• Qu'y a t'il de drôle dans un micro-ordinateur ?

    J'ai besoin d'un peu de temps pour rédiger la suite mes "articles sérieux"sur l'intelligence.

    Alors comme vous savez que je suis très fana des micro-ordinateurs que j'utilise depuis 1079 et de mon macintosh en particulier, voici quelques réflexions trouvées sur internet, concernant les micro-ordinateurs, que nous utilisons tous, énormément, tous les jours :


        Un ingénieur Linux, un ingénieur Mac et un ingénieur Microsoft sont en voiture et le pneu d'une roue crève.
              - L'ingénieur Mac dit : "Il faut changer le pneu pour pouvoir continuer"
              - L'ingénieur Linux dit : "Il faut d'abord trouver pourquoi le pneu à crevé pour que ça ne reproduise pas"
              - L'ingénieur Microsoft dit : "On a qu'à continuer comme ça et on verra bien si ça se répare tout seul"
        
    C'est tout à fait ce que je pense des bugs d'Office 2016 et Office 2019


        A quoi sert Internet Explorer ?
       -A télécharger Mozilla Firefox.

    Y en a t'il encore qui se servent d'Internet Explorer ?

        Dans Mac OSX il y a un noyau, dans Windows des pépins...

         Eh oui, je suis fana Mac.

        Comment fait un anthropophage quand il en a marre d'être sur Messenger ?
        Il se met en statut "Parti manger"

        Les jeux vidéo sur ordinateur et internet peuvent être considérés comme l'un des contraceptifs les  plus sûrs de notre génération.

       Le vrai fana de micro-informatique, c'est celui qui croit que dans 1 km il y a 1024 mètres.

       Mais mes petits enfants ont oublié qu'un km2 ne fait pas 1000 m2 et ne connaissent plus les formules des surface et volume de la sphère.

        Trump et un de ses conseillers sont en grande discussion lorsque le Chef d'Etat Major des Armées américaines, convoqué, arrive : 
              - Vous semblez très occupé, Monsieur le Président, que puis-je faire pour vous?
              - On est en train de préparer la troisième guerre mondiale.
              - On n'a pas encore décidé les détails, mais le but est d'exterminer 14 millions de musulmans et un informaticien.
              - Un informaticien ? Pourquoi voulez-vous exterminer un informaticien ? demande le militaire.
        Trump regarde son conseiller :
              - Tu vois ce que je disais? Personne ne nous posera de questions sur les 14 millions de musulmans!!

        Une enseignante francophone au Canada expliquait à sa classe que dans la langue française, les noms, contrairement à l'anglais, sont désignés au masculin et au féminin.
    Par exemple : maison est féminin... une maison ; crayon par contre, est masculin...un crayon.
        Un élève demanda à l'enseignante de quel genre est donc le nom micro-ordinateur.
        Au lieu de donner la réponse, l'enseignante a séparé la classe en deux groupes, garçons et filles, leur demandant de décider d'eux-mêmes si ordinateur est masculin ou féminin.
    Elle a demandé à chaque groupe de donner 4 bonnes raisons pour appuyer sa recommandation.

        Les garçons ont décidé à l'unanimité que "ordinateur" est effectivement du genre féminin (une ordinateur) parce que :
              1. Personne d'autre que son créateur ne comprend sa logique intérieure;
              2. Le langage de base que les ordinateurs utilisent avec d'autres ordinateurs est incompréhensible pour quiconque;
              3. Même la plus petite erreur est conservée en mémoire à long terme pour être ramenée à la surface plus tard;
              4. Aussitôt que vous utilisez régulièrement une ordinateur, vous vous exposez à dépenser la moitié d'une paie pour acheter des accessoires pour elle.

        Le groupe de filles, toutefois, a conclu que l'ordinateur est de genre masculin parce que :
              1. Afin d'accomplir quoi que ce soit avec lui, tu dois l'allumer;
              2. Il est bourré de matériel de base, mais ne peut penser par lui même;
              3. Il est sensé régler beaucoup de problèmes, mais la moitié du temps, il est le problème lui-même;
              4. Aussitôt que tu en utilises un régulièrement, tu te rends compte que si tu avais attendu un peu, tu aurais obtenu un meilleur modèle.

         Après on s'étonnera qu'il y ait tant de divorces !

     

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  •        Les neurobiologistes rêvent évidemment de pouvoir non seulement mesurer l'intelligence, mais la comprendre et savoir si certaines caractéristiques des neurones favorisent le développement de l'intelligence.
          Il faut bien se rappeler qu'on ne naît pas intelligent, mais qu'on le devient grâce à l'apprentissage du bébé, l'éducation de l'enfant, l'instruction de l'adolescent, la culture du jeune et l'expérience de l'adulte; mais cette intelligence s'acquiert avec plus ou moins de facilités selon l'héritage génétique et les aléas de la formation du cerveau.
         Rappelons aussi que dans les premiers mois du fœtus, la formation des divers centres du cerveau dépend de l'expression des gènes et des facteurs de croissance, mais la dernière étape de jonction des synapses se fait au hasard, de telle sorte que même des cerveaux de jumeaux sont différents.
       En fait on n'est pas arrivé à déterminer des "gènes de l'intelligence" Ils ne toucheraient pas d'ailleurs l'intelligence elle même, mais la facilité avec laquelle on peut l'acquérir.
      Il est cependant probable que les gênes qui favorisent la formation des centres 
    d'apprentissage, de l'hippocampe et des centres, de la mémoire, des centres du langage, des centres d'interprétation des perceptions... interviennent surement.


         On est en fait très en retard sur les connaissances physiologiques de l'intelligence, par rapport aux connaissances psychologiques.
        Trois caractéristiques des neurones et de leur environnement semblent néanmoins jouer un rôle important : 
            - le nombre de connexions (de synapses).
            - la vitesse de propagation de l'influx nerveux.
            - une économie globale de l'énergie dépensée dans le cerveau.

            La substance blanche :

        Lo substance blanche remplit presque la moitié du cerveau. Elle est constituée de millions de câbles (en blanc) qui connectent les corps cellulaires de neurones, appelés par opposition la "matière grise" (en gris) des différentes aires cérébrales.
        Le corps calleux, constitué d'un amas de millions de câbles de substance blanche qui relient les deux hémisphères cérébraux, s'étend de choque côté vers le haut et l'extérieur en direction du cortex, formant une structure nommée le "cingulum".
        Une nouvelle technique d'imagerie permet de cartographier la configuration des câbles.

        L'intelligence ne dépend pas du nombre de neurones, mais le nombre de connexions, c'est à dire le nombre de synapses est important.

            Trop de synapses nuit :

        Pour être intelligent, vaut-il mieux avoir beaucoup de synapses ou peu ?
        Jean-Pierre Changeux, biologiste français très connu, qui a écrit des livres remarquables de vulgarisation sur le cerveau, a proposé une théorie selon laquelle, à mesure que les images mentales se forment au cours de l'enfance, à mesure que l'on apprend à reconnaître des objets, à les nommer, à jouer d'un instrument de musique, à parler une ou plusieurs langues, le nombre desynapses dans le cerveau diminue.
        Au début, il y    aurait un excès de synapses, et le cerveau choisirait les plus pertinentes selon les tâches à accomplir, tandis que les synapses inutiles seraient éliminées, car elles gaspillent de l'énergie et ne remplissent aucune fonction.

        Chez l'enfant, on constate une diminution du nombre des synapses à partir de l'âge de cinq ans, et jusqu'à la puberté et la consommation d'énergie dans le cerveau d'un adulte étant environ la moitié de celle d'un enfant de cinq ans.
        On constate aussi que dans le cas d'handicap mental, les sujets ont trop de synapses, cet excès entraînant une surconsommation globale d'énergie, ce qui réduirait l'apport d'énergie dans les zones spécifiques indispensables au traitement des tâches cognitives.


            Traiter plus vite l'information :
       
        Les axones des neurones qui conduisent l'information s'entourent d'une gaine de myéline, ce qui augmente la vitesse de conduction dans les fibres nerveuse
        La myéline s'interrompt régulièrement, au niveau des "nœuds de Ranvier", créant des zones isolantes qui bloquent la propagation de l'in-flux nerveux. Pour continuer, ce dernier doit "sauter" par-dessus les zones isolantes, et ces bonds accélèrent notablement la conduction.
        Le long d'un nerf constitué d'axones dépourvus de myéline, l'influx nerveux se propage à une vitesse de l'ordre de 2 m/s, mais elle atteint 120 m/s quand les fibres sont myélinisées. En outre, la myéline maintient le niveau du signal constante sur de longues distances. Enfin, il y a moins d'interférences entre des signaux circulant dans différents neurones.
        La propagation de l'information est donc ainsi plus rapide et le risque d'erreurs inférieur.

        Le degré de myélinisation et l'intelligence (mesurée par le QI) varient de façon concomitante au cours de la vie : chez le jeune enfant, l'intelligence se développe à mesure que les neurones s'entourent de myéline, puis la vitesse de traitement de l'information augmente jusqu'à l'adolescence, et ensuite, se stabilise et ne commence à diminuer qu'avec la vieillesse : les neurones perdent alors leur myéline.
       Les tests psychologiques montrent que l'intelligence se développe jusque vers 15 ou 20 ans, qu'elle se maintient jusqu'à 65 à 70 ans, puis qu'elle décline à mesure que la gaine protectrice de myéline se dégrade.



           Des cerveaux économes

        Chez les personnes qualifiées de très intelligentes par les tests classiques, seules les aires corticales nécessaires à la résolution de la tâche sont activées.
        Ces résultats ont été confortés par les études du psychologue américain Richard Haier, du Centre d'imagerie cérébrale de l'Université d'Irvine, qui a  montré que le cerveau des personnes qualifiées d'intelligentes consomme moins d'énergie.
        Leur cortex frontal est particulièrement actif et seuls les autres centres indispensables sont mobilisés, alors que chez des personnes moins intelligentes de nombreux centres restent activés, ce qui entraîne un gaspillage d'énergie, qui n'est pas concentré sur les centres essentiels à la résolution de la tâche.
        On constate d'ailleurs des phénomènes analogues par manque d'attention et de concentration.

        Ces explications que nous fournissent les recherches sont intéressantes, mais ne formons pas trop d'espoirs, il serait illusoire de vouloir réduire l'intelligence à un petit nombre de causes.
        On remarquera aussi que le cerveau est peut être prédisposé à acquérir plus vite ces qualités, mais seul son travail lui permet ensuite de devenir intelligent.

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  • Les questions et sous-tests d'un QI.

              Pour que vous ayez une idée plus précise de ce qu'est un QI sérieux, voici quelques données sur les sous-tests communément pratiqués dans des tests pour adultes, tel que par exemple les tests de Raven.

      - Indice de Compréhension Verbale (ICV) 

                 • test "Information" : ce sont des questions de connaissances générales acquises dans le milieu familial ou socio-culturel ou à l'école (à quel continent appartient le Canada?).
              Ce test met en jeu les repères qui organisent notre intelligence du monde.
              Il renvoie à la curiosité intellectuelle et à l'attention du monde socio-culturel. Il indique aussi l'investissement de la scolarité, l'adaptation scolaire et sociale, l'expression verbale. 

                 • test "similitudes" : on recherche dans une liste les éléments communs ou les propriétés communes (qui a t'il de commun entre un chien et un chat?).
                Il porte sur les références catégorielles, la capacité du sujet à conceptualiser. Il permet d'apprécier si le sujet se concentre sur l'essentiel ou sur le détail. Il permet de voir la capacité à classer les objets dans des catégories.
                Ce test est indépendant du milieu familial et de la scolarisation.
               
                 • test "vocabulaire" : signification de mots. (que signifie le mot invalidant ?)
                Il permet d'éprouver au mieux si l'enfant a des difficultés de langage et quel est son niveau de compréhension de la langue.
                 Test sensible au milieu culturel et scolaire.

                 • test "compréhension" : Compréhension de situations sociales, de la vie quotidienne. (pourquoi les rues sont elles numérotées dans l'ordre croissant?). Fait appel au jugement et au bon sens.
               
                • test "raisonnement verbal" : trouver l'intrus dans une liste de mots.
               C'est à la fois un test de vocabulaire, de compréhension et de logique.

    - Indice de Raisonnement Perceptif (IRP)

                • test "arrangement d'images" : remettre de l'ordre dans un ensemble d'images mélangées afin de raconter une histoire.

               Test d'anticipation, capacité de prévoir et de concevoir un plan. Capacité du sujet à se situer dans le temps et dans l'espace. Test témoignant de l'adaptation aux autres. 

               • test "complément d'images" : indiquer la partie manquante d'un dessin incomplet.
               Test qui renseigne sur la capacité de se représenter l'objet dans sa totalité.

               • test "cubes" : reproduire à l'aide de cubes un motif géométrique en deux couleurs.
               Epreuve de coordination visio-motrice, sensible à l'organisation spatio-temporelle.  

              • test des "matrices progressives de Raven : on doit compléter une suite de quatre images avec un objet pris dans une série de six objets (voir le dessin au début de l'article).

    - Indice de Mémoire de Travail (IMT)            

             • test "mémoire des chiffres" : mémorisation de chiffres dans une liste.
             Très sensible à la fatigue, à l'instabilité, à l'affectivité et à l'émotivité.
     
             • test "arithmétique" : questions simples de calcul (si 10 objets coûtent 22 €, combien coûtent 15 objet - question très simple à laquelle un ancien ministre de l'Education Nationale a donné la réponse absurde 16,5; certains enfants de six ans y répondent rapidement sans se tromper)
             Test étroitement lié aux performances scolaires.
             Test anxiogène (rapidité, vitesse), sensible à l'émotivité.

    - Indice de Vitesse de Traitement (IVT)

             • test "Codes et symboles" : en utilisant un code fourni dans l'énoncé, associer des symboles à des nombres ou à des formes.   

             • test "Labyrinthes" : sortir le plus rapidement possible d'un labyrinthe simple.

            Ce sont deux tests d'apprentissage, sensible à l'émotivité, l'instabilité et aux troubles graphomoteurs

    Que mesure t'on dans ces tests ?

           - Les capacités intellectuelles dans  similitudes, arithmétique, cubes, vocabulaire
           - Les capacités de représentation mentale dans arithmétique, cubes, assemblage d'objets, mémoire des chiffres
           - L'adaptation sociale dans arrangement d'images, compréhension.
           - L'adaptation à la réalité dans complément d'images, arrangement d'images
           - L'image du corps et le schéma corporel (physiologique donné par le cerveau) dans complément d'images, cubes, assemblage d'objets

     Nota : Vous trouverez sûrement de tels tests, en général beaucoup plus simples,  dans des revues diverses, mais ils ne sont pas étalonnés et leurs résultats sont douteux. En fait l'interprétation doit être faite par des personnes ayant reçu une formation appropriée et ayant un minimum de connaissances en psychologie.



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  • Que sont les tests de QI ?

                  C’est à l’origine le cousin de Darwin, Sir Galton qui a pensé le premier à quantifier l’intelligence, mais le précurseur en matière de tests a été l’anglais Spearmann qui a lors d’études statistiques en 1904 sur des tests psychométriques montre qu’il existe un lien entre les divers résultats (par exemple verbaux et  numériques) et il considère qu’il y a un “socle” commun qu’il appelle intelligence générale ou “facteur g”.
                  En 1905 les français Alfred Binet (photo ci-dessus),et Théodore Simon à qui le ministère de l’Education Nationale a demandé d’imaginer un moyen de détecter d’avance les élèves faibles scolairement, mettent au point le premier test utilisable, “l'Échelle métrique de l'intelligence.”, qui est le premier test de QI. (Quotient Intellectuel).
                  Binet, lorsqu’on lui demandait ce qu’était l’intelligence, disait avec humour :
    « Je nomme intelligence ce que mesurent mes tests »
                  Ces tests concernent essentiellement les capacités logiques, de calcul et de maniement de la langue ainsi que certaines aptitudes de représentation spatiale donc, par rapport à ce que nous avons déjà dit, l’intelligence logico-mathématique, l’intelligence verbo-linguistique et l’intelligence spatiale.
                  Par ailleurs ces tests étaient faits pour des enfants d’une dizaine d’années et calculaient un âge mental, la base étant 100 pour un enfant moyen de 10 ans. Si un enfant de 10 ans avait un QI de 120, il était réputé avoir un âge mental de 12 ans.

                  Depuis Binet, de nombreuses variantes ont été imaginées; les journaux (ou internet) publient aussi des tests pour adultes, qui en fait n’ont en général pas été étalonnés et n’ont donc aucune valeur statistique.
                  Quelques tests plus sérieux et étalonnés comparent les QI d’une personne, aux valeurs statistiques de la population, sans distinction d’âge (test de Stern par exemple)
                  Le test suppose que la répartition de QI dans la population est une courbe de Gauss (la courbe “en cloche” symétrique), d’écart type 15 ( ce qui veut dire que 50% de la population des enfants de 10 ans a un QI compris entre 90 et 110, 68% entre 85 et 115, 95% de la population entre 70 et 130 et 99,7 % entre 55 et 145 - voir courbe ci dessous ).
    En fait il semble que des facteurs héréditaires font que cette loi n’est pas tout à fait respectée, l’étalement étant légèrement plus grand aux extrémités.

    Que sont les tests de QI ?

     

                  Lorsqu'on observe les personnes et qu'on se demande si elles sont intelligentes, on constate que les capacités et les talents peuvent être multiples; celui qui excelle dans le maniement du langage peut utiliser moins bien le raisonnement abstrait, alors que tel autre brillant en mathématiques est incapable de gérer sa vie au quotidien.

                 Cependant les psychologues considèrent qu'il existe une "intelligence générale", car les données recueillies depuis un siècle sur les tests d'intelligence, un test complet comportant en général plusieurs « sous-tests », montrent que, quels que soient le nombre et la variété des sous-tests utilisés, les performances des individus à tous ces tests sont liées (on dit qu'elles sont corrélées), c'est à dire que les individus qui ont de bons scores à quelques tests réussissent à tous les autres, et inversement.
                  Des analyses statistiques plus poussées ont montré qu'un facteur statistique unique pouvait expliquer la majeure partie des différences individuelles de performances. C'est cela qu'on appelle le "facteur G", le QI étant au départ une construction d'Alfred Binet sur le développement de l'intelligence des enfants autour de 10 ans, qui s'est ensuite généralisée, notamment aux adultes.
                  Cela dit les nombreux tests qu'on trouve un peu partout, ne reposent pas forcément sur une étude statistique valable et donc sont critiquables.
                 Le test le plus connus et qui semble le meilleur pour les enfants, est le test de Wechsler, qui est appelé WISC (Wechsler Intelligence Scale for Children).
                 La première version date de 1949 et ladernière version de 2011, laquelle comporte 10 à 15 sous-tests et la cotation se fait à partir de quatre "indices". Le test est fait pour des jeunes de 6 à 16 ans et la population de référence est une distribution de Gauss de moyenne 100 et d'écart type 15.                
                 Je parlerai de ces sous tests dans mon prochain article.

                  Cette notion d'intelligence générale est souvent critiquée  : d'une part, les tests d'intelligence ne mesurent qu'une partie des capacités intellectuelles utiles et, d'autre part, le QI ou le facteur G ne semblent être que des indices statistiques sans réalité biologique.
                 Il est exact que le QI ne mesure qu'une partie de nos capacités intellectuelles.
                  Parmi les compétences de raisonnement, il tient très peu compte les capacités de planification, d'adaptation ou encore d'inhibition (se retenir d'agir ou de parler par exemple dont j'ai en partie parlé dans mon précédent article), qui jouent pourtant un rôle important dans la vie quotidienne.
                 Plus grave encore il néglige totalement les capacités de communication et de relations sociales. Aucune place n'est faite à l'expression et la maîtrise des sentiments et des émotions.
                 Howard Gardner, de l'Université Harvard aux États-Unis, a proposé la notion d'intelligences multiples dont je parlerai dans un prochain article et un test notamment complète le QI : le quotient émotionnel, QE.
               Le QI n'est donc pas inutile et sans validité : il a ses limites et ses défauts.

               La notion de facteur G repose donc sur le fait qu'en général celui qui a de bons résultats à un des sous-tests de mesure du QI, a aussi de bons résultats aux autres sous-tests et inversement.
    Certaines facultés agissent sur les scores de tous les tests : attention, concentration, observation, compréhension du test....
              C'est tout le cerveau qui participe à l'intelligence.

               Les études faites par des chercheurs sur des familles et notamment des jumeaux semble montrer que la part d'innéité est de l'ordre de 40 à 50%. Ce n'est pas seulement l'hérédité, mais l'arrangement des neurones au moment de la formation du cerveau dont la dernière étape est en partie due au hasard des connexions ultimes entre axones et dendrites.
               Mais en fait ce chiffre est très fallacieux, car l'innéité ne crée pas un cerveau intelligent. Elle donne une potentialité de le devenir. S'il n'y a pas apprentissage du bébé, éducation de l'enfant, instruction de l'adolescent, perfectionnement et expérience de l'adulte, il n'y a pas d'intelligence.
               Un cerveau qui aurait reçu des possibilités extraordinaires d'intelligence, ne donneraient pas un être intelligent si on ne lui apprend pas à parler, à lire et écrire, si on ne forme pas sa mémoire, et si on le laisse former seul son expérience.
               J'aurais tendance à faire cette réflexion absurde : L'intelligence, c'est 40% d'inné (une potentialité) et 100% d'acquis par la suite. C'est dans cet acquis qu'on peut trouver 40% d'inné.

              Il existe d'autres théories de l'intelligence cognitive (par opposition à émotionnelle).
           
      En particulier le psychologue Sternberg a bâti une théorie en trois volets :
                            -  L'intelligence analytique. La capacité à accomplir des tâches scolaires de résolution de problème, telles que celles utilisées dans les test traditionnels d'intelligence. Ces types de tâches présentent des problèmes bien définis qui ont une seule réponse correcte5.

                            -  L'intelligence créative ou 'synthétique. la capacité à faire face avec succès à des situations nouvelles et inhabituelles en tirant parti de ses connaissances et compétences existantes.  
              Les individus possédant une grande intelligence créative peuvent donner de « fausses » réponses parce qu'ils voient les choses d'une façon différente6.
                            -  L'intelligence pratique. La capacité à s'adapter à la vie de tous les jours en tirant parti de ses connaissances et compétences existantes. L'intelligence pratique permet à un individu de comprendre ce qu'il est nécessaire de faire dans une situation donnée et, alors, de le faire7.

     

     

     

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  •         Je voudrais faire une série d'article sur l'intelligence, car c'est une chose dont tout le monde parle, mais on ne sait pas bien ce que c'est.
              Je vais les faire, sans intercaler autre chose que des intermèdes amusant, d'une part pour que vous vous reposiez, mais d'autre part, pour que vous ne preniez pas le fil, car ces articles vont se compléter progressivement.

             D'abord qu'est ce que l'intelligence, si l'on parle simplement, sans penser aux multiples tests dans ce domaine.? C'est très difficile à définir.
             
             Lorsque nous naissons, certes notre cerveau possède un certain nombre de fonctions “précablées”, celles qui permettent la vie. (respirer, toute la chimie des ADN et des protéines, le fonctionnement de nos organes, dormir, certaines actions de défense, reconnaître l'odeur et la voix de sa mère, téter, ....), et surtout un merveilleux système dans notre cerveau : les centres d'apprentissage, qui vont nous faire évoluer..
             Notre cerveau a ensuite des potentialités qui se tranformeront d’elles mêmes grâce à ces centres, (mais plus ou moins vite et bien), en actes : nos cinq sens, prendre un objet, manifester certaines émotions... Toutefois on sait que cette évolution s’arrête vite (voir les enfants qui ont été élevés par des animaux, (des loups) ou qui ont fait, l’objet d’expériences de Frédéric II de Prusse).
             Mais il y a aussi des potentialités qui ne se manifesteront que si l’on forme son cerveau à ces actions : marcher sur deux jambes, parler, lire et écrire, l’abstraction... Cela n’est possible qu’au contact d’autres hommes (notamment nos parents).
             Notre cerveau est donc presque vierge à la naissance, mais il a un énorme potentiel, et c’est notre environnement qui le forme, grâce au mécanisme extraordinaire des centres d’apprentissage.

             
    L’intelligence, c’est d’abord notre mémoire pour au moins 60%.
             Voyez ce que devient une personne atteinte de la maladie d’Alzeimer !

               Mais ce n’est pas uniquement mémoriser : c’est retenir en comprenant et éventuellement avec un mode d’emploi de ce qu’on a retenu.
              C’est donc “réflexion plus mémorisation” : le cortex frontal plus l’hippocampe et le thalamus en simplifiant beaucoup qui sont les chefs d'orchestre  de nombreuses parties du cerveau qui interviennent dans le stockage des informations.

              Le propre de l’homme, c’est aussi le raisonnement, donc une certaine méthode, une certaine logique, la capacité de prévoir et d’anticiper.
              C'est aussi la décision et l'action, mais les animaux sont aussi capable de cela.
           
      Et pour mener à bien ces tâches, il faut savoir mobiliser notre attention et nous concentrer

              Ce qui différencie les singes supérieurs, nos cousins, des autres animaux, c’est qu’ils sont capables de comprendre et d’utiliser un langage simplifié, par exemple le langage des sourds-muets, avec toutefois un vocabulaire et une syntaxe limités.

              Le propre de l’homme c’est le langage, et sa force c’est la communication.
              Donc l’intelligence c’est aussi la connaissance de sa langue maternelle (et éventuellement d’autres langues), avec non seulement un vocabulaire étendu, sa grammaire et sa syntaxe, mais aussi le sens à la fois, de la précision et des nuances, la faculté de communiquer, c’est à dire de se faire comprendre, d’analyser, de synthétiser, d’expliquer, de résumer et de disserter.

              L’homme vit dans un monde à trois dimensions plus le temps. La capacité de se représenter dans son cerveau ou graphiquement l’environnement, (dessins, schémas et cartes), de maîtriser le temps, fait donc partie de l’intelligence. 

              Mais cela c’est le “réel”. Or l’homme est capable d’imaginer, et le propre de l’homme, c’est aussi la représentation abstraite, au départ spatiale, mais ensuite intellectuelle qu’elle soit scientifique ou philosophique.
             
     Cette imagination ne doit toutefois pas dériver dans le farfelu et l’impossible : une des manifestations de l’intelligence est de garder les pieds sur terre, ce que nos grands parents appelaient le “bon-sens”.

              Maîtriser le temps c’est aussi prévoir, non seulement son environnement, mais aussi les conséquences de ses actes et de ceux des autres.
              Je suis étonné par le manque de capacités de prévision des gens de nos jours (et pas seulement les jeunes !). Par exemple, en bord de mer, la plupart des routes ne comportent pas de trottoir et les gens cheminent sur les bas cotés des chemins où passent voitures et motos. Il est étonnant de les voir marcher sur la droite de la chaussée, alors qu’à gauche ils verraient les véhicules en face et pourraient se garer à temps, et encore plus étonnant de voir les parents tenant par la main leurs enfants, du coté de la route et non de celui de l’herbe. Où est passé le bon sens ? Ces gens sont ils intelligents ?

              Enfin le propre de l’homme c’est aussi d’avoir des émotions, d’essayer de les comprendre, de les maîtriser, de les communiquer et ces émotions aboutissent aux sentiments.  

              Certes cette analyse est succincte, mais nous allons la compléter dans les prochains articles.

              Et pour conclure, une réflexion personnelle qui va scandaliser certains :

              Je ne crois pas que l’hérédité et l’innéité intervienne dans notre intelligence pour plus de 20à 30%. 70 à 80% à mon avis, viennent de notre éducation.
              
    Former ainsi peu à peu notre cerveau, “acquérir de l’intelligence”, demande de l’action, un peu d’imagination et beaucoup de travail.

              Nos parents savaient cela sans avoir de connaissances sur le fonctionnement du cerveau. Tout petits on nous habituait à imaginer, à agir et surtout à travailler, à faire effort , certes à trouver cela fatigant, mais en étant heureux du résultat.
              Aujourd’hui on se débarrasse des enfants, tout jeunes, devant des jeux, la télévision et les jeux d’ordinateur.
              On en fait ainsi des larves qui ne savent plus faire d’effort, qui n’ont plus d’imagination et qui ne savent plus ni agir, ni travailler.
              En plus beaucoup de parents ne savent plus donner des règles et une hygiène de vie à leurs enfants, ne leur refusant rien, de peur que ces enfants ne les aiment pas. On en fait des tyrans qui ne savent plus qu’obéir aux pulsions, dénaturant ainsi la fonction de leurs centres d’apprentissage en centres du plaisir exclusivement .
              Beaucoup de parents croient aujourd’hui que c’est aux formateurs (crèche, maternelle, primaire, secondaire..) d’éduquer leurs enfants, ce qui est une grossière erreur. Certes ces personnes peuvent leur apprendre beaucoup, ce qui développera leur intelligence, mais la capacité première de formation des habitudes de vie et de pensée qui permettront ensuite les progrès lors des études, ce sont eux, parents, qui les donnent, et faute de le faire, ils handicapent l'avenir de leurs enfants..
              En fait si nous arrivons à devenir intelligents par la suite, je pense que c’est surtout à nos parents que nous le devons, puis à nos enseignants et formateurs, mais à condition que nous fassions nous-mêmes l’effort nécessaire, en travaillant..
              Et vous remarquerez qu’à aucun moment je n’ai parlé de “culture”.!

     

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