•      J’ai trouvé, sur la revue « Sciences et Avenir », un intéressant article sur le future voiture à hydrogène, mais trop succinct et il m’a donné envie de faire un point plus complet.l

        Je l’ai déjà dit sur ce blog, la voiture à hydrogène et intéressante car elle brûle de l’hydrogène qui associé à l’oxygène de l’air donne alors de l’eau, et donc pas de CO2, ni d’oxydes d’azote ou de particules fines : grand progrès pour le climat et notre santé !
        Malheureusement il faut mettre la voiture au point et pouvoir l’utiliser dans tout le pays; ce n’est pas si simple pour plusieurs raisons.
        Evidemment lorsque l’on pourra acheter de telles voitures, il faudra disposer des l’approvisionnement en hydrogène sous une forme adéquate dans les stations services. Il faudra aussi pour pouvoir l’approvisionner qu’on en produise en quantité suffisante, pour remplacer l’essence actuelle, et aujourd’hui, nous n’en sommes pas capables : c’est un autre problème que je traiterai demain.

       On pourrait brûler l’hydrogène dans un moteur à pistons classique, sans changements majeurs.Le premier moteur à combustion, développé en 1805 par Isaac de Rivaz (Suisse), était alimenté à l’hydrogène ! Donc on pourrait théoriquement utiliser des voitures voisines des voitures actuelles.
        Plusieurs prototypes ont existé, mais il y a quelques problèmes : 
        Essentiellement une question de volume : l’hydrogène est 3 fois plus énergétique, à masse égale  que l’essence, mais il est très léger : 89g/m3, soit 12 m3/kg.
    Si vous prenez un réservoir actuel d’essence de 60 litres d’une grosse voiture, stockant environ 45 kg d’essence, il faudrait en équivalent 15 kg d’hydrogène, soit 180 m3 de gaz
        Sous 200 bars de pression, il faudrait encore 1 m3 de volume et le réservoir d’acier doit résister à cette pression et pèserait plus que la tonne (autant que la voiture !). Impensable.
        Un autre problème est le fait que l’hydrogène, en présence d’oxygène (de l’air) est explosif. Donc toute fuite est très dangereuse : d’où une étanchéité drastique de toutes les conduites et raccords, que ce soit des réservoirs au moteur, comme des stations d’approvisionnement au réservoir. 
        Ces deux problèmes ont empêché tout développement majeur jusqu’à ces dernières années.

        Actuellement on s’oriente plutôt vers une voiture électrique alimentée par une pile à combustible, et il existe 3 constructeurs : Toyota, Hyundai et Honda,: 3600 véhicules ont été vendus, essentiellement par Toyota et aux USA; ces véhicules sont très chers, de 60 000 à 70 000 €. Les constructeurs français Peugeot et Renault, commencent à s’y intéressent ainsi que Mercédes.
        Vous voyez ci-dessous deux photos des voitures Toyota et Hyundai et un schéma de la coupe de la voiture de Toyota, la « Mirai ».

    La voiture à hydrogène est elle la voiture de demain ?La voiture à hydrogène est elle la voiture de demain ?


     Toyota Miraï
     <--------

     Hyundai Nexo
              -------->

    La voiture à hydrogène est elle la voiture de demain ?

        La voiture est équipée de deux réservoirs à hydrogène, qui sont en fibre de carbone et stockent 5 kg d’hydrogène sous 700 bars, et conçus pour résister à des chocs. Tout un sytème de sécurité détecte les fuites et ferme automatiquement le réservoir
        Le ravitaillement et également très sécurisé : une fois raccordé à la voiture par le biais d’une pistolet, la station évalue automatiquement le différentiel de pression pour enclencher, ou pas, le ravitaillement en hydrogène de la voiture. Là encore des sécurités interviennent en cas de risque de fuite (notamment verrouillage du pistolet, interdiction de démarrage du moteur, arrachage du tuyau au niveau de la station et fermeture d’un robinet si la voiture emmenait par accident la tuyauterie…)
        Le « plein » peut être fait en quelques minutes.

        L’hydrogène alimente une pile à combustible de 114 kW (155 ch). Celle-ci charge une batterie Nickel-hydrures métalliques de 1.6 kwh, qui récupère l’énergie lors des phases de freinage et de décélération et apporte un supplément de puissance en phase d’accélération.
        Pile à combustible et batterie alimentent un moteur électrique synchrone de 113 kW (154 ch) et 335 Nm permettant à la Toyota Mirai d’atteindre jusqu’à 178 km/h de vitesse maximale et d’abattre le 0 à 100 km/h en 9.6 secondes. Elle est dotée d’une boite automatique
        La Toyota propose trois modes de conduite – « Normal, Eco et Power » – ainsi qu’un mode « brake » permettant d’accentuer le frein moteur et la récupération d’énergie. Son autonomie est de l’ordre de 500 km.

        Comment fonctionne une pile à combustible ?

    La voiture à hydrogène est elle la voiture de demain ?     Une pile à combustible est en quelque sorte l’inverse d’un électrolyseur. Les réactions chimiques sont les mêmes que dans l’électrolyseur, mais inversées (voir schéma ci contre). L’hydrogène traverse un diffuseur - une matière carbonée poreuse - et atteintl’électrode négative (anode), recouverte de platine, qui favorise le départ d’un électron de l’atome. Ces électrons forment le courant électrique produit. Les ions hydrogène dépourvus de son électron (ion H+) émigre au travers d’une membrane électrolyte polymère vers l’électrode positive, (cathode), où ils se combinent à des électrons libérés par cette électrode et à de l’oxygène, produisant de l'eau.qui est éliminée.
        Les électrodes, l’anode et la cathode sont constituées de fines particules - des nanotubes de carbone ou des grains de noir de carbone de 50 nanomètres de diamètre sur lesquelles est déposé un catalyseur qui facilite la recombinaison H2 / O2. Actuellement ce catalyseur est constitué de fines particules de platine de quelques nanomètres de diamètre, ce qui est extrêmemnt onéreux.
        On espère pouvoir remplacer le platine par des molécules organiques  imitant le site actif d'enzymes qui libèrent de l'hydrogène chez des bactéries, et produire ainsi un catalyseur bon marché.

    La voiture à hydrogène est elle la voiture de demain ?    La voiture à hydrogène est déjà une réalité, puisqu’elle circule depuis 2014, mais à effectifs réduits, ce qui n’a rien d’étonnant vu son prix
        Son avenir paraît être plutôt celui d’une voiture hybride, c’est à dire une vraie voiture électrique avec des batteries importantes, LI/ions pour le moment, et une pile à combustible d’appoint pour prolonger le rayon d’action. Le réservoir d’hydrogène peut être alors plus réduit.

        Une petite société française grenobloise, Symbio,  a conçu avec l’aide du CEA, et l’aide financière de Michelin et d’Engie, un « kit » destiné à des kangoos électriques de Renault, qui rajoute 180 km d’autonomie. Des adaptations à d’autres véhicules utilitaires sont en cours.

        Mais deux gros problèmes subsistent : 
        D'abord disposer de stations services assez répandues pour pouvoir s’approvisionner comme on le fait pour l’essence. Cela ne pose pas de question technique difficile, mais c’est un problème d’investissement, d’un coût élevé

       Le véritable problème est celui de la production d’hydrogène en quantité suffisante, sans produire de CO2 et à un coût raisonnable. 

      
     Je le traiterai dans le prochain article.

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     J’ai lu avec intérêt un article de Nicolas Guéguen, directeur du Laboratoire d’Ergonomie des systèmes, traitement de l’information et comportement (LESTIC), à Vannes, sur les « doudous ».
    Et oui, une étude sérieuse sur ce objet cher aux petits enfants et cela m’a rappelé beaucoup de souvenirs personnels.
        Jusque là je n’avais lu qu’une seule étude, très empreinte des théories de Freud et qui traitait le doudou « d’objet contra-phobique » !
        Celle-ci est beaucoup plus simple, réaliste et imagée. Je vous la résume, avec quelques compléments personnels, de mon enfance, de celle de mes enfants , et d’une de mes filles, puéricultrice dans une crèche..

        Le doudou doit être doux, facile à saisir et à sucer. C’est un objet très précieux auquel beaucoup d’enfants s’attachent entre 6 mois et 3/4 ans, une peluche ou un simple chiffon. Il parait que certaines jeunes femmes en ont encore besoin le soir pour s’endormir, mais c’est plus rar. Par contre beaucoup d’adultes, hommes et femmes, gardent leur doudou, en souvenir de leur enfance.
        J’ai eu un petit chien en peluche comme doudou, de 6 mois à 3 ans. Il est ensuite resté dans mon armoire à vêtements et lorsque, à 20 ans j’étais à lécole Polytechnique, ma mère a jeté ce vestige tout rapé et sale. Je ne sais pas si j’aurais accepté qu’elle le fasse si elle me l’avait demandé : ce chien avait autant de valeur dans mes souvenirs d’enfant qu’un vrai chien qui, par la suite a partagé 18 ans de ma vie.

        Que représente ce doudou ?

            Le doudou remplace d’abord la mère :

        Lorsqu’il vient de naître, le bébé a une relation fusionnelle avec sa mère : pour lui, elle est la pour subvenir à tous ses besoins dès qu’il donne un signe de désir ou de détresse: nourriture, sommeil, propreté, jouer… Il reconnait sa voix, son odeur, puis son visage, ses gestes…
        Mais au bout de quelques mois il va s’apercevoir que cette mère à lui, a d’autres occupations due prendre soin de lui en permanence, et il va être obligé de l’accepter, de s’y résoudre.
        Dans les six premiers mois, il va découvrir visuellement son environnement, puis son système d’apprentissage va lui apperendre à se servir de ses mains pour essayer de prendre ses pieds, les mains de sa mère, des objets accrochés à son lit; ce sera plus facile lorsqu’il pourra s’asseoir à 6 mois. Il va alors faire une découverte: que les objets ont une existence propre, qu’ils continuent à exister lorsqu’il ne les voit plu, et qu’il peut ensuite les retrouver et les reprendre, et il en garde des images mentales pour les reconnaître.
        L’enfant est maintenant capable d’avoir un doudou, qui va être là quand sa mère n’y est pas: c’est l’épreuve de la distanciation avec sa mère et le doudou est le premier objet sur lequel l’enfant peut avoir à disposition sous sa main. C’est leur objet et d’ailleurs, il est très rare dans une crèche, que le bébé prenne le doudou d’un autre bébé : c’est son doudou qui est le substitut maternel, même si bien sûr, il préfère encore la présence de sa mère.
        Son rôle est de permettre la séparation progressive avec les parents. Le doudou permet de se confronter au monde extérieur tout en se sentant rassuré. L'enfant va vers ce qu'il ne connaît pas mais peut se rassurer grâce à son doudou.

           Puis le doudou s’identifie à l’enfant lui même :

        Des études du comportement d’enfants ont montré que celui-ci tient à un objet qu’il aime, et qu’il ne veut pas le céder, d’autant plus qu’il se sent menacé et qu’il n’a pas confiance en soi.
        Une peur, une fatigue, une douleur, une contrariété après une remontrance, font que l’enfant se recroqueville dans un coin, en serrant son doudou contre lui. C’est un substitut rassurant de la mère, mais c’est aussi un refuge pour l’estime de soi; le doudou c’est alors un peu l’enfant lui-même.

            C’est un objet qui rassure mais pas pour tous :

        Des études ont été faites sur des enfants et ont montré que leur attachement pour le doudou n’était pas le même, certains ne se séparant jamais de leur doudou et étant stressés lorsqu’il n’était pas avec lui, d’autres le considérant seulement comme leur jouet préféré, mais ayant d’autres centres de préoccupation.
        Des essais fait lors d’événements stressants, par exemple un examen médical, ontmontré que la présence de la mère était toujours rassurante pour l’enfant, mais que celle du doudou l’était aussi pour les enfants pou lesquels il était indispensable, mais beaucoup moins pour ceux pour lesquels il n’était qu’un jouet
        Il semble que ce soit le contact avec le doudou qui soit rassurant, l’enfant le triturant dans ses mains et le serrant contre lui, en cas de stress.

            Ce qui compte c’est le « vécu »

        Le doudou n’est pas un jouet comme les autres; ce qui compte, ce n’est pas l’objet mais le « vécu » partagé avec l’enfant, l’attachement sentimental.
        Un de mes enfants avait un doudou qui était tout déchiré et crasseux. On l’avait lavé à la machine, mais son état était encore un peu plus délabré et il devenait dangereux. En cherchant dans les magasins, on a trouvé exactement le même neuf. D’habitude des jouets neufs faisaient toujours plaisir, mais là, le doudou neuf a été refusé et mon fils a mis plus d’un mois à s’y habituer : il n’avait pas partagé avec lui le passé !
        Une de mes petites filles, qui aavit 18 mois, a fait une crise de larmes, parce que sa mère avait lavé à la machine le doudou répugnant de saleté. Mais il n’avait sans doute plus la même odeur rassurante, il était un peu plus raide. Au bout de quelque jours, un peu sali et trituré, il était de nouveau adopté.
        Ma fille m’a confirmé qu’en crèche, il n’y a pas d’échange ou de vol de doudou. Il n’a de valeur que pour l’enfant avec lequel il a passé la tendre enfance. Deux enfants qui avaient des doudous identiques ne se les échangeaient pas : sans doute n’avaient ils pas le même toucher, la même odeur, voire le même goût !

            Son importance diminue en général vers 3 ans :

        Le doudou est une relation normale, qui ne préjuge en rien de l’état psychologique de l’enfant. Les enfant qui ne peuvent se passer de leur doudou ne sont pas plus stressés en moyenne que ceux qui n’en ont pas un besoin permanent.
        Les parents ne sont pas en général inquiets car au moins l’un deux a eu un doudou autrefois, et ils constatent l’effet apaisant sur leur enfant.
        En général le besoin s’estompe vers 3 ou 4 ans. Personnellement, ayant une mère qui ne travaillait pas et une grand-mère et un grand père qui s’occupaient très souvent de moi, je n’ai plus eu besoin de mon chien en peluche, à partir de 2 ans, quand j’ai su parler, car j’avais plein de choses à faire. Il m’attendait sagement sur l’oreiller de mon lit pour m’aider à m’endormir.
        Mais pour certains enfants se séparer du doudou peut être un traumatisme, et donc il ne faut jamais le faire brutalement, mais progressivement en aidant l’enfant à voir d’autres aspects de son environnement, dans un esprit ludique.

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    Le sommeil est indispensable à notre cerveau.Le sommeil est indispensable à notre cerveau.Le sommeil est indispensable à notre cerveau.     
          Une de mes jeunes correspondantes me demande si cela serait possible de mémoriser des cours en passant un CD pendant son sommeil, qui les lise à haute voix.
     Hélas non !
        Cela ne veut pas dire que le sommeil n’ait pas d’effet sur la mémorisation, mais ce n’est malheureusement pas aussi bénéfique.


       D’abord, à quoi cela nous sert il de dormir ?
          - Pendant le sommeil le cerveau est au ralenti et économise de l’énergie, car il consomme 20% de l’énergie qu’utilise notre corps (alors qu’il ne représente qu’environ 2% de notre poids).
        - Les espaces entre les cellules du cerveau s’élargissent pandant le sommeil, ce qui permet d’évacuer les déchets toxiques vers la mœlle épinière, pour être éliminés.. La circulation sanguine en évacue également et des synthèses de protéines se font pendant cette période defaible activité.
        - Lorsque nous cherchons à résoudre des problèmes, il arrive souvent que la solution vienne après le sommeil, à notre réveil (éventuellement pendant la nuit). Il semble que le cerveau traite les informations acquises et les traite pour les ordonner et les simplifier, cequi permet de dégager plus facilement des solutions aux problèmes.
        - Les connexions synaptiques sont affaiblies pour éliminer des souvenirs ou au contraire augmentées pour les renforcer.
        Le sommeil augmente la mémorisation de ce qu’on a appris avant de dormir et il rend la mémoire plus libre pour le réveil, en éliminant les souvenirs inutiles et en diminuant l’intensité des souvenirs lancinants et traumatisants.
       
        Il y a deux grandes catégories de phases de sommeil (voir mon article du 4 avril 2018) : le sommeil profond et le sommeil paradoxal, avec entre les deux des stades intermédiaires, notamment le sommeil lent stade 2.
        Pendant le sommeil profond, le cortex cérébral (et notamment le cortex préfrontal), sont parcourus d’ondes « lentes » (voir schéma ci-dessous); pendant les montées de ces ondes lentes, des « fuseaux » sont émis dans le thalamus, qui coordonne nos sensations; et pendant les creux des fuseaux, ont lieu des bouffées d’ondes à haute fréquence dans le thalamus, qui est le « carnet d’adresses » de la mémoire.

    Le sommeil est indispensable à notre cerveau.


        Les connections des souvenirs que nous voulons garder sont renforcés : le cerveau rappelle les éléments de chaque souvenir, ce qui augmente les connections entre les neurones qui le composent. Cela peut avoir certains aspects particuliers. Par exemple si un pianiste a appris dans la journée un morceau de musique, le cerveau va « rejouer » en actionnant les centres qui commandent les mouvements des mains. Mais comme pendant le sommeil profond, la commande des muscles est désactivée, les mains ne bougeront pas, mais les connections des synapses qui sont concernées par le jeu du morceau de musique, auront été renforcées.

        Pendant le sommeil paradoxal, le cerveau réactive successivement tous les souvenirs qui sont inutiles. Le cerveau fait ainsi de la place pour de futurs souvenirs.(dans un ordre aléatoire); les sensations sont envoyées dans les centres d’interprétation correspondants. Les connexions des synapses correspondantes sont alors désactivées et les souvenirs supprimés. Le cerveau fait ainsi de la place pour les futurs souvenirs, après le sommeil.
        Les centres d’interprétations des perceptions fonctionnent alors comme s’ils recevaient des sensations de nos sens lorsque nous sommes éveillés. Si l’on se réveille, ne serait ce que quelques secondes, le cortex frontal reçoit alors ces perceptions qui arrivent dans un désordre complet et il essaie de les interpréter, comme si l’on était éveillé : c’est un rêve, souvent incohérent, illogique.
       
        On peut cependant insérer quelques informations dans le cerveau pendant le sommeil, mais il s’agit de notions très simples et élémentaires, associées à des odeurs, car l’odorat est le seul sens dont ‘l’information va directement au centre d’interprétation, sans être filtrée par le thalamus. On emande par exemple de mémoriser l’emplacement d’objets à des odeurs de rose, alors que les personnes étaient éveillées. Puis pendant leur sommeil on les soumettaient à nouveau à cette odeur de rose. A leur éveil ces personnes se souvenaient mieux des emplacements des objets que celles qui n’avaient pas subi ce rappel d’odeur.
        Plus complexe des fumeurs étaient pendant leur sommeil soumis à deux odeurs simultanément : celle du tabac et une odeur putride désagréable. Au bout de quelques séances, les patients lorsqu’ils étaient éveillés, associaient ces deux odeurs , et leur consommation de tabac diminuait nettement.
        Mais il ne semble pas possible d’entrer ainsi dans le cerveau, des notions complexeset donc d’apprendre ses leçons en dormant avec un magnétophone qui vous les serine.

        Un enfant doit dormir beaucoup, et un adolescent a davantage besoin de sommeil qu’un adulte, car son cerveau n’est pas encore mature. Pour les adultes, les besoins de sommeil sont différent selon les individus, et varient de 7 à 10 heures par nuit.
        De nombreux jeunes passent leur temps sur les réseaux sociaux au lieu de dormir. C’est dangereux : des études ont par exemple montré que dormir régulièrement moins de sept heures par nuit, augmentait le risque de surpoids, de diabète, d’AVC, d’hyprertension, sans compter les risques d’accident sur machine et notamment sur la route et de dépression.
        Le sommeil est nécessaire comme on l’a vu, pour le cerveau, mais il a aussi un rôle reposant et régénérateur pour l’ensemble de l’organisme.
        Le manque de sommeil désorganise nos horloges biologiques (voir mes articles des 29, 30 et 31 mars 2018), il modifie notre régulation de pression artérielle, la sensibilité au glucose et à l’insuline, il diminue notre résistance immunitaire, il peut perturber les sécrétions hormonale, ou celles de neurotransmetteurs, notamment la sérotonine. (dépression) ainsi que les envies alimentaires.
        Des études menées notamment sur des militaires et des équipages d’avions civils soumis au décalage horaire, ont montré que le manque de sommeil diminuait considérablement les performances, notamment l’attention et la concentration et la mémoire. (Plus de 3 à 6 jours selon les personnes, sans sommeil, conduisent, après des erreurs, à l’incohérence et un état proche de la démence).
        La figure ci-dessous, empruntée au journal »pour la Science », montre les perturbations entraînées par la fatigue du cerveau qui manque de sommeil.

    Le sommeil est indispensable à notre cerveau.


        Les chercheurs ont mis en lumière un des mécanismes : les neurones en travaillant consomme de l’énergie sous forme d’adénosine-triphosphate  (ATP), qu’ils décomposent et rejettent ensuite de l’adénosine, qui s’accumule donc tout au long de l’éveil. Cette accumulation d’adénosine se fixe sur des récepteurs des  synapses et ralentit leur fonctionnement. Elle entraîne une grande fatigue et une envie importante de dormir. Si on passe outre, les neurones ralentissent leur action, d’où un manque d’attention, de concentration, des erreurs, des accidents.
        Actuellement il semblerait que plus de 30% des adultes ont moins de 7 heures de sommeil par nuit, et des chercheurs évaluent les coûts correspondants à plus de 20 milliards d’€ / an.

    Le sommeil est indispensable à notre cerveau.

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  •           J'avais publié le 25/11/2018, une série de panneaux de signalisation sur les routes qui ont amusé certain(e)s de mes lectrices et lecteurs. En voici quelques autres :


     

     

     

     

     

     


    Il est parfois difficile                      

    de choisir sa route !

    Mais sur le panneau ci-contre,

     c'est expliqué plusieurs fois !

     

     

         Je ne connaissais pas ces deux panneaux.

         Celui ci-dessous était devant l'abri d'une aire de repos d'autoroute.

    Et comme la dernière fois, quelques panneaux "animaliers" :

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Celui là, je ne comprends pas bien, mais cela vexerait mon chien.
    Est ce une interdiction d'avoir de grandes oreilles ?

     

    Par contre je trouve celui-là  délicieux pour signaler des "nids de poule".

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • Savez vous pourquoi et comment on baille ?

    Savez vous pourquoi et comment on baille ?

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


              Un article que j'ai fait récemment sur l'ennui, m'a valu quelques mails, et quelqu'un m'a dit qu'il "baillait d'ennui toute la journée". Cela m'incite à faire un article sur les baillements.
             Et j'espère que vous baillerez par contagion à cette lecture.

              Tout le monde bâille, les lions, les chiens, les rats, les hippopotames, les poissons et bien sûr les hommes et les femmes, les enfants et les adultes; mais personne ne sait pourquoi.                                          
              Actuellement, la plupart des recherches portent sur la nature contagieuse du bâillement, et sur son côté suggestif. J'espère bien qu'en lisant cet article, plus de la moitié entre vous auront envie de bâiller, car le simple fait d'y penser suffit à la plupart des gens pour en éprouver le besoin.
                 Oui mais voilà : avant six ans les enfants n'ont pas cette "contagion par imitation".Et pourtant les enfants de six ans bâillent moins que ceux de deux ou trois ans.

                Et même le fœtus baille ! Et il le fait davantage à 24 semaines d'âge fœtal qu'à 36 semaines. Passée cette phase, le fœtus bâille beaucoup moins. Est ce lié au développement de son cerveau, ou à la régulation du flux sanguin cérébral comme le croient certains chercheurs ?
                Par ailleurs l'embryologie du système nerveux et de la face montre un parallélisme étroit entre bâillement et succion : mêmes structures neuro-anatomiques, même période d'apparition fœtale.
                Il se peut donc que le bâillement soit initialement un comportement spontané du fœtus, remplissant une fonction de maturation du cerveau, et que nous gardions cette contraction ensuite comme un vestige, qui se réactiverait à la vue d'autres personnes en train de bâiller, ou lorsque nous sommes vraiment trop fatigués ou à l'approche de l'endormissement.
                Nous baillons aussi d'ennui et le bâillement s'accompagne d'une baisse de vigilance.            
                Nous baillons plus de 250 000 fois au cours de notre vie, 5 à dix fois par jour et plus fréquemment au réveil.


                Le bâillement comporte trois phases, suivies d'une sensation de bien-être et de détente, notamment relâchement des muscles : une longue inspiration, une apnée d''environ une seconde, et une expiration rapide, parfois accompagnée d'une stimulation des glandes lacrymales et associée ou non à des étirements des membres, du cou et évidemment de la mâchoire.
                Il ne semble pas que le bâillement améliore l'oxygénation du cerveau, mais il provoque cependant une forte augmentation de son activité électrique.
                Il semble lié chez les singes mâles, à une augmentation brusque du taux de testostérone. Un singe castré ne baille plus. On n'a pas fait l'essai chez l'homme !

                 Il semble qu'au départ ce soit le tronc cérébral qui déclenche le bâillement en faisant contracter les muscles du larynx, du visage et de la mâchoire, mais le cortex préfrontal intervient sûrement dans le phénomène de contagion et d'imitation. Ce qui est bizarre est que la contagion touche même les aveugles. Les "neurones miroirs, qui nous font comprendre autrui par imitation intérieure sont également activés.
               De nombreux neurotransmetteurs sont sollicités. Certes c'est l'acétylcholine qui déclenche la contraction des muscles. Mais presque tous les neurotransmetteurs interviennent et notamment la dopamine, donnant une sensation de bien être et déclenchant la production d'ocytocine par l'hypothalamus (comme lors de l'allaitement du bébé).
                Evidemment dans la contagion, les centres de perception sont concernés : vue, audition, mais aussi les centres du langage si nous lisons un texte qui parle de bâillement.

                 Jai à peine fini mon article que je viens de bailler deux fois de suite !!
                 Autre question : si l’on comprend aisément pourquoi il convient de mettre la main devant la bouche lorsque l’on tousse ou éternue, il est curieux de mettre la main devant la bouche lorsque l’on bâille : en effet, il n’y a là a priori, pas de risque de contamination de ses voisins (on inspire) et il n’y a pas plus de risque  particulier d’inoculation d’un virus, puisqu’un bâillement n’est au final qu’une respiration particulière.
                Il semble que cette habitude, devenue bienséante, ne soit issue ni d'une marque de politesse; ni d’hygiène, mais résulte d’une superstition selon laquelle le diable profiterait des bâillements pour pénétrer l’âme des pauvres humains.
             Mais, même si l’on s’inquiète moins du diable et de ses diableries, aujourd’hui qu’autrefois, la politesse veut tout de même que l’on évite d’exposer ses amygdales à tout bout de champ à ses voisins.  (Là je ne parle pas des centres du cerveau, mais des glandes au fond de la gorge).

    Savez vous pourquoi et comment on baille ?

     Savez vous pourquoi et comment on baille ?

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