•            Exceptionnellement je publierai aujourd'hui mercredi et vendredi, en raison des événements.

               Bien que je ne sois pas croyant, j'aime beaucoup les églises, cathédrales ou chapelles, de Bretagne, Dordogne ou d'ailleurs, l'extérieur parce qu'elles sont belles et que les construire était un travail extraordinaire, et l'intérieur pour l'atmosphère de recueillement qui y règne, et la beauté de certains plafonds peints ou des grandes voûtes gothiques.
              Mais l'une de celle qui exerce sur moi une fascination est Notre Dame de Paris, que j'ai dû visiter 4 ou 5 fois avec enfants ou petits enfants et dont l'architecture et surtout les gargouilles m'enchantent.

              Son incendie m'a beaucoup attristé et cela m'a incité à rechercher dans mes archives de vieilles photos trouvées sur internet de ces gargouilles et d'en faire deux articles.

    Les gargouilles de Noter Dame (1)

    Les gargouilles de Noter Dame (1)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les gargouilles de Noter Dame (1)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les gargouilles de Noter Dame (1)

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    Les gargouilles de Noter Dame (1)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • Notre cathédrale chère à nos cœurs

         Aujourd’hui je publie deux articles, car, comme la plupart de français, je me suis couché, la boule au ventre, vers minuit, après avoir regardé pendant 4 heures, à la télévision, les photos horribles de l’incendie de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris;
        Heureusement elle ne s’est pas effondrée, mais les dégâts sont immenses : non seulement la toiture et tous les vitraux, mais une partie de l’intérieur d’un des beffrois, sont détruits, et la flèche, en s’effondrant, est passée à travers la voûte en pierre, en laissant un grand trou béant. Les trésors anciens ont pu être sauvés par les pompiers.
        J’espère que la structure et notamment les cloches n’ont pas trop souffert
        L’un de ces pompiers courageux a été blessé.

        Je ne suis ni croyant, ni parisien, mais cette cathédrale comptait beaucoup pour moi. J’aime les églises et leur atmosphère, et j’ai visité beaucoup d’églises de France, notamment en Bretagne et en Dordogne.
        Notre-Dame-de-Paris était en outre liée à de nombreux souvenirs de ma vie.
        Je suis venu de province à Paris, après mon bac, dans une classe de maths-sup du lycée Saint Louis, pour préparer les concours des grandes écoles d’ingénieurs. Mes parents étaient restés en province, et les six premiers mois, j’ai travaillé sans relâche. Mais à Pâques j’ai pris une journée de repos et j’ai visité la cathédrale Notre-Dame et la Sainte Chapelle. J’avais 16 ans.
        J’ai été émerveillé : je n’avais jamais vu d’église aussi immense, des vitraux aussi beaux, des rosaces aussi grande, des orgues immenses. J’étais monté dans les tours d’où l’on voyait tout Paris et j’y suis resté plus d’une heure, à admirer statues et gargouilles.
        J’en ai aujourd’hui les larmes aux yeux.
        Plus tard je l’ai revisitée avec ma fiancée, puis avec mes enfants, toujours avec la même admiration pour l’immense travail effectué par nos ancêtres. Mes petits enfants partagent la même ferveur pour ce monument extraordinaire.
        J’ai lu aussi Victor Hugo, et j’ai vu une comédie musicale et plusieurs films qui étaient consacrés à son histoire ou à Quasimodo.
        Alors hier, j’ai vécu une catastrophe, ne sachant si les pompiers allaient réussir à en sauver l’essentiel.

        J’avais rassemblé, il y a des années, des photos (pas les miennes, je n’avais pas d’appareil quand j’étais jeune et, du temps de mes enfants, une simple boîte de mauvaise qualité), que j’avais trouvées sur internet. Je vais les rechercher et en faire un article dans les jours qui viennent.
       
        Combien d’années seront nécessaire pour que nous retrouvions entière cette église : 10 ans, 20 ans ? Vu mon âge (87), je ne la reverrai plus jamais comme elle était encore avant hier, belle et majestueuse.

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  • L'égalité des chances à l'école.

              J'ai entendu l'autre jour à la télé, une discussion sur "l'égalité des chances à l'école" qui m'a horrifié.
              Il est évident qu'il y a des inégalités importantes, et des différences de résultats énormes, mais je trouve abusif qu'on les imputes uniquement à ces inégalités.
              On fustige les résultats des enfants de certains quartiers, ou ceux des résultats d'enfants maghrébins ou africains, mais je connais de jeunes français de vielle souche et de milieux aisés qui sont de vrais cancres.
              Dans l'émission c'était haro sur les instits et les professeurs, mais on oubliait l'éducation des parents et les inepties de certains de nos précédents ministres quant aux programmes scolaires.
             Et on parlait à peine des méfaits des moyens multimédias.
            J'ai entendu dire tellement d'âneries, que j'ai besoin de réagir pour me défouler !

              Le niveau scolaire n’a cessé de baisser depuis 50 ans (et pas seulement à l’école primaire), et  je pense que si l’on en cherche les causes il faudrait  examiner l’évolution certes des enseignants et notamment leur formation, mais aussi du rôle des parents et surtout les multiples erreurs et dégradations des pouvoirs publics, vis à vis de l'enseignement, de ses programmes et du corps enseignant, ainsi que l'influence catastrophique des moyens audiovisuels dont abusent les enfants.

              Je pense que les parents ne savent plus donner à leurs enfants le goût du travail, et ne s’occupent pas suffisamment pour la plupart de leurs études, sans doute trop occupés eux mêmes par leur métier, mais aussi souvent obnubilés par la peur de déplaire à leur enfant et que celui-ci “ne les aime plus”.
              Les tentations sont fortes pour les enfants de faire autre chose que travailler, avec tous les moyens multimédias dont ils disposent.. Or les parents ont tendance à s’en débarrasser tout jeunes, en les mettant devant la télé à regarder des dessins animés, puis devant un micro-ordinateur à jouer, et leur donner bien trop tôt un téléphone portable, sous prétexte de sécurité, mais en fait parce qu'il ne savent pas refuser puisque les autres parents en donnent à leur progéniture. 
              Leur ayant inculqué le virus, ils n’ont ensuite aucune autorité pour en limiter l’emploi, les conversations sur Messenger, Facebook , Snapchat, Instagram.... La plupart des jeunes ados que je connais se servent de leur portable jusqu'à des heures indues pour discuter de banalités avec leurs copains, ont un ordinateur dans leur chambre donc sans aucun contrôle, quand ce n'est pas une télé pour jouer. (tout cela au lieu de dormir).
              Même s’ils arrivent à limiter le temps passé sur des activités autres que le travail scolaire, peu de parents contrôlent celui-ci. A leur décharge, le travail à faire à la maison est souvent assez faible et par ailleurs les nouvelles méthodes d’enseignement ont tellement bouleversé aussi bien l’enseignement que le vocabulaire, que le parents ne comprennent plus grand chose à ce qu’étudient leurs enfants.
              Toujours est il que leurs enfants ne consacrent plus un temps suffisant aux études et ce d’autant plus qu’ils sont intelligents et arrivent donc à suivre à peu près convenablement leur classe en restant dans la première moitié, sans aucun effort, vu la baisse du niveau général.
              Mais je constate qu’ils ont à peu près oublié ce qu’ils ont appris deux ou trois ans avant, et que le plus souvent ils se contentent de relire le cours et les exercices faits en classe, mais, ne faisant pas d’exercices nouveaux, sont incapables d’imaginer la solution d’un problème ou d’une dissertation, qui ne ressemble pas à ceux faits en classe.
              Et je ne parle pas de la mauvaise éducation générale des enfants, qui chahutent, parlent en classe, se montrent insolents, voire agressifs, ou se servent de leur téléphone. Cela ne favorise pas la tâche des professeurs, obligés de passer beaucoup de temps à maintenir tant bien que mal la discipline, autant de temps qui était autrefois consacré aux cours, car les professeurs étaient respectés et on venait en classe pour apprendre.
              Mais maintenant ce sont les parents eux mêmes qui ne respectent plus les professeurs, en contestant leurs méthodes d'enseignement et les remarques qu'ils peuvent faire à leurs enfants, tant sur leur travail que sur la discipline.

             Les programmes et les méthodes d'enseignement ont beaucoup changé, du fait des décisions aberrantes de ministres précédents.
             
     Mes enfants en sortant de l'école primaire, savait lire, écrire sans fautes d'orthographe, compter et faire un certain nombre d'exercices d'arithmétique et de géométrie. 
      (et à réfléchir sur ce que voulait dire l'auteur) et j'ai dû leurs faire faire de nombreuses opérations et leur apprendre surface , volume, poids de diverses formes géométriques, et leur apprendre à raisonner sur quelques problèmes simples d'arithmétique. Ils n'avaient pratiquement pas d'exercices à faire, le directives étant de ne pas fatiguer ces pauvres petits, alors que, si on veut savoir faire une division avec décimale, il faut en avoir fait une centaine pour que le mécanisme soit automatique (l'apprentissage se fait par la répétition et le travail) : résultat, mes petits enfants sont incapables maintenant de faire une telle division "à la main'", car ils ont tout oublié à force de se servir de calculettes.
              J’ai dû me mettre aux “maths modernes” lors des études de mes enfants et pratiquement leur apprendre d’une autre façon plus simple et terre à terre tout ce qu’ils ne comprenaient pas (je ne sais pas si certains d’entre vous traitent encore les vecteurs à partir de notions de “bipoints”, mais il faut vraiment avoir l’esprit tordu pour imaginer cela et comprendre, alors qu'on peut tout expliquer avec quelques figures simples !!). Ma dernière fille qui a fait des maths modernes du primaire à la terminale, n’aurait pas été capable, si je ne lui avais pas appris, de faire une règle de trois pour faire ses achats, ou un petit calcul de triangles semblables, pour poser un papier peint, faire un patron de couture, ou à fortiori faire des plans d’architecture.
              Quelle idée bizarre pousse à traiter les fonctions trigonométriques sans jamais faire de figure sur le cercle trigonométrique. Sans cette référence géométrique, la notion de radian est incompréhensible, parce que purement abstraite. De même on passait facilement autrefois de la proportionnalité entre nombre à la représentation par une droite passant par l'origine, puis on la décalait et on appelait cela la fonction linéaire. Passer aujourd'hui par les transformations affines pour expliquer cette fonction est vraiment un défi à la simplicité et au concret.
              Je suis assez effaré de la complication actuelle du vocabulaire de grammaire, (par exemple sur la nature des compléments), qui n’a d’autre utilité que de rebuter les enfants et de les empêcher d’appliquer simplement les règles d’accord. Le nombre de fautes d’orthographe faites, même par des post-bac est assez ahurissante.
              Le pire est certainement de ne plus rien apprendre par coeur (il était plus facile d’appliquer une formule que l’on avait apprise et comprise que de perdre du temps à la retrouver) et surtout l’idée que l’on ne doit pas imposer de règles et schémas aux élèves, mais qu’ils doivent librement les trouver eux mêmes et les inventer, est une aberration qui est totalement contraire au fonctionnement du cerveau humain et à la formation de l’intelligence chez l’enfant. On n'invente pas ce qu'on n'a jamais appris ; l'invention (même artistique), résulte de rapprochements originaux de ce qu'on connaît déjà et que l'on va chercher dans sa mémoire.

              Je n’ai pas encore traité le problème de l’égalité des chances. Je pense que dans ce domaine, la politique menée a été aberrante et qu’on confond la mixité sociale et la répartition des aptitudes des élèves.
              La mixité sociale est souhaitable. C’est mélanger dans un même établissement des élèves provenant de milieux sociaux différents.
              Mais les aptitudes peuvent, selon les personnes et aussi letravail qu'elles fournissent, être bonnes ou mauvaises chez des élèves de tous les milieux, même si un enfant d’un milieu favorisé a plus de chance d’être aidé par sa famille (mais il a au moins autant de chances de ne pas travailler !).
              Je ne pense pas que mélanger des élèves de niveaux très différents au sein d’une même classe favorise la mixité sociale (au contraire) et par contre, cela incite les meilleurs à ne rien faire et les moins bons ne peuvent être aidés suffisamment et abandonnent.
              Il vaudrait mieux, à mon sens, rassembler les meilleurs dans une même classe et les faire travailler à un niveau qui les intéresserait, créerait la compétition et obligerait à travailler pour suivre, et en rassemblant ceux de niveaux moindre dans d’autre classes, d’adapter le rythme et les méthodes d’enseignement et au besoin de les aider davantage pour atteindre un niveau suffisant.
              L’égalité des chances n’existe pas à l’origine : elle ne peut être qu’essayer de donner à chacun le niveau maximum en fonction de ses capacités et de son travail.
              Je pense également que si on avait cessé de dévaloriser dans l’esprit des parents et des élèves le travail manuel, alors qu’un bon ouvrier professionnel ou artisan a le plus souvent, un métier pus rémunérateur que quelqu’un qui a seulement un niveau bac, un grand nombre des élèves qui échouent dans le secondaire ou au début du supérieur, auraient trouvé un débouché correct et probablement plus motivant.

     .     Et évidemment, si on payait mieux les professeurs, si on faisait valoir leur travail, si on les aidait plus à se faire respecter en classe, si on les formait mieux, en exigeant seulement une licence et en leur faisant passer le master en école, en même temps que l'enseignement de la pédagogie, si on les défendait vis à vis des parents, l'Educations Nationale se porterait mieux.

     

     

      

     

     

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               Habituellement, je ne publie que le mardi. Mais deux correspondant(e)s m'ont envoyé un mail concernant des perroquets.

             Le premier perroquet appartient à une jeune femme qui lui a appris un grand nombre de mots. Mais pour elle, il le fait comme un magnétophone, qui répète sa propre parole. A peine réussit il à identifier quelques personnes et des "graines".
              Le jeune homme me parle du perroquet de sa grand mère qui a 75 ans, six ans de moins qu'elle, qui l'a eu toute petite, en cadeau. Evidemment elle a eu le temps de lui apprendre pas mal de choses : des mots d'abord, quelques phrases et elle a essayé de lui apprendre la signification des mots. Il peut nommer sans se tromper une vingtaine de personnes, (parents et amis de la grand-mère, y compris le chat), et une soixantaine d'objets qui ont un rapport avec lui : nourriture, jeux, objets de la maison.

              Ce sont deux cas différents. Mais les capacités des perroquets sont différentes selon les espèces et selon les individus. Et l'apprentissage c'est la répétition et donc le temps et l'âge jouent un rôle important.
              J'avais lu, il y a quelques années des compte-rendus de recherches sur les perroquets et j'avais même dû faire un article dans un de mes anciens blogs. Je vais rechercher dans ma doc, pour refaire un article à ce sujet ici dans quelques jours.
              En attendant une petite histoire de perroquet "grec".

              L’université de Laval au Canada a élevé un perroquet du doux nom d'Aristote pour étudier s’il y avait un lien entre ce que disent ces volatiles et la signification du mot et de ce qu’il représente d’action et de pensée.
              D'abord, le chercheur, maitre d'Aristote, lui a appris la signification de certains mots, tels que “gratte” ou “cacahuète”. Le perroquet a ensuite appris à associer le verbe “donner” à ces mots, pour obtenir les gratifications correspondantes
    Certes les perroquets parlent.    Le perroquet avait donc appris à obtenir des cacahuettes ou à se faire gratter (caresser serait plus mignon !) en disant :“Donne gratte” ou “Donne cacahuète”.
        Puis un jour, le maître, pendant qu'il le grattait, lui dit : “Bon”. Dès lors, Aristote associa le fait d'être gratté au mot bon, et déclara : “Gratte bon”.
        Mais on pouvait  penser qu'il avait appris cette expression par simple association, du fait que son maître avait prononcé le mot “bon” au moment où il le grattait.

         Un jour Arisiote, goûtant pour la première fois une cuillerée de yaourt, (avec bifidus ? le compte-rendu de recherche ne le dit pas !) annonça de lui-même : “Yaourt bon”.
          Révolution dans l’université : le perroquet Aristote avait associé le qualificatif “bon” à un nouvel aliment qui lui procurait du plaisir.            
              C'était la preuve qu'il avait compris que le terme “bon” sert à exprimer le plaisir, indépendamment de sa cause. C’était un perroquet philosophe, et bien que n’étant pas grec, il méritait son patronyme.


              Donc les animaux peuvent ressentir du plaisir, mais aussi en avoir conscience. Wouah !!!
              Personnellement je n’en doutais pas : j’ai eu un chien York qui venait gratter mes jambes pour avoir un petit bout de chocolat et qui aimait les pétoncles farcis en Bretagne et le foie gras  à Noël. Mais il ne parlait pas hélas !
              Les recherches en psychologie montrent que la capacité d'exprimer ses émotions positives est une des clés pour vivre plus heureux.
              Dommage que les humains comprennent cela moins bien que les perroquets tel Aristote. !


         L’étude et ses résultats que je viens de vous rapporter sont véridiques. Mon commentaire est peut être  un peu irrévérencieux. Je présente toutes mes excuses à l’université de Laval du Canada.

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  •             J'ai montré hier que les singes supérieurs pouvaient par apprentissage, apprendre à utiliser des mots, posséder u vocabulaire entre 1500 et 3ààà mots et faire des phrases avec sujet (pas d'article), verbe (à l'infinitif) et complément, voire adjectif.
               Mais pourquoi ne parlent ils pas ?
               Pour répondre il faut d'abord que je décrive succinctement comment fonctionne la parole humaine.

               La parole humaine est un mécanisme très compliqué, qui met en jeu des organes complexes et c’est pour cela que les animaux, même s’il comprennent en partie le langage et pourraient imaginer les mots appropriés, (comme les chimpanzés), ne sont pas capable de parler, mais peuvent s’exprimer si on leur enseigne le langage des sourds-muets.
              Je me servirai pour vous l’expliquer de schémas parus dans des articles de Stéphanie Borel, médecin orthophoniste à l’hôpital Beaujon de Clichy.

    Pourquoi les singes ne parlent ils pas ?           Pour parler, il faut avoir de l’air dans nos poumons car ils servent alors de soufflerie, comme dans un orgue. On parle en expirant de l’air.
              Dans le larynx, l'air expiré fait vibrer la muqueuse des « plis vocaux », encore nommés cordes vocales (par analogie avec un instrument à corde, mais ces plis ne ressemblent pas à des cordes !). La fréquence moyenne de vibration des plis vocaux dépend de leur masse, laquelle est liée à l'âge et au sexe. (voir la photo ci contre à gauche).  
              Les pl[s vocaux sont ouverts lors de la respiration, laissant passer I'air librement.Lors de la phonation, les plis se rapprochent. La pression de I'air sous la glotte fermée augmente, les plis vocaux sont repoussés vers le haut, ils finissent par s'écarter et I'air s'échappe, ce qui crée une dépression entre les deux plis qui se rapprochent brusquement. La pression sous les plis augmente, de sorte qu'ils finissent par se séparer et le cycle recommence.
    Pourquoi les singes ne parlent ils pas ? 
             L’articulation de la parole met en jeu ensuite la langue, les lèvres, le voile du palais, et même les dents en tant qu’obstacle, et le passage de l’air (ou non) par les fosses nasales (voir la figure ci contre à droite).

               Les ondes de pression acoustiques ainsi créées sont amplifiées par le conduit vocal et les différentes cavités de résonance. Les parties fixes (dents, palais) et mobiles (langue, lèvres, voile du palais, luette) modulent les sons émis en phonèmes.   
               Par ailleurs la parole normale utilise la contraction pulmonaire au niveau du diaphragme, mais l’utilisation de la partie supérieure des poumons modifie considérablement la pureté de la voix.

               L'ensemble des sons de la parole, (ou phonèmes), est propre à chaque langue.   
              En français, les voyelles se distinguent par le degré d'ouverture de la mâchoire, la position de la langue, l'arrondissement ou l'étirement des lèvres et le passage ou non de l'air par les fosses nasales.            Les consonnes sont caractérisées par le flux continu ou discontinu de l'air, le passage (ou l'absence de passage) de l'air par les fosses nasales, l'articulation de la mâchoire, la vibration ou non des plis vocaux.    
             Pour imager cela, ci dessous, les schémas correspondant à 3 sons particuliers :

    Pourquoi les singes ne parlent ils pas ?

               
             Le cerveau intervient évidemment de façon importante, surtout au moment de l’apprentissage de la parole. Lorsqu'un son est émis, il est contrôlé, voire corrigé, écouté d’abord par le système auditif, interprété par le centre de Wernicke, reprogrammé éventuellement par le centre de Broca, qui commande ensuite des centres particuliers des « mouvements précis », qui coordonnent ensuite les ordres émis aux divers muscles

             La parole produite est modulée par la « prosodie », caractérisée, notamment, par l'accentuation, l'intonation, le rythme et la qualité de la voix (force, fréquence…). La prosodie permet d’exprimer des expressions et des émotions. (interrogation ou affirmation, la joie, la peur, l’ironie, la colère….).    
             Chaque individu a son propre timbre vocal que l'on reconnaît , comme on reconnaît un visage, si on l'a déjà entendu. Par ailleurs, on devine au timbre d'une voix les émotions éprouvées par la personne qui parle.

             Pourquoi les singes ne parlent ils pas ?
             Les babouins peuvent articuler certains sons voisins de ceux prononcés par l'homme, principalement 5 voyelles.
             Mais la configuration de leur appareil vocal est différent de celui de l'homme. Chez les primates, certes le dispositif qui produit la parole est bien complet, mais le larynx, principal élément de l’appareil phonatoire, se retrouve légèrement décalé, situé trop haut.
             Chez l'humain par exemple, il est en position haute chez le bébé, et descend progressivement à partir de 4 mois et jusqu'à l'âge adulte. Grâce à cet abaissement apparaît une cavité : la cavité pharyngée, délimitée par le dos de la langue.
             Chez les grands singes,  le larynx ne connaît que la position haute, même à l'âge adulte : il est situé presque au même niveau que la langue, et débouche immédiatement dans les cavités nasales. Par conséquent, leur cavité pharyngée n'est pas assez volumineuse. La gorge des singes ne peut donc pas donner toute leurs amplitudes et leurs contrastes aux sons émis par les cordes vocales. Bref, les possibilités vocales des singes sont inférieures à celles d'un bébé de 3 mois !
             Par ailleurs, si les singes supérieurs possèdent un centre de Wernicke et un centre de Broca, ce qui leur permet de "parler" le langage des signe, il n'est pas sûr que leur centre de Broca soit capable de commander les centres des mouvements complexes qui sont le siège des ordres pour les divers muscles qui permettent de produire la parole.
            Mais on n'a pas encore des informations pertinentes à ce sujet.

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