• Biocarburants et bouses d'éléphants.

     

         Je reste dans le domaine des énergies, mais pour vous distraire un peu des articles sérieux, je vais parler d'éléphants, ces gentilles bêtes qui disposent d'un force certaine, comme le montrent cles photos ci-dessous :

     

                         Savez vous ce qu’est la DSM ?
        Je connaissais la “Direction des sciences de la matière” du Centre de l’Energie Atomique à Saclay, qui fait des recherche notamment sur le climat et l’environnement, et sur les nanotechnologies.
        Cela désigne aussi le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders : DSM), publié par l'Association Américaine de Psychiatrie, qui classifie et catégorise les critères de troubles psychiatriques.

        Mais la DSM dont je vais vous parler, est la "Dutch State Mines", une entreprise des Pays-Bas, qui a pour activités  : la nutrition, les produits pharmaceutiques, les matières performantes et la chimie industrielle et se présente comme un géant des nouvelles technologies.
        Je ne ferai pas de pub pour cette société, mais j’ai simplement lu un article qui m’a amusé et je veux vous en parler.

        Les biocarburants n’ont pas un intérêt très grand au plan de l’écologie, bien qu'ils plaisent beaucoup aux écologistes par leur couleur. En effet, à rendement égal avec l’essence, les émissions de CO2 sont voisines, et le coût de la production est supérieur au coût actuel de l’essence.
        Surtout la première génération utilisait des produits dont la culture concurrençait celle de matières comestibles, ce qui est néfaste pour l’alimentation mondiale.
        Mais ils ont l'énorme avantage de nous rendre indépendants du pétrole et des pays qui le produisent.
        Les études s’orientent vers l’utilisation de matières non comestibles, comme les déchets de végétation, mais les procédés sont pour le moment onéreux et rien n’est industriellement en cours.

        DSM a signé des accords pour introduire une nouvelle technique de fermentation dans des usines tests en Europe et aux Etats-Unis. Un éthanol dérivé de déchets agricoles et de copeaux de bois est ainsi disponible dans certaines pompes.
        Les chercheurs ont dû mettre au point une méthode de production commercialement viable pour transformer en éthanol une matière végétale jugée jusqu'ici inutilisable

         Cette méthode a nécessité des études préalables particulières. La synthèse de cet éthanol repose sur un catalyseur à base de d'enzymes et de micro-organismes qu'on trouve dans les excréments d'éléphant et dans les légumes en putréfaction, notamment dans un tas de compost étudié en Suisse.
        La technique s'inspire des mécanismes permettant aux éléphants de digérer non seulement les sucres ordinaires comme le glucose, mais également d'autres sucres de la cellulose des cellules végétales. Des chercheurs américains ont également trouvé dans les crottes de panda des bactéries qui pourraient également permettre de produire du biocarburant. (mais la production des pandas est nettement moindre que celle des éléphants lol).
        Quand les enzymes des éléphants sont combinées avec une autre enzyme découverte dans un tas de compost en Suisse, et elles forment un cocktail qui peut transformer 90 % de la biomasse, soit le double de ce qu'on atteignait jusqu'à maintenant.

        Rares sont ceux qui auraient parié que notre indépendance énergétique vis à vis du pétrole pourrait un jour dépendre des effluves des crottes d'éléphant et d'un tas de compost suisse, mais pour le moment la production de cet éthanol reste assez faible..
     (renseignements extraits du journal anglais “The Independent”)

     

     

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