•       Lors d’une campagne électorale les candidats font des tas de promesses. Mais ils ne sont pas au pouvoir et donc il ne connaissent pas les dossiers et le contexte exact dans lequel ils devront réaliser leurs promesses. Il est donc normal que certaines d’entre elles s’avèrent difficiles à tenir et même peu souhaitables.
        Seuls les imbéciles décrètent qu’ils ne se trompent pas et ne changent pas d’avis.
        Monsieur Macron est sûrement un homme intelligent, alors je ne comprends pas qu’il s’entête sur certaines réformes qui manifestement n’auront pas grand intérêt.
        Il devrait penser que d’une part on l’a choisi face à Marine Le Pen et que par conséquent, certains ont voté pour lui pour ne pas voter FN. D’autre part ce n’est pas parce qu’on vote pour un candidat que l’on est d’accord avec toutes ses propositions de campagne.
        Il devrait donc davantage tenir compte de l’opinion publique.

       Parmi ses promesses il y avait celle de rétablir un service militaire pour tous, jeunes hommes et femmes.
        Certes je ne suis pas contre le service militaire.
   
        ll avait l’avantage autrefois de mélanger les diverses catégories de population, et surtout de sortir les jeunes de leur contrée. Aujourd’hui c’est beaucoup moins utile car les jeunes voyagent beaucoup plus.   
        Il avait aussi l’avantage d’imposer à certains jeunes turbulents une certaine discipline, tant sur le plan de l’hygiène de vie, que sur celui du respect de l’ordre, de la hiérarchie et des ordres reçus, ainsi que un esprit d’équipe.au travail. Pour certains c’était la découverte des difficultés de comprendre les autres, de les convaincre pour pouvoir les diriger.
        Le jeune apprenait en autre des connaissances utiles : conduire un véhicule, le dépanner, organiser des actions… voire compléter des connaissances scolaires.
        Pour certains c’était même l’occasion d’apprendre un métier.
       Bref le service militaire était un bon passage de la vie d’adolescent à celle des hommes dans le milieu du travail.
        Je crois que cela est encore plus utile aujourd’hui, où l’éducation donnée par les familles ou par l’école n’est plus aussi complète et efficace qu’autrefois.
        Ce serait aussi une occasion de désintoxiquer les jeunes contre l’usage compulsifs des téléphones portables et des réseaux sociaux.

        Mais il faut être réaliste.
        Il ne faut pas que ce service ne touche qu’une partie de la population, car ceux qui y échapperaient seraient ceux qui en auraient le plus besoin. Il faut aujourd’hui qu’il touche hommes comme femmes. C’est donc environ 800 000 jeunes à traiter par an.
        Il ne faut pas qu’il soit trop court et il faut qu’il se passe en internat, avec un encadrement militaire, sinon les bienfaits principaux qui sont l’acquisition de règles et d’une certaine discipline, ne seront pas atteints. Il faut au minimum 3 mois pour cela. De plus il ne faut pas trop perturber les scolarités, donc profiter des périodes de grandes vacances.
        Dès lors cela représente un encadrement très important et des moyens de logement énormes
    Or le service militaire a été abandonné d’une part parce que l’armée était occupée à d’autres tâches et d’autre part parce qu’il coûtait trop cher, et que par ailleurs, les armements modernes nécessitaient une armée de métier.
        Alors rétablir une telle dépense, est ce raisonnable ?

        L’armée arrive avec peine à remplir ses missions d’opérations extérieures et de lutte contre le terrorisme. Cela coûte déjà très cher, mais c’est indispensable.
        Les finances de la nation ne sont pas brillants et l’on veut réduire la dette.
        Les personnes modestes sont en souffrance, surtout avec le chômage, et les classes moyennes croulent sous les impôts.
        Or ce sont les contribuables qui paieront encore ce nouveau service.
       Je ne comprends pas que monsieur Macron s’entête à vouloir mettre en œuvre cette promesse de campagne.
        Il pourrait expliquer que dans le contexte actuel, cette dépense et ce surcroit de travail pour l’armée ne sont pas souhaitables. Je pense qu’une grande majorité des français comprendrait sans difficulté.
        Je crois que lorsqu’on augmente les dépenses publiques dans une période où il faudrait les réduire, et où l’on demande donc un nouvel effort financier à la population, on devrait mieux examiner l’efficacité et la nécessité des mesures et écouter l’opinion de la population.
        Il n’y a que les imbéciles qui ne se trompent jamais (du moins en sont persuadés) et ne changent pas d’avis quand ils s’aperçoivent qu’un projet ne correspond pas à ce qui avait été prévu auparavant.

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  • Grèves à la SNCF

                Bien que la grève actuelle me gêne peu, du fait que je suis en retraite, je ne peux y être indifférent.

    En fait je ne suis d’accord ni avec le gouvernement, ni avec les grévistes.

               Certes il est nécessaire de faire des réformes et le gouvernement essaie de faire celles qu’il avait annoncées dans la campagne électorale.
    Mais ce n’est pas une raison pour les faire au pas de course et n’importe comment.   
               Presser la concertation au point qu’elle devient presque inexistante et vouloir passer en force avec des ordonnances, ne fait que braquer les personnes concernées et certains députés, et cela ne sert à rien de gagner ainsi deux ou trois mois, au risque de tout faire capoter.
               Une autre erreur du gouvernement actuel est, à mon avis, de tout vouloir uniformiser, d’avoir partout les mêmes règles. C’est idiot car les situations et les conditions de travail ne sont pas toutes les mêmes et si un cadre général est indispensable, des différences doivent permettre de s’adapter aux divers cas.
               Un exemple qui provoquera dans l’avenir des grognements certains, c’est l’idée du gouvernement que les règles de retraites soient les mêmes pour tous, et en particulier d’aligner les règles de calcul des retraites des fonctionnaires sur celles du secteur privé. Certes les calculs des retraites de cadres de fonctionnaires sont un peu plus avantageuses par rapport aux derniers salaires perçus que les règles du privé, mais on oublie qu’ils sont payés 30 à 50% de moins que dans le privé à poste analogue (quand ce n’est pas encore moins!). Une uniformisation n’est possible que si les situations ne sont pas trop différentes.
               Je pense que supprimer le statut des cheminots pour les futurs embauchés est une erreur et n’augmentera pas la compétitivité de la SNCF.
    Les conditions de travail des personnels roulants sont très difficiles notamment en raison des déplacements et des emplois du temps qui exigent une présence permanente. Le statut est une compensation.
              On fera de petites économies en le supprimant, mais d’une part on aura du mal à embaucher de nouveaux agents, et d’autre part, ils seront moins compétents puisque les conditions seront moins attractives, et moins motivés. La SNCF ne sera pas gagnante. Alors pourquoi brandir ce chiffon rouge? Par un souci idiot d’uniformisation.
               Par contre je suis d’accord avec le gouvernement qu’une réforme de la SNCF est nécessaire puisque l’Europe a décidé d’ouvrir à la concurrence.
    Mais elle ne passe pas par la suppression du statut : elle devrait réorganiser la gestion des trains, augmenter la polyvalence et la formation des agents, chercher des gestionnaires privés de petites lignes, ou des substituts partiels du chemin de fer, différencier clairement l’entretien des lignes et leur exploitation, développer l’innovation, mieux utiliser les nouvelles technologies, et reprendre en charge une partie du déficit de l’entreprise, dû en partie à la politique tout TGV des gouvernements.

               Mais je ne suis pas non plus d’accord avec les grévistes et les syndicats ; ils font à la télévision de la désinformation quand ils disent que la suppression du statut entraînera une baisse de salaire pour les agents actuels ou quand ils affirment que le gouvernement veut privatiser la SNCF.
               D'abord je leur reproche de ne faire que des mouvements qui apportent une gêne immense au public et des pertes certaines pour certaines entreprises, sans parler des dommages pour la SNCF, d’une part en rentrées d’argent immédiates, mais aussi en perte de clients qui auront pris de nouvelles habitudes. Je pense que les syndicats de la SNCF n’ont pas les pieds sur terre et n’ont aucun sens économique à moyen terme. Ils cherchent simplement le « pouvoir » sur leur troupes.
               Surtout je trouve que cette grève montre que les cheminots qui se sont lancés dans cette aventure (environ 27%), n’ont pas le sens ni des responsabilités,  ni d’un service public. Un service public est au service des usagers : il n’est pas là pour les prendre en otages, surtout pendant des périodes aussi longues.
               Le bon exemple nous est donné par les hôpitaux qui sont dans un état encore plus critique que la SNCF : ils font grève (en principe), mais continuent à soigner les malades. Là c’est un vrai service public !
               Alors que les agents grévistes de la SNCF hurlent contre une privatisation qui n’est pas à l’ordre du jour, ils se comportent encore plus mal qu’une société privée, dont les membres ont en général davantage conscience des réalités économiques.
    En fait ces personnes justifient par leur inconscience, une privatisation, ce qui est un comble.

           Je continuerai demain mes articles sur le sommeil et les rêves.

     

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  • La Poste sous la neige en région parisienne.

        La fonte de la neige est un redoutable test pour tout ce qui est étanchéité des toitures et des tuyauteries d’eaux pluviales.
        Mais les perturbations engendrées par une couche de neige inhabituelle est aussi un bon test pour les services publics.

        Il y a une trentaine d’années, les agents des services publics avaient conscience de leur mission de service, et surtout les personnels qui les encadraient se sentaient responsables du service qu’ils dirigeaient, de sa bonne marche, donc de son organisation et des ordres à donner à son personnel pour qu’il remplisse sa mission. Cela semble révolu dans de nombreux cas.
       
        Prenons le bureau de poste de ma commune, (25 000 habitants en région parisienne),  Depuis lundi dernier pas un document dans les boîtes au lettres de la résidence : seulement les journaux qui sont distribués sans passage par la Poste.
        Pourtant les grandes voies de la commune avaient été dégagée par les balayeuses et camions de salage et étaient aptes à la circulation à condition de modérer sa vitesse et de garder ses distances. Les petites rues étaient enneigées, mais, à condition d’aller très doucement et de ne pas donner de coup de volant, c’était praticable.
        J’avais quelques rendez-vous et surtout les courses quotidiennes et je suis sorti sans problème et sans risque. Pour quelques kilomètres, j’ai sans doute mis le double de temps, mais la neige ne m’a guère perturbé.
        Je trouve donc anormal d’être resté sans courrier, au moins tous les deux jours au lieu de tous les jours.
        Je comprends que les facteurs à vélo ne soient pas venu : c’était dangereux sur deux petites roues. Mais il y a assez de voitures postales pour faire la distribution en deux jours !
        Je ne reproche pas ce manque aux facteurs : ils suivent les ordres, mais il semble qu’ils n’en n’aient pas.
    Je considère que c’est le receveur de ce bureau, qui ne se sent pas responsable de son service, qui est incapable de l’organiser face à une situation imprévue. Il réagit comme un employé, non comme un cadre, alors qu’il est payé comme tel (mal certes, mais les salaires de la fonction publique sont très bas, c’est connu)
        Par ailleurs je connais des employés qui sont capables d’initiatives ; ce sont eux qu’on devrait promouvoir comme cadre et pas seulement ceux qui, certes savent passer des concours, mais sont nuls en pratique et en commandement.

        Certes certaines lettres n’ont pas dû venir de province aussi rapidement et certains des employés qui habitaient loin, n’ont pu venir à leur travail.
        Mais beaucoup des employés de la poste habitent la commune, et les métros qui y amènent le courrier, fonctionnaient, et la gare est à 2 km de la poste.
        J’ai fait plusieurs fois le trajet entre mon domicile et la gare en voiture, et c’était très possible, à condition d’aller lentement.
        Et tous les journaux et lettres qui ne venaient pas par la Poste, ont été livrés avec un retard minimal.

        Par contre je tire mon chapeau aux services de voirie et aux services de ramassage des ordures, pas forcément des gens des services municipaux, mais tous avec un travail pénible. Ils ont rempli parfaitement leur service malgré les difficultés de circulation, mettant simplement plus de temps à le faire.
        J’espère qu’on leur payera des heures supplémentaires.

     

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    Crépages de chignons à la nutella

       J’ai vu à la télévision des scènes qui m’ont un peu surpris : une promotion sur le Nutella a déclenché des scènes d’émeutes dans plusieurs hypermarchés de la marque Intermarché : Les clients se tirent les cheveux, d'autres se bousculent et se précipitent….. sur des pots de pâte à tartiner !
        C’était évidemment intéressant : 1,41 euro le pot de 950 grammes, au lieu de 4,70 € d’ordinaire, soit 70 % de réduction. C’est évidemment sur le prix TVA comprise au taux de 5,5%, mais tout étant proportionnel, la réduction est aussi de 70% sur le prix hors taxes.
        En supposant que dans cette promotion le supermarché vende au prix coûtant, cela veut dire qu’habituellement la nutella qu’il a achetée 30€ à Ferrero, il la revend 100 € en faisant une marge de 70 €. Certes les hypermarchés ont des frais important d’approvisionnement et de main-d’oeuvre, voire de perte de marchandises, mais je pense qu’il font quand même un bénéfice confortable.
        Alors de telles promotions représentent un manque à gagner et il n’est pas question pour le commerçant de perdre de l’argent : alors on compte que le client, appâté par la nutella va acheter d’autres produits courants de consommation obligatoire : des légumes, des fruits, du lait, de la viande… Et sur ces produits il va gonfler sa marge, diminuant le prix payé aux agriculteurs et faisant payer plus cher le consommateur.
        La promotion de nutella est donc payée par les agriculteurs qui produisent viandes, lait, fruits et légumes, et par les consommateurs qui en achètent.
        Finalement, même si les agriculteurs ne semblent pas a priori concernés par les promotions sur le Nutella, ils en sont pourtant victimes. et les consommateurs ne savent plus quel est le « juste prix ».
       
        Le gouvernement s’est ému de cette situation, avant l’émeute nutella, et il a en préparation une loi qui limitera réductions et marges de promotion des produits alimentaires, ces promotions étant limitées à 34% : on pourra donc recevoir un produit gratuit pour 2 achetés, mais pas 2 produits pour un acheté.
        La vente au prix coûtant serait interdite, et le prix de vente devrait au moins comporter 10% de marge brute pour couvrir une partie des frais.
        La fixation des prix devrait être également encadrée pour que les producteurs agricoles soient moins étranglés par les gros commerçants.
        Le gouvernement rédige un projet de loi, mais reste ensuite à la faire accepter et la faire appliquer, ce qui ne semble pas une chose aisée, les distributeurs se montrant pour l’instant rétifs à équilibrer les négociations avec les agriculteurs.
       Faudra t’il organiser des boycotts des consommateurs contre les récalcitrants ?   
     

       Personnellement je vais toutes les semaines faire des courses à Auchan, mais je suis prêt à payer un peu plus cher pour que les agriculteurs puissent vivre de leur métier, et aussi à aller dans un autre supermarché, si M. Auchan ne se montre pas raisonnable et socialement responsable.

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  • L'accident train car de Millas.

           Comme tous ceux qui regardent la télévision, la collision entre un train TER et un autocar de transport scolaire m'a rempli de tristesse, en pensant à la peine des parents dont les enfant sont morts ou blessés. J'ai eu moi même des enfants et je sais ce qu'un tel malheur m'aurait fait.

          Mais je suis un peu étonné des réactions du transporteur et de la SNCF et surtout de la légèreté avec laquelle le procureur communique, sans penser, ni à la peine des parents, ni à la détresse de la conductrice du car.
         Je ne sais pas ce qui s'est passé réellement, mais si on s'en tient à ce qu'a dit le procureur à la télé, c'est une honte de l'accuser aux yeux de la France entière avec des arguments aussi peu logiques.

       Voyons d'abord comment fonctionne un passage à niveau avec barrières.

    L'accident train car de Millas.



          Une pédale au sol détecte le passage du train qui arrive sur le passage à niveau à une distance assez grande fonction de la vitesse maximale règlementée du train à cet endroit, et ferme un contact qui transmets immédiatement un courant électrique sur une borne lumineuse clignotante et sonore. Ce signal indique aux automobilistes que les barrières vont se fermer. Elles commencent à se fermer 7 secondes après et cette fermeture dure de 6 à 10 secondes. Donc 17 secondes après le passage du train sur la pédale, le passage à niveau doit être fermé. Le train ne passera sur le passage à niveau que 8 à 27 secondes plus tard, selon la configuration des lieux et la vitesse théorique du train, pour laisser le temps à un automobiliste qui se serait engagé sur le passage de sortit, en cassant éventuellement la seconde barrière si celles ci obturent entièrement la route.
         En général la fermeture des barrières déclenche un feu vert à l'intérieur de la cabine du conducteur du train, qui doit immédiatement freiner d'urgence si ce signal ne se déclenche pas. Il a par ailleurs alors obligation de faire "siffler" sa machine.
        
    Lorsque le dernier wagon passe sur une autre pédale 2 à 8 secondes après son passage devant les barrières, ces dernières sont à nouveau alimentées en courant électrique et se relèvent .

         L'alimentation de l'ensemble de détection se fait soit par le courant électrique EDF, soit par des batteries, et les moteurs des barrières sont en général reliées au courant EDF (par des conducteurs propres à la SNCF).

        Cela m'a choqué de voir que l'entreprise de cars et la SNCF commençaient à ergoter sur leurs responsabilités réciproque devant les journalistes, dès le jour même de l'accident. C'est à mon sens un manque de respect vis à vis de la peine des familles. Et de toutes façons il allait y avoir une enquête.
        Mais surtout, je trouve le procureur particulièrement léger, quand il annonce qu'il met la conductrice en examen uniquement parce que selon lui, la barrière était fermée avant le passage du train. Il n'en dit pas assez, et si ce sont ses seules raisons, c'est une enquête bâclée !

       On ne parle que de la barrière mais pas du signal sonore et lumineux,, qui est aussi important sur le plan des responsabilités. Quant à la barrière le procureur a seulement indiqué que le socle de la barrière était en position de fermeture après l'accident.
       Que la justice ne croie pas à priori la conductrice du car et le conducteur SNCF, c'est normal : ils sont partie prenante des responsabilités et il est important de ne pas les accuser à tort; ils sont déjà assez choqués comme cela et doivent se sentir en partie responsables.
       Il y a des témoignages contradictoires d'autres personnes, les uns ayant vu la barrière ouverte, d'autres fermée :  c'est normal, a t'on fait bien attention aux détails et surtout quand par rapport à l'instant de l'accident.
       Plus troublante cette photo prise par un jeune avec son téléphone portable, qui montre la barrière ouverte. Est elle réelle ert quand a t'elle été prise? Mais le procureur n'en souffle mot !
       Et on ne dit rien non plus des témoins qui affirment que le signal sonore et lumineux ne fonctionnait pas
       Pas un mot non plus sur des vérifications des pédales de commandeet de l'alimentation électrique..

       Je pense que le procureur ne devrait pas accuser tant qu'il ne sait pas exactement ce qui s'est passé.
       La conductrice suivait un autre car. Si la barrière ne s'est pas fermée, elle n'est responsable de rien; c'est la faute des mécanisme.
       Si la barrière s'est fermée, quand ?
       Si elle s'est fermée avant que le car ne passe, celui-ci a dû défoncer la barrière. C'est étonnant car la vitesse n'est pas en cause vu le tournant à angle droit avant le passage à niveau; le procureur a d'ailleurs parlé de 12 km/h. Je ne vois guère un conducteur de car scolaire, arrivant à si faible vitesse, prendre le risque de défoncer délibérément une barrière de passage à niveau fermé. Et casser une barrière doit laisser des traces sur elle-même et sur le car et les morceaux sont projetés vers l'avant.
       Si la barrière s'est fermée au moment du passage du car, d'une part la conductrice aurait du voir le sigal sonore et lumineux et d'autre part le train n'aurait pas dû être là encore, avant une vingtaine de secondes. Et comme il n'y avait pas de deuxième barrière, le car aurait eu le temps de sortir des voies.
       Si la conductrice est passée à gauche de la barrière (ce sont des barrières n'obturant que la moitié de la route), d'une part c'est totalement invraisemblable de prendre un tel risque et d'autre part, elle aurait dû retourner à droite et donc se trouver presque dans le sens du train. Le car n'aurait pas été coupé en deux, mais traîné sur les voies. 

       Bref en l'absence d'explication sur le déroulement de l'accident, la thèse qui paraît la plus vraisemblable est celle de la barrière ouverte.
       Alors où le procureur a d'autres explications complètes et certaines, mais il aurait dû les donner,  ou il aurait mieux fait de se taire.
       S'il n'a pas plus de faits que ce qu'il dit, il est honteux d'accabler la conductrice qui doit déjà se sentir responsable de ces malheurs.
       Je pense qu'il serait bon que les magistrats suivent des cours de communication avec les journalistes et reporters.
       Mais aucun de ces derniers n'a élevé la voix pour faire les remarques de simple bon sens que je viens de faire. Ils ne font pas bien leur métier, n'attachant de l'importance qu'au sensationnel ou au voyeurisme et non à la recherche de la vérité.
       Je pense que tous auraient dû laisser les famille tranquilles avec leur immense peine et ne parler responsabilité que lorsqu'on serait sûrs de ce qu'on avance, dans un e dizaine de jours.

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