•            J'ai entendu de nombreuses inepties sur la "théorie du genre" et j'avais d'ailleurs fait un article à ce sujet.

              Une autre question est souvent posée : les garçons et les filles ont ils un cerveau différents et pourquoi ont ils une mentalité très vite différente.
               Il n'y a pratiquement pas de différence entre le cerveau des femmes et celui des hommes.

     A l’origine, certes les gènes interviennent dans la formation du cerveau, de même que le hasard pour les jonctions terminales entre neurones, de telle sorte qu’aucun cerveau n’est pareil à l’origine, pas même celui de jumeaux, mais cela aussi bien pour les deux sexes, ` 

    Les filles sont mûres plus tôt, car leur cerveau préfrontal arrive plus vite à son état définitif, et à l’adolescence, elles sont plus douées pour l’écriture et la communication, tandis que les garçons sont plus forts en représentation de l’espace, car les hémisphères et leur communication (le corps calleux), se développent un peu différemment dans le temps.

            Mais ces différences s'estompent vite et chez les adultes les différences qui existent sont finalement dues à l'éducation, l'instruction et les expériences de vies différentes.

    Cerveau rose ou cerveau bleu ?

    Cerveau rose ou cerveau bleu ?

     

            

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

              Lise Eliot, (photo ci dessus à droite), diplômée de Harvard et docteur de l'université Columbia, et maître de conférences en neurosciences à l'université Rosalind Franklin de Chicago, a écrit un livre intéressant à ce sujet : “cerveau rose, cerveau bleu, les neurones ont ils un sexe?.”.

              Elle montre que si une fille et un garçon montrent rapidement des “fonctionnement cérébraux” différents, c’est que leurs cerveaux sont fortement influencés par toutes sortes de facteurs, notamment culturels et éducatifs.

              Notre cerveau est adaptable et malléable et cette neuroplasticité est maximale à l’enfance, quand le cerveau est “tout neuf” et que nos centres d’apprentissages vont peu à peu renforcer les connexions entre neurones qui nous sont les plus utiles.

              Lise Eliot montre comment de minuscules différences observables entre garçons et filles à la naissance peuvent s'amplifier au fil du temps et tout particulièrement sous l'influence des parents, des enseignants, des camarades, et du système culturel au sens large. Ces derniers renforçent involontairement les stéréotypes sociaux relatifs à l'identité sexuelle, et les enfants eux-mêmes peuvent d'ailleurs exacerber ces différences à leur manière 

              Avec ces réflexions sur les influences réciproques entre biologie et culture, Lise Eliot invite ainsi chacun à s'interroger tout en livrant une foule de bonnes idées. Pour éduquer ses enfants, si on est parent ; pour aider ses élèves, si on est enseignant ; voire pour mieux se comprendre soi-même !

     

              Lise Eliot parle d’abord des différences lors de la formation de l’enfant.

              Le processus de différenciation sexuelle ne commence que vers le 40ème ou 50ème jour de la grossesse, mais il n'apparaît pas clairement à l'échographie au plus tôt avant la fin du troisième mois. Et la différenciation des cerveaux est encore plus lente.

              La première poussée de testostérone (l’hormone stéroïde mâle) démarre six semaines après la conception, pour se terminer avant la fin du second trimestre. Ensuite, et jusqu'au moment de la naissance, le niveau de testostérone des garçons n'est guère différent de celui des filles. Comme vous le savez sans doute, c’est la génétique qui détermine le sexe (deux chromosomes différents X et Y pour les garçons et deux chromosomes X pour les filles.)

              Et les foetus mâles se développent plus vite que les foetus femelles.

              Les embryons mâles ont un métabolisme plus élevé, qui accélère le début de leur croissance et la multiplication des cellules. L'évolution semble avoir favorisé cette croissance plus rapide afin que les embryons mâles passent la période critique de la différenciation testiculaire avant que les œstrogènes de leur mère, dont les niveaux augmentent régulièrement au début de la grossesse, ne perturbent le développement de leur appareil uro-génital. 

              Les garçons ont donc à la naissance des cerveaux plus gros, mais ne sont pas plus intelligents pour cela !!

     

             Jusqu’à deux ans il y a peu de différences entre garçons et filles.

             Paradoxalement les garçons sont plus fragiles et risquent davantage que les filles de succomber à un nombre impressionnant de problèmes physiques et mentaux, le taux de mortalité infantile global, aux Etats-Unis, étant de 22% plus élevé chez les garçons que chez les filles.

              Les bébés filles devancent les garçons par le nombre de gestes qu'elles produisent.    En moyenne, elles commencent quelques semaines avant eux à pointer du doigt, à saluer de la main et à lever les bras vers les adultes pour être soulevées, mais jusqu’à un an, garçons et filles s’intéressent aux mêmes jouets.

              Puis ils ont tendance à imiter leurs parents, et la fille va bercer une poupée et pousser un landau, jouer avec une casserole ou un nécessaire à maquillage, tandis que le garçon préfèrera faire semblant de lire un journal ou de conduire une voiture ou jouera avec des outils de bricolage. 

     

              Les écarts entre garçons et filles se creusent énormément entre 2 et 6 ans ( à partir du moment où ils parlent couramment ), et certains sont plus marqués à cette période qu'à aucun autre moment de la vie. Les coupables ne sont pas les hormones, mais le fait que le développement des cerveaux masculins et féminins n’est probablement pas tout à fait sensible aux mêmes facteurs et que donc l’environnement accroit la différence.

             Les garçons, plus actifs, sont peut-être davantage séduits par les objets mobiles qu'ils peuvent manipuler et contrôler en utilisant leur corps. Les filles trouvent peut-être les poupées plus plaisantes parce qu'elles ont davantage propension à nouer des liens avec les personnes de leur entourage, voire, parce qu'elles ont une attitude véritablement instinctive pour les bébés 

             Mais en fait, ce sont surtout les comportements des parents à la maison et le choix des jouets pour leurs enfants qui sont prépondérants. Et l’on peut parfaitement habituer une fille à jouer avec des jouets de garçons (et vice-versa).

     

             Une caractéristique peu connue résulte des études de Lise Eliot sur les enfants américains : les garçons seraient plutôt plus émotifs que les filles : les nouveau-nés sont plus irritables, ils pleurent plus tôt s'ils ont un problème et ils sont moins faciles à consoler que les nouveau-nées. Les choses s'égalisent assez vite, mais, les jeunes garçon manifestent beaucoup leurs émotions

             Mais le phénomène s’inverse vers 4/5 ans et si les garçons éprouvent sûrement les mêmes émotions que les filles, ils apprennent cependant bien vite à ne pas les montrer. 

             Les hommes adultes manifestent effectivement moins d'expressions faciales, ils pleurent moins et, de manière générale, ils dissimulent leurs sentiments davantage que les femmes. Leurs réactions sont essentiellement internes: dans les situations émotionnellement troublantes, ils connaissent de plus fortes accélérations de leur rythme cardiaque, de plus fortes élévations de leur pression artérielle et davantage de suées que les femmes. Mais leurs émotions, même si elles sont moins visibles en surface, sont tout aussi puissantes que celles des femmes.

     

             Ce qui m’inquiète plutôt, au vu de ces connaissances, c’est l’influence des médias et de certains parents sur le développement des filles et des enfants, la mode “princesse” et les toutes jeunes ados qui se prennent pour des artistes ou des mannequins au lieu de profiter de leur enfance.

             Mais j’ai connu aussi des ados garçons très perturbés car leurs parents qui regrettaient de ne pas avoir eu un enfant du sexe opposé, l’élevaient selon ce désir et contre les souhaits de l’enfant, qui évidemment se comparait à ses camarades d’école.

             Et il a aussi les garçons que leurs parents prennent pour de petits génies, et dont ils acceptent toutes les volontés.

            Je crois que la plupart des parents sous-estiment l’influence qu’ils ont sur le développement de leur enfant, et les "enfants rois", que j'appellerai des enfants insupportables, ne le sont pas de façon innée, mais en raison de l'éducation de leurs parents, surtout si par la suite ils ne surveillent pas leurs fréquentations et les laissent traîner sous l'influence de copains peu recommandables.

     

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  •             Aujourd'hui je ne me sens pas d'humeur sérieuse., alors un petit intermède.

              Je savais que beaucoup d'anglais n'étaient pas sérieux, sinon ins n'auraient pas votés le brexit.
    Mais je ne les savais pas farfelus à ce point et pourtant voici quelques annonces du Daily Telegraph bien surprenantes : 

    Le Bréxit n'est pas toujours sérieux !

     
    Cherche quelqu'un pour cacher des œufs de Pâques dans mon appartement en mon absence

         J'ai besoin de quelqu'un pour cacher des œufs de Pâques dans mon appartement en mon absence! Ils sont petits et remplis de bonbons ! J'aimerais les chercher moi-même dimanche! 
        Je suis prêt à payer!  Pas sérieux s'abstenir!


    Le Bréxit n'est pas toujours sérieux !

     

     

     

     Exemplaire dédicacé de La République de Platon

        Première édition de La République dédicacée par l'auteur. Evidement, l'ouvrage est usé (surlignage, soulignage, pages cornées, manque le dos, etc.), mais d'un bon état général vu son âge.

     

     

     

    Le Bréxit n'est pas toujours sérieux !Recherche assistant personnel textos.
        Je reçois 40-50 textos par heure, et je ne peux pas gérer à la fois ma charge de travail et mes responsabilités SMS. 
        Ma boîte est vite pleine et il faut la vider toutes les deux heures. 
        C'est un job à plein temps, et il faudra me suivre partout, car j'ai toujours mon portable sur moi. Pas sérieux s'abstenir.


         Que mes correspondant(e)s se rassurent, je préfère leur répondre en retard mais personnellement et pas par personne interposée ! Donc je continuerai à écrire mes articles et mes mails moi-même !!

     

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  • Big Five contre préférences cérébrales .

              On m'a donc demandé les différences entre big five et préférences cérébrales et pourquoi je préférais ces dernières ?

               La première différence est que pour chaque critère le big five n'a qu'une échelle, alors que pour les préférences cérébrales il y a deux critères antagonistes à chaque fois, on utilise les deux selon les circonstance mais avec une attitude préférée.
              Il en résulte que, pour le big five, il y a dans chaque critère un jugement de valeur : la personne au score élevée est meilleure que la personne au score faible (sauf en névrosisme où c’est l’inverse). C’est cela que je n’aime pas dans le Big five, car il est discriminatoire et décourageant pour certaines personnalités à scores faibles.

              En fait le big five est un test que l'on fait passer et on vous clash dans une population statistiquement sur une courbe de gauss. 
              Par ailleurs chacun des critères mélange en fait des aspects assez différents dans lesquels vous pourriez avoir des tendances inverse, ce qui vous donne une note moyenne, qui n’est pas représentative de votre personnalité. C'est pourquoi on analyse ensuite des sous-critères, mais leur rattachement au critère principal n'est pas toujours très claire.

              En fait le big five n'est pas une théorie de la personnalité, mais une mesure de divers comportements.

               Au contraire, les préférences cérébrales découlent des théories de la personnalité de C.G. Jung, psychiatre du début du 20ème siècle, qui s’appuyait sur les maigres connaissances du cerveau de cette époque. Cela a reçu le nom de MBTI (indicateur de Myers-Briggs), personnes qui ont mis en pratique la théorie de Jung.
               On examine d’abord la façon dont vous prenez vos informations,
                     - de façon sensitive, détaillée, progressive, pas à pas, analytique, pragmatique et concrète. Vous êtes plus orienté sur le présent.
                      - de façon globale, intuitive, synthétique, mais peu détaillée, plus abstraite et sous forme de schémas et modèles. Vous êtes plus orienté sur l’avenir et vous avez un esprit créatif.
               On examine ensuite la façon dont vous prenez vos décisions.
                       - selon des critères logiques et objectifs, en faisant appel à la réflexion et à l’évaluation des situations. Vous êtes plus orienté vers vos objectifs
                       - selon des cris!ères subjectifs et intuitifs, faisant appel à vos valeurs et vos goûts. Vous êtes plus altruiste et orienté sur les personnes.
              Ce sont des préférences comportementales du cerveau

              Puis on observe comment vous vous comportez vis à vis des événements extérieurs, d'une part ce qui vous motive (les autres humains ou votre pensée intérieure et l'extraversion est proche de celle du big five), et par ailleurs, soit vous voulez maitriser les situations et donc vous essayez de prévoir à l’avance ce qui se passera et les solutions, en corrigeant éventuellement si vous avez mal prévu, (vous privilégiez donc la prise de décision à la prise d’information, soit vous attendez que les événements se produisent et vous vous adaptez, (ous privilégiez donc la prise d’information à la prise de décision).
               On examine e vos attitudes et comment vous utilisez deux modes antagonistes, donc des faits, sans les noter : Il n'y a aucun jugement de valeur, ce qui facilite considérablement son emploi, son acceptation et notamment le fait quel'n accepte de discuter avec d'autres sur nos préférences réciproques.

               Les critères du MBTI sont beaucoup plus clairs car ils concernent un type de comportement assez bien défini, alors que le Big five mélange certains comportements très différents dans le même critère.    
               Néanmoins le MBTI ne tient pas compte de certains comportements que malheureusement le Big five mélange à d’autres.
               C’est la raison pour laquelle j’ai complété le MBTI, à partir de certaines études notamment du psychologue Plutchik et de certains des critères du Big Five, mais en préservant toujours cette dualité de critères antagonistes, qui marquent une préférence et dont on ne note pas la valeur.

                 Si on compare les critères Big five avec ceux du MBTI, on peut voir dans l’altruisme de « l’agréabilité » une partie du comportement de décision « valeurs » du MBTI, mais il s’y rajoute des aspects de sociabilité, de tolérance et de négociation.
         « La conscience » recouvre certains aspects de celui qui veut maîtriser les événements, mais aussi des éléments de méthodes rigoureuses de prise d’information du 
    S ou de prise d’information du L du MBTI
        « Le névrosisme » n’a pas d’équivalent MBTI
        « L’ouverture » ressemble au comportement global de prise d’information, mais elle y ajoute l’aspect indépendance du jugement et l’individualisme, mais aussi en partie le comportement décisionnel de celui qui suit ses sentiments et ses goûts.
               Le big five avait donc l’avantage d’évaluer le comportement des personnes face au stress (névrosisme), et d’examiner, mais en les mélangeant à d’autres aspects, la tolérance et l’indépendance d’esprit.
    Il semblait donc intéressant de compléter le MBTI dans ces domaines
        
              Les critères que j’ai rajoutés à ceux décrits du MBTI, sont les suivants (voir pour plus de détail mes articles précédents sur les préférences cérébrales):

              J’ai préféré la notion « d’optimisme-pessimisme » au névrosisme :
                           - on a tendance à voir dans la vie les choses du bon coté (le verre à moitié plein) ou au contraire les choses sous l'angle défavorable (le verre à moitié vide).
                           - de ce fait on est face aux événements et à son entourage, soit plutôt serein, gai, soit au contraire, inquiet, soucieux, triste.
                           - l'optimiste face aux problèmes du passé en tire la leçon, puis sait tourner la page. Le pessimiste a des remords de ce qu'il a mal fait et des regrets de ce qu'il n'a pas su faire.
                            - il en résulte que l'optimiste a une certaine confiance en lui, qui manque au pessimiste.
                            - enfin face à l'adversité et aux ennuis, l'optimiste arrive a remonter rapidement à la surface, alors que le pessimiste ne se remet que lentement et difficilement.

                J’ai isolé l’aspect « tolérance » qu’il y avait dans l’agréabilité, qui est différent de l’altruisme et de la bonne relation avec autrui., car c’est un comportement au plan des idées, de l’acceptation des idées des autres, qui n’était pas explicité dans le MBTI :
                            - soit nous écoutons et nous admettons les idées des autres, ce qui n'empêche pas de défendre les siennes. Nous sommes « tolérants »
    Bien entendu nous pouvons ensuite être influen!ables ou au contraire indépendants d'esprit, c'est autre chose.
                           - soit nous préférons avoir absolument raison quelles que soient les idées de l'autre et nous ne changerons d'opinion à aucun prix, même si l'autre personne a raison. Nous sommes « intolérants ».

               Enfin autre préférence qu’évoque le Big five et que j’ai individualisée l'indépendance d'esprit ou l'influençabilité.
        Dans notre vie de tous les jours nous sommes en présence d'autres personnes avec lesquelles nous confrontons nos idées, qui agissent sur les nôtres et nous avons alors deux types d'attitudes différentes :
                            - soit nous sommes influençables et les autres ont une grande influence sur nos opinions, soit directement, soit que nous attachions beaucoup d'importance à leur estime et donc à des règles auxquelles nous obéissons.
    Un faible contrôle de nos émotions et une appréciation insuffisante de nos limites et de nos qualités et défauts favorise une attitude soumise.
    En général cette attitude s'accompagne d'une trop grande importance attachée à l'opinion d'autrui
                              - soit nous sommes indépendants et le jugement des autres et leurs idées ont une influence faible sur nos comportements et les règles de conduites sont raisonnées.
    Un bon contrôle de nos émotions et une appréciation de nos limites et de nos possibilités favorise une certaine liberté d’action.

               Enfin j’ai introduit une huitième préférence cérébrale qui n’a rien à voir ni avec le MBTI, ni avec le Big five, mais qui résulte de travaux de Plutchik : c’est la notion de sensibilité qui résulte entre autres de la « perception émotionnelle immédiate ».
                La première réaction que nous avons face à une perception (image, son, toucher, discours, lecture), est émotionnelle et affective, partiellement inconsciente et peu maîtrisée. 
                C'est seulement dans un deuxième temps que l'on commence à réfléchir, à avoir un comportement rationnel et à prendre une décision d'action.
                Toutefois cette sensibilité de perception instantanée émotive est variable en durée et en intensité selon les individus et constitue donc une préférence cérébrale.

                Non seulement ces préférences cérébrales n'impliquent pas de jugement de valeur, mais elles ne constituent pas un test. On les établit en réfléchissant avec la personne sur ses comportements (ou ceux des autres), et cela en dehors de toute idée de classement.
               Ces huit catégorie de préférences cérébrales (4 MBTI + 4 ajouts), m’ont très souvent permis de renseigner des personnes qui avaient des problèmes sur leur personnalité et de comprendre leurs divergences avec leurs parents, leurs amis et copains, leurs professeurs ou au sein de leur travail ou de leur couple.

     

             

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  •            Comme je l'ai dit dans mon précédent article, si les grandes lignes du Big Five sont assez bien définies, ensuite les psychologues ont mis sur pied diverses versions, qui déclinent les cinq critères en sous-critères de façon différente.

              Les trois versions les plus connues parmi les plus récentes sont les suivantes :
                    - le Personality for professionnels inventorie (PFPI) mis au point par les psychologues Rolland et de Fruit en 2009, est principalement utilisé en entreprise :recrutement, biln, orientation, coaching..)
                   - le Néo-PI-3 de Costa et McCrae de 2010, est le plus utilisé, principalement en psychiatrie.
                   - le Big Five Inventory BFI-2 de Soto et John, en 2010, est surtout utilisé en recherche psychologique; c'est le plus général et le plus simple.

              Pour vous donner une idée des différences, ces trois graphiques citent les diverses sous-classes utilisées :

    Différentes formes de Big Five

     

    Différentes formes de Big Five

    Différentes formes de Big Five

               Ces questionnaires et études sont ils valables pour tous.?
               Non : ces représentations de la personnalité sont surtout valables pour les adultes. Certes les traits de personnalité apparaissent tôt dans la vie, mais les tests du Big Five, qui donnent un chiffre d’intensité du trait de caractère, ne sont pas adaptés ni aux ados, et encore moins aux enfants. 
               Je pense que le modèle de bigs five préconisé par certains chercheurs pour les enfants est mieux adapté, maisje ne connais pas de questionnaire adapté à ce modèle. D'ailleurs un enfant serait il capable d'y répondre ?

    Différentes formes de Big Five

         

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  •           Plusieurs correspondants, qui ont lu mes articles sur les préférences cérébrales, me disent :

    - au lycée, à la fac, ou en entreprise, on ne nous parle pas des préférences cérébrales, mais du "Big Five" . Qu'est ce et quelle est la différence? 

              Ce n'est pas simple et je vais l'expliquer en trois articles pour ne pas vous saturer 
               Dans l'article d'aujourd'hui, je vais expliquer le  plus simplement possible les grands traits du Big Five.
               Dans l'article suivant je montrerai que ce type de test se décline un peu différemment si on est en entreprise, en psychiatrie ou dans les recherches de psychologie clinique.
               Dans un troisième article, j'expliquerai les différences avec les "préférences cérébrales" et pourquoi je préfère celles-ci.

    Qu'est ce que le "Big five".

     

                Des études américaines ont montré, après plusieurs dizaines d’années d’études expérimentales sur des individus, que ceux-ci diffèrent par leur attitude et leur façon de penser, de sentir et d'agir, dans plusieurs domaines psychiques, ces derniers pouvant être regroupés autour de cinq larges dimensions - traits ou facteurs - de la personnalité. 
               Il s’agit plus d’un repère que d’une théorie de la personnalité.
                Ces facteurs de la personnalité ont été obtenus en partant de constatations pratiques, en faisant des hypothèses sur ces divers facteurs et en utilisant ensuite une analyse statistique dite “factorielle” qui chiffre la corrélation entre chaque facteur et les divers comportement.
                De très nombreux chercheurs ont collaboré à ces études. Les plus connus dont on trouve de nombreuses publications sont Allport, Cloninger, Goldberg et Mc Crea.
                Ces traits de personnalité ont l’assentiment de tous les chercheurs. Par contre on peut ensuite les decliner en «sous-traits» que l’on appelle des facettes, et là, les chercheurs ont des découpages un peu différents.

                Voici quels sont ces cinq facteurs de personnalité, qui comme les préférences cérébrales peuvent se décrire, pour chacun par deux attitudes antagonistes, l’une étant utilisée plus souvent que l’autre. Mais les américains ne donnent qu’un seul nom à chaque caractère, qui correspond aux attitudes positives ou négatives, que l’on a «plus ou moins», d’où un sentiment de jugement de valeur, qui me gêne dans l’application pratique de la théorie. 

    Extraversion :
                Comme pour les préférences cérébrales, l’extraverti tire son énergie du monde environnant et du contact avec les autres personnes et fait preuve ouvertement de sociabilité, d’activité et d’émotivité positive, mais il ne peut se passer de leur compagnie, de la société. Il atendance à s'exprimer, parfois sans réfléchir, à se mettre en avant et à diriger les groupes.
                 Au contraire, les introvertis, souvent timides ou discrets, moins tournés vers les autres, prudents, ont le monde des idées et de la réflexion comme moteur. Ils sont plutôt calmes, et moins dépendants de la vie sociale; l'introverti a besoin de moins de stimulation que l'extraverti et de plus de temps pour réfléchir. Il parait moins actif, car son activité est plus intellectuelle et moins sociale.

    L’Amabilité : («agréabilité» dans la théorie originale)
                C’est une attitude prosociale et altruiste dans le cadre des relations avec autrui : confiance, chaleur, aptitude au dialogue, empathie. Les personnes ayant ce trait de caractère se montrent pleins d'égards, amicaux, serviables, généreux et prêts a transiger pour concilier leurs intérêts avec ceux des autres. Les personnes agréables ont aussi une vision optimiste de la nature humaine.
                Au contraire, un faible niveau d' amabilité implique froideur, distance, égoïsme, individualisme, voire soupçonneux, inamicaux, fermés à toute coopération.

    L’ Esprit consciencieux : («Conscience» dans la théorie)
                Le caractère consciencieux dit comment nous contrôlons, régulons et dirigeons nos impulsions.
                 C’est la capacité à se focaliser sur des tâches et des buts, à  les planifier, les hiérarchiser et les exécuter. Contrôle de son impulsivité, résistance à la distraction. Ordre, persévérance, méthode, discipline, ponctualité... 
                 Au contraire, les personnes ayant de faibles scores d'esprit consciencieux sont impulsives, cèdent aux envies du moment, sont moins soucieuses de I'avenir, moins focalisées sur des buts, moins organisées et planificatrices; elles vivent plus « au jour le jour », sont parfois négligentes, et remettent les tâches au lendemain.

    La stabilité émotionelle : («névrosisme» dans le big five).
                C’est une capacité à gérer ses émotions et a tempérer les sautes d'humeur, à résister aux « coups de blues », à être peu sujet à I'anxiété. Ce sont des personnes calmes, émotionnellement stables, qui n'éprouvent pas d'humeur négative de manière persistante. 
                A l’inverse, certaines personnes ont des difficulté à atteindre une stabilité émotionnelle, et ont une vulnérabilité face à leurs propres émotions ou affects, sont perméables aux idées anxieuses ou tristes, voire agressives.
                Je n’aime pas ce mot de névrosisme qui fait croire à une maladie mentale.
                D'ailleurs le test américain cherche plutôt à mesurer l'aspect négatif que la qualité positive de ce trait.


    L’ouverture d’esprit :
                C’est la disposition à rechercher l' expérience la víe mentale et pratiquer, étendues, profondes, complexes, variées et originales, la facilité a gérer la confrontation avec des idées et expériences nouvelles., la faculté de « sortir » des sentiers battus. 
                L'ouverture à l'expérience distingue les personnes imaginatives et créatives des personnes terre-à-terre et conventionnelles. Une personne « ouverte » est curieuse intellectuellement, apprécie l'art, est sensible à la beauté. Elle est, plus qu'une personne « fermée », consciente de ses sentiments. Elle possède souvent des convictions peu conventionnelles et individualistes, même si ses actions se conforment à l'usage.

                Ces cinq dimensions sont relativement indépendantes. Elles se manifestent de façon assez stable dans des situations différentes et sont également assez stables au cours d'une vie.
                 Elles sont reconnues dans le monde entier, mais par contre leur déclinaison en «facettes» plus précise, est sujette à discussion et à des prises de position différentes. J’en donnerai un exemple dans un  prochain article.

                 Par ailleurs le Big Five est surtout utilisé comme test de personnalité et non un outil d'amélioration, et il classe les individus dans la population pour chacun des 5 traits.
    Il implique donc un jugement de valeur, une sorte de notation, qui n'est pas toujours agréable pour la personne testée

                

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