• Certains de mes lecteurs savent que j'écoute beaucoup de musique classique, essentiellement de la musique dite baroque, ou du début du romantisme. Comme autrefois mon chien "Truffe", je n'aime pas la musique moderne dissonante ou concrète.  http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/Unknown1.jpg
               Ceux et celles qui connaissent un peu la musique classique ou qui ont fait du piano, connaissent sûrement la "lettre à Elise" de Beethoven.
     
               Sinon, allez l'écouter là : https://www.youtube.com/watch?v=e4d0LOuP4Uw   dans une version orchestrée.

           Mais le problème de ce morceau qui initialement s'appelait "Bagatelle en la mineur", est de savoir qui est Elise. Car c'est un mystère qui fait toujours l'objet d'hypothèses et le journal télévisé a fait état d'une nouvelle présomption.

                 Mais pour vous expliquer cela, il faut que je vous parle un peu de la vie amoureuse de Beethoven.
                Pour faire le résumé que je publie ici , je me suis en particulier inspiré d'un texte d'Alain Duault de 2011, que vous pouvez lire sur : www.lefigaro.fr/musique/2011/07/08/03006-20110708ARTFIG00479-beethoven-n-a-pas-compose-de-lettre-a-elise.php

                Ce grand compositeur avait une très haute idée de l'amour, de la vie à deux et il a recherché toute sa vie la femme idéale. Il a souvent aimé, écrit de la musique pour les femmes qu'il désirait, mais il n'a jamais pu fonder un foyer.
               Le compositeur avait avec les femmes une inépuisable capacité d'amour. Et des femmes il en a connu beaucoup : affection fraternelle, grand amour passionné, petit amour passager, beaucoup de femmes ont aimé cet homme. Ses échecs, ses projets de mariage tombant à l'eau l'ont beaucoup touché et ont aussi inspiré sa musique. 

    Les amours compliqués de Beehoven.           A la fin du 18ème siècle, Beethoven (né en 1770) était proche de la famille du comte de Brunswick, lequel avait deux filles Joséphine (dite Pepi) et sa sœur aînée Thérèse, toutes deux élèves de Beethoven, au plan musical. 
               Il fut d'abord amoureux de Joséphine, mais celle-ci, si elle admirait le grand compositeur, ne se voyait pas l'épouser et elle se maria à 20 ans, en 1799, au comte de Deym, beaucoup plus riche que le musicien.  

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                En 1801, Beethoven tomba amoureux de la comtesse Giulietta Guicciardi, cousine des soeurs Bruswick qui avait 17 ans, et qui fut aussi son élève. Il lui dédiera la Sonate "Au clair de lune". Son amour fut peut être partagé un moment, car elle lui fera don d'un portrait qu'il gardera toute sa vie. Mais elle se mariera en 1803 avec le comte Robert von Gallenberg, plus fortuné que le compositeur.
     
    http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/erdody.jpg            Vers 1803 Beethoven fut amoureux de la comtesse Anna-Marie Erdödy, mais qui était déjà mariée, mais séparée de son mari depuis 2 ans.. Il lui écrivit de nombreuses lettres et lui dédia deux trios et deux sonates. Malade elle même à la suite d'un accouchement, elle a su soutenir le compositeur, qui, désespéré de sa surdité croissante , était devenu suicidaire.
                Vers 1808 elle vint au secours du compositeur, qui voulait quitter Vienne et lui permit d'y rester et de continuer son œuvre en lui trouvant des mécènes.
                Il semble que son amour fut partagé en 1812, et qu'ils aient envisagé une relation durable, mais un malentendu les sépara. Ils se rapprochèrent à nouveau en 1814 et lui dédia une sonate pour violoncelle. Il semble qu'elle fut son inspiratrice de la symphonie Pastorale entre 1805 et 1808 et de la neuvième en 1819 

    http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/ThereseBrunswick.jpg            En 1804 Joséphine devint veuve, et Beethoven revint vers elle et lui dédia la sonate "Appassionata". Mais entre temps il était devenu sourd et c'était, pour lui, un grand obstacle à un mariage, mais surtout la famille Brunswick était hostile à une union avec un "roturier pauvre", si célèbre soit il.. En 1810, elle épousera le baron de Stackelberg.
               


     Les amours compliqués de Beehoven.        Et Beethoven tombe amoureux en 1806, de sa sœur, Thérèse de Bruswick, et il semble qu'ils seront même un temps fiancés, et le compositeur gardera un portrait d'elle; mais là encore, cette idylle n'aboutira pas, probablement en raison du traumatisme causé par sa surdité. (portrait de Thérèse de Brunswick (ci-contre à DROITe)


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               Il semble qu'en 1811 Beethoven soit proche d'une cantatrice, Amalie Sebald, qui avait 24 ans (portrait à droite ci-contre).
               Puis qu'il ait été amoureux entre 1810 et 1812 d'Antonie Brentano. (à gauche ci-contre)
     

                En 1812 Joséphine se sépare de son mari, homme brutal et ruiné et accompagne Beethoven à Prague. Les mauvaises langues disent que la fille qu'elle aura neuf mois plus tard est de lui. Mais son mari l'obligera à réintégrer le toit conjugal. Elle mourra en 1821 à 42 ans. 
    http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/Esterazy1.jpg
                Beethoven fut également amoureux de la Comtesse Almerie Esterhazy, jeune femme née en France en 1789.
                On trouve très peu de renseignements sur cette personne qui, en définitive, épousera le capitaine Murray, de l'armée autrichienne.

      
               Et qui est Elise ? Est ce une de ces femmes?

    http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/malfati.jpg            Sur la partition manuscrite de la "Bagatelle en la mineur", composée en 1810, il semble qu'il y ait eu d'écrit le prénom de Thérèse.            On a longtemps cru que c'était Thérèse de Brunswick, mais il semble que ce soit une autre Thérèse, une jeune aristocrate de 18 ans, née en 1792, Thérèse Malfatti von Rohrenbach zu Dezza . Elle est son élève, Beethoven en est amoureux et la courtise. Elle, toute jeune et coquette, s'amuse de cet amour. Il finit par la demander en mariage à son père, qui lui refuse la main de sa fille, qu'il mariera en 1816 à Wilhelm von Drossdik, un noble autrichien, qui n'a qu'un an de moins que Beethoven. 
               Mais il écrit pour elle ce petit morceau de piano qui sera l'un des plus célèbres du compositeur. 

                Alors pourquoi Elise? 

            Cette "Bagatelle" est restée un manuscrit ignoré jusqu'à la mort du compositeur, en 1827, et ce n'est qu'en 1865 que le musicologue Ludwig Nohl, qui l'a découverte, décide de la publier. Mais le document est en mauvais état et sa lecture est difficile. Ludwig Nohl se concentre sur la musique, avant d'observer la dédicace manuscrite: il lit "für" (pour), puis un prénom dont seules deux dernières lettres, "se", sont distincte, la suite, pâté d'encre illisible même à la loupe.           
                il fait imprimer "für Elise" quand il publie cette Bagatelle deux ans plus tard, en 1867 et cette charmante mélodie et la simplicité de son exécution lui valent un grand succès dans les salons. Il faut donc lui trouver un nom. On l'appellera la "Lettre à Elise". 
               Et nouvel épisode du feuilleton : au journal télévisé, il y a quelques années on aannoncé que cette Bagatelle aurait été écrite pour une amie de Thérèse Malfatti, âgée de 14 ans et qui jouait du piano avec elle, et Thérèse aurait demandé à Beethoven, d'écrire une petite pièce pour piano simple à jouer. 
               Est ce vrai? 
               Mais une bien plus grande énigme subsiste : Parmi les lettres retrouvées dans les papiers de Beethoven après sa mort, figure une lettre de 8 pages, écrite au crayon, et ne comportant aucun nom de destinataire ni de date.
                 On l'appelle "lettre à l'Immortelle Bien-Aimée"
                Du fait du récit, on a pu reconstituer la date : 6 et 7 juillet 1812.
                Elle parle d'un grand amour et du désir d'une vie commune.            Mais personne ne sait à qui elle a été écrite. L'hypothèse la plus souvent avancée est Joséphine de Brunswick, mais, du fait qu'elle était mariée, d'autres pensent qu'il s'agissait de la comtesse Anna-Marie Erdödy, qui était en instance de divorce.
    Les amours compliqués de Beehoven.            Certains parlent aussi d'Antonia Brentano, mais elle était mariée, et beaucoup
    moins intime, semble t'il, ce qui rend cette hypothèse peu probable.

                Mais on a également trouvé dans les documents de Beethoven, ce portrait de femme dont personne n'a pu trouver l'identité. (ci contre)

                 Les amours de Beethoven sont donc complexes et plein de mystères ! D'ailleurs je n'ai pas cité plusieurs relations connues mais qui n'ont eu qu'une durée éphémère, et lui ont aussi inspiré des œuvres et leurs dédicaces.
                Mais cela n'empêche pas d'apprécier ses œuvres.

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  •      J'ai publié à plusieurs reprises des sculptures en métal de J.P Augier et il semble que vous les ayez appréciées.
         J'en publie une dernière série.

    Sculptures de J-P Augier

    Sculptures de J-P Augier

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Sculptures de J-P Augier

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    Sculptures de J-P Augier

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  •      Un deuxième intermède sur les "statues vivantes" .
         Je vous laisse les admirer.

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    Sculptures vivantes (2)
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        Je ne sais pas si vous avez entendu parler de la ville de HARBIN, en Mandchourie, dans le nord de la Chine, qui compte près de 4,6 millions d'habitants. On en a montré des images à la télé. Elle est surnommée Ville de Glace en raison du long hiver qui y règne, bien qu'elle soit située à la même latitude que la ville de Lyon en France : il gèle d'octobre à avril et la température moyenne au milieu de l'hiver est vers - 20 d°, avec des minima au dessous de - 30 d°C.
         Tous les ans un festival de sculpture sur glace et de neige est organisé à Harbin.
         Des constructeurs et des artistes réalisent de véritables monuments de glace, en découpant la glace d'une rivière en blocs de 250 kg, que l'on scelle à l'eau les uns sur les autres. On découpe aussi des briques olus petites pour faire les colonnes et on sculpte la glace et la neige.
         Le clou a été, en 2011, une reproduction en vraie grandeur du Colisée de Rome, et un immeuble moderne de glace de 45 mètres de haut (photo ci dessus).
     
         Si vous voulez en savoir plus, en faisant "harbin" sur Google, vous trouverez plein d'articles et d'images.

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    Regard sur les tableaux de Rembrandt


               J’ai lu une petite étude de Steve Di Paola et ses collègues de l'Universilé de Colombie-Brilannique qui m’a beaucoup intéressé et a répondu à des questions que je me posais depuis des années, après la visite de musées de peinture où j’avais pu admirer des tableaux de Rembrandt. Je vous en résume le contenu.

                Rembrandt [1606-1669], est célèbre par ses portraits qui captent l'attention, mêlant le flouté de certaines zones du visage et les détails des yeux ou des coins de la bouche.
                Les historiens de l'art et les spécialistes de la perception se sont longtemps interrogés sur ce qui fait la magie de ces tableaux.
                 Steve Di Paola a étudié la façon dont l'œil des spectateurs se déplace quand on regarde un tableau de Rembrandt, en utilisant des caméras de précision couplées à des logiciels mesurant les temps de fixation, le nombre de points observés, et la vitesse de déplacement du regard d'un point à l'autre.
                Ils ont constaté que le nombre de points de fixation sur les tableaux de Rembrandt est moins important que dans d'autres représentations de peintres, où Ie niveau de détail est plus uniforme.
                Le regard erre moins, se pose rapidement sur les zones que le peintre jugeait essentielles. L’œil se dirige plus vite vers les zones clés du visage où sont censés transparaître les émotions et le caractère, tels les yeux ou la bouche, et s'y attarde plus longtemps.
                 Les peintures de Rembrandt étaient novatrices et étonnent encore plus à notre époque, où la photographie offre des représentations uniformément détaillées. Les contours des visages de Rembrandt étaient flous, n'offrant pas de point où le regard puisse s'ancrer. Si bien que le regard se focalise sur l'essentiel : les yeux, ou même un seul œil, comme sur cet autoportrait au début de cet article.
                 Les psychologues ont tenté une expérience pour confirmer cet effet : en utilisant des logiciels de traitement d'images, ils ont modifié ce tableau de façon à flouter l'œil qui attirait l’attention pour faire ressortir l'autre. Ils ont constaté que le regard du spectateur était instantanément attiré par l'œil qu’ils avaient rendu net.            


                Ce peintre génial avait anticipé une des règles fondamentales de la perception, selon laquelle notre cerveau, lorsqu’il voit le visage d’une personne, essaie de la comprendre, à partir de l’expression de son visage et principalement par l’observation du regard des yeux et des mimiques de la bouche.

    Regard sur les tableaux de Rembrandt

    Rembrandt : La ronde de nuit.

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