• La réforme des retraites.

               On a beaucoup parlé au mois de septembre de la réforme des retraites, et les grèves se sont succédées contre le projet. Je crains qu’il ne soit de même jusqu’à l’an prochain.

                J’avoue mal comprendre cette réforme qui me paraît imaginée par des technocrates  à l’esprit étroit et abstrait, dénués de tout sens du réel et de pragmatisme, qui sous prétexte de logique (délirante), construisent une loi « usine à gaz » d’une complication bien inutile.
               Pourquoi diable vouloir tout uniformiser. Même Dieu, si on y croit, n’a pas crée un univers uniforme.  Contrairement à ce que l’on croit, uniformiser n’est pas simplifier, et ce n’est pas non plus faire quelque chose de mieux adapté par sa simplicité (apparente et trompeuse).
               La retraite est l’aboutissement d’une vie de travail dans un (ou plusieurs) métiers. Pourquoi vouloir tout unifier les retraites alors que les métiers sont très différents ainsi que les conditions dans lesquels on les exerce.
               Que pour des raisons économiques, on veuille uniformiser la durée de cotisation, je comprends et ce n’est pas cela qui pose problème.

                Que l’on soit obligé de réformer certains régimes s’ils sont très déficitaires, cela me paraît normal aussi.
               Mais quand certains régime de professions libérales fonctionnent bien, sont en équilibre, ont même une provision financière de sécurité , et conviennent à leurs adhérents, pour une fois que tout fonctionne bien pourquoi le changer et tout détruire ? En plus on parle d’un doublement des cotisations, ce qui n’est pas supportable au plan économique. La répercussion de ces augmentations sur les clients diminuera les commandes, ce qui, en période de chômage est absurde.
                La confiscation des provisions financières (27 milliards) est une véritable spoliation (leur montant a été payé par les cotisations des adhérents), et si on en conserve le montant à ces adhérents, comme veut le promettre le ministre, c’est un second régime particulier à nouveau, alors pourquoi supprimer le premier ?

                Si je prends certains avantages particuliers de la SNCF ou de la RATP, je pense que ces travailleurs ont des contraintes d’horaires et de jours de travail ou de déplacement, qui sont particulières et que ces avantages en sont une compensation. Or on ne va pas généraliser les horaires de ces personnes à tous les travailleurs.
                Si je prends les fonctionnaires dont la retraite est calculée sur les salaires des derniers mois, et que l’on veut ramener à un calcul sur toute la carrière,  ce qui va évidemment entraîner une baisse importante de retraite, on ne prend pas en compte que, à poste analogues, ils sont beaucoup moins payés que dans le privé. Alors si on aligne les retraites sur celles du privé, il faudrait aligner les salaires.

                Qu’il y ait parfois des abus, des avantages trop importants et pas justifiés, je veux bien, et qu’on les supprime ne me choque pas, mais vouloir uniformiser les retraites alors qu’on ne peut uniformiser ni les conditions de travail, notamment leur pénibilité, ni les rémunérations,  me paraît alors une ineptie.

                Par ailleurs comme il faudra tenir compte quand même de cas particulier, le système unique sera d’une complication extrême alors que les systèmes particuliers, plus réduits et uniformes, donnaient satisfaction et fonctionnaient simplement.

                A mon avis, une simplification ou une mise à jour de chaque régime et l’uniformisation simplement des durées de cotisation, pour tenir compte de l’allongement de la longévité, auraient largement suffi, aurait pris moins de temps et de travail et auraient suscité moins d’oppositions.

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  • Nous n'irons plus au bois, tous les muguets sont coupés !

      Nous n'irons plus au bois, tous les muguets sont coupés !      

     

     

     

     

                   
              Le muguet aussi appelé lys des vallées, une plante originaire du Japon, est présente en Europe depuis le Moyen-Age.C'est une petite fleur blanche de printemps. Selon la tradition, le 1er mai, on offre un brin de muguet aux gens que l’on aime. Le muguet est une fleur "porte-bonheur" et l'on dit qu’elle apporte bonheur et santé jusqu’à l’année d’après. Au printemps, les clochettes du muguet sont blanches, alors que l’été elles sont rouges.

            Pour cueillir un brin de muguet il est préférable d'utiliser des ciseaux car il faut faire attention de ne pas arracher sa tige souterraine. Dans certaines régions cette fleur est protégée. Si on arrache ses "racines" ou plus exactement ses rhizomes qui portent les racines, le muguet ne pourra plus refleurir au prochain mois de mai. 

            Offrir du muguet le premier mai est une tradition très ancienne qui remonte à l’antiquité, car c’était à cette date que les marins reprenaient la mer.
            En France, à la Renaissance, on prêtait déjà au muguet une réputation de porte-bonheur et on dit que la tradition d’en offrir remonte à Charles IX, qui en avait reçu avec plaisir quelques brins et qui en aurait distribué aux dames de la cour et aux courtisanes en gage de porte-bonheur et pour célébrer l'arrivée du printemps.
            Rien à voir donc avec la Fête du Travail mais depuis, le muguet antique du premier mai est devenue le symbole de cette fête, vers 1907. 

            L'origine en France de la fête du travail remonte à la révolution : en 1793 une fête du Travail est fixée le 1er pluviôse (en janvier), par Fabre d’Églantine.       
           
    C’est en juillet 1889 que la IIe Internationale socialiste  décide le 20 juillet 1889 de faire de chaque 1er mai une journée de manifestation avec pour objectif la réduction de la journée de travail à huit heures, soit 48 heures hebdomadaires, le dimanche seul étant chômé à l’époque.

            La première célébration a lieu le 1er mai 1890 et les manifestants arborentun triangle rouge, pour signifier que la journée devait être découpée en trois parties égales : une pour le travail, une pour le repos et une pour les loisirs.  Ce symbole fut ensuite remplacé par une fleur d’églantine, symbole de la foi en la Révolution et fleur traditionnelle du nord de la France, puis par le muguet.            

            Mais le premier mai est aussi une fête internationale annuelle célébrant les travailleurs.  
            A l'origine c’était une journée annuelle de grève pour la réduction du temps de travail, et elle est encore l’occasion d’importantes manifestations                
            Elle est célébrée dans de nombreux pays du monde le 1er mai, en Amérique du Nord,  le premier lundi de septembre et au Royaume-Uni et en Irlande, le premier lundi de mai.                Bien qu’ils la fêtent maintenant un autre jour, ce sont les Américains qui ont initié en 1884 la Fête du Travail le 1er mai. La Fédération américaine du travail promit aux ouvriers, qui travaillaient alors 12 heures par jour si ce n’est plus, que, deux ans plus tard, la durée de la journée de travail serait fixée à 8 h. Mais le 1er mai 1886 seulement 200 000 ouvriers bénéficièrent de cette avancée sociale.               
            Et pourtant entre temps le Central Labor Union avait institué le "Labor Day", le premier lundi de septembre, mais le Congrès américain ne légalisera cette décision qu’en 1894, après des émeutes pendant lesquelles la troupe tua deux ouvriers à Chicago..   

            C’est Lénine en Russie, qui le premier fit du premier mai un jour chômé;
            En France le premier mai n’est un jour férié que depuis 1941, mais c'est en avril 1947 que le gouvernement, issu de la libération, en fit officiellement un jour férié et payé.            

    Maintenant, je vais cueillir mon muguet sur ma terrasse.

     

    Nous n'irons plus au bois, tous les muguets sont coupés !

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  • Notre cathédrale chère à nos cœurs

         Aujourd’hui je publie deux articles, car, comme la plupart de français, je me suis couché, la boule au ventre, vers minuit, après avoir regardé pendant 4 heures, à la télévision, les photos horribles de l’incendie de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris;
        Heureusement elle ne s’est pas effondrée, mais les dégâts sont immenses : non seulement la toiture et tous les vitraux, mais une partie de l’intérieur d’un des beffrois, sont détruits, et la flèche, en s’effondrant, est passée à travers la voûte en pierre, en laissant un grand trou béant. Les trésors anciens ont pu être sauvés par les pompiers.
        J’espère que la structure et notamment les cloches n’ont pas trop souffert
        L’un de ces pompiers courageux a été blessé.

        Je ne suis ni croyant, ni parisien, mais cette cathédrale comptait beaucoup pour moi. J’aime les églises et leur atmosphère, et j’ai visité beaucoup d’églises de France, notamment en Bretagne et en Dordogne.
        Notre-Dame-de-Paris était en outre liée à de nombreux souvenirs de ma vie.
        Je suis venu de province à Paris, après mon bac, dans une classe de maths-sup du lycée Saint Louis, pour préparer les concours des grandes écoles d’ingénieurs. Mes parents étaient restés en province, et les six premiers mois, j’ai travaillé sans relâche. Mais à Pâques j’ai pris une journée de repos et j’ai visité la cathédrale Notre-Dame et la Sainte Chapelle. J’avais 16 ans.
        J’ai été émerveillé : je n’avais jamais vu d’église aussi immense, des vitraux aussi beaux, des rosaces aussi grande, des orgues immenses. J’étais monté dans les tours d’où l’on voyait tout Paris et j’y suis resté plus d’une heure, à admirer statues et gargouilles.
        J’en ai aujourd’hui les larmes aux yeux.
        Plus tard je l’ai revisitée avec ma fiancée, puis avec mes enfants, toujours avec la même admiration pour l’immense travail effectué par nos ancêtres. Mes petits enfants partagent la même ferveur pour ce monument extraordinaire.
        J’ai lu aussi Victor Hugo, et j’ai vu une comédie musicale et plusieurs films qui étaient consacrés à son histoire ou à Quasimodo.
        Alors hier, j’ai vécu une catastrophe, ne sachant si les pompiers allaient réussir à en sauver l’essentiel.

        J’avais rassemblé, il y a des années, des photos (pas les miennes, je n’avais pas d’appareil quand j’étais jeune et, du temps de mes enfants, une simple boîte de mauvaise qualité), que j’avais trouvées sur internet. Je vais les rechercher et en faire un article dans les jours qui viennent.
       
        Combien d’années seront nécessaire pour que nous retrouvions entière cette église : 10 ans, 20 ans ? Vu mon âge (87), je ne la reverrai plus jamais comme elle était encore avant hier, belle et majestueuse.

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  • La fin du changement d'heure ?

        Nous allons changer d’heure fin mars et passer à l’heure d’été.
        Il semblait que ce soit l’avant-dernière fois, car l’Europe voulait ne plus changer d’heure. Le Parlement européen a en effet appelé, en février 2018, la Commission européenne à mener une enquête et à proposer éventuellement une modification de la directive concernant le changement d’heure deux fois par an.
        Durant l’été, des consultations ont été menées et 84% des votants ont souhaité ne plus changer d’heure et le parlement européen a proposé en septembre de réviser la directive.
        Chaque pays européen a alors été chargé d’organiser des consultations de ses citoyens.
        En France 28 millions de personnes ont voté et 83,7% sont favorable à l’abolition du changement d’heure, 59,17% souhaitant rester à l’heure d’été.
        Le Parlement européen et le Conseil de l’UE doivent décider du principe et ensuite chaque état membre devra choisir l’heure qu’il veut adopter.
        Actuellement les pays du sud préfèrent l’heure d’été, et les pays du Nord, l’heure d’hiver.
       Mais cela semble beaucoup poser de problèmes et la mesure qui devait intervenir en avril 2019 a été reportée, semble t’il, à 2021.
    J’avoue que je ne le comprends pas.

        Pourquoi changeait on d’heure ?

        Le changement d’heure avait été décidé, en 1976, au moment du choc pétrolier, pour économiser l’énergie électrique en essayant de faire coïncider le maximum d’horaires de travail avec la lumière du jour. On estime qu’actuellement, l’économie et de l’ordre  de 440 GWh en dépenses d’électricité. C’est en fait très peu, la France consommant annuellement  475 000 GWh par an. Cela représente 0,1% environ de la consommation.
        Par ailleurs le coût économique du changement d’heure est quasi-nul.
        Le bénéfice économique diminue actuellement avec les ampoules basse-consommation et des chauffages plus performants. Cet aspect n'est donc plus justifié face aux inconvénients,

        Le changement d’heure a ensuite été adopté par les autres pays de l’Europe, et les dates sont les mêmes. (derniers dimanches de mars et d’octobre).
        La France est à GMT + 1 en hiver et GMT + 2 en été, GMT étant l’heure de Greenwich.



        Quels sont les inconvénients d’un tel changement ?

        Les habitudes de sommeil sont modifiées par ce changement d’heure, notre horloge biologique est perturbée,  et nous mettons plus ou moins de temps à nous habituer au nouvel horaire. Nous constatons presque tous ces conséquences. Les crèches, les écoles, les hôpitaux , les centres de séjour de personnes âgées constatent ces inconvénients.
        Les médecins estiment de ce changement d’heure favorise de façon passagère la fatigue et les troubles de l’humeur et une augmentation provisoire des crises cardiaques.
        D’autres études montreraient une augmentation pendant quelques jours des accidents de la route (y compris les piétons), et des accidents du travail.
        Les pharmaciens constatent une augmentation des achats de somnifères.

        Les bêtes sont tout aussi perturbées que les hommes si on change leurs habitudes. Les soins aux animaux, la traite du lait, doivent se faire si possible à heures fixes et on ne peut changer brutalement ces horaires. Les agriculteurs observent des baisses de rendement provisoires dues au changement d’heure.

        Comment choisir entre heure d’hiver et heure d’été.

        Si la France optait pour conserver toute l’année l’heure d’hiver, alors le soleil se lèverait le 21 juin, jour le plus long, vers 5 heures du matin et se coucherait vers 21 heures. Le 21 décembre, journée la plus courte, il se lèverait vers 9 heures et se coucherait vers 17 heures
        Si la France optait pour conserver toute l’année l’heure d’été, alors le soleil se lèverait le 21 juin, vers 6 heures du matin et se coucherait vers 22 heures. Le 21 décembre, il se lèverait vers 10 heures et se coucherait vers 18 heures.
        Ces heures sont approximatives, car cela dépend de l’endroit, environ 1/2 heure plus tôt à l’est et 1/2 heure plus tard à l’ouest, par exemple en Bretagne.

        Une majorité de Français apprécie davantage de lumière naturelle en soirée, surtout l’été.
        Si on gardait toute l’année l’heure d’été, les journées ensoleillées étant plus longues, cela favorise la synthèse de la vitamine D , qui permet l’assimilation du calcium et du phosphore par les intestins et protège en particulier les os de la décalcification ainsi que la tonicité musculaire. Cette vitamine D semble diminuer le risque de cancer, et celui de troubles cardio-vasculaires. Un déficit  de vitamine D semble être corrélé avec un déficit cognitif chez la personne âgée. L'ensoleillement est donc très bénéfique pour la santé.
        L’heure d’été peut favoriser la pratique de sports et agit favorablement sur le moral du fait d’une durée plus grande de luminosité le soir..
        Les entreprises du tourisme estiment qu’elles bénéficieraient de l’allongement des soirées due au choix de l’heure d’été.
        Par contre en hiver le jour ne se lèvera qu’entre 9 et 10 heure, c’est à dire nettement après le début des horaires de travail ou scolaires. C’est relativement pénalisant pour les travailleurs en extérieur (BTP en particulier).
        Et le choix de l’heure d’été nous éloigne un peu du cycle solaire sur lequel est calé notre horloge biologique.

       Quels sont les difficultés annoncées ?

        L’une de difficultés possible serait le choix différent de deux pays voisins, qui instituerait un décalage d’une heure entre les deux pays, dont devraient tenir compte les travailleurs frontaliers qui travaillent dans le pays étranger.
        J’avoue ne pas comprendre. En France les horaires de travail sont différents d’une personne à l’autre. Si le pays voisin est en permanence à l’heure d’hiver, et nous à l’heure d’été, et que le travail dans ce pays commence à 8h, c’est comme si; pour nous il commençait à 9h. C’est facile de se rappeler 9h au lieu de 8h comme début du travail !!

        L’Association internationale de transport aérien semble demander un énorme délai pour s’adapter à la suppression du changement d’heure (18 mois !).
       Là aussi je ne comprends pas : les horaires de vols des avions sont programmées longtemps à l’avance , mais elles le sont en heures GMT (c’est à dire solaires), y compris les heures d'atterrissages et décollages, et les aéroports s’arrangent ensuite pour convertir en heures locales. Et les compagnies sont déjà habituées aux différences dues aux fuseaux horaires. Je ne vois pas où est la difficulté : cela changerait éventuellement uniquement les horaires des passagers; ce sont de simples soustractions ou additions et toute électronique fait cela facilement.
        La SNCF ne semble pas craindre des difficultés notables.

        Bien sûr il faudra une certaine coopération pour décider au mieux entre pays européens, Il vaut mieux par exemple être à la même heure que l’Allemagne, plutôt qu’à celle de l’Angleterre, car la Manche est un plus grand obstacle.
        Mais l’Europe est grande et il y a déjà trois fuseaux horaires sur l’Europe (soit deux heures heures de décalage entre le Portugal et la Bulgarie). Et la France est actuellement sur le fuseau horaire de Paris- Berlin et non sur celui de Greenwich.

        Les inconvénients de l’heure d’été en hiver sont réels en raison du décalage du jours et des activités, mais ce décalage existe déjà et les horaires dans certains métiers pourraient être aménagés.

        Personnellement je suis partisan de l’abandon du changement d’heure. Je préfèrerais l’heure d’été qui prolonge la luminosité le soir, et je comprends mal les difficultés de réalisation du projet nécessitant un report aussi long, car partout le traitement de l’heure est informatisé (ordinateurs, téléphones, internet et télévision ….)

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  • Les manifestations des gilets jaunes et leurs revendications.

         Je suis de plus en plus perplexe quant aux « gilets jaunes »

        Je comprenais leur mouvement à ses débuts, car le nombre de personnes, notamment des femmes, qui ont du mal à survivre, parce qu’au chômage ou avec des salaires autour du SMIC est malheureusement important en France.
        Leurs revendications sur le pouvoir d’achat me paraissaient justifiées.
        Le gouvernement ne leur a accordé qu’une augmentation très partielle, et je comprenais qu’ils poursuivent leur mouvement.
        Mais peu à peu ils se sont fait déborder par des mouvements d’extrême droite ou gauche, plus ou moins anarchistes, et par des casseurs et délinquants qui ne cherchent qu’à détruire et voler et l’économie est de plus en plus en péril au fur et à mesure des destructions et de la perturbation du travail, notamment des commerçants.
        La perte de l’économie est actuellement de plusieurs milliards.
        Je ne comprends pas l’acharnement des gilets jaunes à vouloir manifester dans ces conditions. Il est évident que plus il y a de dégâts, moins il y a d’argent disponible et moins ils obtiendront d’avantages.
        On a vraiment l’impression que les gens n’ont plus de bon sens et plus aucun sens de l’économie.

        L’une des revendications des gilets jaunes est le relèvement du SMIC; mais ils ne se rendent pas compte des finances requises.
        Le SMIC était en fin d’année à 9,88 € l’heure travaillées, soit environ 1185 € mensuels nets
        Un relèvement du SMIC concerne au moins 2 millions de personnes. Certes ce sont les entreprises qui en paient, mais l’Etat est lui même employeur et 900 000 de ses personnels environ sont au SMIC. De plus, les allégements de charges sur les bas salaires – jusqu'à 1,6 fois le Smic – sont réglés par l'Etat auprès de la Sécurité sociale. En conséquence une augmentation du salaire minimum se traduira par une hausse des versements compensatoires.
        Une hausse notable, par exemple de 200 euros net (presque 17%) représenterait ainsi une dépense de 8,5 milliards d’euros pour l’Etat et plus pour les entreprises, car elles devront répercuter la hausse sur des salaires supérieurs au SMIC.
        Sans doute peut on supprimer les avantages fiscaux aux riches, mais la somme récupérée sur l’ISF et les intérêts financiers représente de l’ordre de 7 milliards.
        Le problème est qu’il y a beaucoup de personnes au SMIC et peu de riches.

        Certes une telle augmentation serait un sérieux « coup de pouce », qui entraînerait une plus grande consommation des ménages, mais il n’est pas sûr qu’elle soit sans répercussions sur l’emploi, du fait de l’augmentation du coût du travail dans les entreprises, et d’autre part elle risque d’entraîner une augmentation de l’inflation, qui diminue l’avantage obtenu.
        Et plus les destructions et le manque à gagner économiques seront importants, moins il y aura d’argent pour une telle mesure.
 Cela me paraît du bon sens et donc plus les gilets jaunes continueront leur action, moins ils ont de chances d’obtenir une suite à leurs revendications financières.

        Il y a dans les propos actuels tenus lors des manifs, d’une part des propos antidémocratiques, et d’autre part racistes. Je pense que ce sont ceux des extrémistes infiltrés et non des gilets jaunes initiaux.
        Médiapart a fait le tri en enlevant ces propos et a établi une liste de 45 revendications qui restent pour la plupart dans le cadre de notre république actuelle. Vous les trouverez sur
    https://blogs.mediapart.fr/jeremiechayet/blog/021218/liste-des-42-revendications-des-gilets-jaunes
        C’est un grand mélange, issu manifestement des souhaits de personnes de métiers et de situations différents, mais ce sont pour beaucoup d’entre elles, des revendications que l’on comprend, et avec lesquelles on est d’accord, si on se limite à l’aspect sentimental et justice sociale, sans examiner les possibilités financières.
        Mais si l’on se demande comment on va les satisfaire, on s’aperçoit que cela représente une énorme augmentation des dépenses sans aucune recette en face, qu’il s’agisse d’augmentations financières ou de moyens.
        Certaines de ces revendications sont même un peu naïves ou inattendues.
        Par exemple le mandat de 7 ans pour le président de la République, ou la nationalisation d’EDF et l’ex-Gaz de France, qui sont des sociétés nationales (et leur statut n’a rien à voir avec le prix de l’électricité et du gaz : si on le fait baisser artificiellement ce seont les impöts qui paieront le déficit !)
        Le site où les citoyens pourront faire des propositions de lois (c’est comme si on me demandait, sous prétexte que je suis ingénieur, de faire les plan d’un Airbus futur !!)
        Interdiction de faire payer aux commerçants une taxe lorsque leurs clients utilisent la carte bleue. (Qui paye l’organisme qui gère les dépenses correspondantes ?).

        Il y a malheureusement une grande différence entre souhaiter des actions et savoir les rendre possibles et les réaliser. je pense que les gens ne se rendent plus compte de la difficulté des choses dans le monde actuel.

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