• Aujourd’hui nous allons examiner quels sont les grands acteurs responsables du climat sur notre planète.

        Rappelons nous d’abord que toute l’énergie qui fait fonctionner la machine climatique provient du soleil et principalement de la lumière et la chaleur qu’il nous envoie.
        Cette énergie est transportée de l’équateur vers les pôles  par l’atmosphère d’une part : les vents et le cyle de l’eau, et d’autre part, par les océans : les courants marins.

        Le cycle de l’eau :

        Vous le connaissez bien : on a dû vous apprendre cela en CM1 ou CM2; cela correspond au schéma suivant :

     http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/ACycle.gif

        La chaleur apportée par le soleil est absorbée par les océans et la végétation et l’eau s’évapore dans l’atmosphère sous forme de vapeur et de minuscules gouttelettes en suspension dans des nuages.
        Le nuage se refroidit et à partir de micro-particules la vapeur se condense, les gouttes grossissent d’où les chutes de pluie ou de neige sous l’effet de la pesanteur quand gouttes et flocons ont un poids suffisant pour tomber.
        La neige fond, l’eau ruisselle, est captée par des nappes souterraines, et ruisseaux et rivières la ramènent aux océans.
        Une chose intéressante : l’amplitude du phénomène :
        - la microparticule de condensation : 0,1 micron = 10-4 mm.
        - la goutte d’eau dans le nuage : 10 microns = 10-2 mm.
        - la goutte de pluie : 1mm
        - le nuage épaisseur du mètre au km : 103 à 106 mm
        - une formation nuageuse importante :1000 km soit 109 mm   
    soit une dynamique de 1013, ce qui est énorme.
       

        Les vents dans l’atmosphère :
       
        Vous voyez sur le schéma les principaux types de vents qui soufflent de l’équateur vers les tropiques, les alizés, des zônes subtropicales vers les cercles polaires, et en provenance des pôles.
        Nous en avons parlé dans le précédent article, et je rappelle seulement que, relativement chauds en surface, ils sont compensés par des courants froids circulant en sens inverse en altitude et qui ramènent de l’air froid aux points de départs. (voir les flèches bleues et rouges sur la coupe de l’atmosphère sur le schéma).

    http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/vents.jpg

        De plus à des endroits ou il y a de forts gradients de pression et à la limite de fronts chauds et de fronts froids se forment ce que l’on appelle les courants-jets.
        Un courant-jet (en anglais : jet stream) est un flux d'air rapide et confiné que l'on trouve dans l'atmosphère à des altitudes comprises entre 6 et 15 km. Les courants-jets ont plusieurs milliers de kilomètres de longueur, quelques centaines de large et seulement quelques kilomètres d'épaisseur.
        Dans un courant-jet, la vitesse du vent croît très vite à mesure que l'on se rapproche du centre du courant. Au sein de ce dernier, la vitesse moyenne est estimée à environ 25 m/s (ou 100 km/h), mais la vitesse maximale peut dépasser 100 m/s (ou 360 km/h).
        Les vents sont donc des sources importantes de déplacement de chaleur sur la surface de la planète et par cette action participent à la machine climatique.
         Les pilotes de ligne connaissent bien ces courants, car ils s'en servent pour diminuer les temps de parcours et les consommations de carburant.


        Les courants dans les océans :


        Le schéma ci-dessous résume la principale circulation d’eau dans les océans sous forme de courants marins.

    http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/courants.jpg

        Les courants de surface “chauds” sont poussés par les alizés, ou au delà des tropiques par les vents d’ouest, mais cette circulation est également due aux différences de température et de salinité. (on l’appelle la circulation thermo-haline).
        En surface ce sont les vents dominants qui sont la principale origine de ces courants, qui sont également déviés par l’accélération de Coriolis.
        Les courants de surface concernent environ 10% de l'eau des océans. Ils se limitent généralement aux 300 premiers mètres en profondeur.
        Les vents n'ayant plus d'influence après quelques centaines de mêtre de profondeur, ils ne peuvent être les moteurs des circulations océaniques profondes. Les courants en profondeur, assimilables à des rivières souterraines, sont basés sur des différences de température (l'eau froide est plus dense que l'eau chaude) et de salinité (l'eau salée est plus dense que l'eau douce), entre les différentes couches de l'océan.
        Dans les régions polaires, l'eau de mer se transforme en glace. Lors de la solidification, les sels sont rejetés car la glace ne les intègre pas dans sa structure : l'eau liquide s'enrichit en sels réfractaires et voit sa densité augmenter, ce qui amorce une plongée vers les fonds marins
        Les eaux refroidies et salées plongent au niveau des hautes latitudes (Norvège, Groenland, etc.) et descendent vers le sud, à des profondeurs comprises entre 1 et 3 km.
        Alors que la vitesse des courants de surface peut atteindre quelques kilomètres/heure, et que donc ils transportent l’eau pendant envoron un an, la vitesse moyenne des eaux en profondeur est très faible, quelques millimètres par seconde de sorte que l’eau met de l’ordre de 500 ans à revenir au point de départ (par contre leur largeur est beaucoup plus grande pour transporter le même volume d’eau.)
       
        Comme le montre ce deuxième schéma, la France est concernée par la dérive nord atlantique du Gulf-stream.
        Pour vous donner une importance du transfert d’eau et d’énergie, le débit du Gulf-stream est de l’ordre de 150 millions de m3 par seconde soit l’eau de 30 000 piscines olympiques par seconde !

    http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/gulfstream.jpg

        Grâce à la capacité thermique de l'eau, l'océan est un énorme réservoir de chaleur. Son inertie thermique étant beaucoup plus importante de celle de l'air, il tempère les changements thermiques saisonniers des masses d'air, qui autrement seraient beaucoup plus importants.
        L'ensoleillement solaire étant réparti de manière inégale sur la Terre, le rôle du courant marin sera donc d'essayer d'égaliser au maximum cette différence       
        Les océans jouent donc un grand rôle dans la régulation du climat mondial, en assurant un transport de chaleur des régions tropicales vers les pôles tout aussi important que l’atmosphère et en régulant et dispersant la chaleur des continents qu’ils bordent et en entretenant l'humidité de l'air (cycle de l'eau).
       

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  •      Aujourd'hui, 15 août, vous devez être en vacances, alors je vais vous faire lire un article un peu difficile, car c'est de la physique.
         En effet avant de vous parler de la “machine climatique”, j’ai besoin de deux notions de physique, l’une sur le mécanisme de formation des vents à l’équateur et l’autre sur la déviation de ces vents en raison de la rotation de la Terre.
        Je vais essayer de vous expliquer cela simplement.

            Les Alizés

        Le moteur de la circulation atmosphérique dans les tropiques et l’équateur est le réchauffement solaire. À cause de l'inclinaison de 23.5 degrés de l'axe de rotation de la Terre, le Soleil n'est jamais plus qu'à quelques degré (au maximum 23,5) de la verticale à midi tout au long de l'année dans les tropiques ce qui donne un maximum de réchauffement autour de l'équateur géographique.
        L’air chaud monte à l’équateur et les basses pression attirent l’air des tropiques. A l’équateur même on a une zone de calme et les orages qui ont lieu régulièrement réchauffent l’atmosphère (chaleur latente de condensation)
        Quand les parcelles d'air chaud et humide atteignent  12 à 15 km d'altitude, elles ne peuvent monter plus haut ni ne peuvent rester à cet endroit à cause du flux constant venant des basses couches de l'atmosphère. Par conséquent, elles sont repoussées vers le nord  ou le sud, de l'équateur, vers les deux tropiques.
        En s’éloignant de l’équateur, l'air se refroidit par échange avec l'environnement ce qui le rend instable et il commence à descendre. Lors de la descente, l’air se réchauffe et son humidité diminue. Cela se produit autour de 30 à 35 degrés N et S où l'on retrouve la zone de calme subtropical aride.

    http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/alizes.jpg

        L’air retourne  de ces anticyclones vers l’équateur et ces vents tropiques vers équateurs s’appellent les alizés.
        En fait les endroits où l’air chaud s’élève dans l’atmosphère ne correspond pas tout à fait à l’équateur géographique mais plutôt avec le point au zénith du soleil ce qui amène une variation saisonnière vers le nord et le sud de la position de ces endroits.

        Les alizés devraient donc souffler nord - sud ou sud - nord. Mais nous allons voir que la rotation de la terre les dévie et qu’en réalité, ils soufflent nord-est dans l’hémisphère nord et sud est dans l’hémisphère sud.


            L’accélération de Coriolis :

        Supposons un glaçon bleu G qui se trouve sur un disque de centre G en rotation uniforme autour de l’axe vertical passant par ce centre (comme un cd dans votre chaîne hifi).
        Nous envoyons ce glaçon du centre du cercle, sur un diamètre, de G0 vers H, (sur l’axe O x0) et nous supposons qu’il glisse sans frottement sur le disque et donc n’est pas entrainé par lui dans sa rotation. Il n’est plus soumis à aucune force et pour nous, qui sommes à l’extérieur du disque et qui ne sommes pas entraîné par sa rotation, ce glaçon G se déplace en ligne droite, d’un mouvement uniforme et va parcourir la droite GH .   
        Supposons maintenant que l’observateur ne soit plus à l’extérieur du disque mais sur le disque, et il est donc entraîné par la rotation du disque. Plaçons nous dans le repère de l'observateur GxoYo qui va tourner avec le disque. Pour simplifier prenons simplement les points au 1/4 , 1/2, 3/4 et à la fin du parcours du glaçon (points G1, G2, G3 et G4).
        Quand le glaçon arrive au quart de la distance, le disque et l’observateur ont tourné d’un certain angle et l’axe GH est devenu par rapport à l'observateur et dans son référentiel, Gx1 : G1 n’est plus sur l’axe Gxo mais au dessous sur Gx1, au quart de la distance.
       De même quand le glaçon est en G2, l’axe Gx2 a encore tourné du même angle et G2 est au milieu. Situation analogue pour G3 aux 3/4.
        Quand G arrive en G4, l’observateur a encore tourné du même angle et dans le référentiel de l’observateur qui est lié au disque qui tourne, le glaçon est arrivé en G4 et décrit une courbe (en rouge sur le schéma).
        Bien sûr on peut mettre ce phénomène en équation, mais je vous en ferai grâce, car je ne suis pas sûr que vous ayez, même après une terminale S toutes les notions pour le suivre, et puis ce serait casse pied .
        Pour expliquer le mouvement du glaçon dans le référentiel de l’observateur lié au disque, il faut introduire une “peudo- force fictive” (qui ressemble à la force centrifuge), qui est due au fait que l’observateur n’est pas sur le même repère xy que l’objet et que ce repère est animé d'un mouvement circulaire uniforme : cette force s’appelle “l’accélération de Coriolis”, du nom de celui qui la découverte en1835.http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/schemacoriolis.jpg

        L’accélération de Coriolis Cr est perpendiculaire à l’axe a du disque tournant, et à la vitesse v du mobile (le glaçon) dans le repère fixe. Elle est proportionnelle à la masse de l’objet en déplacement et à sa vitesse.

            Déviation des alizés vers l’est.

        La terre tourne sur elle même, vous le savez , environ 365,24 fois par an et sa vitesse de rotation  varie peu (lla durée de rotation varie de quelques millisecondes). L’axe de cette rotation est incliné d’environ 23 degrés sur le plan de “l’écliptique” (le plan de la révolution autout du soleil).
        La vitesse de rotation dépend évidemment de l’endroit où on se trouve; à l’équateur elle est d’environ 1670 km/h. D’ailleurs la force centrifuge fait en sorte que la terre soit très légérement “gonflée” à l’équateur et aplatie aux pôles.
        Pour un observateur sur la terre et lié à son référentiel, (nous tous), il existe donc une accélération de Corriolis pour les mobiles se déplaçant à sa surface sans frottement trop important.
         Si la masse et la vitesse d’un objet est faible (un bateau par exemple) l’accelération de Coriolis sera négligeable.
        Par contre sur des masses importantes d’air l’action est importante et dévie les alizés venant des tropiques vers l’est.
        Les alizés comme le montre le schéma, soufflent donc du nord est dans l’hémisphère nord et du sud-est dans l’hémisphère sud.
        Des vents soufflent également de la zône subtropicale vers les cercles pôlaires et sont déviés vers l’ouest par l’accélération de Coriolis. Mais ces vents dominants sont très affectés par les perturbations météorologiques.
        Les régions polaires les plus froides sont des centres de hautes pressions, et les vents venant de ces zones sont déviés à l'est.
    http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/deviationalizes.jpg


        Dans le prochain article je décrirai les acteurs du climat : cycle de l’eau, vents, et océans, puis dans l’article suivant l’apport d’énerrgie du solei et l’effet de serre

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  •    Plusieurs correspondants m'ont demandé de ne pas me limiter, comme je l'avais fait, à expliquer ce qu'était l'effet de serre, mais de mieux préciser quels étaient les acteurs climatiques.
        Je vais donc faire plusieurs articles à ce sujet, en parlant de la machine climatique, des vents et courants marins, et d'un point que j'ai négligé, la montée des océans; mais avant cela, je voudrais bien préciser la différence entre la météorologie à court terme, de tous les jours, et le climat qui est une évolution moyenne à moyen et long terme.

    Ne confondons pas climatologie et météorologie.

        D’après Wikipédia, “la météorologie est l'étude des phénomènes atmosphériques tels que les nuages, les dépressions et les précipitations pour comprendre comment ils se forment et évoluent.
        Elle utilise notamment au plan scientifique,la mécanique des fluides appliquée à l'air, mais qui fait usage de différentes autres branches de la physique, de la chimie et des mathématiques assistés par l’informatique.
        À l'origine purement descriptive, la météorologie est rapidement devenue un lieu d'application de ces disciplines et la météorologie moderne permet d'établir des prévisions de l'évolution du temps en s'appuyant sur des modèles mathématiques à court et moyen terme (quelques jours, voire quelques semaines), ainsi que de la qualité de l'air.
        Elle permet de prévoir à court terme certains risques naturels, notamment pour le trafic aérien, la navigation, les dégats possibles liés aux intempéries....”
        Nous connaissons bien maintenant les alertes météo "oranges"


    http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux1/grenouillemeteo.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/meteo.jpg

        Dans nos esprits la météorologie a pour emblème une grenouille sur une échelle et est liée aux jolies présentatrices de la télé.
        Mais ne vous y trompez pas : ce n’est pas une science simple à la portée des grenouilles. J’ai une petite nièce qui est un chercheur réputé en météo et j’ai beau avoir fait beaucoup de maths en préparant Polytechnique et à l’école ensuite, et malgré cela, je n’arrive pas bien souvent à comprendre ses calculs !!!

        Finalement la météo, c’est quel temps fait il chaque jour ici ou là, au niveau local, et ce sont des phénomènes très fluctuants avec de grandes amplitudes d’un jour ou d’une période à l’autre et des prévisions à échéance de 15 jours environ.   

        Voyons à nouveau ce que dit Wikipédia de la climatologie :
        “La climatologie, branche de la géographie physique, est l'étude du climat, c'est-à-dire la succession des conditions météorologiques sur de longues périodes dans le temps.
        En règle générale, le climat ne varie pas, ou assez peu, en un endroit donné du globe, sur une durée de l'échelle du siècle. Mais sur des temps géologiques, le climat peut changer considérablement. Par exemple, la Scandinavie a connu plusieurs périodes glaciaires dans le dernier million d'années.
        La climatologie s'appuie sur des relevés météorologiques historiques, comme sur des mesures relevées par satellite, mais aussi l'épaisseur du manteau neigeux, le recul des glaciers, le carottage des glaces, l'analyse chimique de l'air emprisonné dans la glace, etc.
        La connaissance de nombreux paramètres, comme la température à différentes altitudes, l'influence des gaz à effet de serre, l'humidité relative, l'évaporation océanique, est nécessaire pour produire des modèles climatiques numériques et anticiper les changements du climat que l'on peut prévoir à plus ou moins long terme (30 ans environ)....”

        Comme vous le voyez la climatologie est au moins aussi complexe que la météo. et ce n’est pas une prévision de cartomancienne !
        Elle a énormément recours aux mathématiques et à l’informatique, mais aussi à bien d’autres branches de la physique et en particulier aux échanges thermodynamiques dans l’atmosphère et dans les océans.
        C'est encore plus compliqué que la météo, et c'est pour cela que monsieur Trump et le président du Brésil n'y comprennent rien et totalement ignares, ne croient pas au changement climatique,


        Finalement le climat c’est le temps que je puis espérer avoir à long terme, qui provient de statistiques sur de longues périodes, qui dépend de l’environnement et de la situation géographique, non locale mais à l’échelle d’une contrée, et qui finalement façonne l’environnement et les paysages.

          Au point où nous sommes parvenus, nous pouvons résumer les échanges climatiques sur le schéma suivant :

    http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/climatechanges.jpg

      

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  • Pierres de lune

         On parle beaucoup en ce moment de la mission Apollo sur la lune, dont c’est le cinquantenaire, et j’ai lu, dans le magazine « Pour la Science » un article intéressant sur les pierres lunaires et les hypothèses sur la naissance de la lune.

        Les six missions Apollo qui ont aluni, ont rapporté plus de 50 000 échantillons de pierre lunaire, pesant au total 382 kilos. il sont conservés dans des sacs de téflon étanches et dans des coffres forts sous atmosphère d’azote, et sont peu à peu analysés.
        Plus de 300 chercheurs de 15 pays ont eu accès à ces échantillons pour les étudier.
        Ils ont apporté non seulement des renseignements sur le lune elle-même mais aussi sur les origines de la Terre et de la Lune.

        La lune est très vieille comme l’attestaient les très nombreux cratères, impacts successifs de météorites. cette déduction qui datait d’avant les vols spatiaux a été confirmée par datation des roches provenant de cratères différents et qui contiennent des isotopes permettant de les dater.
        L’échantillon le plus vieux date de 4,5 milliards d’années, alors que les plus vieux échantillons sur terre n’ont que 4 milliards d’ancienneté, mais la tectonique des plaques de notre globe a recyclé la croûte de notre planète.

        A la lumière des analyses faites, on pense maintenant que la lune a été initialement crée à la suite d’un impact géant entre la planète en formation Terre et une autre planète de la taille de Mars que l’on appelle Théa, collision qui aurait éjecté une partie de la croûte et un peu du manteau terrestre (voir mon article du 16/10/2017 sur la structure de notre terre) matériaux qui se seraient agglomérés avec les restes de ceux de Théa.
        Il y a peu de fer dans les roches lunaires et donc il n’y a pas eu entraînement du noyau terrestre (Ni Fe). La Lune n’a d’ailleurs qu’un petit noyau dont le raon ne représente que 1/4 du rayon total.
        Ces roches sont dépourvus de composés volatils (hydrogène, azote, CO2, eau), car la chaleur de l’impact avec Théa les aurait chassés de la planète en formation.
        La lune aurait été à l’origine un océan de magma, qui aurait ensuite refroidi et le fond des cratères lunaire est principalement constitué de roches

        On trouve que la concentration des isotopes d’oxygène et de titane notamment, présents dans les roches lunaires sont les mêmes que celles des roches terrestre, ce qui laisse supposer une origine commune, mais qui a suggéré un autre mode de formation terre-lune plus progressif dans lequel terre et lune auraient été mélangées pendant quelques décennies dans un nuage torique de roche et de vapeur, que l’on appelle « synestia » et qui ensuite se serait séparé en se refroidissant.

        La première théorie et sa variante sont exposées dans les schémas que je reproduis ci-dessous et qui sont ceux de l’article de la revue « Pour la science »
    Nota : le schéma n'étant pas très lisible sur le blog, vous pouvez cliquer dessus pour avoir une image plus grande.

    Pierres de lune

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  • Le sexe d'un individu : pas si simple que cela

           Vous savez sans doute, comme moi, que nous avons 22 paires de chromosomes plus une paire (soit au total 23 paires) qui détermine le sexe : les chromosomes X et Y.
    Une femme a deux chromosomes X qui viennent du père et de la mère et un homme un X et un Y, lequel ne peut venir que du père.
        Je savais qu’il y avait des anomalies possibles dans cette répartition des chromosomes XY, mais je n’avais jamais eu la curiosité de les rechercher. J’ai récemment lu un article dans Science et Avenir, à ce sujet, et j’ai pensé qu’il intéresserait peut être quelques lecteurs de mon blog, que j’en fasse un résumé.
        Je précise que les gonades sont les organes reproducteurs, ovaires chez les femmes, testicules chez les hommes.

        Ces anomalies de chromosomes sexuels sont beaucoup plus fréquents que l’on ne pense : environ 2% de la population.
        On peut les diviser en

    Pour les hommes :

    1 cas sur 500 environ    3 chromosomes XYY :
    Pas de symptômes l’homme est fertile et a des gonades normales.

    1 cas sur 500 environ     3 chromosomes XXY :
    L’homme est stérile, les cellules germinales des spermatozoïdes étant absentes; par contre les testicules existent mais sont peu développées, alors que les glandes mammaires  sont anormalement développées. L’individu est souvent très grand.
    Cette anomalie est appelé syndrome de Klinefelter..

    1 cas sur 20 000 environ : deux chromosomes XX :
    Résultat analogue au précédent pour les gonades d’où une stérilité.

    1 cas sur 100 000 4 ou 5 chromosomes XXXY, XXXXY ou XXYY :
    Résultat analogue au syndrome de Klinefelter.

    Pour les femmes :

    1 cas sur 500 environ :  3  ou 4 chromosomes XXX ou XXXX :
    Un seul de ces chromosomes est actif et les autres sont neutralisés.
    La femme est normale.

    1 cas sur 2500 environ : un seul chromosome X
    La femme est stérile car ses gonades ne se sont pas formées chez l’embryon.
    Il est probable que la probabilité est plus élevée , mais que des embryons n’arrivent pas à terme.
    La femme est de petite taille, a des problèmes de squelette et souffre souvent de problèmes rénaux, auto-immuns et éventuellement de pigmentation de la peau.

    1 cas sur 10 000 environ : chromosomes XY comme pour un homme :
     Les gonades ne se sont pas différenciées chez l’embryon et la femme est stérile.

        En fait il y a trois stades successifs : lors de la fécondation l’apport des chromosomes, puis le développement des gonades dans le foetus et enfin la puberté avec la production des œstrogènes féminins ou de la testostérone masculine.
        Mais en fait ces deux types d’hormones sont produites chez les hommes comme chez les femmes en quantité différentes selon les individus, et probablement à la fois pour des raisons génétiques et épigénétiques (c’est à dire d’influence de l’environnement, voire de l’éducation).

        La formation du fœtus peut s’accompagner d’anomalies sexuelles et l’article cite le cas d’une personne, porteuse d’une paire XY, qui avait extérieurement un corps de fille (sein vagin), mais pas d’utérus, le fœtus ayant été insensible aux androgènes et cela non en raison de ses chromosomes, mais d’une mutation génétique.
    Il cite aussi le cas d’une personne au sexe extérieur indécis, ne produisant aucune hormone sexuelle, dotée à la fois d’un micro-pénis, sans testicules, et d’un vagin rudimentaire.
        Certaines personnes ont un sexe bien défini en ce qui concerne les gonades, mais sont persuadées appartenir à l’autre sexe que le leur. Il semble que ce soit le résultat d’anomalies hormonales lors de la formation des gonades du fœtus (et non d’une maladie mentale comme le croient ceux qui refusent leur différence aux transsexuels et les rejettent).
        Pour certains hommes homosexuels, il semble que certains centres de l’hypothalamus, responsables du fonctionnement sexuel et qui sont différents chez les hommes et les femmes, sont proches de ceux caractéristiques du sexe féminin
        Lors de leur vie normale certaines femmes produisent une quantité anormale de testostérone, ce qui n’a guère d’influence pour certaines, mais pour d’autres peut leur donner des capacités importantes de force physique, au point que les autorités de sport ont établi des limites dans ce domaine pour participer à des compétition (comme s’il s’agissait de dopage !).
    Egalement chez certaines femmes ce taux peut favoriser l’homosexualité.

        Finalement les apparences externes sont les seules que l’état civil utilise pour fixer le sexe des nouveaux-nés, mais la réalité apparaît comme beaucoup plus complexe.

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