• Connexion = danger
        J’entends tous les jours à la télévision, parler « d’objets connectés ». C’est une mode ! Les gens se croient plus intelligents s’ils ont cette liaison téléphonique avec toute la planète.

        Est ce vraiment utile et n’est ce pas aussi, nocif ?

        On entend parler de nombreux gadgets, comme la brosse à dent connectée qui permet de vérifier si son enfant s’est bien brossé les dents, la semelle de chaussure dont vous pouvez déclencher le chauffage ou le diffuseur de parfum de votre appartement que vous pouvez mettre en marche de votre lieu de travail.!
        Vous pouvez aussi connecter votre trottinette électrique ou celle de vos enfants pour connaître sa vitesse et les lieux où elle se trouve.
        Le frigo connecté qui vous dit sur votre smartphone, ce que vous avez à manger et ce que vous devez acheter, cela paraît astucieux, mais, en réalité, la machine n’a pas d’yeux et, pour qu’elle sache ce qu’il reste dans le frigo, il faut que vous lui disiez ce que vous avez acheté et tout ce que vous mangez (les entrées et sorties du stock !). Certains articles peuvent avoir des codes-barres, mais pas le rôti du boucher, ni les tranches que vous n’avez pas mangé.
        Alors si vous devez à chaque fois, entrer les informations, cela vous prends du temps et vous en aurez vite marre, alors qu’un simple coup d’œil permet de voir ce qu’il reste et avec moins d’erreurs. En plus vous perdez l’habitude de réfléchir à ce que vous devez acheter et à exercer votre mémoire.
        A quand le papier toilette connecté, pour connaître votre consommation et savoir quand en acheter?
       
        Même en étant plus sérieux est il plus simple de commander à distance de votre bureau, l’éclairage du domicile, vos volets roulants, la machine à laver, la cuisinière et son four, l’enregistrement sur la box de votre télévision ou régler la température de votre chauffage, alors que vous pouvez commander ou programmer tous ces matériels avant de partir. Si vous avez ainsi une vingtaine d’appareils à programmer ou déclencher, vous allez passer votre temps à cela au lieu de travailler, et il faudra que vous ayez une alerte connectée pour vous rappeler tous les réglages à faire.
        Un objet très prisé est la montre qui vous sert si vous faites du jogging. Elle vous dit le nombre de pas que vous avez faits, votre vitesse, votre rythme cardiaque, votre tension… et même indique sur une carte votre itinéraire et les temps d’arrivée, car c’est aussi un GPS. Je ne sais pas si tout est vraiment utile, mais l’armée américaine a dû interdire cet objet à ses soldats, car les terroristes s’en servaient pour les repérer, en vue d’attentats.
        En effet rien n’est moins protégé que ces objets connectés et n’importe qui, connaissant un peu l’informatique, peut y pénétrer avec des matériels relativement standards et relever des renseignements ou agir à votre place.
       
        Pour le moment je n’ai trouvé que deux objets vraiment utiles :
            - un bracelet qui , recevant un signal provenant de la porte d’un car ou de l’entrée de l’école, envoie un signal à ses parents quand un enfant entre ou sort; cela permet en outre aux accompagnateurs de vérifier qu’il ne manque personne.
            - les GPS sur smartphone pour les randonneurs ou la connexion des GPS des voitures en cas de vol.

        Ce qui est inquiétant ce n’est pas l’usage de ces objets connectés, mais les habitudes que nous prenons :
        D’une part nous comptons de plus en plus sur les ordinateurs, tablettes, smartphones, pour organiser notre vie à notre place. Nous perdons l’habitude de réfléchir, d’organiser, de gérer logiquement le quotidien. Cela se répercutera dans notre travail.
        D’autre part nous comptons sur ces mêmes appareils pour enregistrer de nombreuses données, pour éviter d’apprendre tout ce que nous pouvons chercher sur internet (c’est à dire à peu près tout). Résultat nous n’exerçons plus notre mémoire, c’est à dire, si l’on commence jeune à le faire, nous n’avons plus de mémoire.
        Or la mémoire, c’est la moitié de l’intelligence (à condition de s’en servir), et la logique une partie des 50 autres pourcents. Il faut donc s’attendre à une baisse de l’intelligence en raison de ces pratiques et cela se traduira par une diminution du QI moyen.
        Enfin nous finissons par passer des heures devant ces machines et cela devient une véritable addiction, comme le jeu ou la drogue.
        On a commencé à voir des modifications du cerveau dues à l’excès de connexion (notamment sur les liaisons pouce, centres moteurs, et voies de communications nerveuses). On risque d’en voir davantage d’ici quelques années, et surtout une baisse de performance de notre système d’apprentissage.


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  • Persona, narcissisme et réseaux sociaux

      On pourrait croire, après ce que j’ai dit sur la "Persona" dans mes articles précédents et sur mes discussions avec des ados que j’essayais d’aider, qu’internet permet de mettre en sourdine sa Persona.
        Ce sont là des cas particuliers et le plus souvent c’est plutôt le contraire. Internet permet à notre Persona de se manifester et de s'amplifier.

        Tout le monde sait que les chats sur internet avec des gens qu’on ne connait pas, peuvent aboutir à n’importe quoi. Il est très facile sur le web de donner de faux renseignements et donc de se faire passer pour un autre, ou simplement d’embellir son image de soi. Seules les erreurs de logique que l’on peut commettre peuvent révéler qu’il y a peut être mystification.
        Cela peut aller de celui ou celle qui a une Persona trop portée vers le rêve, jusqu’au narcissique pervers qui cherche à dominer son interlocuteur.
        Mais, sans aller jusqu’à ce cas extrême, beaucoup de jeunes se sont plaint(e)s d’avoir noué des relations qui leur plaisaient, puis d’avoir été déçu, car le personnage réel ne correspondait pas à ce qu’il avait décrit de lui.

        Il y a dix ans les blogs avaient principalement deux buts : parler de sujets qu’on connaissait pour faire partager des idées et discuter, ou bien parler de soi, mais surtout de ses états d’âmes.
        Dans ce dernier domaine, on trouvait trois grandes catégories :  ceux qui ne cherchaient qu’à se faire remarquer et là il s’agissait de flatter son égo et donc d’orienter au maximum sa Persona vers ce que l’on voulait donner comme image.
        A l’inverse certain(e)s se servaient du blog comme d’un journal intime, comme d’une thérapie, non dans le but d’être lu(e) par beaucoup, mais surtout dans l’espoir d’être entendu(e) par quelqu’un qui puisse vous aider à sortir de l’ornière ou du gouffre. Le récit était alors en général sincère et la Persona restait au vestiaire.
        Et puis, entre les deux, ceux et celles qui racontaient la vie de tous les jours, comme sur un journal de bord, et là, c’était amusant de faire la part du vrai, de voir ce qui semblait s’être passé bien ou mal, ou au contraire ce qui était systématiquement embelli.
        Mais les blogs ont changé, sont d’ailleurs beaucoup moins nombreux, et la plupart ont souvent un but publicitaire avoué ou non, soit pour ses propres productions soit pour celle d’une marque, qui nous abreuve de commentaires, mis en place par des robots et qu’il faut ensuite supprimer.
        Les réseau sociaux les ont détrônés.

        Depuis l’apparition des plateformes sociales, il n’a jamais été aussi facile de se mettre en avant.
        Employés comme des vitrines d’exposition, que ce soit Facebook, Instagram ou Snapchat, tous ces réseaux sont surtout un moyen de nous mettre en avant, de flatter notre égo, de satisfaire notre soif de reconnaissance.
        Le principe est de s’afficher, de nous distinguer dans notre petit cercle d’amis ou social, que nos interlocuteurs voient et envient ce que nous faisons, ce que nous possédons, et combien nous sommes heureux (même si ce n’est pas vrai).
        On montre sa réussite et son argent (j’ai telle paire de chaussure, je me suis payé telles vacances), ses goûts culturels (je suis allé à Londres voir le British-Museun), ou sa réussite sociale : j’ai fêté mon anniversaire avec 36 ami(e)s.
        La mode des selfies publiés sur Instagram est une démonstration de ces faits.

        Quelqu’un qui nous aurait autrefois bassiné de sa réussite sociale ou professionnelle, ou de sa formidable famille, aurait été traité de narcissique.
        Aujourd’hui on regarde des photos sur ces sujets et on considère le nombrilisme comme acceptable.
        Or narcissisme, nombrilisme, c’est la preuve d’une Persona trop grande, voire démesurée, non pas sur le moi réel, mais sur celui qu’on voudrait être.
        On met en scène une réalité, mais uniquement la partie agréable, celle qui est valorisante ou celle qui va faire envie. On embellit même ses photos !

        Cela dit, tout le monde n’est pas mégalomane, mais nous aimons tous flatter notre ego, et il m’arrive d’aller voir sur mon blog les statistiques de visiteurs et d’être content s’ils sont nombreux et s’ils ont consultés beaucoup d’articles .
        Un dernier point enfin. J’ai fait pas mal d’articles sur les préférences cérébrales et j’en ferai encore.
        J’ai beaucoup pratiqué cet outil et en général quand je commence avec une personne j’essaie de deviner alors que je la connais peu, quelles sont ses préférences, puis j’ai souvent l’occasion d’approfondir et de la connaître beaucoup mieux. Avec l’habitude je ne fais pas trop d’erreurs dans cette devinette anticipée, mais, quand je compare ensuite, je m’aperçois qu’en fait ce que j’avais deviné c’était les préférences cérébrales de la Persona, car elles apparaissent avant celles de la véritable personnalité et pour connaître ces dernières, il faut creuser davantage.


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  •            Pour mieux se connaître, mais aussi pour essayer de s'améliorer, réfléchir sur soi-même, sur ses comportements est certainement utile.
               Pourquoi ne pas réfléchir à notre "Persona" !

    Examen de Persona

               Pensez à votre comportement dans un groupe de copains d'amis et éventuellement vis à vis de votre petit(e) ami(e).
               Vis à vis de ces copains, de ces amis, êtes vous parfaitement sincère, totalement vous même? Ou ne jouez vous pas un certain “rôle”, ne voulez vous pas paraître parfois ce que vous n'êtes pas?

         Cela m'étonnerait qu'il n'y ait pas un minimum de “cinéma” dans votre attitude, nous en faisons tous. Je n'appellerai pas cela “mensonges” car je ne veux pas avoir l'air de juger cette attitude qui est presque naturelle et normale.

               Alors , quels sont les points sur lesquels vous déformez un peu la vérité, les informations sur vous même que vous voulez absolument cacher et celles où, pour donner le change, vous fournissez à la place, d'autres informations inexactes? Quels sont vos comportements  vis à vis d'eux qui ne sont pas sincères et naturels, mais qui sont, soit une savante construction et un beau jeu de rôle, soit de petites manies pour vous faire valoir ou vous donner une certaine contenance.
               Essayez donc de faire la liste de tout cela, liste pour vous même bien sûr, que vous déchirerez ensuite.

               Et maintenant réfléchissez. En face de ces inexactitudes, en face de ces comportements, en face de ces personnages que vous composez, essayez maintenant de vous demander : pourquoi fais je cela, quelle est ma raison profonde, qu'est ce que je veux cacher, qu'est ce que je veux faire croire, quelle image de moi voudrais je donner? Et pourquoi, quelle est ma motivation dans tout cela.?
               Si vous arrivez à faire cet examen (ce n'est pas toujours facile de voir clair en soi), vous allez voir apparaître votre Personna et les différences avec votre moi profond.

               Vous allez d'abord vous apercevoir qu'une partie de cette Personna correspond bien à ce que vous êtes réellement, et que cette partie là, c'est celle dont vous n'avez pas honte, celle que vous acceptez sans réticence, celle dont vous êtes content(e), celle que vous n'avez aucune hésitation à montrer aux autres.
               A l'inverse vous allez vous apercevoir que ce rôle que vous jouez , c'est au contraire dans les domaines où vous n'êtes pas satisfaite de vous, où vous n'acceptez pas vos défauts et vos faiblesses, ou bien qui correspondent à des échecs, des déceptions, des regrets, des remords, à ce que vous auriez voulu être, à des rêves non réalisés (Freud qui est très complexé dirait à des “refoulements”), ou à quelque chose que vous aviez et qui vous rendait heureuse et qui s'est évanouï.

               J'ai connu beaucoup de personnes, aussi bien parmi les adultes que parmi les jeunes, qui jouaient le personnage joyeux alors qu'elles étaient tristes et malheureuses au fond d'elles mêmes;, qui jouaient à l'homme ou la femme libre et entreprenant(e), alors qu'il ou elle regrettaient un amour romantique passé, des timides qui faisaient semblant d'être des “tartarins” ou des James Bond, et d'autres qui essayaient de faire le clown au milieu d'amis, pour cacher leur solitude.

               Alors à l'issue de cet examen, vous allez découvrir, non seulement votre Personna, mais un peu de votre moi profond.et peut être, un peu de cette partie cachée, même à vous même, qui est votre inconscient.

               Ensuite, peut être serait il bénéfique que vous vous posiez la question : “est il vraiment nécessaire et bénéfique pour moi que ma Personna soit si différente de moi même de ce que je suis.? “  Est ce que mon rôle ne pourrait pas être plus proche de ce que je suis réellement dans la vie. Mes relations avec autrui, ne gagneraient elles pas à ce que je sois plus sincère?
               Et puis cette connaissance de tout le coté négatif de votre être, ne pouvez vous pas vous en servir pour transformer ces regrets en espoirs et en motivation pour devenir plus conformes à ce que vous voudriez être, en tournant la page du passé, pour ne voir que l'avenir.
                A mon âge c'est sans doute un peu tard, mais vous, vous avez la vie devant vous.


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  •              Que pensent les autres personnes de moi ? C'est une question que se pose souvent notre “Personna”.
                Car si nous jouons un “rôle” , c'est  davantage pour les autres que devant nous mêmes.
     Alors l'effet produit sur les autres (ou que l'on aimerait produire) , nous intéresse beaucoup évidemment.
               Cela est encore plus sensible pour les jeunes que pour les adultes, et notament pour les ados-filles dont l'apparence évolue énormément en quelques années et qui donc sont obligées de “changer de rôle”.
               Le problème de la persona des enfants et des parents peut avoir une grande influence sur l'entente au sein de la famille.Persona des parents et des enfants.
                Des ados garçons, mais surtout filles m'ont souvent écrit qu'ils ou elles elles ne voulaient pas qu'on les voit pleurer (moi j'étais sur internet, je lisais les mails et ne pouvait que m'imaginer la scène !), et ne voulaient plus avoir l'air d'une “enfant”.

               Ainsi  Et votre "personna" fait croire à vos parents que vous n'avez plus besoin d'être consolées et d'être soutenues, parce que vous voulez être “grandes et responsables”.
              Mais quand dans les mails que vous m'envoyez, c'est votre “moi caché” qui s'exprime, là c'est différent et, comme vous savez que je ne vous juge pas, votre vraie personnalité apparaît. 
             Et là vous ne craignez plus de montrer que parfois vous êtes tristes et que vous avez besoin de sentir qu'on vous aime et qu'on est là pour vous soutenir, pour vous aider à trouver les solutions à vos problèmes.

               Vos parents vous aiment et vous les aimez. Mais pourtant devant eux vous jouez votre rôle, votre moi s'efface devant votre personna.
               Eux aussi sont habitués à jouer le “cinéma de leur vie”, et vis à vis de vous le “rôle de tuteurs”, de l'autorité parentale. Alors eux aussi vous paraissent jouer la comédie.
               Ils ne vous comprennent plus et vous ne les comprenez plus. Les dés sont pipés. Vous vous éloignez les uns des autres et la confiance n'est plus là.
               C'est paradoxal que, lors dents échanges de mails, vous m'acceptiez mieux, que vous m'écoutiez mieux que vos parents, peut être parce que je vous écoute aussi.
               Mais surtout parce que nous jouons tous les deux, la carte de la sincérité, de la confiance, que nous arrivons à abandonner nos rôles. Parce qu'au fond, je ne suis que virtuel, je ne serai jamais dans votre entourage réel, je ne connaîtrai pas votre famille, vos amis,  Comme en plus je ne vous juge pas et j'ai de la considération pour vous, que c'est surtout votre vrai moi que vous me montrez, parce que votre personna n'a alors plus guère d'importance.

               La Personna des parents et des enfants, c'est l'engrenage, le cercle vicieux  : les jeunes veulent être indépendants, se plaignent des contraintes parentales, font un vrai cinéma avec les parents et cherchent à tourner ces contraintes et à manipuler les parents, qui ne font plus confiance et deviennent méfiants et tatillons. La compréhension, la confiance diminue, les caractères se braquent, on cache de plus en plus ses vrais sentiments et ses intentions véritables et la vie ne devient plus qu'on horrible jeu de rôles.
              Rares sont les jeunes qui m'écrivent, qui n'aient pas des problèmes de ce type, et ceux qui en ont peu, sont en général ceux qui ont essayé d'être eux mêmes et qui ont eu des parents qui ont bien voulu aussi “jouer le jeu de la sincérité”, mais dès lors, aussi celui de la considération, de l'amour et de la compréhension.

              Nous ne pouvons nous empêcher d'avoir une personna, puisque nous vivons en société et c'est vrai que toute vérité n'est pas bonne à dire, et que si l'on disait à tout instant tout ce que l'on pense sans réfléchir, la vie serait vite odieuse pour tous.
    Mais il ne faut pas que notre personna prenne trop de place et il faut qu'une part d'elle importante soit constituée de notre vrai moi, et non uniquement de ce que nous voulons paraître;
              Avec notre famille, avec nos amis, jouer un rôle imaginaire et uniquement destiné à satisfaire ses désirs et à façonner l'opinion des autres selon sa propre volonté, faire ainsi un cinéma manipulateur, aboutit en général à l'incompréhension et à l'éloignement et malheureusement rend peu à peu impossible la vie en commun.

     

     


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  •                 J'avais fait en 2016 (30 mai) un article sur la "Persona"; c'était resté assez théorique et plusieurs correspondants m'ont envoyé des mails pour me demander des exemples concrets.
                   Je vais donc faire quelques articles à ce sujet. Le premier aujourd'hui redéfinira la Personne et les suivants donneront quelques exemples.

                   Le “moi” en psycho, (dans les mots croisés on parle souvent de “l'ego”), c'est d'abord la
    personnalité de chacun de nous  (nos capacités, notre comportement), mais aussi nos pensées, nos sentiments, nos désirs.
                  Une partie de ce “moi” est déterminé par la formation de notre cerveau, différente pour chacun d'entre nous, qui aboutit au plan psychologique à des aptitudes et des préférences cérébrales innées qui sont à l'origine de notre “caractère”.
                  Mais notre personnalité est ensuite très fortement influencée par notre apprentissage d'enfant, par notre éducation (les parents), par notre culture (l'école, les lectures et aujourd'hui les médias), par notre expérience de la vie, et par les rapports avec les autres hommes.
                 Nos rapports avec les autres ont une place très importante, encore plus chez les jeunes aujourd'hui, et il arrive souvent à chacun d'entre nous de se demander : "mais que pensent les autres de moi ?"

                Quand on veut appréhender la “structure du moi”, on aboutit à une grande complexité, mais dont on peut résumer les grandes lignes de la façon suivante (voir le schéma ci après).

    Le rôle que nous jouons dans la vie

               Le “moi réel”, ce qui est réellement la personne, ses préférences de comportement, ses aptitudes, ses pensées, bref sa vraie personnalité, mais il est composé de deux grandes parties :      --     
                     - le “moi extraverti”, 
    celui que l'on veut bien montrer aux autres,

                     - le “moi introverti, caché, intÉrieur, profond”, que l'on garde pour soi, que l'on ne veut pas montrer, qui est en quelque sorte notre “jardin secret”.
    Une partie de ce  moi peut ne pas être connu de nous et faire partie de notre inconscient.

              Mais il existe à coté de ces deux “moi réels” deux autres “moi” analogues, irréels” , au sens qui ne sont pas vrais, ne sont pas la réalité, et qui ne correspondent pas à ce que l'on est, mais à ce que l'on souhaiterait être :
                     - le moi que l'on souhaiterait montrer, c'est à dire ce que l'on aimerait être, ce que l'on souhaiterait que les autres pensent de nous, mais qui n'est pas la réalité
            C'est donc un “rôle” que l'on joue vis à vis des autres, un espèce de cinéma. de représentation théâtrale que l'on joue devant les autres et souvent devant soi même..
                     - le moi profond souhaité, qui est fait des désirs de ce que l'on souhaiterait être (mais cette fois ci, en secret, sans le montrer aux autres), de ses phantasmes et aussi des remords et regrets, notamment ceux que Freud appelait des refoulements. (encore qu'il ne considérait guère que les refoulements sexuels), et dont une bonne partie est inconsciente.

             La “partie du moi réel ” et “ la partie fabriquée”,  que l'on montre aux autres, constituent ce que l'on appelle la “Personna”. C'est le  rôle  que chacun de nous joue, en société vis à vis des autres, (jeu auquel nous finissons par croire en partie) et qui comporte une part de réalité.

            Si nous donnons trop d'importance à ce rôle que nous voulons jouer aux yeux des autres, si les autres ne voient en nous qu'un aspect très différent de nous-mêmes, qui ne reflète pas notre personnalité et ce que nous sommes réellement.
           En fait, il faudrait s'accepter et accepter les autres tels qu'ils sont et savoir limiter son rôle et être le plus possible soi même, si on veut  avoir une vie paisible et heureuse au milieu des autres.
            J'essaierai de le montrer dans les prochains articles, mais la caricature de ce chat, qui voudrait trop plaire aux petites chattes, illustre bien le problème que pose la Persona.

    Savez vous ce qu'est votre "Persona" ?

     

     

             


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