•           J'ai trouvé sur la revue "Pour la Science", un article extraordinaire sur les "fleurs de glace" et je voudrais vous en montrer des photos..
              La plupart des fleurs de glace émergent de tiges de plantes desséchées et mortes. L'eau du sol monte par capillarité et émerge peu à peu par des pores et gèle au fur et à mesure de sa sortie, formant ainsi une structure vaporeuse, qui peut avoir des formes complexes si la tige comporte des ramifications. C'est le cas des six premières photos ci après
              Mais on peut avoir aussi des fleurs de glace issues de plantes vivantes, l'eau de la plante sort également par des pores de tiges coupées, car elles seules gèlent suffisamment, les feuilles protégeant les autres tiges du gel.
               Les deux dernières photos représentent des rubans de glace, non de plantes, du sol pour la première, l'eau contenue dans le sol émergeant au travers de pores de la terre et pour la deuxième photo, le ruban de glace émane de tutauteries, qui avaient une petite fente.
               Malheureusement elles sont aussi fragiles qu'éphémères.

               Admirez ce que fait la nature. (les photos sont de James R Carter, professeur de géographie et géologie à l'université de l'Illinois aux USA.

    http://lancien.cowblog.fr/images/Fleurs4/fleurglace1.jpg

    http://lancien.cowblog.fr/images/Fleurs4/fleursglace2.jpg











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    Fleurs de glace.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Fleurs de glace.

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  • Je vous avais déjà présenté ici deux séries de sculptures de Jean-Pierre Auger, l'une faite avec des matériaux de récupération, (18/03/18), les autres plus classiques en bronze ou en acier (27/04/18).

    En voici quelques autres  qui à mon sens valent la peine d'être connues et admirées, notamment pour leur "mouvement".

    Voici d'abord cinq couples dont  Pierrot et Colombine dans la lune.


    http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/hommefemmeenfant.jpg

    http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/coupleailesassis.jpg




























    http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/couplelivre.jpg

    http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/Couplelune.jpg
















    http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/Pierrotlune.jpg

    et une sirène :

    Sculptures de Jean-Pierre Auger

    et d'autres couples réalistes&és avec des matériaux de récupération : un couple fait avec de gros crochets :

    http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/couplecrochet.jpg

    http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/femmepotpoignees.jpg



























     


    Une femme et ses ustensiles à partir de poignées de portes et de tiroirs (ci-dessus), et trois couples faits de morceaux de haches, d'articulations  et de pinces (ci-dessous).

    http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/couplearticule.jpg
    Sculptures de Jean-Pierre Auger

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    http://lancien.cowblog.fr/images/ArtMonuments/couplepinces.jpg

     

     

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  • Errare humanum est, et pour le singe aussi.

        Nous savons (presque) tous qu'il est impossible de prédire l'avenir, mais beaucoup lisent quand même leur horoscope dans le journal et certain(e)s y croient même.
        En ce qui me concerne je m’en tiens au sketch du regretté Raymond Devos, dans lequel il avait lu sur son journal qu’il aurait un accident d’auto, et celui-ci ne s’étant pas produit, il a vérifié, alors qu’il conduisait, en regardant sur son journal s’il s’était trompé de jour, et il était alors rentré dans la voiture arrêtée devant lui ! lool
        Cette constatation de notre tendance à croire aux horoscopes, démontre, outre une profonde incohérence dans nos esprits, que nous sommes probablement programmés pour rechercher la moindre parcelle d'information relative à notre avenir.
        Je ne suis pourtant pas sur que connaître notre avenir serait bénéfique, surtout si nous ne pouvions alors agir dessus! Heureusement la machine à remonter le temps n’est qu’un rêve, peut-être réalisable à condition d’avoir une masse nulle, ce qui n’est jamais le cas, même pour les anorexiques.

        Mais j’ai lu un compte-rendu de recherches intéressant à ce sujet.
        Les coupables auraient été identifiés : il s'agit des neurones dopaminergiques de nos "centres de récompense” dont je vous ai souvent parlé Ils sont généralement actifs lorsque l'on attend une chose agréable, mais on sait maintenant qu'ils sont avides de toute forme d'information au sujet des gratifications que nous pourrions obtenir dans un avenir proche ou lointain.
    Errare humanum est, et pour le singe aussi.    Des expériences ont été menées chez le singe, des macaques rhésus (qui me ressemblent un peu mais n’ont pas de lunettes), qui manifestent le même comportement que l'amateur d'horoscope : lorsqu'il a le choix entre attendre un heureux événement (un petit ou grand verre d'eau sucrée] ou obtenir une information sur l'amplitude de cet événement (une image lui annonçant la taille du verre à venir), le singe est irrésistiblement attiré par l'image. En outre, il cherche à obtenir l'information le plus tôt possible, si on lui laisse le choix entre des renseignements immédiats ou différés.

        Notre cerveau est équipé des mêmes neurones dopaminergiques que le singe, et indépendamment de nos espoirs et de nos craintes, nous voulons savoir ce qui nous attend. Si nous lisons naïvement des horoscopes dont nous savons pourtant  qu’ils ne prédisent rien que nous ne sachions déjà,, c'est peut-être parce que les neurones dopaminergiques échappent en partie au contrôle du raisonnement rationnel et de l’esprit critique de notre cortex préfrontal. Nous ne sommes pas entièrement rationnels, nous avons un cerveau émotionnel, et par ailleurs il nous faut rêve et espoir pour rester heureux.

        Hum, je suis jaloux et mortifié, les petits singes “rhésus” dont je vous montre les photos sont plus mignons que moi, pauvre ouistiti. !

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    Les perceptions subliminales.

         Je rappelle d’abord ce que je vous ai déjà expliqué dans d’autres articles, qu‘une information est subliminale lorsqu’elle est au dessous du seuil de perception consciente de notre cerveau (principalement vision et audition) et que donc nous n’en n’avons pas conscience.
        Au dessous d’un autre seuil minimal, plus bas, elle ne peut plus être perçue du tout par nos sens, mais au dessus de ce seuil minimal  mais en dessous du seuil de perception consciente, nos sens perçoivent l’information, mais de façon inconsciente. (on parle de “perception subliminale”)
        Le problème est de savoir dans quelle mesure le cerveau la traite quand même et donc si une telle perception subliminale peut néanmoins nous influencer.


        J’entendais l’autre jour  au journal télévisé parler de la campagne présidentielle américaine et des irrégularités que l'on reprochait à Donald Trump dans ce domaine.
        Ce n'est pas nouveau dans les campagnes présidentielles américaines, et il faut se rappeler la campagne présidentielle de 2000, qui avait été le théâtre d'un débat enflammé sur l'effet potentiel des images subliminales à la télévision, dont avait été victime l’américain Al Gore, qui a été vice-président de Bill Clinton et qui est un passionné d’écologie, chose rare aux USA.

        Les partisans de son adversaire Georges Bush avait réussi à faire projeter  de façon périodique, pendant les discours d’Al Gore à la télévision, le mot “rats”.
         Les téléspectateurs ne pouvaient pas l'apercevoir, car le temps d'exposition (30 millisecondes) était insuffisant pour que le mot soit accessible à la conscience.    
        Néanmoins, les adversaires de G. Bush et partisans d’Al Gore ont allégué que la perception, même inconsciente, d'un tel mot, pouvait susciter un malaise ou une peur diffuse qui restait associée à AI Gore et faussait les élections;.

        Devant la fureur déchaînée par cette affaire, Joel Weinberger de l'Université de NewYork, a projeté à ses étudiants de courts messages télévisés pour l'élection d'un délégué, en insérant des images subliminales représentant, soit le mot “rats”, soit le mot “star”,qui est l’anagramme de rats, soit l'inscription dépourvue de sens “xxxx”. Des questionnaires ont ensuite été distribués aux 240 participants, qui devaient noter diverses qualités des candidats : honnêteté, compétence, etc.
        J. Weinberger a constaté que, si les participants appréciaient un des candidats avant l'expérience, l'inscription “rats” n'avait pas d'effet. En revanche, lorsqu'ils étaient indécis, l'inscription faisait légèrement baisser les notes attribuées pour l'honnêteté ou la compétence alors que l’inscription “star” les favorisait légèrement..

        La polémique avait fait se souvenir qu’en 1962, un chercheur en sciences du marketing, James Vicary, a révélé qu’ en 1957, il avait, à des fins commerciales, favorisé les ventes de Coca-cola en projetant des slogans « Buvez du Coca-Cola » de façon subliminale durant la projection des films à la télévision.
        Il est connu également que les Russes et les Vietnamiens se sont servi de telles méthodes, associées à des psychotropes, pour faire des “lavages de cerveau” de leurs prisonniers.
        Apparemment, les mots subliminaux ont un effet sur le psychisme et le comportement, mais il en manquait à l’époque, une preuve biologique.
       
        Différentes équipes ont montré que l'on perçoit de façon subliminale des objets et des nombres. Concernant les mots, il a été établi que le cerveau perçoit leur structure de façon inconsciente, mais on n'était pas certain qu'il déchiffre leur sens.
        Plus récemment, les neurobiologistes Lionel Naccache et Raphaël Gaillard de l'Hôpital de la Pitié Salpêtrière à Paris (unité INSERM 562), ont montré que l'on est également sensible au sens émotionnel d'un mot montré de façon subliminale.            
        Chez des patients nécessitant une opération du cerveau, à qui ils avaient implanté des électrodes dans les centres amygdaliens, (qui s'activent notamment lorsque l'on reconnaît l'émotion exprimée par un mot et qui sont à l’origine des réactions de peur), ils ont présenté des mots pendant 30 millisecondes, ce qui les rend inaccessibles à la conscience... et notamment le mot "danger" a activé les centres amygdaliens, ce qui montre que le cerveau a reconnu la peur, émotion exprimée par le mot danger.
        Si l'impact des images subliminales est avéré, on ignore pour le moment, pendant combien de temps il s'exerce. Diverses expériences ont suggéré que l'effet physique des messages subliminaux ne dure que 150 millisecondes, mais on ignore ensuite quel sort leur réserve notre mémoire inconsciente. Si vous êtes assis dans le métro et qu'un mot d'une affiche publicitaire atteint  votre rétine sans que vous n'en ayez conscience, il est possible que cet effet se prolonge pendant tout le voyage.

         L'affirmation "je ne crois que ce que je vois" est décidément ambigüe.

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  • Ne vous débarrassez pas trop vite du pensum des excuses.    Nous faisons tous des erreurs, dont certaines sont préjudiciables à autrui, et il n'est jamais facile de s'excuser. 

        Les excuses supposent de reconnaitre que l'on a mal agi, que l'on s'est trompé, et donc notre amour-propre en souffre.
        Malheureusement, il ne suffit pas de s'excuser pour être pardonné : selon une étude de l'Université d'Amherst dans le Massachusetts, encore faut-il présenter ses excuses au moment opportun sinon elles manquent leur but.

        Après avoir fait une enquête statistique détaillée auprès de leurs étudiants, les psychologues ont constaté que le pouvoir d'apaisement des excuses augmente avec le temps: les excuses trop précoces laissent un sentiment de frustration, et celles qui viennent plus tard parviennent plus facilement à calmer et satisfaire les personnes blessées. Il ne faut donc pas se précipiter mais attendre que le temps apporte son apaisement. (pas trop longtemps non plus, car l'offensé sera plus réticent).

    Ne vous débarrassez pas trop vite du pensum des excuses.    Les chercheurs ont ensuite monté plusieurs types de jeux de rôles qu’ils faisaient jouer par plusieurs étudiants deux à deux, simultané-ment pour qu’il n’y ait pas de communication et une statistique était faite sur les résultats de chaque type de scénario.
        Cette étude a montré que si, pour répondre aux reproches de l’autre, on s’excuse tout de suite, en trouvant toutes sortes de raisons, on ne sera probablement pas pardonné, même si on assure qu’on ne vous y reprendra plus.
        Elle montre qu’il est préférable de  laisser d'abord longuement parler la personne blessée,   exprimer ce qu'elle a ressenti, ses inquiétudes et sa colère.
    Ce n’est qu’ensuite qu’il faut invoquer son pardon et essayer de dire simplement en termes clairs et émouvants, la vérité sur la raison de l’offense et sur les regrets que l’on a de l’avoir faite, en expliquant le plus sobrement possible les raisons de son erreur.

        Selon les psychologues, les excuses ont une fonction réparatrice à condition de reconnaître toute l'étendue de l'offense. C'est pourquoi il faut prendre la peine d'écouter; après une offense, le temps nécessaire à la personne offensée pour faire sentir tout son ressentiment par un discours peut être relativement long.
        Dans ce cas, l'offenseur doit attendre, et supporter calmement les remarques hostiles de sa victime pendant tout le temps nécessaire. Ce qui rend les vraies excuses difficiles, mais d'autant plus efficaces.
       
        C’est vrai que, moi le premier, quand on a le sentiment d’avoir fait une erreur, on est pressé de se débarrasser de la corvée des excuses et on a tendance à aller trop vite, et à multiplier dans nos explications, les raisons qui nous ont poussées à l’erreur, pensant ainsi paraître moins coupable.
        Sans doute devrions nous changer noe habitudes maladroites.

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