• La France, championne des quotas !

         Quand nos politiques ne savent pas comment résoudre un problème de répartition, ils ont une solution miracle : les quotas. La France est le champion de ce type de clé de répartition.

     

         Nos dirigeants -sauf autrefois le général de Gaulle - sont toujours en admiration devant les USA, de même d’ailleurs, que les patrons des grandes entreprises, et ils cherchent à copier les usages et modes de ce pays, sans se soucier si cela est adapté à notre mentalité européenne et notamment latine. Pire encore ils essaie d’importer en France les méthodes américaines lorsqu’elles sont périmées et que les américains sont en train de les abandonner.

        C’est le cas des quotas.

     

        Il y a 40 à 50 ans les quotas commerciaux ont été très à la mode aux Etats Unis et donc importés en France et c'est devenu une méthode courante de management des “vendeurs” auxquels on impose des “quotas minima de vente”  et dont une part importante de la rémunération dépendait de ces résultats. 

        Le résultat a été excellent à court terme et catastrophique à long terme.

        Les vendeurs ont fait tout et n’importe quoi pour augmenter leur ventes et ont vanté à outrance leurs produits, les ont vendus pour des fonctions auxquelles ils n’étaient pas destinés (voir par exemple le médiator comme coupe-faim) et finalement si les ventes ont été sur le moment, très stimulées, à terme les acheteurs se sont éloignés des entreprises en lesquelles ils n’avaient plus confiance.

        En outre, dans les périodes plus difficiles, imposer aux vendeurs des quotas trop élevés a créé une atmosphère tellement stressante qu’elle a entraîné des dégradations importantes de la santé les personnels.

        L’entreprise en a souffert à long terme et, de même que les primes de rendement basés sur des taux moyens de fabrication ont été abandonnées dans l’industrie, les quotas de vente sont aujourd’hui, maniés avec beaucoup plus de précaution, sous forme d’objectifs, liés à des conditions de moyens et d’environnement.

     

        Mais nos gouvernants actuels n’ont pas l’expérience des entreprises, et ils croient encore facilement que les quotas sont un moyen facile d’imposer à tous des règles autoritaires.

     

    La France, championne des quotas !    Certes il y a des cas où les quotas peuvent paraître utiles. Prenez le cas de la pêche : ils définissent pour chaque espèce de poisson des seuils de capture, fixant la limite du nombre de poissons autorisé à être pêchés..

        La pêche intensive pratiquée depuis des années a épuisé les stocks de poissons, dont la survie est massivement menacée. Thon rouge, cabillaud, hareng, plie, merlan, on ne compte plus les espèces de poissons en voie de disparition,.

         Il est donc impératifs de protéger nos ressources pour l’avenir et la persuasion et l’information ne suffisant pas, il faut bien mettre sur pied des moyens de répression éventuelle. C’est à la fois une question de survie des poissons et des pêcheurs.

        Mais ces quotas il faut les fixer et il faut donc faire des prélèvement, des comptages pour “estimer” la population des diverses espèces et évidemment les résultats sont sujets à contestation. Et il faut que les chercheurs soient ensuite capables de faire, à partir de ces données des modèles prévisionnels du développement des ressources.

     La France, championne des quotas !

        Le problème de la plupart des quotas, c’est justement la difficulté de leur fixation : on s’en est aperçu avec les quotas européens concernant le marché agricole et notamment le lait, pour lequel les quotas changeaient souvent, mais où, le jour où on les a supprimés, tout le monde a cru que c’était une aubaine, et la production a tellement augmenté que les cours se sont écroulés.

     

     

     

        Certains quotas mènent à la catastrophe : c’est le cas les études de médecine et des professions de santé.

        Autrefois les programmes et examens de médecine étaient les mêmes dans toute la France d’où une formation uniforme. Les concours n’intervenaient qu’au bout de quelques années (externat, internat), ce qui permettaient à ceux qui n’avaient pas la vocation de changer de voie.

        Aujourd’hui chaque faculté a une certaine autonomie de programme et un concours extrêmement sélectif intervient en fin de première année, sur des étudiants qui sortent à peine du bac et ne sont pas habitués aux études supérieures. Il y a pour chaque faculté un quota de reçus. 

        Cette méthode est profondément injuste car on constate que par rapport au nombre de candidats la proportion de reçus oscille entre 1/5 et 1/10 selon les endroits et rien ne garantit que le niveau est le même d’une fac à l’autre et donc que ceux collés à un endroit, ne seraient pas reçus en un autre.

        Sans compter que la sélection est de plus en plus élitiste et basée de moins en moins sur le souci de soigner autrui, le mérite et la rigueur intellectuelle, mais à la capacité de la famille de l'étudiant à payer des études « chères".

        Ces quotas ont conduit au manque actuel de médecins, aux salaires peu attractifs des professions de santé, et ils ont contribué, avec en outre la recherche d’un rentabilité mal conçue, à la dégradation de nos hôpitaux publics.

     Espérons que l’épreuve qu’a apporté le coronavirus incitéra à des réformes plus réalistes et moins technocratiques.

     

         Un autre problème flagrant de difficulté de fixation des quotas, alors que la “cause” est  louable : les gaz à effet de serre, le changement climatique et les besoins énergétiques, l'égalité homme femme….

     On ne se soucie pas de la réalité et on fixe des chiffres technocratiquement, à priori.
        Tous les quotas fixés dans ce domaine sont irréalistes : que ce soit les rejets de CO2, les normes sur les constructions irréalisables dans la pratique, le fait que l’on se préoccupe des constructions neuves alors qu’il faut cent ans pour renouveler le parc immobilier ancien ....

        Ce qu’il faudrait ce ne sont pas des quotas, mais de très nombreuses études (réalistes et non utopiques), à court, moyen et long terme, pour faire évoluer nos techniques de construction, de production d’énergie, et nos habitudes de vie.

        Je trouve normal qu'on recherche une égalité homme-femme, mais le quota 1:1 n'est pas toujours réaliste.
        Il est irréalisable si la population de départ - qui est la ressource - est très hétérogène, 

        Et puis est ce toujours souhaitable ? Les métiers où il faut exercer beaucoup de force sont plus adaptés aux hommes et ceux où il faut être très soigneux et précis mieux adaptés aux femmes. On ne peut envisager des quotas 1/1 dans les postes d’ingénieurs que si ce quota est auparavant réalisé dans l’enseignement de préparation à ces écoles.

     

         L’autre problème des quotas, ce sont leurs effets pervers.

        Deux cas sont flagrants : la police et l’immigration

    La France, championne des quotas !   Les quotas donnés à la police sont absurdes, car pourquoi y aurait il la même proportion de délinquants et de délits dans toutes les régions et agglomérations; ou parmi les diverses populations de conducteurs ? Déjà les prémices sont faux.

        Les conséquences sont dès lors néfastes car dans certains cas les quotas ne peuvent être atteints qu’en transformant de petites infractions en délits et cela devient la chasse aux petites infractions : un personne que je connais et qui a voulu s’évader (à moins de 100km de son domicile) après le confinement, qui a une vieille voiture peu équipée, a eu une amende pour avoir été à 134 km/h sur autoroute. Je défie qui que ce soit, policier ou pas, de savoir sans régulateur, maintenir une vitesse à au moins 5 km/h près et il vaut mieux quand même regarder plus souvent la route que son compteur.

     

        Le problème de l’immigration est bien plus complexe encore.

     La France, championne des quotas !   Il est certain qu’il faut mettre des limites, car l'immigration clandestine, même si on aurait envie de faire plaisir à tout le monde et d'accueillir tout le monde, n'est pas possible parce que cela pèserait encore sur les conditions de travail et de vie des gens déjà les plus défavorisés de notre société.

        Mais quand j’entendais dire, il y a quelques années,  que « la France offre un titre de séjour à 3271  informaticiens indiens et 514 ingénieurs chinois », j’ai l’impression qu’on ne réfléchit guère aux aspects pratiques et que tout n’est fait que  pour faire du vent et des “annonces”.

        Fixer des quotas de main-d'oeuvre immigrée par profession ou par métier, c'est facile à dire mais difficile à mettre en oeuvre. Ce ne sont pas les gouvernements qui décident de l'évolution de la situation économique et des besoins des entreprises. Au niveau de l'entreprise, ces besoins sont déjà difficiles à estimer à moyen terme, mais au niveau agrégé, c'est encore plus délicat et il faudrait organiser des réunions de concertation avec les employeurs, les milieux syndicaux, à l'échelon national et régional.. En admettant ensuite qu'un gouvernement estime avoir besoin de 1 000 ou 2 000 ingénieurs, il faut qu'il soit capable de préciser quelles seront leurs conditions de travail, où ces personnes vont travailler, leur salaire et d’autre part, il faudrait se concerter avec les pays concernés pour savoir s’ils sont d’accord pour fournir les contingents définis.

        De plus toute politique qui ne prendrait pas en compte la migration familiale ne peut pas espérer développer l'immigration de travail.

        Par ailleurs, fixer des quotas élevés, même si cela correspond à des besoins, passe mal dans l'opinion, surtout en période de chômage, ces quotas étant perçus comme le recours à une immigration de travail au détriment des français.       
        Quant à la fixation de quotas maximaux d’immigration, chaque année, après un débat au Parlement, un quota, avec un « chiffre plafond d'étrangers que nous accueillerons sur notre territoire » est sans doute nécessaire, mais cette politique si elle n’examine pas les situations au cas par cas et si elle passe par une traque sans faille des clandestins (qu'il n'est pas question, au moins officiellement, de régulariser), cela risque d’aboutir à des catastrophes comme le suicide ou la délinquance de certains clandestins.

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  •           La mort de Georges Floyd est un crime odieux et je comprend qu'il y ait eu de grandes manifestations pour demander que les policiers, auteur du meurtre, soient jugés. Cela d'autant plus que , même si le racisme a diminué aux USA, il est encore très présent , notamment parmi les électeurs de Trump, peu intelligents.
              Cela me paraît aussi normal qu'en France on exprime sa solidarité avec la famille de cette victime et la minorité noire américaine.
             Mais retrouve curieux que l'on refasse des manifs importantes en France, en mélangeant le racisme et les quelques bavures policières de l'an passé, à un moment où les commerces affaiblis par les manifestations successives de la SNCF, des gilets jaunes, dues à la réforme absurde des retraites, et par les trois mois d'arrêt à cause de la pandémie, sont au bord de la faillite.
             Cela me semble irresponsable, car il y a bien d'autres moyens de donner son avis dans un tel contexte, avec tous les moyens de communication dont nous disposons.

            Quand j'étais jeune, au lendemain de la guerre de 39-45, peu de gens en France étaient racistes. Les noirs, les musulmans, les italiens, les polonais, qui vivaient en France, étaient souvent devenus français et s'étaient intégrés dans la population, passaient inaperçus et étaient respectés.
            Par contre des caricatures de la presse passeraient aujourd'hui pour racistes, alors qu'elles ne choquaient alors personnes, pas même ceux qui étaient caricaturés.
           Je vous en montre un exemple, qui, à l'époque m'avait amusé :

    http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/plantecarnivore2-copie-1.png

        Un explorateur dans de lointaines contrées, tombait aux mains d’une tribu d’anthropophages.
        Ils commençaient  par le ficeler comme un saucisson  puis le mettaient dans une grande marmite d’eau froide. Il avait demandé pourquoi on le ficelait : la réponse avait été : “pour que tu tiennes dans la marmite qui est trop petite"
        A l’extérieur il faisait  très chaud et ce bain frais était agréable; dommage qu’être ficelé empêchait de nager.


    http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/explorateur.jpg     Un anthropophage aux sentiments humanitaires (eh oui cela existe ! ), dit “Vous allez voir, si on chauffe doucement, il ne s’apercevra de rien”
         Le feu est allumé sous la marmite, l'eau chauffe et elle est bientôt tiède.
        L’explorateur trouve cela plutôt agréable et continue à profiter de son bain en sifflant
        La température continue de monter. L'eau est maintenant chaude.
        C'est  un peu plus que n'apprécie l’explorateur, ça le fatigue un peu, mais  il ne s'affole pas pour autant..
        L'eau est cette fois vraiment chaude
        L’explorateur commence à trouver cela désagréable, mais il s'est affaibli,  alors il supporte et ne fait  rien.
    http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/marmite.jpg

           Il reste perplexe quand on lui demande de bien remuer les pieds pour que les pommes de terre et les carottes n’attachent pas au fond de la marmite.
           La température continue à monter jusqu'au moment où l’explorateur va tout  simplement finir par cuire et mourir.

    http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/indigenesbis.jpg

       Si le même explorateur avait été plongé directement dans l'eau à 50°, il aurait compris qu’il fallait réagir pour sa survie et aurait sans doute donné le coup de pied adéquat qui l'aurait peut être éjecté de la marmite et lui aurait permis de discuter du menu du repas..

     

     

               Mais, après tout, était-ce du racisme ? Toutes les photos que j'ai trouvées représentent les cannibales en noir et les pots-au feu en blanc, et ce sont donc les blancs les victimes, mais évidemment cela ne prouve pas qu'il n'y avait pas de cannibales blancs et d'explorateur noir !
             Peut être n'est ce que de l'humour noir !.

             Les sociétés évoluent. Qu'en est il aujourd'hui?
             Ceci est bien connu des psychologues et des hommes politiques : lorsqu'un changement s'effectue d'une manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du  temps aucune réaction, aucune opposition, aucune révolte .
            Si nous regardons ce qui se passe dans notre société depuis quelques années, nous subissons une lente dérive à laquelle nous nous habituons.
    http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/marianne-copie-1.jpg
        De nombreuses choses qui nous auraient horrifiés il y a 20, 30 ou 40 ans, ont été peu à peu banalisées et nous dérangent faiblement à ce jour,  ou laissent carrément indifférents la plupart des gens.

        Au nom du progrès et de la science, ou simplement en bourrant le crâne des gens d'idées fausses, les pires atteintes aux libertés individuelles, à la dignité , à l'intégrité de la nature, à la beauté et au bonheur de vivre, s'effectuent lentement et inexorablement avec la complicité constante des gouvernants et des victimes, ignorantes ou démunies.

               Le racisme est davantage stigmatisé qu'autrefois, mais au niveau des apparences, et en fait il a beaucoup augmenté. Beaucoup de gens croient à nouveau que les juifs sont tous riches et des exploiteurs financiers, que tous les musulmans sont terroristes ou veulent installer la charria en France, et que les noirs sont tous des gens peu instruits, enfin que ce sont tous des "étrangers" et des délinquants.
              Ces généralisations sont absurdes, mais d'un autre coté les personnes mises en cause ne s'intègrent plus comme autrefois dans la population française et forment des "communautés", et donc se font davantage remarquer et dérangent.
              C'est d'ailleurs tout aussi absurde de dire que tous les policiers sont racistes.

                                                                                                                  Une pub des années 50 pour une  
                                                                                                                  marque d'extincteurs

    http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/DownloadedFile-copie-2.jpg          Alors si nous ne sommes pas déjà à moitié cuits,  il faudrait peut être le coup de patte salutaire avant qu'il ne soit trop tard, pour nous sortir de la marmite.
              Peut être faudrait il réfléchir un peu avant de généraliser ainsi.?
              Peut être faudrait il se demander si organiser à lal fois une 
    manifestation contre le racisme et contre la police, est vraiment logique.
             Peut être faudrait il se demander si des manifestations certes importantes, sont une chose intelligente quand une partie des manifestants sont des anarchistes qui sont contre toute autorité étatique et contre la démocratie, venus en découdre avec la police, ou bien des casseurs et des voleurs qui ne pensent qu'à piller les magasins.

               A l'époque du numérique, ou il est facile de manifester sur les réseaux sociaux ou grâce à tous les moyens de communication, et par l'intermédiaire des journalistes, toujours à l'affût de sensationnel, on se demande vraiment si les manifestations dans la rue, qui engendrent des dégâts et des incidents, relèvent du raisonnable.

                                                                                           

            

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  • Le coronavirus va-t'il faire évoluer le monde ?

               La crise du coronavirus nous amène à réfléchir sur l’évolution de notre société et ses carences

               Dans ma ville, les queues s’allongent devant les magasins, et me rappellent la guerre de 40 lorsque j’étais enfant. Mais ce n’est pas parce que les magasins manquent de nourriture, mais parce qu’il faut se protéger du voisin et rester à au moins un mètre de distance. Alors on ne rentre dans les magasins que par paquets de dix, quand dix autres personnes en sont sorties.
               Ce n’est qu’une image banale, mais elle est le reflet d’une situation soudaine qui nous fait réfléchir sur nous mêmes mais aussi sur l’évolution de notre société, du rôle des entreprises et de l’Etat.
                                                          

     

               Nous sommes tous bloqués chez nous : en soi ce n’est pas si grave que cela. On a de quoi manger, on peut ouvrir la fenêtre quand il fait beau, on peut lire, écouter des CD ou voir des DVD,  regarder la télé ou aller sur internet, et on ne risque pas, comme pendant la guerre, qu’une bombe vienne exploser sur la maison.           

               Certes on est isolé, mais on peut communiquer avec sa famille : il y a le téléphone, skype, les réseaux sociaux, la messagerie sur internet.

     

               En fait ceux qui souffrent de la situation actuelle, et risquent leur santé, ce sont ceux qui sont obligés de continuer à travailler dans leur entreprise ou commerce, et surtout ceux qui soignent ceux qui sont malades, dans le cabinets médicaux, les hôpitaux, les EPADS, ou les infirmières libérales, et sont donc en contact avec eux
               Pourtant beaucoup de gens ont peur et certains se promènent dans la rue avec un masque plus une écharpe par dessus, ce qui ne sert strictement à rien, (sauf s’ils sont malades et alors ils devraient rester chez eux) car le masque ne sert qu’a arrêter les postillons et gouttes expulsées par la toux ou un éternuement et nous ne risquons rien à un mètre les uns des autres (et encore moins si, dans une queue ils nous tournent le dos).

     

               Du jour au lendemain le monde est devenu inquiétant, vidé d’humanité, et les gestes réconfortants - manger ensemble, s’embrasser, se serrer la main, discuter - sont maintenant interdits, par précaution tout à fait nécessaire, mais qui bouleverse nos attitudes et nos émotions.

               La peur nous guette, car dans notre société et surtout en France, la santé était considérée comme une chose acquise, d’une part par notre système de protection sociale et d’autre part parce que nos médecins étaient compétents et notre personnel soignant dévoué et efficace. Certes on savait que nos politiques négligeaient les hôpitaux publics, mais les conséquences, on ne les voyait pas. Cent mille lits d’hôpitaux ont été supprimés ces vingt dernières années  et les soins à domicile ne sauraient compenser des lits en unités de soins intensifs, et depuis un an, médecins et infirmières manifestent pour dénoncer les coupes budgétaires qui détruisent peu à peu nos hôpitaux.
               Les crédits de recherche - médicale et autre - ont été réduits au minimum, et les stocks de sécurité ont diminué, comme les masques, les médicaments, les vaccins.

     

              Mais il n’y avait pas de crise, alors on ne s’en souciait pas tellement !           

     

               Certes on sait que la mondialisation existe, mais on en connaissait que les méfaits économiques et les exils de ceux qui étaient confrontés à des situations dramatiques.

                L’Etat était censé garantir notre sécurité, mais il y a eu le terrorisme et les guerres du Moyen Orient, qui sont venu entamer cette certitude.

               Certes il y a le chômage qui est au dessus de nous comme une épée de Damoclès, les faillites, les délocalisations, le manque d’emploi, surtout pour les moins qualifiés. Mais on voyait une lueur d’espoir, l’emploi allait un peu mieux.

               En janvier on  a entendu parler de ce nouveau virus en Chine, mais la Chine c’est loin. Des cas au Japon, en Corée. Puis une alerte en France mais très bien maîtrisée.
               Puis tout à coup l’Italie contaminée, la réunion des évangélistes à Mulhouse, des aviateurs d’une base militaire revenant de Chine et c’est brutalement l’explosion de la maladie en France. On s’aperçoit que la mondialisation, c’est aussi celle du virus, et que les frontières n’existent pas pour lui.

     

              Et l’on découvre tout d’un coup , que l’on ne fabrique plus en grande quantité les masques et les respirateurs en France, qu’on manque de lits de réanimation et que les médicament sont fabriqués à l’étranger, notamment en Chine.

             On prend tout à coup conscience que les personnels soignants ne peuvent être efficaces, malgré leur savoir et leur dévouement, que s’ils disposent du matériel nécessaire.

     

              La crise actuelle est certes gérée au mieux par les pouvoir publics des pays, mais avec un mélange de gravité et d’hystérie, qui cache en réalité une énorme impréparation, et une évolution du rôle de l’Etat, qui lui a fait négliger la santé au profit de la politique et de l’économie. Et là, tout à coup, on s’aperçoit que, sans la santé, il n’y a plus ni économie, ni politique.

              Quand j’étais jeune ingénieur, c’étaient mes anciens, ingénieurs eux aussi, qui dirigeaient les entreprises et ils avaient le souci de ceux qui travaillaient : certes l’entreprise ne devait pas faire de perte, et devait rémunérer ceux qui lui donnaient des fonds, mais son rôle était aussi de procurer du travail pour que les gens puissent gagner leur vie, et subvenir à la vie de leur famille.
            Certains de mes camarades, dans le Ministère de l’Industrie, avaient la tâche de  ce qu'on appelait « l’organisation du territoire », c’est à dire de faire en sorte qu’il y ait des entreprises qui distribuent du travail et qui par ailleurs, produisent en France, les produits et denrées stratégiques, nécessaires à la poursuite de notre activité, même si un de nos partenaires étrangers faisait faux bond.
              Maintenant tout cela n’existe plus, les sociétés sont dirigées par des financiers, l’Etat devient libéral et mondialiste et ne pense que finances et à réduire ses dépenses, ainsi que le coût du travail. L’entreprise doit « produire des richesses » et faire le maximum de profit et ne se sent plus responsable de fournir des emplois. Donc les salaires doivent être au plus bas et on délocalise là où ils le sont. Les états sont aux mains des investisseurs financiers, donc préoccupés par leurs dettes et accaparés par la sécurité et les relations internationales gangrénées par les guerres entre religions et ethnies, qui se disputent le pouvoir politique.

     

             La politique et le goût du pouvoir rendent aveugle. Plutôt que prendre tout de suite les mesures pour endiguer la dissémination du virus, on a attendu car on voulait maintenir les élections municipales. On a attendu de se rendre compte de la pénurie des moyens de soins pour essayer d’y faire face et de passer les commandes nécessaires. Certes les mesures prises sont bonnes, mais très tardives. On aurait notamment pu se rendre compte, début janvier, par exemple, du faible niveau des stocks de masques.

             Finalement la crise sanitaire était aussi impréparée et mal réfléchie de la réforme des retraites absurde et l’économie est à l’arrêt.

            Mais seul l’Etat a pu gérer cette crise. Les GAFA sont impuissants vis à vis d’un virus et Amazon ne peut qu’expédier des colis. Peut être que Google devrait se demander si des recherches médicales ne sont pas plus utiles qu’une voiture robot sans chauffeur.

            Cette épidémie va causer des dommages économiques importants, des faillites et du chômage en résulteront, une croissance négative, et cela affectera le monde entier, les économies asiatiques ayant des chances d’en sortir les plus fortes. 

            Les banques, les entreprises et les sociétés financières vont devoir en supporter les charges, aux côtés de l’Etat, une fois cette crise terminée. Elles devront porter le fardeau de la reconstruction économique, même si cet effort collectif ne génére que peu de profits. 

            L’Etat devra tirer les leçons de la crise. Il devra se demander si notre société n’est pas trop occupée à réaliser des bénéfices, et à exploiter la terre et la main d’œuvre, sans se soucier des conséquences. La crise a montré que l’économie n’existe pas si la sécurité et la santé des personnes n’est pas assurée. 

           La mondialisation et le capitalisme tel que nous l’avons connu doivent changer car ils profitent de la garantie de sécurité, santé et éducation qui est fournie par les Etats, et si seuls les Etats peuvent gérer une crise d’une telle ampleur, ils ne pourront pas nous faire sortir à eux seuls de cette crise : il faudra que les entreprises contribuent au maintien des biens publics, dont elles ont tant bénéficié.

           Le retour en France de certaines fabrications stratégiques  devra en particulier être envisagé, malgré son coût plus élevé qu’une fabrication dans les pays à bas coûts.

           Et quand je vois l’envoi d'un million de masques par la Chine à l’Italie, récupéré par la République Tchèque - puis rendus heureusement - je me pose des questions sur l’avenir de l’Europe et je continue de penser qu’on aurait dû rester dans une Europe limitée de 17 membres, sans un certain nombre de pays, qui égoïstement ne pensent qu’à eux mêmes.

     

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  • Les cloches ne vont pas à "Roms" qu'à Pâques !

         J'ai entendu à la télévision un élu local qui était parti en guerre contre les "immigrés roms et leurs roulottes" et qui voulait qu'on leur interdise l'accès en France, tout en montrant des scènes d'expulsion qu'il approuvait, à grand renfort de propos xénophobes.
         Cela me rappelle la polémique qui avait eu lieu, il y a dix ans au sujet des noms et plus généralement des campements de nomades.
         J'ai été regarder sur internet quelques statistiques et je je suis tout de même étonné de constater que l’opinion française est à 40 % favorable à l’expulsion des roms, sans distinction entre les divers nomades, ni entre les conditions d'occupation d'un terrain ou de salubrité.

         Parmi les gens en caravane, il y a des Gitans, des Tziganes, Manouches, Romanichels, Bohémiens, Sintis; des roms, mais aussi des français, des gens du voyage et des vacanciers.
        Les Roms à l’origine étaient issus d’Inde, mais qui ont émigré sur les rives de l’aAtlantique, voire en Amérique  (et ROM veut dire “être humain” !!). Il y en a beaucoup en Roumanie. Les langues, les religions, les coutumes qu’ils pratiquent sont en général celles des pays où ils vivent.
        Les "gens du voyage" sont en fait, une catégorie juridique définie par deux décrets de 1972, qui se référaient à la loi de 1969 sur l'exercice des activités économiques ambulantes. C’était autrefois les “colpolteurs” et les “nomades” : des commerçants ambulants.
        Une catégorie bien connue est constituée par les cirques et théâtres ambulants.
        Beaucoup de noms pratiquent effectivement un commerce mobile, mais, avec le chômage et la misère en europe centrale, il y a aussi beaucoup d’émigrés qui sont au chômage, des pauvres qui mendient. Je pense qu’on n’est pas assez conscient que 100 €, qui n’est pas une très grosse somme en France, est un apport important pour un habitant pauvre des ex-balkans.
        Mais il y a aussi des français qui vivent en caravane car cela les dispensait jusqu’à présent de la taxe d’habitation !
        Il y a environ 160 000 gens du voyage en France, mais ce recensement est très approximatif.
        La loi Besson  du 31 mai 1990 oblige les villes de plus de 5 000 habitants à prévoir des emplacements de séjour pour les nomades, ce qui a pu amener des situations complexes pour les communes proches de cette limite, qui n’ont pas de terrain viabilisé assez grand et des finances modestes.

        L’hostilité de certains aux nomades est en fait un énorme amalgame et une généralisation malheureuse.
        En Bretagne par exemple, il y a surtout des caravanes de touristes et de cirques l’été, les camions mobiles des commerçants des marchés et fort peu de roms ou autres. Mais les touristes ne se comportent pas toujours de façon exemplaires et la population de la campagne a un mauvais souvenir de rassemblements de quelques milliers de personnes pour faire une fête, dans lesquels malheureusement une petite minorité se drogue, se saoule et laisse les lieux dans un état lamentable, après quelques nuits très bruyantes.
        Rien à voir avec les Roms, mais l’amalgame est dans les esprits : manque de bon sens !
        En région parisienne beaucoup de cambriolages sont effectués par des gens des pays de l’est de l’Europe. Des vols à la tire ou des voies de faits aussi, mais c’est loin d’être la majorité des cas. Mais l’opinion publique est inquiète de cela et elle fait l’amalgame entre ces personnes particulières en nombre limité qui commettent des délits et qui sont pour elle des “romanichels” et l’ensemble des Roms. Là encore généralisation intempestive.
        En campagne c’est vrai que lors de l’arrivée de certaines caravanes, les vols de volailles ou les petits larcins augmentent , mais ce n’est pas le cas à chaque fois, mais les esprit associent vols et nomades.
        Il faut reconnaître que pour un maire, ce n’est pas toujours facile d’avoir un terrain viabilisé adéquat et qu’à défaut les caravanes s’installent n’importe où (c’est parfois vrai aussi pour les touristes). Le problème est que les nomades sont en groupes nombreux, souvent pauvres, que les conditions d’hygiène des campements sont souvent mauvaises et que le bruit peut être gênant quand le campement est trop proche d’habitations.

        Il y a donc des nuisances certaines dues à certains nomades en raison de la malhonnêteté ou de la pauvreté, mais qu’ils soient français ou étrangers, Roms ou autres et pas uniquement de la part de nomades !
        Il est difficile d’empêcher un certain nombre de gens d’en être victimes, de vouloir que cela cesse et de faire ensuite un amalgame et une généralisation.
        Mais les personnes de bon sens et à fortiori le gouvernement devrait faire en sorte d’informer, de dénoncer cette erreur et de prendre des mesures qui visent les vrais coupables.
        Au lieu de cela il encourage, par ses paroles et sa politique d’expulsions, la généralisation anormale faite par une partie de la population, en espérant gagner ainsi quelques voix, ce qui est honteux..
        Personnellement, que l’on mette en prison et que l’on soumette à la justice une personne, française ou pas, rom ou pas rom, qui a commis un délit avéré, je trouve cela normal.
        Que la justice (les tribunaux) après jugement, ordonne de reconduire à l’étranger un groupe de caravanes dont les occupants sont à l’origine d’exactions, je n’y trouverais rien à dire.
        Que le préfet ne laisse pas occuper longtemps des terrains privés par des caravanes et cherche à les loger à un endroit moins dérangeant, c’est normal. C'est son travail.
        Que la gendarmerie les recense ou contrôle des papier, c’est son rôle : je lui présente sans rechinier mes papiers et ceux de mon véhicule quand on me le demande.

        Par contre les taxer d’émigrés clandestins me paraît un amalgame dangereux car ils sont citoyens européens.
        Mais détruire leurs caravanes au bull-dozer, séparer les femmes les hommes et les enfants pour les expulser, comme un l’a vu faire à la télé, et cela même s’ils avaient commis de petits délits et à fortiori s’ils n’ont rien fait de mal, est scandaleux et rappelle, pour les vieilles personnes comme moi, malheureusement des pratiques des nazis vues pendant la guerre.

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  • La réforme des retraites (3)

              J’ai déjà fait deux articles sur la réforme des retraites et les grèves et j’étais assez critique tant envers le projet du gouvernement, que je considère comme un modèle de technocratie utopique, irréaliste et injuste, que vis à vis des grèves menées par les syndicats, car, si elles sont longues et paralysent les transports, ce n’est pas le moyen d’obtenir des modifications des textes de loi, et par contre cela pénalise les usagers et l’économie.
              Tout le monde n’a pas le même avis, c’est normal et un lecteur m’a envoyé un mail me disant  «  tu critiques beaucoup, mais puisque tu es aussi malin, qu’aurais tu fait de mieux à la place d’une part du gouvernement et d’autre part des syndicats.

               A la place des syndicats, devant le texte actuel, j’aurais eu la même réaction de rejet, mais je n’aurais pas déclenché une grève longue qui a de gros inconvénients :
              D’une part elle pénalise énormément les usagers et l’économie et l’opinion publique, plutôt favorable au début aux revendications syndicales, s’est peu à peu détournée d’eux, notamment face aux difficultés de déplacement pendant les vacances de fin d’année et en région parisienne
              D’autre part les jours de grève ne sont pas payés et les grévistes ont, comme nous tous, besoin d’argent pour vivre, et ne peuvent tenir indéfiniment sans salaire. Le gouvernement laisse donc pourrir la situation, et attend que la reprise du travail devienne indispensable, faute d’argent, même si l’on n’a rien obtenu.
               Les ministres habitent en général dans leur ministère et ils ont une voiture avec chauffeur, alors la grève des transports ne les perturbe pas beaucoup.
               L’attitude des syndicats (CGT et FO principalement) est donc une erreur, ce que confirme bien la réalité, puisqu’ils n’ont rien obtenu alors que tous, grévistes comme usagers, commerçants et entreprises ont été tous pénalisés. Et les conséquences sur l’économie sont désastreuses, par le manque à gagner et la désaffection des clients.

               A la place des syndicats, j’aurais organisé deux ou trois journées de grèves et de défilé, pour montrer l’importance des mécontents hostiles au projet, mais j’aurais limité les perturbations à ces trois jours, et en dehors des fêtes de fin d’année. J’aurais ainsi préservé l’appui de l’opinion publique et les finances de mes adhérents.
              Par contre, pour agir sur le gouvernement, et surtout sur les députés et candidats LRM, j’aurais utilisé les quelques fonds dont je dispose à imprimer de nombreux tracs et j’aurais multiplié les interviews et articles sur les journaux et les médias, internet et télévision, en dénonçant tous les défauts du texte de loi, notamment son caractère imprécis quant au futur niveau des retraites, et en appelant tous les français qui n’approuvaient pas ce projet de loi, à voter pout d’autres candidats que ceux du LRM, aux élections municipales, puis aux législatives et à rechercher un autre candidat aux futures élections du Président en 2022
              Tout politique n’a qu’une hantise, celle de ne pas être réélu, et la menace d’une telle campagne de communication aurait bien plus d’influence sur le gouvernement et les députés que les grèves et l’opinion publique lui serait en majorité favorable, si cette communication était bien faite.

               A la place du gouvernement je n’aurais jamais imaginé ce sytème de retraite universel qui forcément heurte la majorité du fait que tous les métiers sont différentset que l'on porte atteinte à toutes les habitudes et les avantages acquis depuis des années.
              En ce qui concerne la SNCF, la dernière réforme de 201! prévoyait la mise en concurrence européenne et la fin du statut pour les nouveaux embauchés. C’était l’équivalent de la « clause du grand-père ». Alors pourquoi vouloir aller plus loin : c’était de la provocation !
               Et pourquoi se presser tant, sans presque aucune discussion et sans même avoir étudié la situation de nombreux métiers et l’état d’esprit correspondant.
               Certes il faut atteindre un équilibre financier, mais cela tout le monde en est conscient, et tout le monde sait que la longévité augmente et que le rapport actifs/retraités diminue. L’opinion publique comprend qu’il faut modifier certaines choses, mais imposer le même âge de départ en retraite est absurde, les métiers ayant une pénibilité différente.

               Le président Macron avait dit un jour qu’il préférait augmenter le nombre de trimestres nécessaires pour avoir une retraite à taux plein, plutôt que de fixer un âge légal. Pourquoi diable a t’il changé d’avis ?. Certes cela augmente le nombre d’années de travail, donc l’âge de départ, s’il faut plus de trimestres, mais cela se module de façon beaucoup plus souple. D’une part ceux qui ont commencé à travailler jeune peuvent partir plus tôt, et d’autre part on peut accorder des bonifications de trimestres dans certaines circonstances : pénibilité, grossesse, chômage…ce qui permet de rendre le système plus juste. Et on peut choisir de partir plus tôt avec une retraite inféreure au taux plein.

              Dès lors il n’aurait pas fallu tout de suite faire une loi sur un système complet, mais lancer des études et discussions par secteur, par métier, qui examineraient les règles actuelles et les modifications possibles et raisonnables et notamment les problèmes d’évolution des carrières et des métiers en fonction de la pénibilité et donc les aménagements à apporter aux différents régimes. 
             
    En particulier face à des régimes spéciaux qui fonctionnaient bien (comme par exemple la plupart des professions libérales et n’étaient pas en déficit, pourquoi les modifier. Tout au plus pouvait on regarder s’il n’y avait pas quelques règles abusives. Et leur confisquer leurs réserves qu'on versé leurs adhérents est une véritable spoliation. 
             
    En fait Jean-Paul Delevoye, outre qu’il avait peu de scrupules à cumuler sa rémunération de ministre avec des émoluments privés, a bâclé son travail, qui n’était qu’un projet technocratique sans étude sérieuse de la multitude des cas. Son projet aboutit parfois à des situations grotesques : par exemple l’application du projet aux infirmières libérales qui doublerait leurs cotisations, sans augmentation de leur retraite et sans qu’elles puissent augmenter leurs tarifs règlementés par la Sécurité sociale.

               Le régime par points a un gros inconvénient : le montant de la retraite dépend de la valeur du point, et celle-ci est à la merci des gouvernants. Et par ailleurs c’est difficile d’estimer les points du début de carrière, et les études étant plus longues en moyenne, on entre plus tard dans la vie active. Il était plus simple pour les travailleurs du privé de ne tenir compte que des 25 dernières années.
              Quant aux fonctionnaires il est à peu près impossible  de savoir ce qu’entraînera le sytème par point, même avec l’intégration des primes, par rapport au système actuel de 70% du salaire des six derniers mois, sans les primes. (qui sont très variables).  Je crains en particulier que pour les enseignants, le nouveau système n’entraine, malgré l’augmentation de salaires qui va coûter cher à l'Etat à court terme, (et donc aux contribuables), et en définitive, une baisse du niveau des retraites;

               Finalement le projet actuel va aboutir, vu les contestations et pour sortir de la crise, à un système bancal où l’on n’aura plus aucun idée du montant de sa retraite future, et donc où tous craindront d’avoir des retraites plus faibles
               Par ailleurs de nombreuses catégories de métiers auront obtenu des dérogations diverses et on aura de nouveau affaire à des systèmes divers. Mais certains n’auront rien obtenu et se sentiront oubliés et lésés, notamment ceux dont la pénibilité du travail ne sera pas reconnue.
               Et, en fait d’économies, on se rend compte de plus en plus que ce projet d’unification univer-selle, va finalement coûter plusieurs milliards chaque année à l’Etat par rapport à la situation actuelle, et finalement ce sera la contribuable qui va payer cet excédent, alors que l’on aura fait un maximum de mécontents.

               Je pense que c’est ce qu’on m’a toujours appris à éviter en management : la solution « perdant - perdant ». Je pense que ces erreurs vont coûter cher au LRM et à Messieurs Macron et Phiilippe.
              Monsieur Macron aurait mieux fait de s’occuper de nos hôpitaux que des retraites et, s’il avait dirigé du personnel en entreprise, il aurait su que, plus un projet et important et délicat, plus il faut en étudier tous les aspects et plus il faut une communication précise, objective, pragmatique et compréhensible par tous.

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