• Grève contre la loi sur les retraites.


              Aujourd'hui il y a donc une grève qui semble très suivie, contre la loi sur les retraites
              Non, je ne suis pas en grève, mais je voudrais donner mon opinion.

             Je ne suis pas partisan des grèves et je trouve qu'on en fait beaucoup trop en France, dès qu'il y a un mécontentement quelconque, et sans même discuter. Ce n'est pas cela qui permet de régler les problèmes, et de plus comme cela gêne beaucoup les usagers, cela les indispose et donc la grève est contre-productive. Il vaudrait mieux se mettre autour d'une table et discuter.

             Mais quand il ya un projet de loi déjà très médiocre et même très mal défini, et qu'au cours de négociations, on a l'impression de ne pas être écouté et que, de toutes façons, les positions adverses ne changeront pas d'un iota, on se demande alors pourquoi l'on discute et je comprends qu'on fasse grève. Je pense que les français ne s'y sont pas trompés, la grève est très suivie et, pour une fois,  elle est approuvée par une grande majorité de la population.

             Qu'il faille une réforme des retraites, là aussi il y a un consensus, car la population vieillit, le chômage diminue peu, et donc le nombre d'actifs par rapport au nombre de retraités diminue.
               Donc que l'on soit obligé de penser à l'équilibre financier futur, c'est le rôle des pouvoirs publics. Que l'on soit obligé d'augmenter la durée de travail et la durée des cotisations, c'est inéluctable, quoiqu'en dise la GCT, et je pense que la majorité des travailleurs sait que c'est la conséquence de l'augmentation de le longévité. C'est de la logique et du bon sens.
              Et même le système de "bous malus" suivant l'âge de départ pourrait se discuter, car il donne finalement une certaine liberté de choix.

              Mais vouloir que toutes les formes de retraites soient identiques, pour la beauté de la chose, c'est de la technocratie pure et bornée; vouloir supprimer d'un coup tous les avantages acquis, c'est de l'inconscience face au risque de réactions que cela provoque.
    Tout le monde sait que la réforme est faite pour ramener un équilibre financier et l'accepte, mais prétendre que la raison est l'égalité de tous et la justice, c'est se moquer des gens, car c'est totalement faux.
              Ce serait vrai si les métiers et les conditions de travail étaient très proches, si les conditions de rémunération étaient voisines, mais ce n'est pas le cas. Alors vouloir unifier les conditions de retraite qui suivent des conditions de carrières très différentes, c'est absurde !
              Je vais donner quelques exemples.

             Certains métiers sont pénibles ou dangereux. Les ouvriers du BTP ou dans les aciéries, des soudeurs des chantiers navals, les conducteurs de trains qui roulent la nuit et les week-ends, les militaires et les pompiers qui risquent leurs vie, les personnels soignant qui se dévouent pour la santé des autres, etc.....  méritent que des conditions particulières leur soient accordées au moment de leur retraite.

              Qu'il y ait des exagérations dans certains statuts qui accordent les mêmes avantage à ceux qui sont dans un bureau et ceux qui sont sur le terrain, je le conçois et il y a peut être des règles particulières à changer, mais cela ne veut pas dire qu'il faille tout mettre au même niveau, le plus bas, bien sûr et démolir complètement ce qui fonctionne.

             Les grilles de salaires ne sont pas uniformes. Il est certain que les fonctionnaires sont beaucoup moins payés que leurs homologues du privé, surtout en fin de carrière. De plus les primes qui ont été accordées faute d'augmentation des salaires, ne sont pas prises en compte dans leur retraite et de plus, ces primes sont très diverses d'un métier à l'autre.
              La règle de calcul de la retraite sur le salaire des six derniers mois était donc une compensation pour que les retraites des fonctionnaires ne soient pas trop basses par rapport à celles du privé, et aussi pour conserver des cadres de niveau élevé qui seraient tentés de pantoufler.
              Remettre en cause ce calcul fera baisser le niveau de leurs retraites de 20 à 30% et le système à points s'il n'aura pas trop d'impact sur les recrutement initiaux, empêchera par contre de conserver les cadres de bon niveau qui ne refuseront plus les offres d'emploi que leur fait le secteur privé, s'ils veulent avoir une retraite décente lorsqu'ils seront vieux.
             De plus le système par points n'est pas précisé, on ne sait pas qui fixera sa valeur, s'il sera indexé sur l'inflation; l’an prochain, les retraites de moins de 2.000 € seront indexés sur l’inflation, au dessus elles ne le seront pas : un euro cotisé ne donnera donc pas les mêmes droits. Je ne dis pas que le système par points ne sert à rien mais qu’il faut d’abord se préoccuper des objectifs de justice sociale : la pénibilité, les carrières longues, l’égalité femmes-hommes, le niveau des pensions, les différences importantes de salaires, le niveau du chômage, la pauvreté dont le niveau est indigne d'un pays comme la France..

             Certains régimes de retraite sont à l'équilibre et ont même engrangé des réserves en vue de l'avenir. Ce sont les professions libérales.
              Le gouvernement veut les mettre au régime général. D'une part cela entraîne une augmentation des cotisations et on ne voit pas comment ils pourraient alors garder le bas de laine qu'ils ont pourtant payé par leur travail. C'est de la spoliation et de l'absurdité, puisque les régimes correspondants sont en équilibre.

             Une femme qui avait eu 3 enfants ou plus avait droit à 10% de retraite supplémentaire. Ils étaient dispensés d'impôts et on lui a déjà supprimé cet avantage. On va remplacer cette règle simple par un système compliqué, qui, la plupart du temps diminuera sa retraite. Merci monsieur Macron, de votre considération pour les mères de famille. Evidemment vous même n'avez pas d'enfant et vous touchez un salaire suffisant pour vivre sans souci financier.

             De plus les méthodes actuelles de négociation du gouvernement sont désastreuses. Quand on veut négocier il faut d'abord avoir de part et d'autre un projet, et on discute alors jusqu'à ce qu'on puisse modifier suffisamment les deux projets pour les rapprocher.

              Le projet du gouvernement est très flou. On sait seulement que tout doit être pareil, que c'est un système à points et que la durée du travail et le nombre d'annuités devra être augmenté, mais on ne connait pas les propositions détaillées.
             Le gouvernement nous balade depuis des mois avec des déclarationsdans tous les sens : le président de la république refuse l’âge pivot, le lendemain Agnès Buzyn le soutient; la"clause du grand-père"semble acceptée, le lendemain, elle disparaît. On ne sait plus qui croire ni que croire.

              Face à cela la plupart des syndicats refusent tout en bloc, ce qui n'est pas une solution. La CGT demande le retrait du projet de loi. Mais il n'y a aucun texte : c'est là le paradoxe. Le gouvernement ne sait plus écrire et c'est un projet de loi fantôme, sans doute révélateur de divisions au sein de la majorité 

              On croyait que le gouvernement, après la crise des gilets jaunes, s'était résolu à plus de concertation et des réformes qui en prenne le temps. Or il apparaît qu'il n'en est rien, que ses positions sont proches de l'immobilisme et que finalement, les consultations comme le "grand débat" n'ont strictement rien changé dans les orientations politiques et que donc c'est du temps et de l'argent gâchés et l'on continue les réformes au galop.
              Mais pendant ce temps là, le chômage ne baisse pas, la pauvreté cet les inégalités augmentent.
              Et par ailleurs on a l'impression que la tactique du gouvernement est de dresser les français les uns contre les autres.

              Il est certain que cela n'incite pas à discuter et je comprends donc tout à fait la grève d'aujourd'hui, même si je suis en général assez sceptique sur l'utilité et l'efficacité de cess mouvements.
             Mais si je comprends cette grève de jeudi, je pense qu'un jour suffit pour montrer une désapprobation. Ensuite il faut penser à tous les usagers pour lesquels c'est une galère, aux commerçants et aux entreprises que l'on empêche de travailler et donc aux pertes financières et à l'aggravation du chômage que cela entraîne.
             

             

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    PMA, FIV, GPA, on confond tout, surtout si on est homophobe.

    PMA, FIV, GPA, on confond tout, surtout si on est homophobe.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

              La loi bioéthique a été votée après bien des discussions ardues, et à la télé, beaucoup de commentaires et d’interview divers.
              Je n’ai pas particulièrement suivi le processus, mais j’ai regardé tous les épisodes correspondants du journal télévisé depuis plus d’un mois, et je suis très étonné du peu de clarté des explications journalistiques et des confusions, volontaires ou non, des gens qui donnaient leur avis.

               Il est étonnant que l’intérêt ait été focalisé sur la « PMA » et essentiellement sur son extension aux homosexuels, alors que d’autres paragraphes de la loi sont aussi importants et posent peut être plus de problèmes.
              Les interviews à la télé donnaient souvent l’impression d’un débat sur l’homophobie.

               Il y a d’abord une confusion entre les diverses facettes de la PMA, que l’on a tort de mettre sous une même appellation, et la GPA.
              La procréation médicalement assistée (PMA) désigne un ensemble de pratiques dans lesquelles la médecine intervient pour permettre à un couple infertile d'avoir un enfant.

     Le terme PMA rassemble quatre types de techniques :
                        - Traitements hormonaux (stimulation ovarienne)
                        - Fécondation In Vitro (FIV) avec les gamètes du couple ou avec un don anonyme. d'ovocytes ou de spermatozoïdes.
                        - Implantation d’un embryon anonyme, provenant en général d’embryons surnuméraires congélés lors d’une FIV.
                        - Insémination artificielle avec donneur anonyme
              La FIV consiste à stimuler artificiellement la fécondité de la femme par injections hormonales, en hyper-stimulant l'ovaire, puis à aspirer les follicules obtenus, à provoquer la fécondation de l'ovocyte en laboratoire par un spermatozoïde, puis un développement embryonnaire de quelques multiplications de cellules, et enfin à réaliser un transfert embryonnaire dans l'utérus de la future mère. C’est une opération complexe
              L'insémination artificielle consiste elle à introduire de façon artificielle le sperme dans l'utérus de la femme. C’est beaucoup plus simple, mais cela nécessite que la femme soit fertile normalement.

               La Gestation pour autrui (GPA), est totalement différente. Il s’agit de faire se développer l’embryon, puis le foetus dans l’utérus d’une « mère porteuse », qui est inséminée par des embryons, puis est enceinte et accouche d'un enfant qui est remis à la naissance à la personne ou au couple de commanditaires, appelés « parents intentionnels ». Les embryons ne sont habituellement pas conçus avec l'ovule de la mère porteuse, mais avec celui d'une donneuse d'ovocyte .
              Cette pratique est interdite en France et la loi de bioéthique le confirme.

              Aujourd'hui, seuls les couples hétérosexuels (mariés, pacsés ou en concubinage depuis au moins deux ans), en âge de procréer, peuvent recourir à la PMA, s'ils se trouvent dans l'une des situations suivantes : le couple présente une infertilité pathologique médicalement constatée (bilan d'infertilité) ou l'un des membres du couple est porteur d'une maladie grave, susceptible d'être transmise à l'enfant ou à son-sa conjoint-
              La loi de bioéthique ouvre l’accès aux techniques d’assistance médicale à la procréation aux couples de femmes ou aux femmes non mariées.
              Le Conseil d’Etat a confirmé qu’« aucun principe juridique n’interdit d’ouvrir lla PMA aux couples de femmes et aux femmes seules et rien ne s’oppose à faire une éventuelle distinction entre ces deux publics ».
               Les deux situations ont en commun la nécessité du recours à un don de sperme et le fait qu’il n’y aura pas de père juridiquement institué dans la vie de l’enfant.

               C’est le grand cheval de bataille des opposants qui  sont « scandalisés par l’absence de père ayant autorité sur l’enfant ». Cela me laisse perplexe, car il y a actuellement 1,8 million de familles monoparentales sur 7,8 millions de familles au total (soit 23 %). Dans 85 % des cas, il s’agit d’une femme (seule, sans l’aide d’une autre femme),et pour 79 % d’entre elles, la situation résulte d’une séparation.
              Les études sur ce sujet ont reconnu que les difficultés de ces enfants (problèmes émotionnels ou de comportement, moins bonne réussite scolaire) sont moins directement liées à la mono-parentalité en tant que telle, qu’à des facteurs tels que le désavantage socioéconomique et financier, le manque de soutien social, les conflits entre les parents, la dépression parentale suite au divorce, etc.
            Il convient également de noter que la plupart des mères célibataires par choix disent qu’elles auraient préféré avoir des enfants dans le cadre d’un schéma familial traditionnel ; elles se préoccupent de l’absence d’un père dans la vie de leur enfant et recherchent activement des personnes de leur entourage qui pourraient jouer ce rôle de modèle masculin

              Les enfants de couples homosexuels sont ils malheureux ? Des études faites par des psychologues montrent que non.
               Il se trouve que j’ai personnellement une certaine expérience. Parmi les personnes de l’entreprise où je travaillais, j’ai connu trois couple homosexuels qui avaient de jeunes enfants. Un couple d’homme dont l’un avait la garde d’un enfant d’un précédent mariage. Deux couples de femmes ayant l’un un enfant (dont l’une était la mère) et l’autre couple deux (dans ce dernier cas chaque femme était la mère biologique d’un enfant).
                J’ai vu régulièrement ces enfants : ils me semblaient bien élevés, bien dans leur peau avaient de bons résultats en classe. D’après les parents les professeurs avaient donné les explications suffisantes pour que leurs camarades ne fassent pas des remarques incongrues sur leur situation familiale.
              Par contre, j’ai eu, sur mes blogs, beaucoup de correspondances avec des enfants de parents divorcés ou de familles recomposées. Ils étaient, à mon avis bien moins heureux (même si, ceux qui m’écrivaient étaient ceux qui avaient des problèmes).
              Je m’inquiète donc beaucoup plus du bonheur des enfants de parents divorcés que de celui de parents homosexuels.

               Si l’aide médicale à la procréation a été au centre des débats, d’autres sujets, comme les tests génétiques, les greffes ou la recherche sur l’embryon ont également fait l’objet de discussions, mais semblent ne pas intéresser le public, du moins si on en croit ce que montre la télé.
              Ce sont pourtant des questions importantes :

               Peut-on, et dans quelles conditions, autoriser des tests génétiques en population générale, par exemple chez des personnes souhaitant connaître leur prédisposition à certains cancers, ou chez des couples souhaitant procréer ? Quelles dispositions prendre pour favoriser les dons et transplantations d’organes ? Comment faire évoluer le cadre des recherches sur les embryons et les cellules souches ? Le don de sperme doit il rester anonyme, ou les enfants issus d’une PMA peuvent ils rechercher leur père biologique? Et quelles sont les conditions raisonnables pour autoriser la conservation de sperme? Ne faut il pas améliorer certaines situation juridiques actuelles concernant les enfants nés après une intervention médicale à l’étranger, mais interdite jusqu’à présent en France.

               La loi traite d’une partie de ces problèmes et je referai peut être un article à ce sujet, mais il faut que je la lise plus soigneusement. 

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  • La réforme des retraites.

               On a beaucoup parlé au mois de septembre de la réforme des retraites, et les grèves se sont succédées contre le projet. Je crains qu’il ne soit de même jusqu’à l’an prochain.

                J’avoue mal comprendre cette réforme qui me paraît imaginée par des technocrates  à l’esprit étroit et abstrait, dénués de tout sens du réel et de pragmatisme, qui sous prétexte de logique (délirante), construisent une loi « usine à gaz » d’une complication bien inutile.
               Pourquoi diable vouloir tout uniformiser. Même Dieu, si on y croit, n’a pas crée un univers uniforme.  Contrairement à ce que l’on croit, uniformiser n’est pas simplifier, et ce n’est pas non plus faire quelque chose de mieux adapté par sa simplicité (apparente et trompeuse).
               La retraite est l’aboutissement d’une vie de travail dans un (ou plusieurs) métiers. Pourquoi vouloir tout unifier les retraites alors que les métiers sont très différents ainsi que les conditions dans lesquels on les exerce.
               Que pour des raisons économiques, on veuille uniformiser la durée de cotisation, je comprends et ce n’est pas cela qui pose problème.

                Que l’on soit obligé de réformer certains régimes s’ils sont très déficitaires, cela me paraît normal aussi.
               Mais quand certains régime de professions libérales fonctionnent bien, sont en équilibre, ont même une provision financière de sécurité , et conviennent à leurs adhérents, pour une fois que tout fonctionne bien pourquoi le changer et tout détruire ? En plus on parle d’un doublement des cotisations, ce qui n’est pas supportable au plan économique. La répercussion de ces augmentations sur les clients diminuera les commandes, ce qui, en période de chômage est absurde.
                La confiscation des provisions financières (27 milliards) est une véritable spoliation (leur montant a été payé par les cotisations des adhérents), et si on en conserve le montant à ces adhérents, comme veut le promettre le ministre, c’est un second régime particulier à nouveau, alors pourquoi supprimer le premier ?

                Si je prends certains avantages particuliers de la SNCF ou de la RATP, je pense que ces travailleurs ont des contraintes d’horaires et de jours de travail ou de déplacement, qui sont particulières et que ces avantages en sont une compensation. Or on ne va pas généraliser les horaires de ces personnes à tous les travailleurs.
                Si je prends les fonctionnaires dont la retraite est calculée sur les salaires des derniers mois, et que l’on veut ramener à un calcul sur toute la carrière,  ce qui va évidemment entraîner une baisse importante de retraite, on ne prend pas en compte que, à poste analogues, ils sont beaucoup moins payés que dans le privé. Alors si on aligne les retraites sur celles du privé, il faudrait aligner les salaires.

                Qu’il y ait parfois des abus, des avantages trop importants et pas justifiés, je veux bien, et qu’on les supprime ne me choque pas, mais vouloir uniformiser les retraites alors qu’on ne peut uniformiser ni les conditions de travail, notamment leur pénibilité, ni les rémunérations,  me paraît alors une ineptie.

                Par ailleurs comme il faudra tenir compte quand même de cas particulier, le système unique sera d’une complication extrême alors que les systèmes particuliers, plus réduits et uniformes, donnaient satisfaction et fonctionnaient simplement.

                A mon avis, une simplification ou une mise à jour de chaque régime et l’uniformisation simplement des durées de cotisation, pour tenir compte de l’allongement de la longévité, auraient largement suffi, aurait pris moins de temps et de travail et auraient suscité moins d’oppositions.

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  • Nous n'irons plus au bois, tous les muguets sont coupés !

      Nous n'irons plus au bois, tous les muguets sont coupés !      

     

     

     

     

                   
              Le muguet aussi appelé lys des vallées, une plante originaire du Japon, est présente en Europe depuis le Moyen-Age.C'est une petite fleur blanche de printemps. Selon la tradition, le 1er mai, on offre un brin de muguet aux gens que l’on aime. Le muguet est une fleur "porte-bonheur" et l'on dit qu’elle apporte bonheur et santé jusqu’à l’année d’après. Au printemps, les clochettes du muguet sont blanches, alors que l’été elles sont rouges.

            Pour cueillir un brin de muguet il est préférable d'utiliser des ciseaux car il faut faire attention de ne pas arracher sa tige souterraine. Dans certaines régions cette fleur est protégée. Si on arrache ses "racines" ou plus exactement ses rhizomes qui portent les racines, le muguet ne pourra plus refleurir au prochain mois de mai. 

            Offrir du muguet le premier mai est une tradition très ancienne qui remonte à l’antiquité, car c’était à cette date que les marins reprenaient la mer.
            En France, à la Renaissance, on prêtait déjà au muguet une réputation de porte-bonheur et on dit que la tradition d’en offrir remonte à Charles IX, qui en avait reçu avec plaisir quelques brins et qui en aurait distribué aux dames de la cour et aux courtisanes en gage de porte-bonheur et pour célébrer l'arrivée du printemps.
            Rien à voir donc avec la Fête du Travail mais depuis, le muguet antique du premier mai est devenue le symbole de cette fête, vers 1907. 

            L'origine en France de la fête du travail remonte à la révolution : en 1793 une fête du Travail est fixée le 1er pluviôse (en janvier), par Fabre d’Églantine.       
           
    C’est en juillet 1889 que la IIe Internationale socialiste  décide le 20 juillet 1889 de faire de chaque 1er mai une journée de manifestation avec pour objectif la réduction de la journée de travail à huit heures, soit 48 heures hebdomadaires, le dimanche seul étant chômé à l’époque.

            La première célébration a lieu le 1er mai 1890 et les manifestants arborentun triangle rouge, pour signifier que la journée devait être découpée en trois parties égales : une pour le travail, une pour le repos et une pour les loisirs.  Ce symbole fut ensuite remplacé par une fleur d’églantine, symbole de la foi en la Révolution et fleur traditionnelle du nord de la France, puis par le muguet.            

            Mais le premier mai est aussi une fête internationale annuelle célébrant les travailleurs.  
            A l'origine c’était une journée annuelle de grève pour la réduction du temps de travail, et elle est encore l’occasion d’importantes manifestations                
            Elle est célébrée dans de nombreux pays du monde le 1er mai, en Amérique du Nord,  le premier lundi de septembre et au Royaume-Uni et en Irlande, le premier lundi de mai.                Bien qu’ils la fêtent maintenant un autre jour, ce sont les Américains qui ont initié en 1884 la Fête du Travail le 1er mai. La Fédération américaine du travail promit aux ouvriers, qui travaillaient alors 12 heures par jour si ce n’est plus, que, deux ans plus tard, la durée de la journée de travail serait fixée à 8 h. Mais le 1er mai 1886 seulement 200 000 ouvriers bénéficièrent de cette avancée sociale.               
            Et pourtant entre temps le Central Labor Union avait institué le "Labor Day", le premier lundi de septembre, mais le Congrès américain ne légalisera cette décision qu’en 1894, après des émeutes pendant lesquelles la troupe tua deux ouvriers à Chicago..   

            C’est Lénine en Russie, qui le premier fit du premier mai un jour chômé;
            En France le premier mai n’est un jour férié que depuis 1941, mais c'est en avril 1947 que le gouvernement, issu de la libération, en fit officiellement un jour férié et payé.            

    Maintenant, je vais cueillir mon muguet sur ma terrasse.

     

    Nous n'irons plus au bois, tous les muguets sont coupés !

    Nous n'irons plus au bois, tous les muguets sont coupés !

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  • Notre cathédrale chère à nos cœurs

         Aujourd’hui je publie deux articles, car, comme la plupart de français, je me suis couché, la boule au ventre, vers minuit, après avoir regardé pendant 4 heures, à la télévision, les photos horribles de l’incendie de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris;
        Heureusement elle ne s’est pas effondrée, mais les dégâts sont immenses : non seulement la toiture et tous les vitraux, mais une partie de l’intérieur d’un des beffrois, sont détruits, et la flèche, en s’effondrant, est passée à travers la voûte en pierre, en laissant un grand trou béant. Les trésors anciens ont pu être sauvés par les pompiers.
        J’espère que la structure et notamment les cloches n’ont pas trop souffert
        L’un de ces pompiers courageux a été blessé.

        Je ne suis ni croyant, ni parisien, mais cette cathédrale comptait beaucoup pour moi. J’aime les églises et leur atmosphère, et j’ai visité beaucoup d’églises de France, notamment en Bretagne et en Dordogne.
        Notre-Dame-de-Paris était en outre liée à de nombreux souvenirs de ma vie.
        Je suis venu de province à Paris, après mon bac, dans une classe de maths-sup du lycée Saint Louis, pour préparer les concours des grandes écoles d’ingénieurs. Mes parents étaient restés en province, et les six premiers mois, j’ai travaillé sans relâche. Mais à Pâques j’ai pris une journée de repos et j’ai visité la cathédrale Notre-Dame et la Sainte Chapelle. J’avais 16 ans.
        J’ai été émerveillé : je n’avais jamais vu d’église aussi immense, des vitraux aussi beaux, des rosaces aussi grande, des orgues immenses. J’étais monté dans les tours d’où l’on voyait tout Paris et j’y suis resté plus d’une heure, à admirer statues et gargouilles.
        J’en ai aujourd’hui les larmes aux yeux.
        Plus tard je l’ai revisitée avec ma fiancée, puis avec mes enfants, toujours avec la même admiration pour l’immense travail effectué par nos ancêtres. Mes petits enfants partagent la même ferveur pour ce monument extraordinaire.
        J’ai lu aussi Victor Hugo, et j’ai vu une comédie musicale et plusieurs films qui étaient consacrés à son histoire ou à Quasimodo.
        Alors hier, j’ai vécu une catastrophe, ne sachant si les pompiers allaient réussir à en sauver l’essentiel.

        J’avais rassemblé, il y a des années, des photos (pas les miennes, je n’avais pas d’appareil quand j’étais jeune et, du temps de mes enfants, une simple boîte de mauvaise qualité), que j’avais trouvées sur internet. Je vais les rechercher et en faire un article dans les jours qui viennent.
       
        Combien d’années seront nécessaire pour que nous retrouvions entière cette église : 10 ans, 20 ans ? Vu mon âge (87), je ne la reverrai plus jamais comme elle était encore avant hier, belle et majestueuse.

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