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        Hier j’ai résumé un article de madame Dounia Bouzar sur la technique d’embrigadement des jeunes par les recruteurs de Daesh.
        Aujourd’hui j’essaierai de résumer la seconde partie de l’article où elle indique comment essayer de récupérer le jeune avant qu’il ne soit trop tard.
        Les parents sont essentiels dans ce domaine, mais aidés par des personnes compétentes dans la manière d’agir pour leur éviter des erreurs fatales.

     

        La première question très importante est de s ‘apercevoir que le jeune passe beaucoup de temps seul sur internet, n’en parle pas, et s’isole peu à peu de sa famille et de ses amis.
        Faire appel au raisonnement pour contrer les croyances inculquées au jeune destinées à provoquer son aversion de la société, ne sert à rien et est inefficace et contre son retour à de meilleurs sentiments. En effet il considère que tous ceux qui vient dans cette société, hormis lui et le groupe de son recruteur, ne sont qu’au mieux des aveugles et le plus souvent des vendus au système.
        Le mode raisonnable n’agit plus, car on a enlevé la raison au eune.
        La seule chose qu’il a encore au fond de sa mémoire, ce sont des bribes de souvenirs sentimentaux et émotionnels et c’est la seule chose sur laquelle on peut jouer au départ.
        C’est essayer de le rapprocher de sa famille, sans essayer de le convaincre de front, mais en le mettant en contact fortuit avec des photos des écrits de souvenirs émotionnels passés. Les parents peuvent réfléchir et faire part à ceux qui les assistent des événements qui a leur avis, ont beaucoup compté pour leur enfant, dans son enfance.
        L’étape suivante si ce rapprochement sentimental commence à agir, est de confronter le jeune avec des personnes qui ont subi le même embrigadement, mais se sont ensuite aperçues qu’elles étaient parties pour l’enfer et qui peuvent témoigner de leur passé. Certains de ces témoignages sont très durs et difficile à supporter comme en témoigne madame Bouzar; mais leur horreur peut agir, à condition évidement que le jeune y accorde foi.
        Le problème est de semer lle doute dans l’esprit du jeune en le faisant comparer ses désirs et croyances dans le groupe qui l’a recruté avec la réalité de son comportement sur le etrrain, tel que l’ont vu ces repentis. 

        s.     

        Madame Brouard a constitué une équipe qui toutes les semaines reçoit 5 ou 6 demandes d’aides de familles; son équipe arrive le plus souvent à remonter la pente.
        Personnellement j’admire le travail accompli par cette équipe, mais je pense qu’il faudrait que le gouvernement augmente la lutte contre les sites djihadistes, mais surtout que les parents et les enseignant éduquent davantage les jeunes quant à l’utilisation d’internet et de ses dangers et que les parents surveillent ce que leurs enfants regardent sur internet.
        L’utilisation dans la chambre de l’enfant n’est pas une bonne solution, car elle l’incite à agir sans limite au détriment de ses études, et sans contrôle de ce qu’il peut regarder. 

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         Depuis les attentats de ces derniers jours, je me demande quel peut être la mentalité de leurs acteurs et je cherche dans la documentation que je consulte, des articles sur les problèmes de kamikaze et d’embrigadement des jeunes chez les djihadistes.
        J’ai trouvé un article intéressant de Dounia Bouzar qui est la directrice du Centre de prévention contre les dérives sectaires et experte auprès du conseil de Europe.
        Elle a fait une étude auprès de 500 familkles qui ont connu ce calvaire et son article est une analyse de ces témoignages.
        Je vais simplement essayer de résumer son article, sans aucun apport personnel sur ce sujet que je ne connais pas.

        Comment un jeune peut il perdre le sens des réalités au point de rallier un mouvement fanatique, ce qui peut lui coûter la vie ?
        Dounia Bouzar montre de façon claire les étapes de l’embrigadement de jeunes sur internet. Le processus ressemble tout à fait à celui utilisé par de nombreuses sectes.

        Tout commence par un dialogue entre le recruteur et un jeune qu’il a ciblé, parce qu’il a un profil qui peut convenir à l’embrigadement. Ce dialogue a deux buts principaux : gagner la confiance du jeune et par ailleurs connaître ses problèmes, son attitude vis à vis de la société et de sa famille. Avoir le maximum de renseignements sur son passé, ses échecs, ses souffrances,   ses aversions, ses craintes et ses envies.
        Le recruteur peut alors mettre sur pied un plan totalement adapté à la personnalité et aux aspirations du jeune qu’il a en face de lui.
        Il va transformer le système cognitif du jeune qu’il a en face de lui.

        Il faut d’abord le couper de son environnement. Tout est bon pour l’en persuader, le but étant de le mettre en opposition avec la société : histoire, politique, santé, médicaments, vaccins…
        Il faut le persuader qu’il est dans un monde où les adultes et la société lui mentent et l’exploitent. Que le monde est dirigé par des sociétés secrètes : politiques, juifs, financiers, francs-maçons, sectes diverses…. Il faut que le doute l’envahisse.
        Le jeune s’isole devant internet et vit dans un monde imaginaire qu’il exècre et donc qu’il veut fuir.

        La seconde étape est de le couper de sa famille et de ses amis. On le persuade que ce sont des aveugles, incapables de voir la vérité sur le monde machiavélique qui a été inventé, voire vendus au système. Le jeune s’éloigne donc de son environnement et se retrouve seul face au recruteur

        La troisième étape est de le persuader qu’il ne retrouvera la paix qu’en s’affrontant à ce monde qu’il hait. Le jeune est le seul a avoir du discernement et il doit rejoindre l’Islam « pur » qui est le seul à s’opposer vertueusement à ce monde.
        Il faut l’intégrer dans ce groupe pour dissoudre sa personnalité, pour détruite ses références passées familiales et sociétales, pour annihiler sa mémoire.

        Si cette étape est menée à bonne fin, le jeune est alors persuadé d’être l’élu, d’être admis au sein d’une communauté qui détient la vérité et il adhère à la doctrine radicale.
    Le groupe est tout puissant et il impose que ceux qui ne croient pas comme lui ne doivent pas en faire partie et doivent être éliminés : les tuer n’est pas un crime, mais un devoir.
        La pensée et les émotions du groupe remplace celles de l’individu, qui est déshumanisé. Il n’y a plus qu’un groupe et une idéologie pour laquelle on peut mourir.
        A cela s’ajoutent des vidéos de cruautés qui achèvent de dissoudre les vélléités humanitaires du jeune.

        Contrairement à ce qu’on pourrait croire, les jeunes embrigadés ne sont pas forcément des musulmans très religieux et convaincus.
        D’après madame Bouzar, la majorité sont athées, puis des musulmans et des chrétiens et même quelques israélites.
        Il y a des familles pauvres, mais aussi des jeunes issus de la classe moyenne et  même des enfant de riches.
        Des jeunes en échec scolaire, mais aussi le premier de la classe dans un lycée, et des jeunes qui ont eu des drames passés : deuil, viol, drogue….
        En fait le discours s’adapte au profil de l’individu et madame Bouzar cite des jeunes filles qu’on a convaincu qu’elles sauveraient des enfants victimes des bombardement, certaines violées à qui on a fait miroiter un mari dont elles seraient le seul amour, protégées des autres par le voile, et une enfant qui avait perdu son frère qu’elle adorait dans un accident, qu’on lui mettrait une ceinture d’explosif et qu’elle aurait alors le droit de le retrouver au paradis.

        Madame Bouzar explique aussi comment essayer de récupérer ces jeunes avant qu’il en soit trop tard. Ce sera l’objet d’un autre article.   

        Je me demande quelles sont les motivations des recruteurs, car on n’en parle pas dans l’article. Personnellement je pense qu’ils ne sont pas pour la plupart des idéalistes convaincus, mais, comme le sont souvent les gourous des sectes, des personnes cruelles dépourvues de tout sens moral et d’empathie, qui n’ont d’autre but que le pouvoir et l’asservissement des autres, et pour certain un plaisir morbide à faire souffrir les autres hommes, dans un délire de toute puissance.

       Dans mon prochain article je résumerai ce que Madame Bouzar recommande pour essayer de dissuader ceux qui se laissent ainsi embrigader, et dans un troisième article, je perlerai de la mentalité des kamikazes.

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