•           J'avais fait, il y a 3 jours, un article sur l'effet placébo.
              Une correspondante me demande dans un mail si l'acupuncture est efficace par elle-même ou si c'est seulement un placébo.

    Acupuncture et douleur.          L'acupuncture est une méthode thérapeutique traditionnelle chinoise, vieille de plusieurs millénaires, qui consiste à enfoncer de petites aiguilles à des endroits précis du corps notamment le long de conduits appelés méridiens, où d’après la théorie chinoise, l’énergie circulerait et se répandrait dans tout le corps pour insuffler son principe vitalisant (yáng) à l'ensemble des constituants de l'organisme.
              Les méridiens principaux sont parsemés de points qui sont les endroits précis des piqûres, totalement indolores quand on est précisément dans le point, alors quelles sont ressenties un ou deux millimètres plus loin.

              Les méridiens ont un certain rapport avec la circulation sanguine, mais ne se superposent pas à celle-ci, pas plus qu’aux circuits nerveux. Le concept de méridien est un concept empirique, établi à une époque où l'on ne connaissait pas ou peu le fonctionnement de l'organisme.

              Du fait des progrès scientifiques, il est assez difficile d'échafauder une théorie moderne rationnelle de cette pratique traditionnelle basée sur des éléments traditionnels irrationnels.
              Des études pratiques d’efficacité ont été faites.
                Cette efficacité est très faible vis à vis des maladies microbiennes et elle est voisine d’un non traitement.
              Pour des maladies plus diffuses, l’efficacité est du même ordre de grandeur que celle d’un placebo, c’est à dire que c’est l’effet psychologique du traitement qui intervient.
              Par contre il est avéré que l’acupuncture est efficace contre la douleur et contre certaines allergies.

              Une étude de l’équipe de N Goldman, publiée par Nature Neurosciences, a  donné une explication de l’efficacité de l’acupuncture contre la douleur.
              On supposait que les piqûres d’aiguilles entralnaient la libération d'une substance antidouleur naturelle.

              Pour le savoir, des neurologues américains ont pratiqué des séances d'acupuncture sur des souris, afin d'analyser les substances relâchées par les cellules situées a proximité du site de stimulation.
              L’implantation d'aiguilles dans les pattes des souris, en des points d'acupuncture traditionnels, a calmé leurs douleurs inflammatoires, consécutives a l'injection de substances irritantes. En utilisant des méthodes de prélèvement microscopique, les biologistes ont réalisé de petites biopsies a proximité des sites d'implantation des aiguilles et ont constaté la présence de fortes concentrations d'adénosine, une molécule analgésique produite a partir de la molécule d'adénosine tri-phosphate (ATP), la source d'énergie de I'organisme produite à partir du glucose.
              La pointe des aiguilles endommage la membrane des cellules situées sur leur passage, provoquant une « fuite » d'ATP hors des cellules. Les biologistes ont montré que I'adénosine se fixe sur une classe particuliere de récepteurs présents a la surface des neurones, (les récepteurs de I'adénosine).        
              lis ont par ailleurs mis en évidence que I'acupuncture n'a plus d'effet des que ces récepteurs sont bloqués par des moyens pharmacologiques, ou chez des souris qui en sont génétiquement dépourvues.

              Cette étude explique d’une part l’effet analgésique de l’acupuncture jusqu’à présent inexpliqué, et d’autre part, ouvre la voie a des traitements de la douleur combinant acupuncture et médicaments.
              Par exemple, un principe actif, la déoxycoformycine, favorise la production d'adénosine a partir d'ATP. Injectée aux souris peu avant une séance d'acupuncture, la déoxycoformycine triple la durée de l'effet analgésique. Des substances dérivées de la déoxycoformycine pourraient ainsi étre utilisées chez I'homme en association avec I'acupuncture, dans le traitement des douleurs chroniques. Cela pourrait aussi étre le cas de composés se fixant sur les récepteurs de I'adénosine  et qui restent a découvrir.lis ont par ailleurs mis en évidence que I'acupuncture n'a plus d'effet des que ces récepteurs sont bloqués par des moyens pharmacologiques, ou chez des souris qui en sont génétiquement dépourvues.

              Notre système immunitaire est spécialisé dans la reconnaissance des corps étrangers comme les parasites, les bactéries ou encore les virus. Quand l’un d’eux pénètre l’organisme, le système immunitaire produit des molécules spécialisées, chargées de reconnaître l’intrus puis de le détruire.
              L’allergie est un dérèglement du système immunitaire qui correspond à une perte de la tolérance vis-à-vis de substances a priori inoffensives : les allergènes.
              Pour que l’allergie se déclenche, deux conditions sont nécessaires : une prédisposition génétique et une exposition à la substance allergène.

            L'acupuncture peut être une alternative efficace pour le traitement des allergies saisonnières ainsi que la rhinite allergique chronique. ... Les études faites sur des groupes ayant subi des traitements différents, quant aux mécanisme ne sont pas probantes, et semblent montrer que l'effet serait un effet placebo. L'acupuncture agirait sur le système nerveux et immunitaire en favorisant des mécanismes régulateurs et le transport de substances pouvant agir sur l'inflammation et la réponse histaminique
        

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    La jalousie.

            Une jeune que j'ai aidée autrefois et avec laquelle je n'avais plus de contacts, vient de m'écrire, car elle a peur que son petit ami ne la trompe avec une de ses camarades. Elle est affreusement jalouse et malheureuse.
              Dans les films et dans la littérature, on montre surtout des hommes jaloux, mais je pense que ce problème est aussi courant chez les femmes et fait tout autant de dégâts, que cette jalousie soit justifiée ou pas.
              La place de la fidélité dans le couple est importante dans le développement de l’amour et de la jalousie et évidemment touche les relations entre “petits amis”.!
              La jalousie est un sentiment courant : dès l'enfance, nous avons besoin d'être aimés, et même préférés et je vois souvent la jalousie apparaître lors de changements dans les schémas familiaux (divorces et familles recomposées par exemple).!
              Je constate aussi le nombre “d’enfants gâtés” jaloux de ce que possèdent les copains et qui envient d’avoir le plus vite possible la même chose. Influence nocive de notre société de consom-mation !
              Evidemment la jalousie est plus forte chez un être sensible et passionné que chez une personne plus stable et confiante.

              Il me semble donc qu'avant de parler de la jalousie, je crois qu’il faut définir ce qu’est une passion et cela me replonge dans mon lointain passé d'élève de terminale   ( il y à 71 ans !) où l'on nous avait fait faire une dissertation sur la passion.

              Passion vient du latin patior : éprouver souffrir, états dans lesquels l’individu subit passivement , sans être la cause de ce qui lui arrive. C’est le cas des souffrances du Christ
              Cette notion a beaucoup évoluée au cours des siècles.
              Dans l’antiquité la notion de passion correspondait à son sens étymologique (Aristote) et était considérée comme un égarement par rapport à la raison (stoïciens)
              Puis au 17ème siècle, la passion est un état dans lequel “l’âme”  (Descartes) ou "l’esprit" (Spinoza) sont soumis aux impulsions du corps, sans action de la volonté et de la raison et elle est souvent le résultat de l’imagination. Elle n’est pas que sentiment et peut avoir pour objet des objets.
              Au 18ème siècle la passion devient une émotion violente que l’on ne peut maîtriser (Hume, Kant), qui excite un désir et a le plus souvent des effets nocifs.
              De nos jour la passion est considérée comme une émotion violente, que l’on subit certes, car elle est plus forte que notre raison, mais devant laquelle on n’est pas forcément passif et qui peut nous inspirer de nombreuses actions (avoir une passion pour quelque chose).

              De la même façon la notion de jalousie a subi une certaine évolution parallèle.
              A l’origine la jalousie est exclusivement amoureuse et liée à la notion de possession de l’être aimé, et repose souvent sur des suspicions imaginaires.
    C’est le cas des relations jalouses des dieux antiques, ou d’Othello et Desdémone. C’est un accident dans l’amour d’un couple provoqué par l’intrusion d’une troisième personne qui vint perturber la relation possessive.
              Mais de nos jours la jalousie est plus générale et touche la propriété d’objets ou de situations et est, dans le langage courant, assimilée à l’envie, qui peut également devenir  passionnelle et obsessionnelle

              La jalousie pointe son nez dans de nombreux couples, souvent sans raison appa-rente. Que trouve t’on dans les statistiques ?
              Il semble y avoir plus d'hommes jaloux de manière pathologique que de femmes. On ne possède pas de chiffres exacts sur le phénomène. Mais ce sentiment à un niveau non obsessionnel, serait également partagé, et simplement plus visible chez les garçons.
              Il y a peut-être une raison à cela liée à la culture : on considère souvent qu'un homme peut avoir des relations uniquement pour le sexe, alors qu'une femme met forcément des sentiments dans sa relation. L'infidélité féminine est considérée comme un signe plus révélateur de la diminution de l’amour et de la possibilité d’une rupture, ce qui pourrait expliquer des réactions plus violentes et plus visibles du partenaire.

              Les psychologues expliquent la jalousie de maintes façons :
              Ce sentiment peut trouver une explication dans le manque de confiance en soi. Le jaloux doute de son potentiel de séduction. Lorsque l'on a suffisamment confiance en soi, on projette en général sa confiance sur l'autre.
              Paradoxalement, de nombreux jaloux (ou jalouses), sont des anxieux qui doutent d'eux même, et choisissent, afin de se rassurer, des partenaires attrayants voire même séducteurs qui exacerbent ce sentiment de jalousie
              Certains assurent qu’il pourrait s'agir dans certains cas d'une "angoisse de fusion". Le jaloux a peur de perdre son identité dans le couple, et cherche donc une tierce personne pour se rassurer. La jalousie lui permet en quelque sorte de conser-ver son autonomie, d'exister. (J’avoue que cela me paraît être une explication “tordue” à la Freud! ).
              La jalousie peut-être un mode de vie librement consenti ! Certains couples basent leur relation sur un mode de fonctionnement provocation/jalousie. Et dans certains cas, le conjoint, objet de soupçons, peut trouver cette jalousie utile : il est le centre d'intérêt exclusif de l'autre !   

              Hommes ou femmes, la jalousie n'épargne personne. Mais ce sentiment s'exprime-t-il de la même manière selon les sexes ? Les femmes ne sont-elles pas plus possessives ?
              Voici ce que j’ai trouvé dans la littérature :
              Les jaloux, hommes ou femmes, tourmentent leur partenaire, mais chacun use de méthodes différentes :
              La femme jalouse cherche des preuves matérielles : odeurs et parfums inhabituels, document oublié dans les poches des vêtements, espionnage du téléphone portable de son partenaire. A la moindre ébauche de preuve, son attitude s'exacerbe, à la hauteur de sa peur d'être abandonnée. Elle pleure, menace…
              Elle s'efforce de rencontrer sa rivale, tente de la déstabiliser puis de la dévaloriser aux yeux de son partenaire. Enfin, elle n'hésite pas à fermer la porte au nez de celui qu'elle croyait aimer et à le rejeter sans autre forme de procès.
              L'homme jaloux surveille l'apparence de sa femme et contrôle son emploi du temps, comme si elle était un appendice de lui-même. Toute transgression des habitudes provoque une avalanche de remarques et de questions.
              Il limite sa liberté, fait le vide autour d'elle, en l'isolant de ses amis et de sa famille. S'il pense détenir une preuve de trahison, il peut devenir violent, en l'humiliant ou en démontrant sa force. Il n'a de cesse de la dominer, par tous les moyens, mais pour rien au monde il ne renoncerait à elle !
              Dans tous les cas, il s'agit d'une tentative désespérée pour se réaliser dans un amour imaginaire, qui provoque forcément de la souffrance, aussi bien chez l'homme que chez la femme.

              Et que pense le vieux singe que je suis de la jalousie des jeunes d'aujourd'hui vis à vis de leur petit(e) ami(e) ?
              Ils et elles se posent tous la question : m'aime-t-il vraiment pour ce que je suis ?, et soit par manque d'assurance en soi, soit par désir de possession, sont persuadés que tout copin ou copineest un ou une rival(e) en puissance.
            Les filles évaluent leurs chances et imaginent comment leur petit ami les voient, , tout en guettant chez lui le moindre signe de trahison. Leur peur d'être abandonnées est aussi grande que le désir inconscient de faire se plier leur petit ami aux exigences de leur amour.
              Bien sûr, ce chéri craint qu'un autre touche à sa petite amie. Lorsqu’elle déploie son charme, il se persuade qu'elle cherche à plaire à d'autres que lui, et ne le supporte pas : il vit cette agression (même si elle est imaginaire) comme une perte de son honneur de mâle. Il accepterait que sa chérie le quitte, mais il ne peut admettre que ce soit pour quelqu'un d'autre. En même temps, il est fasciné par cet autre, qu'il soit virtuel ou non.
              J’ai bien souvent des doléances de tels conflits.

    La jalousie.          Finalement je crois que les raisons qui conduisent à la jalousie ne sont pas toujours communes aux deux sexes : tandis que la femme jalouse s'angoisse d'être laissée pour compte, l'homme vit la jalousie comme une perte de sa puissance. Dans les deux cas, pourtant, les jaloux poursuivent de leur haine amoureuse, voire de leur violence, non seulement leur partenaire, mais aussi l'hypothétique rival(e).

    La jalousie.

              Quelques conseils puisés dans la littérature sur l'éventualité de la rupture

    “Pour oublier un amour il faut laisser le temps passer, ne pas trop regretter, se rappeler ses beaux instants et rêver d'un autre amour, jusqu'à ce qu'on le trouve.”

    “Quand un homme est fou d'une femme il n'y a qu'elle qui puisse le guérir de sa folie.”
        
    “Ne quitte jamais celui que tu aimes pour celui qui te plait car celui qui te plait te quittera pour celui qu'il aime"

    “Le grand amour cela se vit, mais tant qu’on ne l’a pas trouvé, il vaut mieux en rêver qu’en vivre un trop éphémère”

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  • L'effet "placebo" et "nocebo".

     

            Sans doute avez vous déjà entendu parler de l'effet "Placebo", mais sans doute mois de l'effet "nocebo".

              L'effet "placebo" est connu depuis longtemps et ses manifestations ont été maintes fois observées.
              Un médecin britannique le signale vers 1820. Pendant la guerre en 1943 un médecin militaire américain, à cour de morphine, soulage la douleur de blessés en leur injectant... de l'eau salée.
    En 1978, le professeur Levine, de lUniversité de Californie, que des patients auxquels on avaient extrait des dents, avec seulement une injection d'eau salée comme anesthésiant, avaient sécrété un anti-douleur naturel ; : des endorphines", qui avaient leur évité de souffrir.
              Ce professeur a montré qu'au contraire, un antalgique donné à l'insu du patient avait peu d'effet, et que l'injection d'eau salée à des patients atteints de la maladie de Parkinson, faisait sécréter de la dopamine dans le cerveau, neurotransmetteur qui est déficient dans cette maladie.
              Lorsqu'on manque d'oxygène, par exemple en altitude, le cerveau sécrète!te des prostaglandin es, qui dilatent les vaisseaux sanguins, afin de transporter plus d'oxygène. C'st ce qui se passe si on fait retirer une personne dan sun masque à oxygène, alors que la bouteille à laquelle il est raccordé est vide. Mais le mal de tête de la personne disparaît ou ses performances d'apnée sont augmentées sensiblement.

             A l'inverse certaines de nos expériences ou convictions peuvent avoir un effet négatif. Le fait que l'on sache qu'en bateau, enavion ou en voiture on peut avoir le "mal de mer", fait que l'on y est plus facilement sujet. De mamelles personnes averties du mal des montagnes du à la raréfaction de l'oxygène, y ont plus souvent mal à la tête. C'est l'effet "nocebo".

             Il y a même plus étonnant : des essais ont eu lieu en administrant des placebos à des personnes en les avertissant que ce n'tait pas le médicament réel, et pourtant, ail en résultait quand même un effet bénéfique !!

    Comment notre esprit peut il ainsi être leurré ?

              En fait on n'explique pas totalement l'effet placebo.
              Comme on vient de le voir ce n'est pas un simple effet psychologique de la pensée. Il y a une réaction du corps humain qui le plus souvent sécrète des produits chimiques naturels, qui sont ensuite responsables de l'effet placébo.
              Dans le cas de la lutte contre la douleur, on peut expliquer en partie le fonctionnement cérébral (cf schéma ci-dessous, emprunté à Science et Avenir.)
              Notre cortex préfrontal "reconnait" un médicament (par un emballage, une gélule connue..., alors que c'est un produit placebo, et qu'il ne le sait pas. Il informe de l'administration du "médicament" le tronc cérébral (ATV), qui agit sur le noyau accumbens et le circuit de récompense, et également le cerveau émotionnel, notamment les centres amygdaliens et l'hypothalamus.         
              Le système de récompense libère de la dopamine, qui apporte une certaine satisfaction, les amygdales diminuent le stress, et l'hypothalamus fait sécréter des endorphines, qui bloquent la douleur au niveau des relais nerveux de la moelle épinière.
              Le signal de douleur remonte au thalamus d'où il est relayé vers d'autres régions du cerveau.
               La douleur diminue.

    L'effet "placebo" et "nocebo".

    Les conditions de l'effet placebo

             On peut se demander ce qui favorise l'effet placebo (par exemple un optimiste y est il plus sensible ?) Les études ont donné un certain nombre de directions de recherches :

              D'abord un certain nombre de conditions dans le domaine de l'environnement :
                        - L'action des médicaments est meilleure en milieu hospitalier ou au cabinet médical.Une blouse blanche l'accentue. L'attitude du médecin plus conviviale ou sa confiance en l'efficacité du traitement influe le malade.
                        - L'aspect du "médicament" n'est pas neutre : le placebo est plus efficace si son emballage porte une marque; les médicaments chers sont préférés mais ils ont aussi plus d'effets secondaires (par effet nocebo); les gélules sont lus efficaces que les comprimés et les plus grosses font le plus d'effet; les comprimés bleus apaisent, les rouges excitent.
                        - Plus un traitement est invasive, plus il est actif : les injections sont plus efficaces que les comprimés ayant le même placebo.

             L'effet dépend évidemment du patient :
                        - Il semble que certains gênes favorisent l'efficacité des placebos.
                        - Les optimistes et les gens calmes sont plus réceptifs que les personnes stressées ou qui s'énervent; il semble par exemple qu'ils produisent plu d'endorphines face à la douleur.
                        - Les expériences passées de succès ou échec de traitements antérieurs (même différents) peut influencer le malade.
                        - Les émotions positives sont importantes (c'est vrai même pour des médicaments réels. Le rire et l'espoir agissent positivement, au contraire de l'angoisse et la tristesse.
              Cela dit, quand une maman console son enfant qui vient de tomber et a une petite égratignure au genou, c'est aussi un effet placebo !

             En définitive, il apparaît que l'effet placebo a une énorme composante psychologique, qui met en jeu notre inconscient, le système de récompense, les centres amygdaliens, l'hippocampe (mémoire), les cortex cingulaire et insulaire, et enfin l'hypothalamus qui produit alors des substances chimiques naturelles, qui agissent comme des médicaments.

     

     

     

     


                       

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  • Le premier microordinateur était français !

               Il y a des jours où l'on croirait que Monsieur Trump est un vieux russe.
              En effet, il y a quelques dizaines d'années, "Popov" disait que la Russie avait tout inventé, de la poêle à frire à la fusée spatiale.
              Monsieur Trump aurait dit  que Henry Edward Roberts était l'inventeur en 1975 et le père des micro-ordinateurs.
              Tout le monde sait que Trump est ignare : l'inventeur des micro-ordinateurs est français, d'origine vietnamienne : André Truong. Voici les faits :

              On avait parlé de micro-ordinateur vers 1970 et la société Intel avait réalisé un microprocesseur, l’intel 8080, qui tournait à 2 MHz (mon Mac tourne à 2,9 Ghz soit mille fois plus vite aujourd'hui). Cette société avait réalisé un kit MCS4 en 1971, qui était plutôt un banc d’essai de ce microprocesseur.


    Le premier microordinateur était français !          Henry Edward Roberts était certes un génie de l'électronique qui a inventé et réalisé de nombreux appareils originaux.

     
            En 1975, à partir du microprocesseur intel 8080, il a conçu l'ATAR 8800.

              C'était était certes un micro-ordinateur, mais ses performances étaient modestes : jugez en  (et aussi des progrès faits en 30 ans!)
     Le premier microordinateur était français !          Sa mémoire vive (RAM) était de 4 ko (mon mac actuel a 8 Go soit 2 millions de fois plus !), mais on pouvait l’étendre à 64 ko par la suite. Il n’avait pas de mémoire morte (ROM).

               Un tout petit lecteur de disquettes  (des galettes de 13 cm) de 300 ko ( mon disque dur actuel contient 1 To, soit 3 millions de fois plus et on trouve à des prix raisonnables des disques de 5 To).
               Il n’avait pas d’écran vidéo, ni de clavier Juste quelques diodes et interrupteurs sur la face avant.

               Edward Roberts avait fondé la société MITS pour développer cette machine.
               En 1975, deux pionniers de la micro-informatique, Bill Gates et  Paul Allen découvrent l'Altair 8800 dans un magazine et proposent à la société MITS de développer des programmes pour son ordinateur. Ils écrivent alors le langage Altair Basic, fondent Microsoft et concluent un accord avec M. Roberts pour distribuer leur programme avec ses ordinateurs.
               Ces programmes évolueront et deviendront le premier MS/DOS.
               Quelques milliers de machines ont été vendues entre 600 et 400 $, mais je me demande ce que les utilisateurs ont bien pu en faire, sans écran.

     Le premier microordinateur était français !          Le premier micro-ordinateur a été conçu par des français, André Truong, PDG de R2E, et  François Gernelle, ingénieur concepteur du Micral N, en 1972, pour faire des calcul d’évaporation dans des sols. 
               Il utilisait le microprocesseur d’Intel, avait 16ko de RAM, mais pas de clavier ni d’écran. On sortait les résultats sur un perforateur de bandes. Son prix était de 8500 frs (environ 1350 €).  Quelques centaines de machines ont été vendues
               En 1975, R2E (Réalisation et études électroniques) réalise des versions successives du Micral, de plus en plus puissantes, bientôt orientées vers la gestion, avec écran, clavier et disque dur.. Certaines seront multiprocesseurs, toutes multi-utilisateurs : la perspective est moins l'« ordinateur personnel » que la mise en réseau entre plusieurs utilisateurs
               La société rencontre des problèmes financiers et elle est rachetée  en 1979 par Bull, qui commercialisera des Bull-Micral jusqu’en 1990
               Bull demandera à François Gernelle de concevoir des compatibles PC. Mais, cet ingénieur émet des réserves sur la machine d'IBM et sur son système PC-DOS signé Microsoft. Il qualifie ce type de machine d'ordinateur “égoïste” car mono-utilisateur et refusera ce travail. Les Micral seront équipés d’un système “Prologue”, puis CP/M, différent de PC/DOS, mais compatible avec lui.

               J’ai eu la chance de connaître MM Truong et Gernelle, et d’essayer des Micrals, en même temps que j’essayais des Apple 1 en 1977, puis des Apple2 en 1978.
               Les Micrals étaient de bons appareils mais j’ai été séduit par l’interface plus conviviale de l’Apple et mon premier micro-ordinateur dans mon travail en 1980, puis à titre personnel en 1982, a été un Apple2, que j’ai encore et qui fonctionne toujours.
               Cadencé à 1 mHz, il avait 64 ko de mémoire, un lecteur de cassette et un lecteur externe de disquettes ressemblant à des CD “mous” de 13 cm et ne permettant de stocker que 300 ko. Il fallait avoir deux lecteurs externes car l’un contenait le système (qui était chargé par “petits morceaux en mémoire vive), et on copiait sur l’autre. L’écran de résolution très moyenne, avait  24 lignes et 80 colonnes de majuscules. (mon écran  actuel fait environ 5000 X 2800 - plus de 10 millions contre 2000 pixels !). Sur l’Apple2 les pixels étaient de petits carrés !! C'était un écran cathodique de 16 pouces alors que mon i'mac a un écran plat de 27 pouces.
               On utilisait d’un bon traitement de texte (Applewrite), d’un logiciel de dessin (Appledraw)) et du premier tableur (Visicalc) et surtout on disposait d’un langage simple de programmation et d’une documentation excellentequi permettait de bien comprendre comment fonctionnait l’appareil et de programmer de petites applications.
               Je me souviens avoir programmé un “mastermind” et un “tétris” qui ont fait la joie de mes petits enfants.
               Apple a vendu plusieurs millions d’Apple2 jusqu’en 1988, (avec évidemment des améliorations successives), supplanté ensuite par le MacIntosh, et son système révolutionnaire à icônes.
               J'ai d'ailleurs eu la chance d'expérimenter en 1987 l'un des premiers Mac arrivés en France, que m'avait confié Apple pour essai. En 1991 on en comptera 2000 en réseau dans mon entreprise, avec un petit intranet.

    Le premier microordinateur était français !

     

               J’ai voulu vous donner là un aperçu de l’évolution de la microinformatique, depuis 50 ans, qui vous paraît aujourd’hui si naturelle et si simple (bien qu’on ne comprenne plus la façon dont cela fonctionne et qu’on ne puisse plus trifouiller la machine - c’est comme les moteurs de voiture).
               Et c’est grâce à ces précurseurs que je passe une partie de mon temps à taper sur un clavier et à cliquer sur une souris, alors que j’aurais des tas d’autres choses à faire

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  •            Aujourd'hui repos et quelques photos.

            J'ai toujours admiré les animaux qui courent et qui sautent. En voici quelques photos trouvées sur internet :

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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