'obtention d'une satisfaction immédiate.
        Face à ce mouvement spontané, des voies neuronales reliant le cortex frontal au striatum et au thalamus entrent en action. Leur rôle est au contraire d'étouffer l'action dans I'œuf.

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        Une étude réalisée aux Universités de Melbourne et de Dublin, par Christopher Chambers et ses collègues, a localisé en 2005 cette faculté dans un petit noyau cérébral nommé opercule inférieur droit” du cerveau frontal.
         Pour mettre en évidence ce responsable du contrôle inhibiteur, C. Chambers et ses collègues ont demandé à des personnes volontaires d'appuyer le plus vite possible sur un bouton uniquement quand lils voyaient apparaître sur un écran d'ordinateur une flèche pointant vers le bouton.
        Dans certains cas, un signal sonore retentissait quelques millisecondes après l'apparition d'une telle flèche, et les sujets devaient alors retenir leur geste. Lorsque le signal sonore retentissait très tôt (10 ou 20 millisecondes après l'apparition de la flèche), ils retenaient facilement leur geste. En revanche, plus le signal retentissait tard, plus cela était difficile (voire impossible). 
        Les biologistes ont inactivé cette petite zone cérébrale du cerveau frontal, au moyen d'ondes magnétiques qui perturbent le fonctionnement des neurones.        
        Ils ont constaté que, soumis à des tests où il faut annuler au dernier moment une action qui est sur le point d'être réalisée, les participants ne parviennent plus à retenir leur geste.

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        On sait donc à présent qu'un petit centre cérébral du cortex frontal permet de ne sélectionner que les gestes qui seront admis en fonction du contexte, notamment du contexte social. C'est cette zone qu'il s'agit de développer, par des interdits savamment dosés, auprès des enfants et aussi parfois des adultes....

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  • http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques3/Unknown.png
       J’ai entendu à la télé que les chinois avaient, dans les écoles, des caméras reliées à des logiciels de reconnaissance faciale, qui prétendaient analyser les expression des élèves, mesurer ainsi leur attention et décoder  leurs préoccupations présentes et signaler au professeur s’ils suivaient le cours ou étaient distraits.
        J’avoue que je n’aimerais pas être à la place des élèves et qu’on vienne surprendre ainsi mes pensées, même si je suis conscient qu’il vaut mieux suivre le cours et être efficace.
        Je suis allé voir sur internet pour compléter mon information, et j’ai appris que c’était chose courante en Chine, et que, dans les entreprises, on surveillait ainsi les ouvriers, et même, dans les métiers qui nécessitent le port d’un casque, celui-ci était pourvu de capteurs destinés à enregistrer les ondes cérébrales. Le but affiché est de détecter une personne qui aurait une défaillance brutale, due à une variation émotionnelle intempestive et de décharger un ouvrier qui serait momentanément dépassé par une surcharge trop forte de travail, qui le ferait disjoncter.
        Il paraît que les ouvriers n’apprécient pas tellement, craignant que « l’on vienne lire dans leurs pensées ».

         Mais j’ai eu ensuite une autre surprise : il y a sur internet nombre de logiciels proposés, qui sont censés détecter par divers moyens nos émotions et les analyser et de nombreuses sociétés qui proposent leurs services, ainsi que des gadgets qui prétendent les mesurer. Cela m’a étonné, car nos émotions sont très complexes et je ne vois pas comment on pourrait atteindre ce but de façon fiable.
                Il y a ainsi une montre destinée aux joueurs de jeux sur internet et un bracelet de la société Néotrope, qui mesurent votre niveau d’émotivité. Ils analysent des paramètres physiologiques tels le rythme cardiaque, la micro-sudation des poignets, la température corporelle.
 
                Les joueurs sur internet sont censés ainsi détecter quand ils ont des émotions fortes et leur intensité, ainsi que le niveau d’attention de la personne, au cours du jeu mais aussi dans un magasin devant les diverses gondoles de présentation.
        En effet, la plupart des sociétés qui proposent de détecter nos émotions, ont pour but du marketing : comprendre et analyser les réactions des clients face à un produit, et trouver comment les y intéresser davantage, en améliorant le produit, mais surtout en élaborant un discours et une présentation de vente convaincante.

        Les méthodes sont diverses.
        Par exemple la société Dakatalab utilise la détection des micro-expressions du visage et leur association à des émotions grâce à l'intelligence artificielle, afin d’identifier les niveaux d'attention et d'engagement émotionnel pendant le parcours des clients dans le magasin ou sur le site internet (à partir de la camera vidéo-web de leur ordinateur. Ils traitent à chaque fois plusieurs millions d’images.
        Q’émotion analyse les expressions du langage des personnes dns les SMS, réseaux sociaux, mails, forums, blogs, questionnaires …. et prétend ainsi mettre au point un « dictionnaire du langage émotionnel »
        XTCO fait aussi de façon analogue de l’analyse sémantiqueet de positionner les clients sur une échelle d’émotions pour orienter le markéting des produits et des cibles.
    On pourrait trouver de nombreux autres exemples.

        J’ai alors cherché des articles sérieux sur ce problème dans mes revues scientifiques et la réponse a été sans appel : ce sont des arnaques et ces logiciels ne remplissent pas du tout les rôles qu’on leur prête, leur précision étant médiocre et ne donnant qu’un vague aperçu des émotions, qui sont beaucoup plus complexes.

        Les émotions se traduisent par une composante physiologique que l’on a citée plu haut, provoquée par les centres amygdaliens et l’hypothalamus, via le système sympathique et les préhormones de l’hypophyse

        Je vous ai décrit (3/5/2017) une théorie élémentaire des émotions de Robert Plutchik dans les années 60/70 et sa roue des émotions de 1980.
        Il y a 4 émotions négatives : peur, colère, dégoût, et tristesse, et 2 émotions positives : joie et intérêt/surprise
        Les autres émotions sont des états mixtes ou dérivés, c’est-à-dire des mélanges, composés ou combinaisons d’émotions de base.  Les émotions primaires s’opposent deux à deux : joie à tristesse, anticipation à surprise, colère à peur, aversion à consentement. Les émotions secondaires résultent de deux émotions primaires.
              Optimisme = Anticipation + Joie             Déception = Surprise + Tristesse
          
              Amour = Joie + Consentement               Remord = Tristesse + Aversion
         
              Soumission = Consentement + Peur      Mépris = Aversion + Colère
          
              Crainte = Peur + Surprise                       Aggressivité = Colère + Anticipation
        Dans la roue des émotions de Plutchik (1980) le cercle et la palette de couleurs représentent l’idée que les émotions se combinent les unes et autres et s’expriment selon différents niveaux d’intensité.
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        Cette théorie a été reprise par Paul Ekman en 1982/90, qui a notamment étudié les expressions faciales des émotions primaires et pense que ces expressions des visages sont indépendantes des cultures. Cette composante expressive et comportementale, comprend aussi les postures ou la tonalité de la voix.

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        Il y a ensuite une composante subjective, qui correspond à l’évaluation que le sujet fait de son propre état émotionnel. C’est elle qui influe sur nos écrit et nos paroles. L’individu peut en partie décrire ses émotions par des mots.

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        Enfin on peut faire des études de neurobiologie en étudiant des IRM, des électroencéphalogrammes et les modifications des neurotransmetteurs.

        Il apparaît alors que les émotions sont des phénomènes très complexes, qui concernent la plupart du cerveau, et qui réagissent sur notre comportement de façon consciente et inconsciente, y compris sur nos processus rationnels.
        Tous les gadgets et logiciels proposés ne peuvent qu’approcher des émotions primaires théoriques, mais ne représentent en aucun cas la réalité très complexe de nos émotions profondes.

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  • http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/salegueule.jpg
        Il est connu qu’aux USA on condamnait plus facilement un noir qu’un blanc.
        Mais en France, combien de fois nous dit on que les policiers contrôlent davantage des noirs ou des personnes ayant une apparence maghrébine, que des blancs et cela s’appelle “le délit de sale gueule”.
        C’est évidemment imputable au racisme de certains et au fait que, les populations d’origine étrangère ayant une vie plus difficile parce qu’ayant des difficultés financières, certains de leurs membres commettent des délits et nous avons tendance à généraliser abusivement à tous leurs compatriotes, même s’ils sont devenus français.
        Mais j’ai lu récemment une étude qui montre que notre cerveau n'a pas des réactions très objectives dans ce domaine.

        Nous nous fions souvent à notre première impression pour nous faire une opinion sur une personne que nous voyons pour la première fois : “dès le début, je l'ai trouvé sympathique” ...  “Au premier contact, j'ai su que cela ne marcherait jamais entre nous”....    
        Tant mieux si le contact est bon, mais attention aux conséquences si la tête de l'autre ne vous revient pas !
        Ces réactions seraient dues à un système de détection cérébral qui détermine, en quelques fractions de seconde, notre sentiment de sympathie à l'égard d'une personne.
        En un dixième de seconde, il évalue jusqu'à cinq impressions sur notre interlocuteur... pour ne plus en démordre.

        Janine Willis et Alexander Todorov, de l'Université de Princeton, ont montré à des volontaires des visages de plusieurs personnes, pendant un dixième de seconde. Pour chacune de ces photographies, ils leur ont demandé d'indiquer si, selon eux, les personnes étaient dignes de confiance, compétentes professionnellement, aimables, agressives ou attirantes physiquement. Les volontaires ont attribué une note à chacun de ces critères.
        Puis on leur a laissé réviser éventuellement leur jugement en observant les photos aussi longtemps qu'ils le souhaitaient.et on leur a redemandé leur opinion.
        On n'a constaté que des différences minimes entre la notation instantanée et la notation “réfléchie”. Le trait “digne de confiance”», notamment, ne subissait aucune variation.

        J’avoue que ce manque d’objectivité m’a choqué et comme je vais souvent à Paris et passe de nombreuses minutes dans le RER, (enfin, pas en période de confinement ), j’ai essayé de faire des expérience sur mes voisins de banquette en face de moi, en évaluant en quelques secondes les caractéristiques relatives à leur personnalité, et en les observant ensuite et en révisant mon jugement.
        Je confirme que j’ai rarement changé d’avis.
        Alors évidemment il me manque la confirmation, savoir ce qu’étaient réellement ces personnes et si je m’étais trompé.
        Mais je ne comprends pas comment notre avis pourrait être fiable en si peu de temps et cela m'inquiète !.
        Alors, décidément, nous jugeons tous, les gens sur leur mine !!

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  • Le trac vous paralyse t'il?

             Il m'est arrivé souvent d'aider des élèves à faire leur travail de classe, et j'ai donc souvent entendu parler de devoirs de contrôle, de bac blanc, ou d'examen réel et de partiels de fac.
             On m'a souvent dit d'avoir parfois l'impression de relire cent fois l'énoncé, sans parvenir à bien comprendre ce dont il s'agissait; la pensée était ralentie, et les résultats ont été médiocre.
             Le soir-même, en relisant le problème à tète reposée, tout a paru extrêmement simple. Comment ne pas avoir trouvé immédiatement la solution ?
             “J’étais stressée, je n'ai pas réfléchi, j'ai pris la mauvaise décision.et j’ai perdu en un instant toutes mes capacités de réflexion”, me dit on.

             La peur diminue les capacités de réflexion, car elle épuise les ressources de la mémoire de travail, un groupe de neurones qui permet de garder à l'esprit simultanément plusieurs données d'un problème. Cette mémoire de travail est située entre le cortex préfrontal et le cerveau émotionnel et est composée de deux centres, l’un pour les données sémantiques (les mots) l’autre pour les données sensitives, notamment les images les schémas, les scènes.
              Pour aboutir à cette conclusion, des psychologues de l'Université du Michigan ont réuni des étudiants et leur ont distribué des problèmes de mathématiques qui sollicitent la mémoire de travail. 
              Les psychologues ont distribué à la moitié des étudiants des formulaires leur indiquant qu'ils risquaient de redoubler leur unité de valeur s'ils n'obtenaient pas un score suffisant à ce test. (les vaches, c’est inhumain lol)
             Ces étudiants stressés se sont trompés beaucoup plus souvent que les autres, car leur mémoire de travail tournait au ralenti. En outre, ils étaient sujets au phénomène des pensées parasites: au milieu de leur raisonnement, qui leur faisait oublier le résultat intermédiaire et ils devaient tout recommencer.

              Pourquoi la peur perturbe-t-elle la mémoire de travail ? La mémoire de travail est gérée par le cortex préfrontal médian, dont j’ai souvent déjà parlé dans mes articles. La peur stimule le complexe amygdalien, dans le cerveau émotionnel, qui gère les émotions fortes et le stress et elle entraîne la libération d'une hormone du stress, le cortisol.
             Le cortisol se fixe sur ses récepteurs dans le cortex préfrontal médian, ce qui inhibe l'activité cérébrale dans cette zone, et perturbe la mémoire de travail.

              Face à une situation de danger, ce recul de la mémoire de travail, “intellectuelle”, permet à une mémoire instinctive, la mémoire épisodique, qui stocke tous les événements dans l’ordre chronologique, de travailler à plein régime. C'est elle qui mémorise les circonstances ayant causé le stress, de façon à ce que la personne concernée évite à l'avenir toute situation analogue.
             Ce système cérébral aurait été sélectionné pour soustraire nos ancêtres aux dangers naturels auxquels ils étaient exposés, mais, aujourd'hui, il n'est plus adapté (l’évolution est un phénomène très lent) et pourrait tout au plus conduire les élèves à fuir les salles d'examens ! Malheureusement, c'est bien souvent le cas des élèves qui ne parviennent pas à surmonter la peur de l'événement.
             Or, l'étude a montré que les plus vulnérables sont souvent ceux qui ont la meilleure mémoire de travail. Les systèmes de sélection qui soumettent les candidats à des stress trop intenses, risquent donc de laisser passer les meilleures recrues. Hélas, les organisateurs et exeminateurs de concours ne savent pas cela.
             C’est très dificile de lutter contre ce stress car comme vous venez de le constater c’est instinctif et partiellement inconscient.

              La meilleure lutte est une bonne préparation, qui vous donne confiance en vous. C’est aussi l’habitude des devoirs en temps limité en classe et des interrogations. On apprend peu à peu à maîtriser son stress. Les prépa scientifiques ont un régime barbare de “colles” toutes les semaines, mais c’est ainsi qu’on s’habitue aux oraux et à y réagir vite et calmement.
             Lorsque la peur vous tord les tripes, il faut essayer de refaire fonctionner son cortex préfrontal : s’il lit sans comprendre il faut l’obliger à réfléchir : noter les éléments clés de la dissertation, réécrire les équations à résoudre, faire un schéma logique de la question.
             Au besoin fermer les yeux dix secondes, se concentrer et se remettre au travail, avec méthode. Faire travailler sa main et son stylo car le cerveau est alors obligé de faire attention aux mouvements.
             Et se répéter qu’on est capable de réussir et non qu’on risque d’échouer.

     Et avant l’examen, 

              Riez avec des copains, cela vous détendra et vous permettra de vous sentir mieux:Quand vous riez votre organisme produit des endorphines, un opiacé naturel et grâce à elles on se sent bien quand on rit.

              Respirez à fond avec votre ventre. Notre respiration naturelle n’est pas suffisante pour l’oxygénation maximale de notre organisme. Quand le stress nous envahit les muscles de l’abdomen se contractent, les battements du cœur sont plus rapides, nous respirons plus difficilement. La respiration abdominale détend les muscles, calme notre organisme et apporte une meilleure oxygénation. C’est l’anti-stress naturel. Pensez-y devant votre copie…

              Mangez ! Votre cerveau a besoin d’aliments. Si vouus l’alimentez mal, votre cerveau puisera ces substances dans vos autres organes. Ne sautez jamais un repas et faites des repas équilibrés ! Surtout en période d’examen, pour bien fonctionner votre cerveau réclame au moins de 120 g de glucose par jour, soit une consommation de 5 g par heure.
             Le plus important ? Le petit-déjeuner… Après le jeûne de la nuit, votre organisme doit refaire le plein d’énergie. Il doit couvrir environ 25 % de vos besoins quotidiens en éléments nutritifs et calories : une boisson pour se réhydrater, par exemple un jus de fruit pour ses vitamines, des céréales (riches en fer et en vitamines) et un produit laitier sucré ou du pain et du beurre, éventuellement de la confiture; des fruits secs (noix, noisettes, amandes…) sont riches en magnésium, qui facilite la transmission d’information dans les synapses et  entre les neurones.
             Et n’oubliez pas de sucrer votre café ou infusion.

     

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  • Supportez vous la vue du sang ?

         Je connais plusieurs personnes qui ne peuvent voir une goutte de sang sans s’évanouir. J’ai même connu une étudiante en médecine qui a eu beaucoup de difficulté à s’en affranchir et une élève infirmière qui a dû faire d’autres études, et pourtant elle a essayé de se raisonner maintes fois.
         Ceux qui résistent se moquent d'eux, affirmant qu'ils sont trop douillets pour devenir médecin ou infirmière.. Mais le problème est ailleurs : certaines personnes, sans aucune sensiblerie, s'évanouis-sent instantanément à la vue du sang ou de blessures.
        Une personne sur dix environ en a fait l'expérience au moins une fois dans sa vie. Pendant longtemps, les médecins ont considéré de tels évanouissements comme des crises d'hystérie.        
    Au cours de ce type de crises, tout se passe comme si la personne qui en est vicime, tentait d'échapper à une situation inconfortable. par un réflexe de perte de conscience.
    Et pourtant, la personne est en bonne santé et il est impossible d'y déceler la moindre cause. organique: l'électroencéphalogramme est normal, le pouls et la pression artérielle sont à peine plus élevés que la normale; et selon l'électrocardiogramme, le cœur bat normalement.

        La cause des évanouissements à la vue du sang serait elle purement psychique ?

        Des recherches récentes suggèrent que non.
    De toute évidence, des mécanismes physiologiques en sont la cause.

        Les premiers indices ont été obtenus en observant les réactions de ces personnes à des prises de sang, car elles s'y évanouissent souvent et on a sur place les moyens d'étudier le phénomène en direct : leur pouls est à peine perceptible, ou du moins très faible et lent, et leur tension artérielle est en général extrêmement basse, (inférieure à 60/30 alors que la pression artérielle normale d'un adulte sain est de l’ordre de120/80 - millimètres de mercure) 
        Tous les signes semblent indiquer une défaillance circulatoire massive.
        Dès que le patient revient à lui, la pression artérielle et la fréquence cardiaque redeviennent normales, et il peut se lever quelques minutes après. Ce type d'évanouissement est un malaise analogue à une syncope.

        Je vous ai décrit dans un article ancien le système nerveux végétatif qui comprte deux réseaux commandés par l’hypothalamus et le tronc cérébral : le système parasympathique et le système orthosympatique (on ne mentionne pas en général le préfixe ortho).
        Une partie de ce réseau régule le coeur et la circulation du sang.
        La partie du système parasympathique qui innerve le coeur,  encore nommée nerf vague, ralentit la fréquence cardiaque, alors que le nerf orthosympathique l'accélère en stimulant le muscle cardiaque, ce qui augmente la tension artérielle et l'irrigation des organes. En outre, le nerf sympathique rétrécit les artères de petit diamètre, ce qui augmente encore la tension artérielle.

        Dans des expériences réalisées sur des animaux, les biologistes ont découvert que le nerf vague est suractivé lors des syncopes provoquées par des pertes de sang, ce qui explique le ralentissement du pouls, pouvant aller jusqu'à l'arrêt cardiaque.
        La syncope résultante ressemble beaucoup aux évanouissements humains, sycopes appelées “malaise vagal” : le pouls est à peine perceptible et la tension artérielle est extrêmement basse :  le nerf vague inhibe l'activité cardiaque.
        Lorsqu’il y a une hémorragie, un mécanisùme complexe de protection intervient : la zone médiane de la moelle épinière est activée quand la tension artérielle de la région thoracique baisse rapidement, notamment lorsque la perte de sang atteint 30% du volume de sang , c’est à dire de l’orde de 1,5 à 2 litres. Le grosses veines et artères peuvent encore compenser alors la perte et maintiennent une pression artérielle suffisante
        En revanche, la tension artérielle dans les vaisseaux du réservoir thoracique diminue, ce que détectent des petits senseurs situés dans le coeur et les artères pulmonaires. Ces « barorécepteurs” sensibles aux basses pressions informent la moelle épinière de l'événement, laquelle estime que plus la pression est basse, plus le saignemeni est important. Si la valeur descend au-dessous d’un seuil critique, la moelle provoque le ralentissement spectaculaire du pouls et la baisse de la pression artérielle. (on appelle cela un collapsus circulatoire).
        Les médecins ont constaté par ailleurs que lors d’accidents entraînant une hémorragie impor-tante la technique habituelle de transfuser du sang faisait souvent plus de mal que de bien :  la perfusion augmente la pression artérielle dans les vaisseaux lésés, ce qui augmente la fuite de sang par la biessure, mais de plus la pression élevée au niveau de la rupture de l'artère empêche le sang de coaguler, ce qui bloquerait l'hémorragie, si la pression était plus faible.
        Un collapsus circulatoire commandé par le cerveau offre au contraire une dernière chance d'arrêter l'hémorragie: en réduisant la pression artérielle, il réduit la fuite de sang par la blessure et. augmente la probabilité de coagulation du sang sur le site de la blessure. Puisque la survie de l'organisme est en jeu, les avantages même minimes, d'un tel mécanisme d'urgence, auraient suffîsamment favorisé les organismes menacés pour que ce mécanisme soit sélectionné par l'évolution.

        Pour autant, comment expliquer qu'’un tel mécanisme salutaire se déclenche parfois à la vue du sang d'un autre?
        On suppose que les centres visuels informant la moelle d'un saignement sont uniquement. sensibles à l'information « Il y a du sang », sans inclure le paramètre « C'est mon sang » ou « C'esi le sang d'un autre ».
        Qu'il s'agisse de son propre sang ou de celui. d'un autre (tout comme d'une petite ou d'une grande quantité de sang), le cerveau, en urgence, ne prend initialement pas la peine d'évaluer ces paramètres.
        Peut- être ce mécanisme est-il devenu trop sensible chez certaines personnes, entraînant un collapsus circulatoire dès les premières gouttes de sang, les chances de survie étant meilleures lorsque le saignement est interrompu très rapidement.
        Ainsi, la réaction doit commencer dès les premiers signes d'une blessure.       
        Chez certaines personnes, le détecteur du sang est tellement sensible qu'il réagit même aux blessures des autres. Mais heureusement, la plupart supportent la vue de quelques gouttes de sang sans s'évanouir.
        Chez certaines personnes également, un autre facteur entraîne des évanouissements comparables : le fait de rester longtemps debout. (malaise dans une file d'attente, d'un soldat au garde à vous...)
        Or les personnes sujettes aux malaises vagaux s'évanouissent souvent à la vue du sang, ce qui confirme l'hypothèse d'un réflexe vagal dans ce cas.

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